CHAMBRE DU 0LABIAT£UR
poésie ab xai 1(1 l ine traitait avec une jurande liberté les sujets inythologi(iues, il est très possible qu'elle ait inventé une version de la légende, d'après laquelle Narcisse péchait, loi*8quHl devint amoureux de sa propre image. Le nu est traité avec une élégance â'oide qui dénote l'époque d'Hadrien.
Bottoii m, 56. Levesow, Antinous T. III, IV p. 58. Penna, Viagglo pittori^ deUa Villa Adiiana Ht 54. Clarao V, pl. 947
n. 2426. Dietrichson, Aattnoos pL IV 9, p. 145 et suiv., p. 182 n. 17.
Cf. Viscoati, OpM-e varie IV p. 327 n. 98. Wieseler, Xavkiasos p. 48 — 59. Welcki r Alte Deukmaler V p. 90— 91. Tout ie reste se trouve daas FriedeLichs-Wolterâ, Baiisteiae u. 1659.
525 (10) Satyre au repos, probablement d'après Praxitèle.
Cette statue qui, d' après Kibby, Deeeilzione deUa villa Adriana p. 11 , fnt découverte dans la villa d'Hadriea près de Tivoli, se trouvait jadis À la villa d'Esté ; elle fut placée (laup le Musée par Benoît XIV eu 1753. Rf^f^tauration? : le nez, l'avant-bras droit av^r» la flûte — toiitelois la restauration de cet attribut parait justiiiée par d'autres rëpIiqueB — le bras gauche, sanf la partie anpérienre ainsi que le pouce et l'index qui toiieheut la peau de panthère, des moroeanx' de cette peau, le pied droit, quelques fragments dans les doigts du pied gauche, et dans la plinthe.
Le Satyre, qui s'amusait il n'y a qu'un instant à jouer de la flûte, se laisse aller aux rêveries, dans lesquelles la musique l'a plongé. Son attitude est d'une
grâce cbarmante. De son avant-bras droit il s'appuie sur un tronc d'arbre; sa jambe droite, délivrée de toute cbarge, est légèrement retirée en arrière, de telle sorte que la pointe du pied droit touche le talon du pied gauche. La main gauche repose sur la hanche, qui est cambrée, et rejette un peu en arrière la peau de panthère qui tombe sur la poitrine. Ce Satyre , comme la plupart des types du même jorenre créés au IV* siècle av. J.-C. (voir n. 881), est d'un aspect très noble. De la nature animale il n'a conservé c|U(' les oreilles pointues. L'espièglerie et la sensualité , que ie mythe attribuait aux Satyres, ne sont pas, il est vrai, complètement effacées; mais elles sont très atténuées. Le nez fin et un peu épaté, les cheveux relevés au-dessus du front, et le trait malin qui se joue autour de la bouche entr'ouverte, indiquent que ce
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Satyre sait au besuin être fripon; d'autre part sou re- i gard qui se noie prouve qu'un désir sensuel ne va pas tarder à s'éveiller en lui. Dans les formes délicates de son corps on ne reconnaît pas les traces que laissent une activité assidue ou les exercices du gymnase; on dirait au 1 contraire qu'elles ne se sont si brillamment épanouies qu'wen tonte liberté par la grâce de la nature» (Brunn). Coinitie aucune autre statue de l'antiquité n'a laissé des réplique? aussi nombreuses que celle-ci, on étnit tenté, ■ jusqu'à présent, de lui attribuer comme original un fameux J Satyre de Praxitèle, le Periboëtos. Mais cette opinion ne ' saurait être admise; car le Periboëtos formait un groupe avec deux autres figures, avec Bacehus (Dionysos) et avec Méthè, la personnification de Tivrognerie; il est bien évident au coni raire que notre Satyre a été conçu comme un personnage isolé. On ne peut pas davantage prouver l'hypothèse, récemment exposée, d'après laquelle l'invention de ce type aurait été inspirée par une peinture de Protogénès, artiste qui vivait pendant la seconde moitié du lY* siècle; cette peinture représentait un Satyre au repos avec une flûte dans la main. Oe qui est certain en tout cas, c'est que notre statue, tant dans la conception du sujet que dans la pose du corps (voir nrs. 194, 749\ a tous les caractt res qui distinguent l'art de Praxitèle. Cette ressemblance saute surtout aux yeux lorsque l'on examine la meilleure réplique de ce type, un torse trouvé dans les fouilles du Palatin et qui est maintenant au Louvre: le nu est traité d'une manière semblable dans le Mercure (Hermès) de Praxitèle (voir n. 79) trouvé à Olympie. 11 est d'ailleurs possible que l'original de cette œuvre, sans être le Teriboetos, soit un autre Satyre de Praxitèle. La réplique du (Japitole est exécutée dans le style décoratif. Quelques restes de couleur brune se sont conservés sur le côté extérieur de la peau de panthère.
Bottftrl m, 82. Bouillon, Muaée des Antiques I S5. Righetti r, 105. Penna, Vlaggio pittotico Mla villa ÀdvUna UI 40. HiUler.
Wioseler, Denkmiiler d. alton Kunst I 35, 143. Overbeck, Ge- Hchichte ilev gr. l'iafitik TI^ p 11 -1-> Fifr, \0'^ p. 173 ii. 77 (où .'st cité tout le reste de la hibiiograpiùe). Baumeifiter, Deukmaler