CABINET DES MASQUES
doute le créateur du tvpe de V( nus dout il est ici question m peut être que le sculpteur bithjmen. D'abord la conception même du sujet présuppose l'existence de la YénnB de Onide de Praxitèle (yoir n. 316). £ii outre Fimportance donnée à Félément sensoel et le naturalisme avec lequel le nu est traité sont les îndiees d'une époque postérieure à Alexandre le Grand. Eniln ce cj^ui contribue encore à nous faire conbidérer le Bithynien Daidalos comme l'auteur de ce type, c'est qu'une figure semblable de Vénus se rencontre fréquemment sur les monnaies bitbyniennes. Dès le y*^ et le lY® siècle les petits arts helléniques avaient déjà représenté sur des yases peints et sur des pierres gravées des femmes nues accroupies au bain. Un pareil sujet devait plaire tout à fait au public de l'époque des Diadoquea. Le Bithynien Daidalos entreprit de le traiter en sculpture suivant l'esprit et avec les procédés artistiques de son temps; et comme alors on aimait à composer des tableaux de genre avec les images des divinités, le sculpteur fit une Yénus accroupie au bain.
Yisconti, Mus. Pio-Cl. I, 10 (cf. Opère varie IV, p. 72, p. 424
n, 268). Clarac IV, pl. C29 ii. 1414. Millier -Wieeeler, Denkm. d. alten Kunst II 'IG, L'7î>. Braun, Vorsrhulc znr Kiinstniythologie T. 71. Conzp, Herocn- und Gottcrgestalten T. XLIV, 2. Overbeck, Gescliiclite d. giiecli. riastik p. 407, Fig. 87. Les autres publications sont citées dans BemonlU, Aphrodite p. 314 n. 1. Cf. Loewy, Lyaipp und seine Stellung in der griech. Plastik p. 29. L'attribution RU Bithynien Daidalos est démontrée dans les Berielite der saclis. Gesellschaft der Wissensohaften 1860 p. 78—80. Elle eat adoptée dans Friedericlis - Wolters , Bausteine n. 1467, Beruoulli, Aphrodite p. 824 — 335, et Kroker, Gleiohnamige grieehisehe KUnstler (Leipzig 1883) p. 40 — 44; elle est combattue et la statue est attlîbnée à Daidalos de Sicyoue dans Stephani, Compte -rendu ponr 1859 p. l-J.'} — li»5; 1870 p. 57 et siiiv., p. 215— 216, et dans Overbeck, Plastik p. 407; Kuustmythologie II p. 565 Amii. 64. En ce qui cuncerue la base moderne avec le nom d'artiste Bupalos: Loewy, Inschiiften gtieoh. Bildhaner m 487.
253 (432) Satyre, en marbre rouge (rosso antico).
Tronvé par le f^omte Fede dans la villa d'Hadrien prés de Tivoli; acquis suua Pie VI. Restauratious : les yeux en verre, peut-ê^ toat le bras droit, certainement Tavant-bras - droit avee la grappe de raisin — restitution évidemment
exacte^ comme le prouvent d'autres statues analogues, dans lesq 11*^11 PS la main droite s'est coneervée . — et divers morceaux iusigniiiants.
Le Satyre, qui tient dans la main gauche un pedum appuyé sur son épaule, regarde avec convoitise une grappe de raisin, que sa main droite tient eubpendiie en l'air; le pli formé par la nebiiâ qui couvre son avant-bras gauche est rempli de fruits. Comme les Satyres passaient pour de joyeux compagnons hâlés par le soleil, les sculpteurs trouvaient dans le marbre rouge une matière qui convenait parfaitement à ce genre de statues (voir nrs. 237, 520). Dans la figure dont nous nous occupons, les yeux en verre nuancé faisaient beaucoup d'efifet: leur éclat donnait plus d'intensité à 1 f xpreasion de convoitise qui règne sur le visage du Satyre, et leur couleur formait un contraste très vif avec le marbre rouge. Cette statue re* produit un type de Satyre rustique, dans lequel la nature animale est fortement accentuée; des glandes pendent au cou du personnage, comme chez le bouc. Ce type est une création de l'art hellénistique: c'est aussi à cette époque que pour la première fois on donna le pedum aux Satyres. I^a syrinx, qui est suspendue au tronc d'arbre avec une paire de cymbales, ne se compose pas, comme dans les monuments plus anciens, de tuyaux ayant tous la même longueur; elle est constituée par la juxtaposition de tuyaux, dont la longueur va en diminuant d'une extrémité à Vautre de Finstrument; cette forme, semble-t-il, n'a pas été employée avant l'art «^'réco-romain.
Piraiiesi, Raocolta di Statue T. 5. Visoonti, Mus. Pio-CL I, 46. Peniia, Viaggio pittorico délia viUa Adiiana 111, 77. Guigniaut, Bel. de Tant. pl. lOSblB, n. 464a. Pistoleai V, 67. Clarac IV, pl. 706 n. 1687. Cf. Brann, Bnlnen und Maseen p. 373 il 110. Sar les
types do Satyres rustiques: Furtwàngler, Dov Satyr aus Pevgamon, Berlin 1880. Sur le pedum, voir: Ann. deiriuôt. 1877 p. 20b. Sur la syrinx: Ann. 1B77 p. 214 — 215.
254 (433) Ténus (Aphrodite) sortant du bain.
Cette statue appai>tenait autrefois au sculpteur Albacciui, qui la restaura. BestauratlonB: les deux bras avec les mains et lee mèches de olieveax qu'elles saiaisseiit» ime partie da
sein i^auohe, quelques morceaux de la draperie, presque toute la plinthe. La tète, dont le bout du nez est restHnrée. est antique, mais ne faisait pas partie du corps; la (iievt^iure n'y est pas dénouée, comme l'exige le sujet représenté, mais Tamassée en un chignon au-dessus de la nuque.