‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de RomeChapitre 31 sur 45 · CHAMBRE DU GLADIATEUR · texte numérisé non relu

CHAMBRE DU GLADIATEUR

des kl Altertuma III, p. 1598 Fig. 1648. Cf. Bnrt( ut Bruim. T^efichreibuug der Glyptothek n. 105. Arcli. Zeitung XLIU UBbô) p. 82 — 85. Friedeiichs-Wolters, Bausteiu© n. iai6,

526 (9) Jeune fille avec un eîseaiL

Cette fttatae est peut -être la même qae la «Dlroe colla Colomba» dtëe parmi les antiquités qui fareat transportées

du Vatioan an Capitole sous Pie V oq Grégoire XIII (Rom. Mitth. V! p. Hf) n. H«)i, Rpstativations: If» hont du nez, Ip bvaH droit , la t( t6 de l'oiseau, la partie supérieure et la q,ueue

du serpout.

Une Hllette serre de la main gaucke un oiseau sur sa poitiine, pour le protéger contre un serpent, qui se dresse le long de sa jambe gauche. Comme le visage de l'enfant exprime non pas Veffroi, mais une sorte de bouderie taquine, Von a supposé qu'à la place du serpent il fallait plutôt mettre un petit chat domestique. Mais la plus irrande partie du serpent est certainement antique. Eu outre nous savons qu'on avait l'habitude daun les maisons romaines d'avoir des serpents apprivoisés; il paraît donc tout à fait naturel que la fillette ne soit nullement troublée par la présence de cet animal. Il était impossible à Vartiste d*introdaire un chat dans un pareil siget de genre, parce que le chat n'était pas un des animaux domestiques habituels daîis rantitj^uité claû.sic|ue.

Bottari 111, G3. Moutaguaui II, 101. Kighetti I, 38. Clarao V, pl. 877 u. 2235. Cf. Weleker, Alte Denkm. V p. i^U. Brauu, Ituiuen und Mnseen p. 197 n. $0. — Stfr les serpents comme animaux domestiques: Weleker, loc. citât. II p. 264 — 266. — Snr le chat: Hehu. Kulturpflanzeu und Hau8thiere 4. Aafl. p. 374 et suiv. FriederieliB -WolteiH, Bausteiue u. 1012. Bull, de TAcad. des Inscr. et belles-lettres XYIII 1890 p. 322.

527 (8) Prétendue statue de Zénon le stoïcien.

Trouvée eu 1701 dauâ la vilia dite des Autouius prés de Civita Lavinla (Laauvium). Cf. Fiooronl dans Fea, Miacellauea I p. CXX n. 6. Restaurations: le nez, presque toat le bras droit, les pieds, la plintlie.

On considère en général cette statue comme un por*

trait de Zénon, en se fondant sur une hypothèse qui n'est nullement démontrée et d'après laquelle la villa, où a été trouvée la statue, aurait appartenu pendant un certain temps à l'empereur Marc- Aurèle, disciple de la philo-

MUSÉE DU ,CAP1TULE

Sophie stoïcienne. Il n^est même plus besoin de réfuter cette interprétation, depuis que le portrait du stoïcien Zénon a été reconnu dans un buste du Musée de Naples désigné par une inscription (vmr n. 287). Dans la statue du Capitole on saisit une individualité, qui forme le contraste le plus frappant avec le caractère du philosophe représenté par le buste de Naples. Nous sommes ici en présence d'un homme de p( tite taille, aux traits grossiers, presque sans cou, à la poitrine large. Sa pose raide et rexpression de sa physionomie ont quelque cbose de pro* Yocant; on dirait que cet homme éprouve un plaisir tout particulier à exposer ses idées sur un ton tranchant et à grand fracas. Cette statue est «un vrai spécimen de la caractéristique grecque , qui savait transformer l'homme tout entier en un caractère» (Burckliardt). En effet Tharmonie qui règue entre la conception et la forme est tellement étonnante, que rien ne nous empêche de voir dans cette statue une œuvre grecque originale. Au vigoureux naturalisme qui la distingue on reconnaît Tépoque hellénistique: que Ton observe en particulier avec quelle vérité sont rendues les veines gonflées de la main gauche. Ce qui est encore un trait de l'art hellénistique, c'est que le sculpteur a figuré sur le manteau, par de légers coups de ciseau, les plis que YétoÛe avait pris lorsqu'elle était renfermée dans Tarmoire. Ce détail si naturaliste se rencontre pour la première fois sur deux statues de la seconde école attique, celles de Mausole et d'Artémise, qui ornaient le Mausolée d*Halicamasse. Uusage en devint assez fréquent cliez les sculpteurs de l'époque hellénistique, comme un peut s'en convaincre en examinant la frise des Géants de Pergame.

Bottati I, eo. Firanesi, Baccolta di statue T, 15. Montagnanl II, 96. Righetti 1, 14. Clarao Y, pl. 848 n. S128. Cf. Yisconti, Opero varie IV p. 310 n. 71. Buvckhardt, Der Cicérone I*^ p. 153 b. Jabr-

buch des arob. Instituts V '18fï0), Arcbâol. Anzeiger p. 55 — En ce qui concerne les plis diiiis l'art de Pergame, voir: Jalirbucii dev preussiflchen Kanâtsainmlungeu V (1884) p. 238. — Sur une fitatae semMaUe, qui se troave à la Glyptothôqne de Munich: Brann, Beaotareibang der Glyptothek n. 163.

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528 (,6 j Statue de femmei portant un vase.

Ti'ouvée d'apzèa Pirro Ligorio dans la piétendod Falaestra de îa villa d'Hadrien près de Tivoli; transporté'^ (l'abord à la villa d'Esté puis donnée au Musée en 1763 par Benoît XIV. Restauratioug : le couvercle du vase et tout le bas de U statue à. partir d'une ligne qui passe un ped ati-def 80118 des genoux. La tête (leetauratio&B: le nez et an morceau de la chevelure placée au-dessus du front) eet antique, mais n'appartient pas à la statue. Kll^^ f>^t en Greohetto de grain très fin, tandis q.ue le eorjps est en marbre pentélique.

L'attitude solennelle et le soin avec lequel cette femme porte le vase, n'osant pas le toucher avec ses doigts, maïs le soutenant de ses deux mains enveloppées dans son manteau, prouvent évidemment que ce vase ou son contenu .sont ou très précieux ou particulièrement vénérables. On a voulu voir dans cette statue soit Psyché, apportant à Yénus (Aphrodite) l'eau puisée au Cocyte, soit Pandore avec sa boite mystérieuse, soit mêmie une JDanaïde. Mais ce qui paraît être le plus vraisemblable, c'est que la statue représente une jeune fille portant un vase nécessaire pour une cérémoiiiu religieuse, et qu'elle se trouvait placer, peut-être avec d'autres figures analogues, dans le voisinage d'un sanctuaire. Un petit conduit en plomb, à ce qu'on dit, partait de l'intérieur du vase, traversait toute la statue, et ressortait du corps en un point du dos, où Ton voit actuellement un morceau de marbre igouté par unemain moderne; mais la restauration de la statue ne permet plus de contrôler la justesse de cette indication. Si l'on veut en déduire que cette statue servait h la décoration d'une fontaine, il saute aux yeux que la statue plus grande que natuie et le vase relativement petit d'où jaillissait le jet d'eau formaient un contraste très désagréable; nouR ne pouvons pas attribuer la création d'un tel ensemble à l'art antique , qui fait toujours preuve d'un goût très fin dans la composition des œuvres destinées à orner les fontaines (voir nrs. 346, 350). En tenant compte de toutes ces circonstances, on peut se demander si dans l'ouverture, visible au dos de la femme avant la restau-

MUSÉE DU CAPITOLE

ration, iie pénétrait pas un tenon en fer, qui réunissait la statue à un mur situé derrière elle (voir n. ô).

De Cavaledis, Antiquae statuae urbiB Homae T. 43. Bottaii

III. 23. Visconti Opf-rA varie TV !>7. p. 193— lî^O, p H24 n. 94. MontHguani II, 71. Kigiietti I, 58. Penna, Viaggio pittorico deUa villa Adriana III 21. Cf. Winckelmana, Mont. ant. ined. I p. 64. Braun, Bilinea ana MnMeii p. 198 n. ei. Aroli. Zeltang XXII (1864) p. 202*, p. 204*.

Ô29 (ô) Xéte de Baeehns (Dionym).

BegtBorationfl : le l>oat du nés, la Idvre Inférieure, le buste.

Jadis cette tête était considérée comme une tete ci e femme; on y voyait une Ariane. Cette interprétation n'est pas admissible, parce que la téte d'une statue de Bacchus, qui se trouve à TErmitage de Saint Pétersbourg (n. 156 de cette collection) ressemble par ses lignes essentielles à l'exemplaire duCapitole. Nous sommes donc ici en présence d'une image de Baccbus (Dionysos). On sait que Praxitèle le premier inventa un type idéal syntliétisant toute la conception de ce dieu. Cet idéal fut développé par Tai^t postérieur: de plus en plus les artistes s'efforcèrent de représenter le jeune dieu sous Taspect le plus délicat qu'il fût possible, de lui donner des formes molles et presque féminines. La téte du Capitole appartient à une phase plutôt récente de ce développement. Elle ne rappelle le type de Praxitèle que dans ses formes générales ; il n'y a plus en elle aucune trace du style sévère de la seconde école attique: on remarque au contraire que la chair et les cheveux y sont traités dans un style naturaliste: ce sont là deux caractères qui n'apparurent dans l'art qu'après Alexandre. Le visage est d'une beauté merveilleusement délicate; la physionomie exprime parfaitement le penchant aux douces rêveries qui caractérise Bacchus. Malheureusement les boucles de cheveux qui encadraient la figure sont presque toutes bridées; abondantes comme elles l'étaient, elles composaient un fond qui faisait valoir le fin ovale du visage se détachant sur elles.

MuUer-Wieseler, Denkm. d. alteu Kuuet II 33, 375. Baumeiater, Denkin. d. kl. Altertiimp T. p 4*^5 Fig. 484. .Talirbiub der kunsthist. Sammlungen des Allerli. KaiaerhauBes II (Wiea lîiBô) p. 49.

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