‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de Rome (volume 2)Chapitre 3 sur 34 · L'INTÉRIEUR DU PRINCIPAL BATIMENT · texte numérisé non relu

L'INTÉRIEUR DU PRINCIPAL BATIMENT

ment aussi le cou, l'épaule droite et le haut du sein droit. Du temple rond représenté à l'arrière-plan , il n'y a d'antique que le morceau de la substruction qui fait corps avec la figure de la déesse et une base de colonne visible sous son coude. La tête (restaurations: le nez, les lèvres, quelques morceaux du casque) est antique, mais n'appartient pas au corps. Elle paraît trop petite par rapport au reste de la figure, et ressemble tout à fait au type sentimental de Pallas, dont il a été question au n. 107.

Ce bas-relief provient sans aucun doute d'un monument triomphal élevé à l'époque d'Hadrien. La déesse Roma peut être restaurée d'après des monnaies. Dans sa main droite tendue en avant elle tenait une Victoire, dans sa main gauche une lance.

Zoega I 31. Cf. Braun, Ruinen und Museen p. 627 n. 15.

Auprès de ce bas-relief:

731 (11) Pierre tombale de Tiberius Julius Vitalis.

La pierre est brisée à droite; primitivement le buste du défunt se trouvait au milieu du monument. D'après l'inscription gravée à la partie inférieure du buste, ce personnage s'appelait Tiberius Julius Vitalis; il était boucher de son état. Du côté gauche il est représenté en pied, dépeçant avec un couperet une tête de porc; au-dessus de lui sont suspendus d'autres morceaux provenant du même animal. Au milieu de la plaque, se lit l'inscription: MARCIO SEMPER EBRIA, c. à d. Marcio toujours ivre; Marcio est un nom de femme. Il est très difficile d'expliquer ce texte. Peut-être n'a-t-il aucun rapport avec le bas-relief qui orne cette pierre tombale, et a-t-il été ajouté plus tard par quelqu'un qui a voulu se moquer d'une vieille ivrognesse de sa connaissance.

Zoega I 28. Berichte d. sàclis. Ges. d. Wiss. 1861 T. 13, 1, p. 352 et suiv. Corpus inscr. lat. VI 2 n. 9501. Jahrbuch des arch. Instituts IV (1889), Arch. Anzeiger p. 101—102. Atlien. Mittheil. XVII (1892) p. 202 n. 2.

Sur l'escalier:

732 (885) Fragment d'une frise représentant la mort

des Niobides.

Restaurations: toute la moitié gauche du bas-relief; en outre dans la figure de Diane (Artémis) le bras droit, toute

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la jambe gauche et la plus grande partie de la jambe droite; dans le corps du Niobide mort, l'avant-bras droit et quelques autres éclats sans importance.

Dans la partie antique du bas-relief on voit Diane (Artémis) lançant une flèche, un Niobide blessé, tombé sur le genou droit, qui de douleur se rejette en arrière; il porte la main droite à une blessure qu'il vient de recevoir à la nuque ; plus loin on aperçoit le derrière de la tête, le haut du bras droit et le bras gauche d'un autre Niobide déjà mort. Comme le prouvent d'autres répliques mieux conservées, le milieu du corps de ce Niobide était étendu sur un rocher, tandis que la tête et les bras pendaient de côté. L'on a supposé avec beaucoup de vraisemblance que l'auteur de ce bas-relief s'était inspiré, au moins en partie, d'une peinture attique de très peu postérieure à la grande période de l'art , mais qu'il en avait groupé autrement que dans l'original les différents motifs.

Zoega II 104. Stark, Xiobe T. III 3, p. 173 — 175. Berichte der sàchs. Gesellsehaft der Wissenschaften 1877 T. V 2, p. 76r p. 78 — 81. Baumeister, Denkm. d. kl. Altertums III, p. 1680 Fig. 1760. Cf. Hauser, Die neu-attiscben Reliefs p. 74 n. 105.

733 (889) Bas -relief représentant Sinis, le géant qui attachait les hommes à des pins recourbés.

Restaurations: le bras gauche sauf la main, et l'angle supérieur gauche du bas-relief avec les extrémités des deux branches d'arbre les plus proéminentes.

Un homme vigoureux, à la physionomie sauvage, est assis sur un rocher, où rampe un serpent ; il regarde d'un air arrogant devant lui; son bras gauche entoure un arbre qui se trouve auprès du rocher, et sa main gauche est placée sur son genou droit. Suivant toute apparence, il faut voir dans ce personnage Sinis, le redoutable géant de l'isthme de Corinthe , qui tuait les passants en les attachant à un pin recourbé et en les lançant en l'air. Thésée mit fin à ses féroces exploits, lorsqu'il passa l'isthme pour se rendre de Trézène à Athènes. Le bas-relief se continuait du côté gauche; nous devons supposer que l'on y voyait Thésée debout devant Sinis et lui adressant la parole avant le combat. Ce monument faisait sans doute

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