‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de Rome (volume 2)Chapitre 19 sur 34 · CHAMBRE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

CHAMBRE ÉGYPTIENNE

du Vatican, Paris regarde rêveusement devant lui; la tête ajoutée à l'exemplaire Borghèse dénote tout à la fois et l'attention qui convient à un juge et une certaine inquiétude; il semble que le jeune homme ne se décide qu'à contrecœur à prononcer la sentence fatale.

Beschreibung Roms III 3 p. 254 n. 4. Braun, Ruinen und Museen p. 552 n. 25.

938 (17) Statue de femme drapée.

Restaurations: le haut du buste, la main gauche et r avant-bras droit avec les parties voisines de la draperie, deux doigts du pied droit. La tête (restauration: les deux boucles qui tombent le long du cou) est antique, mais elle a été fortement nettoyée et n'appartient pas à la statue. Elle est trop petite par rapport au corps; elle lui est rattachée par un morceau de buste moderne, qui s'étend depuis le bas du cou jusqu'un peu au-dessus du col du chiton.

Cette statue présente les mêmes particularités que le n. 889 et paraît être, elle aussi, une œuvre originale de l'art du Péloponnèse, antérieur à Polyclète. Le type archaïque de la tête rappelle le n. 929.

Beschreibung Roms III 3 p. 254 n. 14. Romische Mittheilungen II (1887) p. 55.

La chambre suivante qui fait le coin du bâtiment.

939 (3) Statue d'homme assis, restaurée en Mercure (Hermès).

Sont modernes: le bras droit avec le plectre, le bras gauche avec la partie du manteau qui le recouvre, la lyre et la draperie qui retombe sur elle. Toutefois le morceau d'étoffe qui se trouve immédiatement au-dessous de la lyre est antique, et le repli qui est visible à l'extrémité supérieure de ce pan d'étoffe nous prouve qu'un objet était appuyé sur la draperie qui recouvre le siège. La tête, placée sur la statue (restaurations: le pétase tout entier, le nez, le menton) est antique mais n'appartient pas au corps; elle lui est réunie par un cou moderne, et son exécution est moins finie.

Il est inutile de réfuter longuement l'opinion d'après laquelle cette statue représente Mercure (Hermès) s'appuyant sur la lyre inventée par lui: car la tête placée sur le corps par le restaurateur moderne est étrangère à la

Helbig, Guide II. 11

statue. Ce n'est pas non plus une image d'Apollon,

comme on l'a prétendu récemment, en admettant sans

raison que la lyre était antique; les parties de la statue

qui se sont conservées ne fournissent aucun indice, qui

nous permette de décider si la main gauche s'appuyait

sur une lyre ou sur un autre objet, comme par exemple

un rouleau. En outre le corps est trop musculeux pour

appartenir à un type d'Apollon créé par l'art libre.

Nibby, Mon. scelti délia villa Borghese T. 38 p. 124. Braun Vorschule T. 95. Cf. Overbeck, Kunstmythologie IV p. 207 n. 12.

940 Groupe, Bacchus (Dionysos) et une jeune fille.

Restaurations: dans le personnage assis, la main droite sauf le pouce et l'index; dans la jeune fille, le bras droit, un morceau de la main gauche avec l'index et le doigt du milieu, l'oiseau excepté la queue. Les deux têtes sont antiques ; toutefois on peut se demander si elles appartiennent bien aux deux statues ; car chacune d'elles est réunie à son corps par un cou moderne. Dans la tête de Bacchus adaptée au corps de l'homme, sont restaurés le nez, le menton, des fragments de la couronne, les deux boucles de cheveux qui tombent le long du cou; dans la tête de la jeune fille, le nez est moderne.

L'homme assis, si l'on en juge d'après la forme de son corps, paraît bien être Bacchus (Dionysos), quoique l'on ne puisse pas affirmer avec certitude que la tête appartienne véritablement à la statue. Ce groupe représenterait alors Bacchus et une toute jeune fille: celle-ci, debout auprès de lui, laisse tomber son petit bras droit sur la cuisse du dieu, tandis que lui-même appuie sa main gauche sur l'épaule de l'enfant. Dans la main gauche, elle tient son jouet favori, un oiseau. Ce groupe est unique dans son genre et pour cette raison fort difficile à expliquer. Les bas-reliefs de sarcophages et d'urnes cinéraires (cf. n. 432) expriment fréquemment cette idée, que les défunts menaient en compagnie de Bacchus une existence bienheureuse; ce rapprochement n'est peut-être pas inutile pour l'interprétation de notre groupe : placé sur le tombeau d'une jeune fille, ce groupe exprimerait l'intimité qui régne entre la défunte et le dieu qui répand le bonheur. Mais ce qui reste inexplicable, c'est que le

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