‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de Rome (volume 2)Chapitre 13 sur 34 · PREMIÈRE CHAMBRE. [I BIBLIOT^CA · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CHAMBRE. [I BIBLIOT^CA

La déesse porte un chiton, dont le repliçà^ogl^iôâ) descend jusqu'au bas du ventre, et une égide de forme archaïque, qui recouvre le dos jusqu'au bord inférieur du repli. Le chiton et l'égide sont entourés, au-dessus des hanches, d'une ceinture formée de serpents entortillés. La main gauche tendue en avant tenait un casque. L'attribut de la main droite était sans doute une lance, qui touchait le corps non loin de l'épaule droite, en un point où le marbre est écorné. L'exécution est un peu moins bonne que celle des autres hermès.

864 (lere chambre n. 76) Mercure (Hermès).

Cette interprétation paraît justifiée à la fois par la forme générale du corps, qui est élancé, et par ce que dans plusieurs images authentiques de ce dieu l'attitude est la même et la disposition de la draperie tout à fait analogue. La partie inférieure du corps est couverte d'un himation, enroulé autour de l'avant-bras gauche et maintenu par la main gauche appuyée sur la hanche. La mortaise profondément creusée dans l'avant-bras droit, nous prouve que la main droite portait un attribut assez lourd, qu'il avait été nécessaire de fixer solidement au corps; c'était sans aucun doute un c aducée en bronze

865 (2me chambre n. 52) Bacchus (Dionysos).

Restaurations : la moitié antérieure de l'avant-bras droit, les deux mains et les sphères qu'elles portent. Toute la statue a été légèrement retouchée par une main moderne.

Le personnage ici représenté, et qui est sans aucun doute du sexe masculin, est vêtu d'un long chiton recouvert d'un large manteau, aux plis abondants. A toutes les époques, parmi les divinités, ce costume fut attribué à Bacchus (Dionysos) barbu ; il est donc tout au moins très vraisemblable que l'hermès dont nous nous occupons est l'image de ce dieu. Si nous en jugeons d'après les parties des bras qui se sont conservées, les deux mains étaient rapprochées l'une de l'autre, et tenaient un seul objet, probablement une coupe à deux anses (canthare).

Le style simple et grandiose, mais encore un peu sévère, de ces hermès prouve qu'ils datent de la belle période attique du Ye siècle. L'artiste a su très habilement ménager la transition du corps humain au fût de Thermes. Les fûts ont exactement la hauteur qui dans les statues était donnée aux jambes d'après les proportions en usage dans l'art de cette époque. Si l'on veut bien apprécier l'exécution de ces œuvres, il faut considérer surtout les parties qui ont subi le moins de dégradations, et dont l'épiderme est resté plus ou moins intact. Ces parties sont traitées avec tant de sentiment et tant de finesse, qu'il est tout à fait légitime de voir dans ces hermès des originaux attiques. Seule la Pallas n. 863 (2me chambre n. 56) pourrait être une copie postérieure. Nous savons par les témoignages les plus précis que les anciens avaient l'habitude de placer dans leurs gymnases des images d'Hercule, de Thésée et de Mercure; aussi a-t-on supposé que nos hermès avaient servi à la décoration d'un gymnase ou d'un édifice analogue. Toutefois nous savons aussi que les temples étaient souvent entourés d'un cycle d'hermès.

Mon. dell' Inst. X T. 56, T. 57 nrs. 2, 2a; Ann. 1878 p. 210 et suiv. — Sch. nrs. 1, 3, 55, 60, 65. Cf. Hartwig, Herakles mit déni Fiillhorii (Leipzig, 1883) p. 3 n. 1, p. 49 et suiv., p. 56.

866 (80) Fragment d'un groupe colossal, tête d'une Furie (Erinnye) endormie.

Marbre pentélique. Restaurations: presque tout le nez. la moitié droite de la lèvre inférieure, la boucle de cheveux qui tombe sous le menton sauf la partie supérieure, la poitrine et les épaules avec les extrémités des boucles qui viennent y tomber, tout le fond ovale.

D'après la conception, le style et la technique, cette belle tête date de l'époque hellénistique avancée. L'expression est aussi sérieuse que sévère; la lèvre inférieure qui s'avance lui donne un air mécontent. Les yeux sont fermés. Toutefois la tête légèrement inclinée vers l'épaule gauche, et la bouche entr'ouverte qui semble aspirer l'air par mouvements tranquilles et réguliers, prouvent que

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