CHAMBRE DU GLADIATEUR
Roecher, Lexikoa d. gr. n. luiu. Mytliulugie I p. 1187 Fig. 16. Nachrioliteu der Gesellsckalt d. Wisseusoliafteu zu Gottingeu 1691 p. 379, p. 887. Tout le reste, dans Friederlclis-Woltei», BauBteiiie n. 1490.
530 (4) Statue d'Ama«me.
Jadis dans la villa d'Esté à TItoU, donnée au Mosée en 1768 par Benoît XIV, restaurée sous Fie YI. Bestauratioas:
le cou, le bras droit, le haut du bras gauche, l'index, le médius et l'extr-^mité du pouce de la main gauche, Tare, le pied droit, la jambe gauche depuis le milieu de la cuisse juBq[u'au-deBBou6 du geuou, les doigtb du pied gauche, l'extrémité snpëtieare de l'appui ained qae les peintes de la pelta, la pûntiie avec le casque. La tête» dont le type est le même que celui du n.?>03, est autique, mais n'appartient pas à la statue. Le marbre dont elle est faite diffère de celui du corps tant par la qualité du grain que par l'état de eoirosiea. Bn outre il est évident que, pour ajuster les deox parties, l'on a artifleiellement aplani les deux sections de brisure.
A propos du n. 195, nous avons fait sur ce type Ioj^
observations iiécesi>airey. Ce qui est importuiit, au point de vue de la restauration, c'est que dans Tintérieur do la main gauche il s'est conservé un morceau de l'attribut, qui est soit une lance, soit une perche pour sauter.
Jahrbucli des arch. Instituts I (18B6) p. 193. Baumeister, Deukm. d. kl. Altertuîîif^ TIT, T. îs Fig. 1502, p. 1350 (où la statue est indiquée par erreur comme étant l'exemplaire m 195j.
531 (3) Téte colossale d'Alexandre le Grand.
Elle semble avoir fait partie des antiquités que Pie Y céda au municipe en 1566 (Itdm. Mitth. YI p. 87 n. 139). Bestanrations: la partie inférieure de l'arête du nés et le buste.
Le profil de cette tête, dans ses lignes essentielles,
ressemble à celui des portraits d'Alexandre, désignés par des inscriptions, (jui se trouvent sur plusieurs monnaie.s frappées en Macédoine sous l'empire romam: il semble donc que l'interprétation soit justifiée. Cinq trous, percés dans le bandeau qui entoure la tête et dans lesquels devaient s'engager des rayons en métal, prouvent qu'Alexandre était ici représenté en dieu du soleil. Cette téte, d'une beauté puissante, avec les boucles de cheveux qui se dressent au-dessus du front, avec son expression pasbJLonnée, a un caractère vraiment surhumain. U est inté-
MUSÉE DU CAilTOLE.
ressaut d'observer comment Tartiste a tiré parti d^au défaut de constitution, qui déparait le corps d'ailleurs parfait da grand roi* Alexandre avait le cou un peu de travers. Dans notre tête, ce défaut a été pour ainsi dire idéalisé;
il est devenu un trait particulier en rapport avec le caractère du conquérant; car la poH<' oblique du cou s'harmonise très bien avec le mouveuient passionné (lui domine dans l'expression de la physionomie. Comme ce portrait rappelle les types hellénistiques tant par la conception que par le style, il ne semble pas avoir été fait du vivant d'Alexandre, mais seulement à Fépoque des Diadoques. L'on a maintes fois essayé de prouver que cette tête représentait simplement le Soleil (Hélios) ; il est impossible d'admettre cette opinion: malgré l'aspect idéal de Fensemble les traits ont un caractère individuel, qui se retrouve jusque dans le duvet, dont la partie supérieure des joues est recouverte.
Millier- Wieseler, Deukm. d. alten Kuui^t I 89, 159. Banmeister Denkm. des kl. Altoi-tums T, p. 40 Fîg. 45. — Pour tout le i^Bte voir FrieddilcliB-Wolters, Baufiteine n. 1416.
532 (2) Statne de Froierpiiie (Pm6pho&è)f
Jadis an palais Cesi, identique à la statae qui y est in-
diquée sous le nom d'aBe Âmazone (Aidroandi dans Uauro, Le auticliità di Roma p. 122), acquise boub Clément XI (Bdin. Mitth. VI 1891 p. 57). Re8taiîTatioti.«5 : les âexix bi as et le pied droit. La tête (restaurations: le bout du uez et quelques mcreeaiix des lèvres) est rapportée; mais éUe appartient l>ien à la statne.
Si nous voyons dans cette statue une Proserpine, c'est
par comparaisou avec une statuette du Musée Chiaranioiiti, dans laquelle les draperies sont disposées de la même façon et qui est accompagnée de Cerbère. Comme les rapports de Proserpine avec sa mère Cérès (Démèter) jouaient un rôle prépondérant dans son mythe et dans son culte, les artistes grecs, surtout à Pépoque postérieure, lui donnèrent généralement le type d'une jeune fille. Dans notre statue au contraire, les formes majestueuses du corps et Texpression sérieuse de la pliytsioriomie nous prouvent que le sculpteur, si cV.st bien Proserpiiie qu41 a voulu représenter , a été inspiré par une conception
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dififérente de cette déesse. Il nous montre en Proserpine la souveraine des enfers (à-^oMii Ilepasf éveta) ; peut-être a-t-il cherché à rendre l'idée exprimée par le surnom de «maîtresse)) (Sloicoiva), qui lui était donnée dans plusieurs cultes. La tête rappelle étonnamment certaines têtes de femmes qui ont été découvertes à Pergame. La disposition et le ntyie de la draperi*^ .se retrouvent aussi dans une statue de femme, qui provient de la même ville. Comme il arrive fréquemment dans la frise des Géants, les traces des pUs de Tétofie sont représentées sur la statue du Capitole (voir n. 527). Enfin l'ourlet, qui entoure le col du chiton, est souvent figuré dans les vête-ment.s des iigures faites par des sculpteurs de Pergame. Il faut dune conclure de tous ces détails que la statue du Capitole est soit un original de Pergame soit une copie faite diaprés un tel original.
De Cavaleriifi, Âatiquae statuae urbis Romae T. 24. Bottari III, 8. Bouillon, Musée des Antiques I 2. Montagnani I, 12. Kighetti I, 5. Clarae ITT, pl. 417 n. 727. Branti, Yorsohnlo T. 27. ~ La statuette du Musée CkLaïamouti : Overbeck, Kuuâtmytiiologie III p. 473^74; Atlas XIV, 16. — Bu oe qui eonceme lee plia de rétofPe sur la frise do Pergame: Jahrbuch der preussischen Kunstsammlungen V (1B84) p. 298. — An ai^et de l'ourlet: Jahrbucli, loo. oit. p. 238—289.
Au milieu de la chambre:
533 (1) Gaulois mourant.
Autrefois à la villa Ludoviei. transporté au Musée sons Clément XII. Restamations : le bout du nez, la rotule du genou gauche, tous les doigts des pieds, la partie de la plinthe vajt laquelle s'appuie le hnê droit, ainei que les objets qui j sont représentés, c'est & dire l'épée et l'une des extrémités du cor; comme l'autre extrémité, qui s'était conservée, est le pavillon le rinstrument, l'extrémité restaurée aurait dû Re terminer non en pavilloi! , maie on embouchure. Le bras droit était brisé, iiiaio il est certainement antique. H a été nn pen plus nettoyé que le reste dn corps; toutefois il est feit du mSme marbre et a été travaillé de la même façon que les parties évidemment antiques. Le marbre de la statue proviont en tout cas du baseiu oriental de la Méditerranée, soit du Sipyle ou de l'île Phnrne (Furni) entre Samos et Icarie, soit de Thasos ou de Tbraoe (Sigel dans Kinkel, Mosaik sur Kunstgesehiohte p. 80. ÂTch. Zeitung XXXIV 1876 p. 15d. Atbenisclie Mittheilnngen II 1877 p. Id4).
Digiii^uu by G(.)0^1c
MUSÉE DU CAPITULE
Le guerrier mourant est évidemment un Gaulois. Il porte autour du cou le collier tressé en iils d^or, le torques gaulois, suffisamment connu par Tbistoire de ManHus Torquatus et par plusieurs exemplaires qui se sont conservés. Ses oheveux et sa barbe sont arrangés suivant la mode des Gaulois. Biodore (V 28) nous raconte, en empruntant évidemment son récit a une source plus ancienne, que la chevelure des Gaulois, constamment enduite d^une pommade à base de chaux, devenait si épaisse et si hérissée, qu'elle ress^blait absolument à une crinière de cheval ; et que les Gaulois avaient Thabitude de la ramener en arrière, de telle sorte qu'ils avaient Tair de Satyres et de Pans. D'après le même écrivain, les nobles gaulois se rasaient le menton et les joues, et laissaient pousser leurs moustaches. Mais c'est autant dans la complexiun générale du corps que dans la forme du visage que cette statue reproduit le type des barbares du nord: il faut surtout remarquer les extrémités massives, la forte ossature, la peau rude et peu tendue.
Jadis on admettait généralement que le Gaulois s'était jeté sur son épée pour ( < li;ip])er à la captivité; niais ce qui empêche iVadopter cfttc (*})iiiiun, c'est que la blessure se trouve sur le côté droit de la poitrine. Les anciens et aussi les Gaulois (n. 884) savaient qu'un coup pour être mortel devait trancher l'aorte; par conséquent, notre Gaulois aurait dû enfoncer son épée dans le côté gauche de sa poitrine. Au contraire la pose du corps et la place de la blessure paraîtront tout à fait naturelles, si l'on admet que le Gaulois a été frap])é par un ennemi en une partie de sun cor})s qui n'était })oint protégée par le bouclier, par exemple, tandis que de la main droite il approchait son cor de sa bouche. Grièvement blessé, il a quitté la mêlée, et maintenant, après avoir brisé son cor, étendu sur son bouclier, il attend sa mort prochaine avec une sombre fierté. Son bras droit est légèrement plié ; la main, sur laquelle il s'appuie, est tournée en dedans; ces deux détails sont parfaitement exacts au point de vue pathologique; car, si le bras était raide et si la main était
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tournée en deliur», les muscles du côté droit de la poit rine seraient tendus, et cette tension augmenterait la douleur causée par la blessure béante.
Comme la statue se trouvait autrefois à la villa Ludovisi, et comme elle ressemble, par la conception, par la caractéristique et même par la décoration du bouclier représenté sur la plinthe au groupe de Gaulois (n. 884) ({ui est resté dans cette même villa jusqu'il y a peu de temps, il semble que la statue et le groupe aient appartenu à un seul et même cycle, dont le groupe formait le centre, tandis que la statue était placée à T extrémité droite. On ne saurait admettre que ce cycle décorait un fronton: car les plinthes sont ovales, tandis qu'elles devraient être rectangulaires, si elles supportaient des figures ornant un fronton. En outre, à une si grande hauteur, le caractère si vivant qui distingue ces deux œuvres ne pourrait plus être apprécié à sa juste valeur. Il est beaucoup plus probable que le groupe de la villa Ludovisi, la statue du Capitole et les autres sculptures qui faisaient partie du même ensemble étaient placés côte à côte sur un ou plusieurs socles d'une hauteur moyenne.
Pline nous apprend (n. h. 34, 84) qu'Isigonos, Pyromachos, Stratonikos et Antigouos avaient représenté les combats livrés aux Gmilois par Attale et par Eumène, rois de Pergame; il s agit ici du premier Attale (241 — 197 av. J.-C.) et du second Eumène (197 — 159 av. J.-C), En outre dans les fouilles exécutées à l'Acropole de Pergame Ton a découvert toute une série de bases, dont les inscriptions nous font savoir qu'elles supportaient des groupes ou des statues commémorant les victoires de ces deux rois. De plus la tradition rap])nrte t^u' Attale I fit prescrit aux Athénien^^ d'un cycle de statues, représentant la victoire qu'il avait remportée sur les (jaulois. Comme nous Tavons exposé au n. 385» plusieurs statuettes de marbre qui se sont conservées paraissent être des copies, faites par des artistes de Pergame d'après des figures de ce cycle. Si cette opinion est juste, nous devons rattacher également à la sculpture, qui fleurissait à Pergame sous
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Attale I , la statue du Capitole et le groupe de la villa Ludovisi; car ces deux œuvres traliissent dans leur enseiable les mêmes principes artistiques que ces statuettes, bien que leur exécution soit plus soignée et d'un caractère plus naturaliste. Il est vrai qu'elles ne peuvent pas provenir du monument triomphal élevé sur l'Acropole de Pergame; car les traces visibles sur les bases en question proviennent certainement de statues en bronze, et Pline cite expressément paimi les artistes qui travaillaient le métal les sculpteurs nommés plus haut, contemporains des deux rois de Pergame. Mais Ton peut toujours se demander si la statue du Capitole et le groupe de la villa Ludovisi ne sont point des copies faites d'après des figures du cycle des statues, qui rappelait, sur FAcropole de Pergame, la victoire du premier Attale. Le groupe reproduit certainement, comme nous nous efforcerons de le montrer quand nous en ferons la description (n. 884), un original en bronze, et ce qui est vrai du groupe est vrai aussi de la statue. £n tout cas, la matière et le style de Pexécution prouvent que ces deux sculptures, de même que les statuettes étudiées au u. 385, sont l'oeuvre d'artistes de Pergame. Que l'on observe surtout, par exemple, avec quelle vigueur est rendu, dans le Gaulois mourant, le pli de la peau qui se forme au-dessus du creux de répaule. Un praticien romain aurait certainement atténué une pareille dureté.
Millier- WieBeler, Denkmâler der alten Kiinst I T. 48, 217. Banmeister, Denkmàler des klassischen AUertums II. p t*J34r, p. 1235 11.1408, n. p. 1*236 et suiv. Revue, aiM'lu L)loj^i<iue Xil (1888) p. 284 !Fig. 2. — Tout le reste eat dans Frieiiericiis -Wolters, Jbausteine n. 1412 et dans la Revue arehéoL Xn (1888) p. 280 aet. 8. Il faut y ajouter encore: Bie, Kampfgruppe ufid K&tnpfertypen p. 129— 130, p. 137, p. 140. — En ce qui concerne le sujet de la statue: Aroh. Zeitiing XL (1882) p. 163-~166, XLI (1883) p. 89. Jahrbuch des arch. Instituts III (1888) p. 150 — 152. — Sur les guerres des Gaulois et des rois de Pergame: Rheiuisches Muséum XL (1886) p. 114—132. Van Geldem, OaUtaram res in Oraecia et Âsia gestae (Amsterdam 1888) p. 208 et suiv. — Quant aux beset du monument triomphal df? Pergame: Alterthumer von Pergamou II p. 84. Loewy, Inscliriften griechisoher Bildliauer u. 164, p. 113—122.
Le palais des Conservateurs.
Le portique.
A droite de Tentrée:
634 Statue colossale de Jules César (?).
D'après une tradition qui n'est pas absolumeat digae de foi, cette etatne a été trouvée sur le Forum de César. Kîitre 1560 et 157U, ellf^ fut transportée du palais de l'evêque deMeltl, Alessaudro Ruliiui. au Capitol© cAldroaudi da us Maure. Le antickità di Roma p. 180 ; Eôm. Mitth. VI 1891 p. 34). Restaurations: le bont du nés, quelques morceaux du front et de la joue droite, les deux braa, les jambes, la plinthe. La tête qui était biisée semble appartenir au oorps.
Diaprés le style cette statue date de la fin du siècle ou du commencenieiit du IP ap. J.-G. ; mais cela ne prouve
pas qu'on ait tort d'y voir un pui trait de Jules César; car à cette époque le culte du Divus Jnlius était encore célébré, et l'occasion d'élever une statue à César pouvait facilement se présenter. Il est vrai que la tête de cette statue ne ressemble pas tout à fait aux portraits du die* tateur que nous connaissons par les monnaies; le crâne •est ici plus arrondi, le visage plus juvénile et plus plein. Néanmoins l'impression générale est à peu près la même, et rappelle non - seulement les portraits gravés sur les médaillf'S. niais encore une tête en porphyre noir, qui sans aucun doute représente César, et qui est venue tout récemment d'Alexandrie prendre place dans la collection Barracco. Il n'est donc pas impossible qu'en réalité il faille considérer cette statue comme une image très idéalisée de César, exécutée quelque temps après sa mort.
ClaracY, pl. 921 fi n. 23 18 A. fiernoulli, Romische Ikonograpliie I T. XIY, p. 169 Vig. 21, p. 155 n. 2 <oii dans U note 3 est réuni» toute la bibliographie), p. 165, p. 168 et sniv. Bonner Studieu (Berlin 1890> p. 6. La tête df» la collection Barracco faisait partie d'une statue disposée à la manière des statues égyptiennes, comme rinditiue l'extrémité d'un pilier qui s'est conservée à la partie poBtérienre du orftne. L'étoile par laquelle on avait coutume de diatinguer les portraits du Divus JuUus (Suétone, Dlvns Julius 88), est rattaoliée au bandeau qui entoure le front.
A gauche de l'entrée:
536 Statae ooloisale d'un Oonunandant de Hotte.
Appartenait jadis au même Bufflnl que le n. 584 (Al* droandi, p. 180; Rom. Mitth. VI 1891 p. 34). Restaurations: le bras droit, la main gauche avec Vépée, la partie antélieure de la proue. La tête rapportée an corps est antique, mais il u'est pas certain qu'elle aie lait partie de la statue.
La proue de navire sur la plintlie indique que cette
statue représente un amiral victorieux. D'habitude on
veut y reconnaître Octave; mais la tête ne resB^able à
aucun des portraits connus du futur empereur.
Clarse Y, pl. 912 A n. 2831. Four tout le reste, voir BemouUi, op. dt. n 1 p. 24 n. 5, p. 78—74.
La Cour.
Du côté gauche:
5;iG Tête colossale d'Auguste (?).
Déjà plusieurs fois nous avons fait remarquer qu'il est difficile de porter un jugement décisif sur les portraits de dimensions colossales, lorsqu'on les examine de trop près ; car ils ont été faits pour être vus de loin. On ne saurait admettre que cette tête représente Domitien ; il lui manque précisément le trait particulier qui donnait à la physionomie de cet empereur son caractère orij^iual, à savoir le menton lortement développé. Si Ton en juge d'après l'impression qu'elle fait du point où elle est actuellement placée, le portrait dont elle se rapproche le plus parmi tous ceux qui sont certainement connus est celui d'Auguste. Les pupilles creusées en forme de croissants étaient évidemment remplies d'émail. Jadis cette
COUR
tête se trouvait près de la basilique de ConstantiD, ainsi que les fragments de plusieurs statues colossales disposés le long du mur d*en face. Comme le temple de la Paix, construit parYespasien et brûlé sous Commode, s'étendait
jusque sur l'emplacement où s'éleva plus tard la basilique, on H supposé que ces divers fragments proviennent de statues, qui avaient été placées autour de ce temple décoré de nombreuses œuvres d'art. Tous ces débris ont été transportés au Capitole sous Innocent YUI (1484 — 1492).
Francini, Icônes, e 3 (Roma an t. 1687 p. 109). Moatagnani II,
129. Cf. Andréas Fui vins, Antiqnitates Urbls (Romae 1527) fol. XXI. Braiin, Rainen und Museeu 120 n. 4, p. 1^ n. 5, Rôm. mtth. VI 18»! p. 18, p. 60, p. 54.
537 Bas-reliefs provenant de la Basilique de Neptune.
Au nord des Septii, tout près de cet édiiice et de la Via Lata, Marcus Agrippa ût construire la Basilique de Neptune» dont les restes sont encore aigourd'huî visibles sur la Piazza di Pietra. Le slylobate en était orné de bas-retiefs, qui représentaient soit des personnifications de peuples vaincus par les Romains, soit des trophées d'armes romaines et barbares. De cette décoration faisaient partie ies dix iiioiceaux qui sont placés dans la cour du palais des Conservateurs, et qui ont été découverts à différentes époques sur la Piazza di Pietra. Sept d'entre eux sont des personnifications de peuples, et trois des trophées d'armes. D'autres fragments de la même décoration se trouvent à Rome, dans les paliûs Famèse et Odescalchi, et au Musée de Naplcs.
Foggini, Mus. cap. IV ]>. Riglietti I, 113. Miiller-Wieseler, Denkm. d. aiten Kimat i titi u. oïûa, 375 b (où l'on trouve réunie toute la bibliograpMd antéiieure). Bull. deUa comiiilsalond com. VI (1878) T. Il, 111 n. 3 p. 13. p. 283 — 285 n. 1--G; VIT (1879) p. 140; XI (1883) p im — ^U n. 1, % Cf. Fca , MiBcellanea I p. LXIV u. 21, p. CCXIJI XL 18, p. CCLV u. llô. AuQ. dell' Inat. 1883 p. 8—10.
Au mur du fond:
538 léte colossale en bronze de Néron jeune (?).
Jadis au Latran, 8ur le Capitole au moins depuis 1489 (Ann. deU* lost. 1877 p. 381—384. Rom. Mitth. VI 1891 p. 14
Hii*BXQ, Guide I. 26
uot. àl , p, 30, p. 4ô, p. 50. Jaiirbuc'U des iircli. luât. VI p. 167 n. 72).
Il est aii-^i difticilo de donuer uu nom précis a cette tète qu'à celle dont uous avons parlé au n. 686; on a voulu y reconnaître Kéron, Domitien ou Commode; il n^est pas besoin de réfuter longuement ces deux dernières interprétations. La disposition des cheveux est pi^rticuUèrement caractéristique: ils sont lisses sur le sommet du crâne, et plus bas ondulés. Parmi les portraits d*empereurs que nous connaissons , ceux de Néron jeune et ceux d'Othon sont les seuls où l'on retrouve une coiffure de ce genre. Mais le front d'Othon est plus élevé et plun souple, son crâne est plus arroncU que celui de la tête du Capitole. Au contraire non-seulement la disposition àea cbeveux, mais aussi la forme de la tête, le profil du visage et la plénitude des chairs, qui caractérisent ce portrait, rappellent à s'y méprendre les effigies monétaires qui représentent Néron à vingt ans, loidque fon embonpoint était encore modéré. Dans cette tête couuue dans celle d'Auguste (u. 536) les pupilles creusées étaient rempUe^ d'émail de couleur.
Montagnani II. 128. Cf. Winckelmaun, Geficli. der Kiinst VII t § 18. Viaconti, Mus. Pio-01. YT p. 211. Braun, RniTî<>n nnd Mtibopu p. 119 n. 4. On saisira surtout la ressemblance de vettv T' te avec les eiiiijies monétaires de JSérgu, daus Cohen, Medailies unpëriales I* p. 393 n. 208 , 209; des monnaies furent frappées à ce coin en or et en argent en 57 ap. J«-0., c.-à-d. quand remperenr avait yingt ans.
539, Ô40 Deux barbares en marbre gris (bigio morato).
Autrefois daiiB le jardin du pal. Cesi (Aldvoandi dann Mauro, Le antiehità di Roma p. 126), acquit en 1720 par Clément XI (Rom. LUttU. YI p. 56). Cf. Jahrjjuch des areh. Inst. VI p. 180 Fig. 2.
Le l:)andoaii qui entoure la téte de ceis deux barbares indique que ce sont des princes. Daus la statue placée à droite, les bras, qui se sont conservés intacts jusqu^aux poignets, se terminent à leurs extrémités inférieures par des sections plates et lisses ; aussi a-t-on supposé que ces barbares étaient représentés les mains coupées , et Ton a songé an récit par lequel nous savons que Marcus Liciuius
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COUR
JiUcullus, après aYoir en 72 avant J.-C. soumis la tribu celte des Scordîsques établie dans la Pannonie supérieure, fit ainsi mutiler tous les hommes en état de porter les armes , afin de punir la tribu des cruautés qu'elle avait commises pendant la guerre. Mais il est impossible, et pour plusieurs raisons, d'établir un rapport (juelconque entre cotte tradition et les deux statues dont il s'agit. li'abuid, si Ton en juge par le type de la tête et le costume, ce ne sont pas des Celtes, mais des barbares de FAsie antérieure, des Parthes ou des Arméniens. En second Ueu la matière employée, le marbre gris, et le travail, qui est quelque peu recherché dans les plis et la chevelure, prouvent que les deux statues datent non pas de Tépoque républicaine, niais d'uno période assez avancée de rempire. Enfin il est évident que la représentation plastiriue des moignons manquerait de clarté. Si les sections des bras sont lisses, c'est beaucoup plutôt parce que "le sculpteur avait rintention de faire les mains à part, puis de les rattacher aux bras. Nous defvons supposer que les mains étaient croisées Tune sur Pautre dans un geste de résignation attristée: cette attitude est fréquente dans les statue^ de barbares prisonniers (voir n. 689).
Autifiuarum statuarum urbis Knmae ioones (Romae 1621) il T. 39, 40. De Cavaleiiiâ, Àutiquae âtatuae urbiâ Komae T. 20, 21. Montagaani II, 126, 127. Righetti I, 155, 184. Clarac V, pl. 852 n. IseiDB. Cf. Winekelmann, Geecli. â. Knnst XI 1 9 18; Hou. ant. ined. I trittato prdlimliiare p. 87. Braan, Rnlnen and Ma«eea p. 117 n. 2.
541 Groupe en marbre représentant un lion et un cheval.
D'après Flanùnio Vaeca (Tîerifhtf d. siichs. Ges. il. Wisspnschaften 1881 p. 76 n. 71>. ce groupe aurait ôté trouve sous Paul III (1534 — lôôU) dans le roiBseaa Almoue eutre la porte 4*0Btie et la bMilique de Sftiiit-Paiil; mais ee renseignement est inexact. Le groupe eé tronvait dë^ an milieu du XlVe siècle sur Fescalier de Tanoien palais du Ca pi foie, en un lien d'où l'on annonçait au penpilf> les condariiuations à mort, et (jui s'appelait alors à cause du groupe même «loco del leoue» (Rom. MittU. VI 1891 p. 6—10, p. 28, p. 49. Cf. Jahrbneh des «reh. Inst. VI p. 167 n. 73). Restaurations: dans le cheval, la tête aveo le cou, les quatre fainbes, la queue; dauF le lion, les jambes de deniére et la queue; eu outra la pliathe.
Ce groupe représente un lion déchirant un cheval qu'il vient de .saisir. I.a conipoMtioii est d'une vigueur et d'une clarté aduiirabias; l'œuvre edt exécutée dans le style décoratif. Malheareusement la surface du marbre a été fort endommagée par Thumidité.
De Cavaieriifi, Ântiquae statuae urbis Bomae T. 79. Barbatilt, Les plus beaux monumonts d« Borne pL «1. Moatagtani II, 124« mghetti I, m. mm. Mitth VI 1891 T, 1 p. 6—10. Cf. Braun, Bainea and Uaseen p. 118 a. 3.
Près du mur latéral de droite, environ au milieu: 542 Cube qui otatMiait Vuim de la première Agrippine*
n se trompait aa XIII« siècle sur la place du Capitole (Bdm. Mltth. VI 1891 p. 10—11).
l î jq rèR l'inscripti un gravée sur la face antérieure, ce cube de marbre contenait les restes d'Agrippine, fille de MarcuB Agrippa, petite-fille du divin Auguste, épouse de Gennanicus, mère de l'empereur Gains (Caligula). Une cavité ronde creusée à la partie supérieure du oippe, dans la surface horÛBontale , renfermait Pume de pierre pré» cieuse (voir n. 21 8j ou de métal, dans laquelle avaient été déposées les cendre» de la ch tvnite. Au XIIP siècle ou agrandit cette cavité: sur la iace latérale droite on sculpta les armoiries des deux commandants de régions de l'époque (banderesi) et de leur notaire et on se servit de ce cube comme mesure pour le grain. Aussitôt après être monté sur le trône , Caligula transporta lui-même à Rome les cendres de sa mère et de son frère Néron, <|ui étaient morts en exil; il les fit placer solennelleiiient dans le Mausolée d'Auguste, tombeau de la s^ens Julia. Comme le cippe funéraire fut exécuté en cette circonstance, l'inscription indique expressément qu'Agrippine était la mère de Caligula.
Corp. Inscr. lat. VI 1 u. 886. Pour le reste voir Bom. Mittb. VI 1891 p. 10 not. 88. Cf. Gi-egorovins, Oescbiobte der Stsdt
Kom VII p. 562. MoBtra della città di Roma sIV esposizione di Torino neir anno 1884 fRoma 1884) p. 94—95. Sitzungsberirhte der BeiUner Akademie 1886 p. 1156, p. U6ô aot, U, p. 1166 Bot. 88.
Diyiiizea by
COUR
Encastrée dans le mur da corridor qui conduit à rescalier:
543 Inscription de la Columna Rostrata*
Trouvée eu 1565 sur le Forum.
£n Tan â60 av. J.-Q. le consul Duilius battit les Carthaginois près de Mylae ; Tannée sniTante il célébra
le premier triomphe accordé à un Romain pour une victoire navale; c'e^t ulor^i quon éleva sur le Forum en son hoiiiieui une colonne, qui fut décorée avec les becs(rostra) des navires qu41 avait pris aux ennemis. L^nscription qui a été conservée énumère les actions d^éclat accomplies par Builius sur terre et sur mer, ainsi que le butin conquis par lui; c'est une copie faite dans les dernières années d'Auguste ou au commencement du règne de Tibère, lorsque l'on restaura ou reconstruisit la colonne: sauf quelques irrégularités dans l'orthographe, elle paraît re« produire exactement le texte original.
Corpus inaer. lat. 1 n. 195, Vj n. IBOO. Cf. SitzungsTaeridite cl»>r ]»hilo8oph.-philol. Cl. (1er MUnoliener Akademie 1890 p, ^93 88. RoDiische Mittkeilungen VI 1891 p. 35, p. 90.
Dans la pièce qui s'ouvre en avant de la première