BRONZES
métal; sur ces agrafes se trouvent de petites bossettes également en métal, qui augmentaient la force des coups. Afin d'éviter qu'au moment où le coup est porté les bandes de cuir ne fassent mal à la main, de petits coussins sont glissés sous les bandes entre elles et le gant. Tout un réseau de courroies sert à maintenir solidement les bandes de cuir et en même temps à protéger le bras. Ce réseau empêche les poignets de se mouvoir librement; aussi notre pugiliste ne peut-il pas laisser tomber ses mains; elles sont tendues en avant avec raideur. Dans cette statue, comme dans beaucoup de portraits d'athlètes, le membre viril est dressé et lié (cf. n. 944). Un long et profond sillon qui se trouve sur l'épaule droite et un autre à l'avant- bras droit semblent être des défauts provenant du coulage de la statue. Ils étaient probablement bouchés avec des lames de bronze, qui ont disparu (cf. n. 611).
Antike Denkmàler herausg. vom arcli. Institut I (1886) T. 4. Lanciani, Ancient Rome, planche avant le frontispice, p. 306. Murray, Handbook of greek archaeology p. 304 Fig. 99, p. 306. Brunn und Bruckmann, Denkmàler gr. u. rom. Sknlptur n. 248. Cf. Notizie degli scavi 1885 p. 223. Jahrbuch des arch. Instituts II (1887) p. 192. Kôlnische Zeitung 3 Juli 1887 n. 182. Rômische Mittheilungen IV (1889) p. 175 et suiv. Abhandlungen des archàol.epigr. Seminars zu Wien VIII (1890) p, 41.
965 Statue en bronze d'un homme appuyé sur une lance ou sur un bâton.
Trouvée en 1884 tout près de la statue n. 964 et presque en même temps. Restaurations: la partie antérieure de l'index gauche et du troisième doigt de la main droite, le bâton, un morceau de la cuisse gauche (au-dessus du genou), la plinthe.
L'exécution de la statue est inégale. Tandis que la tête a été travaillée avec beaucoup de soin et de précision, les formes du corps sont un peu indécises. Cette statue représente un homme vigoureux, âgé d'environ trente ans; de sa main gauche levée très haut il s'appuie sur une lance, un bâton ou un sceptre, tandis que sa main droite ramenée derrière son dos repose sur ses fesses. Le poids du corps porte sur la jambe droite; la jambe gauche
touche la terre plus loin en arrière, dans une pose un peu recherchée. Les joues, le menton et la lèvre supérieure sont couverts d'une barbe dont les détails sont gravés dans le métal. D'après la conception, le style et le type du visage qui rappelle les effigies des monnaies de Philippe Y, roi de Macédoine (221 — 179 avant J.-C), cette statue est le portrait d'un personnage de l'époque hellénistique. Aux muscles puissamment développés de la poitrine et du dos on reconnaît un athlète. L'artiste l'a représenté se reposant. La main gauche était probablement appuyée sur une lance: c'était sans doute dans le jet de cette arme que l'athlète excellait. Entre le thorax et le nombril se lit une inscription qui a été gravée sur le métal après la fonte de la statue: comme pour le n. 615 cette inscription mentionne l'endroit (L. VI = loco sexto) dans lequel la statue était placée ; quant aux lettres qui suivent cette première indication, on n'en a pas encore trouvé la véritable signification. Sur le haut de la cuisse droite sont gravées en pointillé les trois lettres MAR entrelacées.
Antike Denkmâler herausg. vom arch. Institut I (1886) T. 5. Lanciani, Ancient Rome, planche de la p. 303. Murray, Handbook of greek archaeology p. 305 Fig. 100, p. 306. Cf. Notizie degli seavi 1885 p. 42. Kôlnische Zeitung 3 Jnli 1887 n. 182. Jahrbuch des arch. Inst. VI (1891), arch. Anzeiger p. 69. Rom. Mittheil. VI (1891) p. 238.
966 Statue en bronze de Bacchus (Dionysos).
Cette statue a été découverte le 20 septembre 1885 dans le Tibre entre la Farnésina et le pont Garibaldi. Elle est à peu près intacte. Le thyrse a été trouvé brisé en plusieurs morceaux; mais on a pu le reconstituer à l'aide de quelques réparations insignifiantes.
Bacchus (Dionysos) est debout, tenant dans sa main gauche un thyrse, dont la tige est recouverte d'une ornementation imbriquée. D'après la position des doigts, la main droite devait, elle aussi, tenir un attribut, peut-être une coupe à deux anses (kantharos). Bien que la statue reproduise un type grec de Bacchus de style libre, le modelé du nu y trahit une timidité encore inexpérimentée. On reconnaît au premier coup d'œil que l'artiste, dont elle est