L'INTÉEIEUR DU PRINCIPAL BATIMENT
partie d'un cycle représentant les exploits de Thésée. Le morceau que nous en avons conservé est non-seulement d'une excellente composition, mais encore d'une exécution pleine de vie.
Romische Mittheilungen I (1886) p. 247 — 252. Un sommaire de la bibliographie relative à ce bas-relief se trouve dans Milani, Il mito di Filottete p. 89 not. 3.
734 (890) Bas -relief en marbre rouge (rosso antico),
masque comique de dimensions colossales.
Suivant toute probabilité, ce bas-relief ornait un mur
dans un établissement de bains, et les trous percés
dans la bouche du masque servaient au passage de l'air
chaud.
Beschreibung Roms III 2 p. 511 n. 5. Braun, Ruinen nnd Museen p. 631 n. 20.
735 (891) Bas-relief, Thanatos (?).
Restaurations : le cou, l'avant-bras gauche avec l'attribut en forme de bâton, la jambe gauche, le pied droit ainsi que le terrain rocheux qui se trouve au-dessous, le fronton qui surmonte la frise décorée de vases et de guirlandes, deux bandes verticales Tune à l'extrémité droite, l'autre à l'extrémité gauche du bas-relief, de telle sorte que les deux dernières colonnes et les deux morceaux de la frise qu'elles soutiennent sont modernes. La tête, placée sur le corps du personnage, et qui rappelle un type d'Apollon (le nez est restauré) est antique, mais ne paraît pas appartenir au monument.
Un jeune homme ailé, aux formes délicates, se tient debout dans une attitude languissante, les jambes croisées, devant un édifice orné de pilastres. Il est tout à fait probable que c'est une personnification de la mort (Thanatos). Dans ce cas la main gauche devait tenir l'attribut qui caractérise cette personnification, une torche renversée (voir n. 185), et le bas-relief ornait sans doute la façade d'un tombeau. Quant à l'amphore, placée sur un support élevé auprès du jeune homme ailé, on peut y voir un symbole des libations que l'on offrait aux morts.
Zoega II 92. Cf. Beschreibung Roms III 2 p. 511 n. 6.
Sur l'escalier:
736, 737 (893) Deux bas-reliefs représentant les Puellae Faustinianae.
Antonin le Pieux, afin d'honorer la mémoire de son épouse Faustine, avait constitué une certaine rente pour venir en aide par des distributions soit de grains soit de sommes d'argent à des jeunes filles pauvres de naissance libre (puellae Faustinianae); Marc-Aurèle créa deux œuvres du même genre, l'une au moment du mariage de sa fille Lucilla avec Lucius Verus (en 164 ap. J.-C), l'autre après la mort de sa femme, la seconde Faustine (175 ap. J.-C). Les deux bas-reliefs, dont nous nous occupons ici, semblent se rapporter à la première de ces deux fondations de Marc-Aurèle. L'un représente la distribution des secours (alimenta). Les jeunes filles s'approchent d'une plate-forme, sur laquelle on voit debout l'impératrice et une autre femme plus jeune. L'impératrice prend du grain dans un vase de forme cylindrique et le verse dans le manteau replié de la jeune fille qui se trouve le plus près d'elle. Le peu qui nous reste du profil et la coiffure font reconnaître l'épouse de Marc-Aurèle. Les traits de l'autre femme debout auprès d'elle sont complètement indistincts ; on peut croire que c'est Lucilla, fille de l'impératrice, et que les deux princesses sont ici réunies comme Cérès et Proserpine. Sur l'autre bas-relief on voit un cortège de jeune> filles qui marchent non point de gauche à droite comme sur le premier monument, mais en sens inverse. Quelquesunes d'entre elles portent des guirlandes.
Zoega I 32. 33. Cf. Ann. dell' Inst. 1844 p. 20. Braun, Rumen und Museen p. 632 n. 21.
738 (898), 739 (899) Deux bas-reliefs, danseuses.
Ces deux bas-reliefs, destinés sans aucun doute à se faire pendant, servaient à orner des parois; ils jouaient par conséquent dans la décoration d'une maison le rôle qui d'habitude était assigné à la peinture. Sur le basrelief de gauche on voit une jeune fille qui s'avance en