partie de Fescalier
544 — 546 (42 —44) Trois bas-relieft provenant d'un
monnmoit élevé en l'honneur de Karo-^Anrèle.
Bb se trouvaient jadis dans TégUse S. Martina (Aldroandi dana Maure, Le autlchità di Borna p. 271. Cf. Bull, deli'
Inat. 1873 p. 6 — 8); il furent transportés en 1515 sur le
Capitolp (Rom. Mittli. Vf 1801 p. 24~*i6). Ces bR--reliofs sont encastrés dana le mur à uue hautonr trop r'oii.Hiderable, et la coiicke de poussière qiii recouvre le marbre est troj» épaisse, pour que l'eu puisse disUaguer avee certitude les restanratioiis.
544 (42 — au mur du fond à gauche) Marc-Aurèle reçoit dee barbares vaincas» qui loi demandent grâce.
On ne peut pas encore résoudre la question de savoir s'il faut reconnaître dans ces barbares des Marcomans ou
des Qnades de race germani(|ue ou au conliaîte des lazyges, tribu sarmate, que l'empereur dut combattre
presque sans intcn-uptiou pendant les quatorze dt rnières années de son règne. Marc-Aurèle est ici représenté comme dans sa statue équestre qui se trouve sur la place du Capitole.
646 (43 — au mur du fond à droite) Cortège triomphai de remperenr.
646 (44 — au mur de droite) Sacrifice accompli devant le temple de Japiter Capitolin.
Devant Marc-Aurèle se tient debout un camillus (serviteur des sacrifices, voii* n. Vi07), qui porte dans ses nuiins un coiïret à encens (acerra); derrière lui on voit le Elamen Dialis, reconnaissable à sou chapeau en forme de casque (apex). Dans le fond est représenté en petites dimensions le temple de Jupiter avec les sculptures qui décoraient son fronton.
Des (iessius des urs. 544: et â46 se trouvent dans le Codex nghianuB (Ber. d. flftolis. Gee. d. Wiss. 1868 p. 183 n. Ui p. 184
n. 41). Les trois bas-reliefs sont reproduits dans BartoVî Uori, Admiranda T. 7—9. Rossini. AroM tiionfali T. 49. Righetti I, 165, 167. 108. Cauiiia, Gli editizii di Ronia IV T. CCXLV 2—4. Cf. Braun, Ruine u uud Museeii p. 121 n. 6. Abhaudl. d. phil.-hiet. Cl. d. sàolis. Ges. d. Wiss. VI p. 281. BQmiSflîiie Xlttheil. V (1890) p. 76. Pour le fronton du temple du Capitole, voir: Mon. dell Inst. V 36; Ann. 1851 p. 289 et iniv. Jordan, Topographi e <bn' Stadt Rom I 2 p. 100—101. Mélanges de l'£coie frauçaise de Roine IX ab89) pl. II p. 120—133.
Au mur de gauche :
547 (41) Bai-reliefpio venant d*iin moniiment triomphal^ probablement de Tépoque d'Hadrien.
Autreloifi sur la place Sciana (Beiichte der sftobe. GefiellBchaft der Wieeensobafton 1881 p. 64 n. 28), ttransporté au palais des Conservateurs un peu avant 1594 (Rom. Mittb.
VI 1891 p. 46—47). Voici les restaurations les plus importantes: tout le haut du monmripnt jusqu'à la partie supérÎBure de l'arc de trioniphe,; tlaii» la ligure de £oma (ou de la Yirtus) le cimier du tasque, le bras droit avec le globe et le pied droit; dans le corps de l'homme à longue barbe qui est debout devant elle, Tavant-bras droit; dan? te corps du personnage à barbe courte qui marche imniédintf'meut avant l'onipereur, le nez, la bouche, le menton, l'avunt-bras droit avec le rouleau, le pied droit; dans i empereur, la tête,
COUR
la maiu droite, ijkvant-braë gaucUe avec le l'ouleau; enfin dans la figura de rhomme ftgé qui se trouve derrière Fem* pereur, Tai oade som-ciliére (cif. Jabrbuoh des ardi. Inat. VU 188S p. 86 n. 9aK
L'on a supposé que ce relief faisait partie de la décoration du même édifice que leu mn. 544 — 5469.et par
conséquent que rempeieoi*, qui s'y trouve représenté, était Marc-Aurèle. Cette opinion ne saurait être admise: car la plaque de marbre est un peu |»lus large , le relief en est moins haut, l'exécution plus simple et plus caime« Le style de la sculpture ainsi que la disposition des chef^ena: et de la barbe dénotent beaucoup plutôt Tépoque d*fiadrîen , et il est probable que la tête brisée du personnage principal était un portrait de cet empereur. Ce qui confirme notre hypothèse, c'est que le visage de l'homme âgé qui est debout derrière l'empereur (;st complètement rasé, comme c'était la mode sous Trajan. Il paraît tout à fait naturel que les vieilles gens aient conservé encore sous Hadrien les habitudes qu'ils avaient prises dans leur jeunesse (Toir n. 650), tandis qu'il est absolument impossible de croire que cette mode ait duré jusqu'à l'époque des Antonins, après que le long règne d'Hadrien eut crénéralisé la coutume de porter toute la barbe. L'empereur, autour duquel sont réunis des porteeuseignes et des licteurs, est reçu devant uu arc, sans doute un arc de triomphe, par la Dca Roma, ou par la Virtus, déesse du courage viril (voir n. 416), et par deux hommes d*an type idéal. L^nn d'entre eux, dont la tête juvénOe est entourée d'un large bandeau, semble être une divinité locale , analogue à la personnification du Champ (le Mars du n. 549. L'autre, dont la tête barbue rap})elle certain idéal hellénique de Jupiter (Zeus), et est ornée d'une couronne de pins, ressemble à un type connu de Silvain. Néanmoins on ne peut y voir ce dieu, à cause du costume composé de la tunique et de la toge.
BartoU.BeUori, Admiranda T. 6. BoBSi, ÂrcM trionfteU T. 49. Kighetti I, 164. Ganisa, OU ediflzU di Bonia IV T. 245, 1. Cf. BiiU. ileir Inst. 1873 p. 7—8. Abhandl. der phil.-hist. Cl. àf^v siit lis. Ges. (1. AViBsenscliaften VI p. 281. Bnll. délia oomm. arch. comunaie VX UëîB) p. 16—17. UamiBohe 24ittlxeUungeu V cl880) p. 75—76. —
Sua Borna ou Virtna: FwcgMf Afi^hftologisebd BeuMafkiuigen xo jClaudian imd fiidoiiiiiB p. 86 et sniT.
Encastré dans le mur de gauche de la partie suivante de Tescalier:
548 Bat -relief; Mettiiit Cnrtiiis.
Trouvé en sui* le Foium uon loiu de la eoloune de
PhoeM.
Bien que le cavalier représenté sur ce bas-relief rappelle le sujet d'une lampe roniHiiie, il semble, d'après le style même du monument, que ce soit purement et simplement une œuvre de la ûn du moyen -âge ou du oommencemeut de la Renaissance. Le sculpteur s'^st servi d'une plaque ornée d'une insoription, dont le texte se lit de Tautre côté du mur, dans lequel ee bas*reilief est en< castré. Le préteur Lucius Naevius Surdinus, dont on lit le nom sur ce texte, doit être le même que le coiisul suffect de Tau ;J0 ap. J.-C. qui porte ce nom. Le basrelief représente le âabin Mettius Curtius au moment où, lors de la bataille qui eut lieu entre le Gapitole et le Palatin, poursuivi par les BoaiainB vauiqueure, il se précipite dans le marais, auquel on a donné le nom de Lacus Curtius. Dès Tépoque de Cola di Rieneo on s^eflotca de faire revivre l'antique passé de Hume; cette tendance se développa ensuite de plus en plus. Il semble que notre bas-relief ait été créé dans cet esprit. Il a été trouvé à l'endroit, où jadis était le Lacus Curtius; on Ty avait placé précisément pour rappeler la tradition relative à cette partie du Forum.
Dessin dans le Codex Pigliianae iBer. d. sSohs. Ges. d. Wite.
18(;8 p. 184 D. 45). Riglietti I, 189. Cf. Corpus inscr. lat. VI 1 11. M»;s Ephemei-ifl epigrapMca TTT p 277, 82 = 14G7. Braiiii, Riiiuea und Mufteen p. l'28 n. 11. Khciiiisches Mngeum XXIV (1869» p. àlS—i.bt (OÙ ion trouve i^éuuie toute la bibliograpliie antérieure). Btai. deU* Inst. 18$9 p. 71— 7«. R5iii. lfittb.TI(1891) p. 34.
Dans la pièce qui se trouve devant Tentrée du Musée sont encastrés dans le mur:
549, 550 Deux bas-reliefs.
iiâ oruaieut l'arc antique situé prés de régUse Lorenzo ia Laoina, arc auquel le voiaiuage des ambassadeurs
COUR
portugais qui habitaient le paiaxs Qttoboni iFxano) avait fait donner !• nom d'Arco di PoctogaUo. £n 1662, lorsqu'on dénoUt e«t aie pour ëlaigir le Oezto, les deux tHMhxeUefe furent transporâs au Palaia dea Cteneerratean (Bdm. Hitth.
VI xmi p. m.
649 ^au mur de gauche) Apothéose d'one impératrice.
Sont évidemment modernes: la téte et le cou de Timpératiice emportée par la figure ailée; dans cette figure ailée presque toute i^aftle dvolte, l'avaut-bras gauche, la plus grande partie de la tondie; dana Timage de r empereur la partie aupérieure du crftne avec la couronue et Toreille, le nez, les doigts de la main droite; dans le jennp homme asslR devant le bûcher, le nez, la lèvre supérieure et la main droite.
Une impératiice est enlevée aux iiammes du bûcher «t emportée vers le ciel par une figure de femme ailée (Âetemitas), qui représente Tapothéose ; l'empereur, qui a décerné cette apothéose, est assis sur un trône auprès du bûcher, et lève les yeux vers la nouyelle déesse. Le jeune homme, qui est assis à terre devant le bûcher, personnifie le Campus Martius, oii l'on l>rfilait les r^orps des membres de la famille impériale (Bustum Caesarum, voir n. 218). Comme la tête de l'impératrice est moderne, elle ne peut pas noue être utile pour l'interprétation de cette figui*e. Au contraire dans le visage de Tempereur, ou tout sauf le nés est antique , on reconnaît le profil et la coupe de barbe non pas, comme on le croit en général d'Antonin le Pieux ou de Marc-Aurèle, mais d'Hadrien. Par conséquent l'impératrice est soit Ploline. épousu de Trdjan et mère adoptive d'Hadrien, qui mourut en 129 après J.-C sous le règne de cet empereur et qui fut élevée par lui au rang des déesses^ soit Sabine, épouse d'Hadrien, à qui le même honneur fîit décomé par son mari après sa mort vers 136.
550 (au mur de droite) Vu empereur prodtinuuit un déoret.
Sont certainement rebiaure^. dans le personnage principal debout sur la tvibune, la tdte^ Tavaut-bras droit, la maiu ganehe avec le rouleau (rexaotitude de oette dernière
restanration ept pronv<fe par la présenne d'uTir' an^orce); dans les deux kommea barbus t^ui sont debout derrière i'em-
.pereur, lea uez et les avaut-biaa dioità; dans le perfio image qui eet deboat à' la partie inférieure ùn bas-relief « la main
gauche avec la lance; dans Tmiiàat qui se trouve devant
la ti'ihiine. la partie antérieure du visage: dans le jeune honiine. le bout du uez, l'avaut-braa droit, les doigts de la main gauche sauf le pouce; daus le personnage rasé que Ton voit au fond de la scène, la partie antérieure du nez; en entre quelques fragmenta du temple.
Connue ce bas-relief a été sculpté pour faire pendant au n. M9, nous devons reconnaître dans le personnage qui est debout sur la tribune le même empereur, c'est-àdire Hadrien. H proclame un décret; mais il n'est nullement nécessaire de croire que ce décret se rapporte à l'apothéose représentée sur l'autre bas-relief. Le peuple, à qui 1 empereur s'adresse, est représenté par trois figures, un enfant revêtu d'une tunique et d'une toge, un jeune homme dont la tête est d'un type idéal et dont le haut du corps est nu, ce qui semble indiquer qu'il est une personnification analogue à celle du Campus Martius (n. 549), enfin un homme âgé revêtu de la toge , dont le visage complètement rasé nou.i prouve qu'il est resté fidèle à la mode en honneur sous Trajan (voir n. 547). L'on a supposé que ce bas-relief représentait Marc-Aurèle proclamant l'apothéose d'Antonin le Pieux, parce que le temple d'ordre corinthien visible à l'arrière -plan ressemble aà temple encore aujourd'hui debout, qu'Antonin le Pieux fit construire en l'honneur de son épouse divimsée, la première Faustine, et que Mai*c-Aurèle consacra aussi à Antonin après sa mort. Mais il est évident que ce temple n'était pas le seul de son espèce dans la Rome impériale; au contraire il y en avait beaucoup de semblables. Une conséquence de cette interprétation tout arbitraire, c'est que l'on n'a pas reconnu sur le bas-relief n. 6é9 les traits de l'empereur Hadrien.
liellovi. Voteres arrus Auguatomin tj-iumphis insignes T. 49 — 60. i^og^iui, Mus. cap. IV, 11, 12. l^arbault, Les plus beaux mo> namente de Rome pl. 58, 69. Boasini, Arelii tiionfali T. 49. Aighetti I, 160, 170. Caniua, Gli edlllzii di Borna IV T. COZLV
5, fî. Le haK-reli.'t ijui ropi'ésente l'apothéose est aussi reproduit daiië iiaumeister, Denkni. A. kl. Altertums I. ]». lit Fi«^. llfi. Cf. Braun, Ruineu uuil Museeu p. 123 u. 7. Abliandlungen der phil.-
. j . I y GoOgI