CHAMBRE SITUÉE A DROITE DE L'ENTRÉE
hi&t. Cl. d. sachB. Ges. d. WiBU. VI p. 280 ©t suiv. L'on a cru, mais à tort, qu'un bas-relief du Kuaée Torlonia, (xui représente rempereuT Lacini Vexas recevant dea l^arbares vaincnSf provenait de TArco di PortogaUo: tfatz-I>ahn, Antike Bildwerlie in Rom III
La chambre située à droite de l'entrée*
551 Statuette en brome d'un dieu Lare.
Trouvée sur le Viminal dane une antique maison particulière (Bail, délia comm. aroh. ' municipale I 1872 p. 88, p. SOO n. 1>. Beefiaaration; la pli&the.
Cette statuette est la plus grande et la meilleure
parmi toutes celles du même genre qui se sont conservées. Suivant l'habitude des anciens, le dieu Lare est reprér^inté comme un jeune iioinme, qui s'avance avec un mouvement rhythmé, tenant dans sa main droite levée un rhyton, dans sa main gauche tendue en avant une coupe. Il semble que l'attitude du corps et la disposition de la draperie soient dérivées d'un type de Baccfaus (Dionysos) créé par Vart attique postérieur.
Ann. deir inst. 1882 Tav. d'agg. p. 71—72.
552 Gamiture en bn^nze d'une tenta.
Naturellement toute l'armature en bois est moderne.
On appelait tensae les chars sur lesquels étaient places les attributs des dieux dans la procession par laquelle s'ouvraient les jeux du cirque. Cette garïiitare de bronze semble provenir d'un char de cette espèce ou d'un monu* ment en forme de tensa dédié à quelque divinité (voir n. 326). Il est difficile de dire avec certitude si le restaurateur a reconstitué exac ttment cette garniture, qui a été trouvée en morceaux. Les divers bas -reliefs ont été façonnés sur des moules, et plusieurs d'entre eux sur un seul et même moule. Ils représentent pour la plupart des scènes tirées du mythe d'Achille : Thétis plonge Achille enfant dans les ondes du Styx; Chiron le présente à son père Pélée prêt à partir en voyage ; Chiron lui apprend à jouer de la cithare (voir n. 572) ; puis à chasser; Achille à Scyros (voir n. 424); Biiséis est rendue à son pèrcj
PAI^US DK6 CU.XSERVATEURS
Patrocle demande en suppliant h Achille la permission de secourir les Achéens; la moi-t d'Hector; le cadavi*e d'Hector est traîné derrière le char da Tainqueur; il est racheté; la mort Achille; son corps est emporté du champ de bataille. Mais la décoration de cette tensa comprend aussi quelques scèses bachiques. Ainsi Ton voit dans la première et dans la troisième zone à partir du bas Ariane au milieu du thiase portée sur un char, dont le restaurateur s'est servi comme modèle pour reconstituer la garniture de bronze. Nous devons supposer que des motifs aujourd'hui perdus représentaient Baochus (Dionysos) entouré de son cortège , et fidsaient pendant au groupe d^ Ariane. Sur la quatrième zône à partir du l>4ih, entre les scènes empruntées à la légende d'Achille, sont placés des médaillons où l'on voit Vénus (Aphrodite) assise dans une coquille; cette coquille est supportée par de> Centaures marias des deux sexes; au-dessus de la déesse volent des Amours tenant des objets de toilette.
BaU. deUa eomm. arch. comunale V <1877> T. XI— XV p. Il*—
134. Baumeister, Denkiii. d. kl. Altertnms III, T. XC Fig. 2325, p. 2082. Cf. Bull. manioipRlo TI (1874) p. 256 III n. 1. Berichte der 8âcliâ. Uee. der WisseuBciiafteu 1878 p. 124 et siUv.
553 Bisellium en bronze.
Trouvé, dit-on, dan^ un tombeau non loin de Tanoienne Amiteraum (près d'Aquila). ♦ '
Ce siège a été trouvé en débris ; et il ne semble pas que le restaurateur ait été toigouss bien inspiré dans sa reconstitution. En tout cas c'est à tort que les deux
morceaux terminés par des têtes d^ânes ont été replacés coiunie appuis. D'abord ils limitent le siépfc à droite et à gauche sans aurune raison. En second litui ou ne voit jamais d'appuis iigurés sur les monuments antiques qui représoitent des sièges analogues au nôtre par leurs formes et leurs proportions*. Dans deux sièges de Pompéïf la plate -forme est soutenue par des objets sem<« blablos; mais on peut se demander si cette disposition ne doit pas être elle aussi considérée comme Tœuvre d'un restaurateur moderne: car ces appuis insérés entre la
CHAMBJtiE SITUÉjb. A DROITE DE L'ENTRÉE. 413
plate-forme et la tige transversale font une impressiou qui n'est nullement harmonieuse; et il faut les forcer pour les faire entrer dans cet intervalle trop restreint. De tout cela, il résulte à mon avis que de tels objets ne
font pas en réalité partie du siège du Capitole ni de ceux de Poiiipéï; il est plus probable qu'ils proviennent d'un autre meuble en forme de ht, auquel ils servaient de dossiers. Si l'on enlève ces appuis, notre siège ressemble aïk bisellium, tel que les monuments figurés nous le font connaître. C'était un siège à deux places, mais sur lequel une seule peraonne s'asseyait en signe d'honneur. De même qu'à Home la sella curulÎB , dans les munieipes le bisellium était réservé aux plus hauts fonctionnaires, et parfois 1 honor bisellii y était accordé à des particuliers, qui avaient rendu à la cité des services éminents. S'il est vrai que ce siège provienne d'un tombeau découvert près d'Amitemum, il y fut sans doute placé, parce que le défunt avait eu droit au bisellium. Le tabouret qui se trouve sous le siège en fait évidemment partie ; car sa décoration reproduit celle de la bordure supérieure du bisellium; et les sphinx ailés par lesquels il se termine sont employés d'antre part dans les appuis qui soutiennent la plate-ioi me du siège. Si dans le tabouret ces animaux sont assis, tandis que dans le bisellium lui-même ils aont couchés, c'est parce que dans le premier cas ils ne portent, rien et que dans l'autre au contraire ila sont en quelque sorte écrasés par les éléments arcbitectoniques qui pèsent sur eux.
Il est certain que le siège et le tabouret datent du premier siècle de l'empire. La décorittiou incrustée eii cuivre et en argent rappelle les meilieuxes œuvres du même genre, qui ont été trouvées à Pomp^'. Les motifs qui ornent les deux i^puia représentent, au milieu d'arabesques, plusieurs scènes du cycle bachique. Sur l'appui de gauche, on voit: deux Satyres Msant la vendange, puis un hennés de I*riape, derrière lequel une torche enflammée est fichée dans le sol; vieut ensuite un arbre :sacré, auquel sont suspepdus un tambourin et ime paire
4U PALAIS DES œNSJKRVATEURS.
de cymbales ; à droite, deux Satyres pressent des grappes - -
de raïaÎD. Sur l'appui de dn>ite sont représentés: deux
Satyres et une femme qui vendangent, un hermès de
Prîape avec un rameau dans la main gauche; puis en
avant un autel, eontre lequel est appuyée une torche en-
fiaiiiBiée, tandis <|u iiu-dessus pendent un tambourin et une
cymbale; ensuite l'on voit une femme retirant une épine j
du pied à un Satyre; à gauche, Silène rosse avec uu
pedum un Satyre qui a laissé tomber une corbeille pleine
de grappes de raisin. Tous ces motifs étaient populaires
et aimés; Us se retrouvent, plus ou moins modifiés, sur
beaucoup de monuments antiques. L'incrustation d*écaille
est certainement moderne ; nous savons pourtant que pen-
(laiit le premier siècle de l'empire on aimait beaucoup les
décorations de ce genre,
Bullettino délia comm. arcîi. municipale TI (1874) T. Il — rv, p. 22 — 32. — Pour les sièges de Pompéï, voii*: Overbeck-Mau^ Tompei p. 420 Fig. 227,
554 Litière.
Trouvôo en 1874 nnv FEsqnilin. Il n'y a d'antique que 1 s l arties f-n bronzp ; toute l'armature eu bois a été ajoutée
pai' le restaurateur aioderne.
Pendant les premiers siècles de uotre ère les chars n'étaient employés à Rome et généralement dans les villes d'Italie que pour les cérémonies religieuses et publiques ; le moyen de transport habituel était la litière (lectioâ). On y déployait un grand luxe, dont notre exemplaire peiit donner une idée approximative. Le toit de la litière est soutenu par des hermès de Silènes ; des arabesques incrustées d'argent ornent les listels du toit et les faces latérales de la plate-i'orme sur laquelle étaient disposés les coussins; les bras qui servaient à porter la litière se terminent d'un côté en têtes de jeunes Satyres. • Comme nous le prouve la partie qui supportait les coussins , on se couchait dans cette litière; nous devons donc croire qu'elle était en réalité plus longue que ne l'a faite le restaurateur moderne.
BaU. comunale IX (1881) T. XV— XVIII, p. 214—244.
SALLE OCTOGONALE
La salle octogonale.
Daub le vestibule, à gauche de l'euivée:
555 Aediculâ dédiée a la Terra mater par un personnage
nommé Aulus Hortensias Gerdo.
Trouvée mi Campo-Verano, RestaiirRtions • l'image (!e la déesse, la main droite avec la coupe, i'iudex de la maia gaueUe, Tattribut eu forme de b&tçn ^ue tient eette main à partir dn troisième anneau.
La Terra Mater est ici représentée sous im type de Cérès (Démèter). Sans doute cette identiiication est justifiée par les rapports étroits qu'il y avait entre les deux divinités; néanmoins elle nous prouve combien était paavre Vimagination créatrice de l'artiste, qui aurait dû trouver pour la divinité itaUque une forme plastique particulière. L'attribut de la main gauche a été inexactement restauré en un sceptre. Dans la partie inférieure qui s'est consei*vée on reconnaît évidemment une torche, composée de plusieurs tiges que des anneaux tiennent réunies. Des torches tout à fait semblables se voient par exemple dans les mains des Amours au n. 596 (70). Quant 1^ l'attribut de la main droite, ce n'était peut-être pas une coupe, mais un bouquet d'épis.
Bail, délia comm. archaeologioa nuiniolpale I (1872) T. III, p. 34 — 88. Overbeck, Knnatmytliologie III p. 467 n. Ib; Atlas
xrv 17.
Tout auprès:
556 (7) Bas-relief, représentant une Bacchante.
Trouvé f*n 1875 dans renti'^Tinp villa Magnani, terrain qui faisait ]nirti' dans l'autitiiLite deâ jardins de l'empereur
Liciniiift GaiUeuue.
Ce bas -relief d'un excellent travail représente une Iliénade, qui dans sa fureur bachique a mis en pièces un chevreau, et qui maintenant s'avance en dansant; son bras droit se retourne en arrière le long de sa tête; de la main droite elle tient son celiteau et un pan de la draperie dont elle est vêtue; son bras gauche qu'elle laisse pendre porte l' arrière-train de l'animal qu'elle a déchiré: c'est là
416 PALAIS BES C0NSEBVATEUB8
une figure qui est très souvent reproduite sur les basreliefs néo-attif]ues (voir nrs. r)78, 785). L'original de ce motif paraît être une œuvre de l'art attique, peut-être de la peinture nttîque, œuvre qui doit ftvoii* été créée pendant Tépoque ismiédiAtemenit aatérietire 4 la frise du Parthénop. CiHnme la plaque de marbre est légèrement bombée, ce fragnest de bas-relief doit a^oir Mt partie d'une base ronde de dimensions considérables, divisée en l»lu sieurs morceaux pour que le transport en fût plus facile. li'on a prétendu que cette base était une œuvre originale attique datant du milieu du V® siècle; cette opinion ne saurait être admise; le style de Pexécution ne se distingue de celui des bas-reliefs néo-attiques par aucune différence essentielle; le travail est seulement beaucoup plus soigné.
Bull, délia coram. munit ipale III (1875) T. XH 2, p. 127. Fiiaf. zigstes Berliner Winckelmanneprogramm (1890) T. I p. 97 et euiv. Cf. Htater, Die neMMltcbon ItoUefs p. I5é— 165, p. 1(7. Deatsohe Ldtteratiuzeitimg 1891 p. 506.
A droite de l'entrée:
557 Vimte tombale de Quintns Snlpieiiu Xaximiis.
Le monument sépulcral, dont cette pierre faissit partie, se trouvait maçonné dans le mur d'ÂuréUen tout prés de
la porta Salara; il fut découvert en 1871 lorsque ron refit cette porte. 11 se compose d'une petite chambre funéraire, au-dessus de laquelle était placé un piédestal rectangulaire. La pierre fut trouvée à côté du piédestal; maiB, certaines traces visibles sur ce piédestal nons prouvent qu'elle devait piimitivement être dressée à la partie supéiienre du monument.
Comme noue l'apprend Vinscriptioii latine sçulptée en haut du gode, ce tombean renfermait te oorps d'un enfant
Quintus Sulpicius Maximus, mort à l'âge de onze ans cinq mois et douze jours, après s'être distingué par un poëme grec improvisé dans le concours que Domitien en Tan 94 ap. J.-C. institua au Capitole. Le sujet de ce poëme était les reproches de Jupiter (Zeus) à Phébus (Hélioe), parce qu^il a confié à Phaéthon le char dn soleil. Les parents du jeune déittnt ont &it reproduire ces vers snr la face antérieure de la pierre tombale, comme 14ndiqae expressé-
SALLE OCTOGONALE
ment le texte in:5cnt à la partie supérieure du socle: ils voulaient éviter qu^ou pût leur reprocher d'avoir exagéré la valeur de leur fils. Le poëme est une mauvaise piècO) froide et composée de phrases creuses. Au bas du socle ont été ajoutés deux épigrammes grecs, qui louent le génie poétique du jeune Maximus: l'un d'entre eux nous api)rend que Tenfant est mort de maladie et de faiblesse, parce que ni le matin ni le soir il ne cessait de cultiver les Muses. Le portrait en pied de Teniant poète, revêtu de la tunique et de la toge, orne la niche creusée dans la face antérieure de la pierre tombale; il répond bien à tout ce que les inscriptions nous disent de Maximus* Sur ce petit yisage flétri, aux traits tirés, on lit le plus clairement du moiuie 1 existence misérable d'un enfant prodige à Tesprit constamment tendu et d'une faible santé.
C. L. VjLflconti, Il eepolcro del fancinllo Q. Siilpicio Massim*' Roma 1871. Ciofti. Tnscriptioîies latinao et graecae cnm carmiae graoco extoinjjuraii C^. Sulpicii Maxiuii, Romae 1871. Bull, dcll' Iiuit. 1871 p. 98 — 115. Kaibel, InBcriptiones Siciliae et
Itsliae n. 2012.
La description den antiques qui se trouvent dans la salle elle-même commt'uct* à droite de l'entrée; nous nous occupons d'abord des œuvres placées contre les murs.
Dans la première niche à droite:
558 — 560 Buste de Commode entre deux Tritons ou deux Centanres marins.
Ces trois sculptures fureut découverteti eu (lécembre 1871 sur rBaquilin, dana la yilla Palombara située sur l'emplacement dea jardins impériaux, paimi lea ruiaea d'une pièce souterrainp, qui correspondait avec un er^'-ptopoi-tique ricliement décoré. Il ost évident qu'à Foviiçine elles se trouvaient au rez-de-ciiaussëe de rédilice coustrait en ce lieu, et qu'elles tombèrent dans le aous-sol, lorsque le rez-deobaossée s'effondra. Cest dans le même souterrain qu'ont été découvertes les deux prétendues Dan aides nrs. 564 (24) et 565 ua), et la statue de jeune fille n. 566 (26).
Le buste est fait d'un autre marbre que les deux statues; la surface en est brillante et polie, tandis que celle des deux figures latérales ne Test pas; il «euible néanmoins que les trois sculptures aient formé dans l'an-
Hbi«bki, Guide X. 27
418 PALAIS D£S GONSEEYATËUaS.
tiquité un seul et même groupe, dont il est facile de trouver le sens ^&ce à un motif fréquent sur les sarcophages; bouvcnt eu eftet le portrait du défunt, sculpté dans une coquille ou sur un écusson, est supporté par di'ux Centaures marins (voir aussi n. 552). Nos deux Tritons ou Centaures marins étaient sans doute disposés de la même façon autour du buste de Commode* Le bras gauche de la figure placée à gauche était tendu vers répaule droite de l'empereur, le bras droit de la figure de droite vers son épaule gauche. L'autre bras, qui retomljait le long du corps, tenait j^robablement une rame. L'esquisse ci-jointe (Fig. 25) peut donner une idée de Taspect que présentait uu pareil groupe.
règne, se lit adorer comme Hercule, est ici représente avec les attributs de ce héros. Sa tête est recouverte de la peau de lion ; de sa main droite il appuie la massue sur son épaule; sa main gauche tient les pommes des Hespérides. Les Tritons ou les Centaures marins groupés autour du portrait de l'empereur personnifient la mer, tandis cj^ue les motifs sculptés au-dessous du buste en guise de supports représentent la terre et le ciel. Les deux figures semblables à des Amazones^ qui tiennent chacune une coruc d'abondance et qui sont agenouillées sur un piédestal en albâtre oriental, doivent être considérées comme des personnifications de provinces de Fempire romain. Sur le
SALLE OCTOGONALE
globe céleste placé entre elles denx, on voit trois signes du zodiaque, le scorpion, le bélier et le taureau; comme ils ne se suivent pas dans leur ordre habituel, il faut croire qu'ils rappellent trois moments particulièrement importants dans la vie de Tempereur. Le bouclier d^Ama* zone, qui sépare les deux cornes d'abondance, fait peutêtre aUusion au surnom d'Amazonius, que s'attribua Commode; c*est également ainsi que Tempereur voulait appeler le mois de janvier, lorsqu'il résolut de changer les noms des mois. Dans ce buste le marbre est travaillé avec une étonnante vii'tuosité. Par exemple, en ce qui concerne la peau de lion jetée autour de la téte, il était à craindre qu'un seul coup de ciseau, donné trop fort, ne fît voler en éclats la mince couche de marbre ; le sculpteur a donc exécuté, au point de vue technique, une véritable œuvre d'art; son travail fait néanmoins une impression presque pénible; car on reconnaît évidemment que l'artiste a fait violence à la matière qu'il employait. Ce n'est point du marbre que l'on croit avoir devant les yeux, mais de la porcelaine. Ce qui produit un effet encore plus désagréable, c'est le contraste entre le buste qui est puissant et lourd et les motifs un peu mesquins qui le supportent. Le spectateur se figure que le buste tient seulement en équilibre par son propre poids, et qu'à chaque instant il peut tomber.
Les extrémités inférieures des statues disposées autour du portrait de l'empereur avaient été travaillées à part* Comme elles ont été perdues, nous ne pouvons pas savoir si oes figures se terminaient par des corps de poisson ou bien par des corps de poisson en arrière et par des jambes de cheval en avant, et par conséquent si c'étaient des Tritons ou des Centaures marins. Les têtes sont très différentes du type que Scopas créa pour les personnages mâles du thiase marin (voir n. 187); elles semblent reproduire un type inventé par Tart hellénistique. L'artiste, pour indiquer que ces êtres vivent au fond de la mer, a recouvert d'algues leurs sourcils, leurs joues, leur cou, leur poitrine et leur ventre.
Bull. deUa oomm. manicipale ni (1875) T. X, II, p. 3^15, T. XIV^
XV 2. 3, p. 140— U3. Rômische Mittheilungen III (1888; p. 30^— .'Ul. L»' buste (le Commode est aussi reproduit dans Baumeister. ijeiikmaler des kl. AltertninH f, p 308 Fig. ot dans BeruoulLi, Rom. Ikouoi^iiipliie II 2 T. LXi i). u. i, p. 237, p. 243., p. 253.
561 (19) Statue d*im Génie.
TroQvëe sur rEsquilm, dans le jardin Altieri, prés de la Toie Labicane. EeataoïatioaB: le nez, Tavant-bras droit
avec la coupe, la maiu gauche avec rextrémité inférieure de la f'oruo d'abondance, la jambo droite X partir du niilirni de la cuiase, le bas de la jambe gauche, le ti'ouc, la pliuthe.
A la corne d'abondance on reconnaît un Génie (voir n.310); aussi le restaurateor a-t-il eu raison de restituer la main droite brisée avec Vautre attribut qui caractérise les Génies, c'est à dire la coupe. Mais le savant qui a
publié cette statue fait erreur, lorsqu'il veut y recuiiiiailre le Génie de Jupiter ((ienius Jovialis), à cause de l'égide qui pend comme une draperie sur l'épaule gauche; car on ne saurait trouver aucune raison concluante, pour croire qu'un artiste ait représenté le Génie d'une divinité au lieu de cette divinité elle-même. L'égide, attribut destiné à effrayer les ennemis, serait parfaitement à sa place dans l'image soit d'un Génie d'une armée (Genius exercitus), soit d'un Génie d'uu corps de truupe.s (Genius castrorum, cohoi"tium etc.).
Bull, oomtttiale X il88â> T.XVill, XIX, p. 173— 17il.
562 (21) Sarcophage représentant la chasse de Calydon.
Trouvé dans nu tombeaa situé prés des bords de l'Anio entre Tivoli et Vieovaro.
Ce sarcophage, dont les bas-reliefs attestent la plus profonde décadence artistique , n*est guère remarquable que par ses dimensions colossales. Les têtes des figfures
qui ornent le couvercle n'ont |»as été terminée.'i, afin (jiie l'acheteur du baicupiuige j)ùt iuirc sculpter les portraits des deux époux qui devaient y être déposés. Les basrelieis nous prouvent une fois de plus combien les artistes, qui décoraient les sarcophages, s'efforçaient d'introduire dans le sujet mythologique qu'ils représentaient des motifs réalistes rappelant la vie du défunt (voir
SALLE OCTOGONALË.
11.416)* Nous voyons ici, auprès deMéLéagre, d'Atalante et des Dioscures, qu'il faut reconnaître, semble-t-il, dans les deux cavaliers, trois hommes revêtus de la tunique,
qui n'ont aucun rapport avtic le mjiihe, et qui personnifient
tont simplement les compagnons de chasse du Komain,
dont h> corps fut déposé dans ce sarcophage.
Bull, comunale I (1872) T. II. ITI, p. 175—191, Baameister, Dankmliler d. kl. Altertums II, p. 918 Fig. 992.
Au-dessous, sur le sol:
563 Oroupe^ combat entre une panthère et un tanglier.
La panthère a été renversée par l'élan inipt'tueux du sanglier; elle est étendue sous lui, et le mord au cou, tandis qu'il passe au-dessus d'elle dans sa course. Le groupe est d'une composition parfaite; il rend avec beaucoup de vérité le contraste qui existe entre la force brutale du sanglier et Tagilité de la panthère. Mais l'exé« cution laisse à désirer.
BoU. comuuale XII (1884) p. 258 n. 9.
504 (24), 565 (23) Deux statues déjeunes filles.
Trouvées sur l'Esciniliu dans la viiia Palombara. En oe qui concerne les circonstancea de la découvertes, voir 11T8. 658—560. BestauTfttionfl: aa n. 23, TftVftat-tiTas droit
étendu en avant; au n. 24, les deux bras, la cithare, et les doigts (lu pied droit. Dans les deux statues, la tête et le bnste jusqu'au commenoement de la draperie ont été sculptés dans an morceau de marbre séparé. Il en était ainsi des bras qui manquent aujonTd'hni.
La statue n. 23 représente une jeune fille qui voit ou entend quelque chose , dont son âme est vivement émue. Sa physionomie exprime la tristesse ou la compassion. Comme sa bouche est ouverte, on pourrait croire qu'elle va parler soit pour se justifier, soit pour protester contre une demande qui lui est adressée. L'avant-bras enveloppé dans le nuinteau est tendu vers la terre avec un geste très raide, et ia main semble se crisper dans TétofFe qui l'entoure. Dans la statue n. 24 la téte penchée en avant a une expression profondément mélancolique ; aussi l'artiste moderne a-t-il eu tort, sans le moîndire doute, lors-
qu'il a restauré cette figure en joueuse de cithare. Malheureusement nous n'avons aucun indice, qui puisse noua faire connaître quelle était la pose primitive des bras.
Ce qui est certain toutefois, c'est que la partie supérieure des bras était un peu tendue en avant et ne faisait pas corps avec le buste, sur les côtés duquel on ne retrouve pas trace d'amorces. On pourrait supposer par exemple que les mains étaient jointes ou croisées l'une sur l'autre près du nombril. £n tout cas il y avait certainement harmonie entre la pose des bras et l'expression mélancolique de la physionomie.
Dans le portique, (pii entourait le temple d'Apollon sur le Palatin, se trouvait un cycle de statues, rt^présentant Danaiis l'épée nue au milieu de ses filles. Evidemment l'artiste avait voulu figurer le moment^ où Danaûa ordonne à ses filles de tuer leurs fiancés; ce motif lui fournissait une ezcellente occasion, pour exprimer sur les visages des jeunes filles les nuances de sentiment les plus diverses; pour cette raison même, il convenait parfaitement à Tart hellénistique. Nos deux statues seraient très bien h leur place dans un tel ensemble. On peut donc se demander s'il ne faut pas les considérer comme des copies faites d'après deux Danaïdes appartenant au cycle de statues du Palatin.
Bull, dellft comm. mimiDipale m (1875) T. IX, X, p. 57—72. Cf. II p. 247» nn. 11, 12. — En ce qui concttrne Iob Danaïde^du Palatin: Stark, Niobe p. 328. Au même cycle paraissent aussi se rapporter les statues reproduites dans Clarac IV, pl. 590 n. 1276» V, pL 836 n. 2096 A, pl, 078 C n. 2Ô43,
66G (26) Statue: une jeune femme, s'entourant la tête d'un bandeau.
Bn ce qui conoonio les circonstances de la découverte^ voir nrs. 558 — ^560, Reatanration: le bout da nez.
Cette jeune femme est occupée à rouler autour de sa tête un large bandeau. La nuiin gauche a saisi par derrière le chignon qui se trouve placé sur la nuque et le soulève, tandis que la main droite tient la bande d'étofi'e, qui a déjà fait une fois le tour de la tête, et qui doit
SALLE OCTOGONALK
maintenant être passée au-dessous du chignon. Auprès de la statue, sur un vase de forme élancée et qui est orné d'un uraeus, est posée une draperie ; il semble donc que la jeune fille vienne de sortir du bain ou se prépare à y entrer. L'objet carré qui supporte le vase est sans doute un ooffret de toilette. Des fleurs ornent le côté de cette boîte qui n^est pas recouvert par la draperie; il faut probablement y voir une décoration en ciselure, analogue à celle des broches rondes dorées, qui ont été trouvées dans les tombeaux étrusques du IIP et du 11^ siècle av.
Cette statue est le produit d'un art éclectique, qui seni]>le s'rtre développé pendant ie dernier siècle av.
J.-C. ou pendant le premier de notre ère. Evidemment le modèle dont s'est inspiré Partîste est un original grec du milieu du V° siècle. Le visage rappelle certains types archaïques par les oreilles trop haut placées et par le menton très développé. Au contraire Texpression de la }>liysionomie est un mélange de sensualité et de légère
mélancolie, une de ces nuances qu*aimait à rendre l'art hellénistique. Quant au corps, il est traité avec un parfait naturalisme. Ce caractère apparaît avec la plus grande netteté dans le coussinet de graisse visible entre les seins et le nombril, ainsi que dans la forme des
jambes, ([ui hout trop grosses proportionnellement au torse, et qui manquent d'élégance autour des chevilles. 11 est certain que dans l'exécution de ces détails le sculpteur a reproduit exactement le modèle.
Jusqu'à présent Ton avait Thabitude de voir dans cette statue une îma^e de Vénus (Aphrodite); mais cette interprétation se lunirte à plusieurs difficultés; il est impossible, entre autres choses, de l'aire entrer ce type de statue dans le développement du type idéal de Vénus. Ou a supposé récemment avec beaucoup de raison, que le sculpteur avait pris pour modèle une peinture attique du cinquième siècle, représentant Atalante, au moment où elle se prépare à la course, dans laquelle elle se mesurera avec Hippoménès: après s'être baignée et frottée d'huile, la vierge rassemble sa chevelure à l'aide d'un bandeau, pour éviter que la rapidité de ses mouvements ne la fasse flotter autour de sa téte. Nous connaissons en e£Pet un cratère attique de la ûn du V® siècle, dont les peintures représentent les préparatifs de cette course légendaire; le motif d'Atalante y ressemble à celui de notre statue (Fig. 26). Mais il est clair que si le sculpleur avait voulu représenter Anil ujte, il aurait, en ce cas, commis plusieurs erreurs ; le coi ps , qu'il a donné à sa figure, n'est nullement celui d'une jeune fille qui se livre aux exercices physiques (cf. n. 378). Quant au vase hellénistico-égyptien et au prétendu co£Eret de toilette, ils feraient une étrange impression dans une représentation mythologique. D'après tous ces détails on a peut-être le droit de se demander, si le sculpteur, tout en prenant comme point de départ le motif d'Atalante, ne lui a pas donné un sens différent de sa véritable signification primitive, et n'a pas voulu représenter une jeune femme adonnée au culte d'Isis. L'uraeus figuré sur le vase est un des symboles de la déesse égyptienne. D'autre part à répoque même, de laquelle à notre avis date cette statue , le cnlte d'Isis et les cérémonies qu'il comportait étaient célébrés avec empressement pai le monde galant et élégant de Rome. Il est possible de croire que dans
SALLE OCTUCUiSALE.
la physionomie de notre figure se reflète le caractère à la fois sensuel et mystique, qui était particulier à cette religion. Enfin nous savons que les bains et les lustrations jouaient un rôle capital dans les cérémonies égyptiennes. Peut-être le sculpteur a-t-il eu Vintention de représenter une jeune femme se préparant au bain en vue d'une cérémonie de ce genre , et nouant ses cheveux avec un bandeau ]jour ne pas les mouiller.
Bull, (lella comm. arch. municipale III (1875) T. ITT— V. p. 10- 28; XVITI (1890) T. ITT, IV 1 , p. 48— 5G. Gazette archéologique 1877 pl. 23 p. 138—152. American Journal of Arcliaeology lU pl. I n. 3, p. 12—18.
567 Deux statues colossales de magistrats romains.
Trouvées en 1879 sur le Boulevard Trincipessa Margherita. EUm étaient maçonnées dans un mur, avec lequel au moyen-âge on avait fermé une des nlohès du Nymphaeum
situé clans les Horti Li(>iiiinni ( connu sous le nom de Temple de Minerva Meilica). Restaurations, dans les deux statues: plusieurs doigts de la uiaiu droite, quelques fragments du morceau d'étoffe que tient cette main, l'avant-bras gauche avec le sceptre terminé par une tête d'aigle; les boxds de la plinthe.
Ces statues représentent deux magistrats romains, l'un âgé et l'autre plus jeune, qui président aux jeux du tin^ue et qui lancent dans Tarène uu morceau d'étoffe ( mappa), pour donner le signal du commencement de la course. Ce n'est pas sans raison que la main gauche a été restaurée avec on sceptre terminé par une tète d'aigle; sur des monnaies et sur des diptyques en ivoire, où est représentée l'ouverture des jeux du cirque, empereurs et consuls tiennent souvent un sceptre du même genre. Le costume est celui qui fut prescrit pour les hauts fonctionnaires à partir de Constantin le Grand: une longue tunique avec des manches, par -dessus une tunique plus courte sans manches et une toge étroitement ajustée. Dans la chaussure des deux statues nous devons reconnaître les brodequins sénatoriaux (ealcei anrati). Le style de l'exécution et les visages complètement rasés indiquent le IV^ siècle. Le corps et les draperies ont été travaillées mécaniquement et n'ont aucune vie; ils forment un contraste très
vif avec les têtes qui sont fort bien réussies , et qui sont certainement ressemblantes.
BnU. comnnAle XI (1883) T. HT, lY p. 17 et sniv. Cf. VU (1879) p. 241 11. G, 7. — En ce qui connonic le sceptre terminé par nne têtu d'aigh';: Mever, Zwei autike KlfenbeintafeliL der BibUo^ek in Milncheu (Kunclièn lti79) p. X&— 19.
Entre ces deux statues:
568 8tatae d'un éphèbe.
TrouYée siur le (^uirinsl dans la partie du jardin BospigUoBi qni a diaparu par aoite de Touvertare de la Via Nadonale.
On reconnaît sans le moindre doute possible que les parties (|ui manquent à la tête et au dos étaient sculptées H part, et rattachées au marbre qui s'est conservé. Comme notre éphèbe se trouve dans la même attitude que le soidisant Amour représenté sur le bas-relief d^un tambour de colonne qni provient du temple de Diane (Artémis) à Epbèse, on a prétendu que c'était aussi un Amour et l'on a supposé que le fragment du dos aujourd'hui perdu portait des ailes. Mais la ressemblance qui existe entre les deux figures peut être purement accidentelle; et, d'après l'état actuel du dos , îl n'est nullement certain que cet éphèbe fut ailé. Dans tous les cas on ne saurait admettre que la statue du Capitole reproduise T Amour Thespien de Praxitèle; il n'y a pas le moindre rappprt entre elle et la manière artistique de ce grand sculpteur.
BuU. comunale XIV (1886) T. I, II p. 54—76. Cf. Bobert , Arohfielogiache Mftroben p. 160 et aulv.
569 Statue de Thanatosi d'un travail médioore.
Trouvée sar rEsqnlUn près de la Via Memlana. Bestanrations: le nez, le bras gaucbe, la cithare, la main droite avec la partir» inféiieiire de l'attribut (lu'elle tenait, et (]ui a été roHtauic on un plcotre, la jambe droite à partir du gonou, lu moitié supérieure de la cuisse gauche, le bas de la mémo jambe — sauf le pied dont la plus grande partie est antique — , des morceaux dn trône d'arbre.
L'objet tenu par la main droite a été inexactement restauré en un plectre. La partie supérieure, qui s'en est conservée, est beaucoup trop longue, et d'aui^e part sa
SALLË OCTOGONALE.
forme difiPere des représentations authentiques que nous possédons de cet instrument. En outre ^ pour un objet aussi court qu'un plectre, il n'y aurait pas eu besoin de
l'appui qui rattachait à la cuisse droit(^ Tattribut aujour- (I hui disparu. De même la restauration de la cithare est tout à fait ai'bitraire. Par comparaison avec les monuments cités au n. 185, nous devons voir dans cette statue une image de Thanatos, avec une torche renyersée dans la main droite et un arc dans la main gauche.
Bail, délia eomm. arch. comunale V (1877) T. XYT, T. XYII 1^ p. 185—145. Cf. Bail, manieipale IV (1876) p. 214 n. 7. Bull, deU' Inst. 1877 p. 151 et Boiv.
Derrière, à droite:
570 Bfts-relief| Tnleain (Héphaistos) forgeant les armes d'AchiUe.
Trouvé ilauô la vigua lielartli eutre l'égliso Ste-Bibiaue et la porte Majeure. ReetauratiouB : le bras gaaohe de Yul* cain, le billot de renclumef le bouclier qui y est placé, les
jambes dos trois Cyclopep, la tlguro de Jnnou (Hôia") andessous des seins, i)rosquo tout lo tronn du ohèue qui se trouve derrière elle, la queue du paou perché sur cet arbre^ la cuirasse et l'épée que l'on voit sous le même arbre.
Yulcain et les Cy dopes sont occupés à forger le bouclier d'Achille ; le casque et les jamhièrcf^ sont déjà ter-» minés et gisent à terre derrière eux. Pallas et Junon dehout assistent à leur travail. On ne comprend pas
clairement pourquoi l'artiste a représenté ces deux déesses. Peut-être a-t-il voulu indiquer qu'Achille jouissait surtout de leur protection. D'autre part on pourrait supposer que Pallas préside à cette œuvre comme déesse de l'industrie (Ërganè), et Junon comme mère de Vulcain. En tout cas ces deux figures font une impression assez froide, parce qu^elles n*ont aucun rapport étroit ayec le groupe des forgerons. Derrière Pallas on voit l'arbre qui lui est consacré, l'olivier, et sur cet arhre le hibou et l'égide, deux des attributs de la déesse; derrière Junon est représenté un chêne, sur lequel est perché un paon, l'uiseau préféré de la reine des dieux»
BnU. comonale VX (1878) T. X p. 142—152.
Diyiiizea by
l'ALAAiD DEb CONSEllVATELiiS.
Ô71 fias-relief à siyet hellénistique.
Trouvé près de S. Yito.
Sur ce bas-relief nous voyons un rempart couronné de créneaux et fortifié par une tour. En avant s'élève un
laurier autour duquel est enroulé un cep de vigne: une branche derarbi e entre dans la tour par une fenêtre, tandis qu'aune lucarne du mur sont suspendus, liés par un ruban, un tambourin (tympanon) et deux Mtes. A droite s'est conservée la partie supérieure d'un temple ionique, qui, semble-t^il, était figuré comme dépassant la hauteur du rempart. L'arbre pénètre dans la tour; nous devons donc supposer qu'elle est abandonnée : c'est là un motif qui a été créé sons Tinfluence idyllico-roraantique de l'art hel- Irnistn^ue, et qui se retrouve maintes fois dans les peintures murales gréco-romaines (voir n. SOS).
Bull, municipale III (1875) p. 247 n. 4. Schreiber, Die helleîiiptisohen Reliefl)ilder T. XLI. Cf. Helbig, Unteraucbuugeu uber àin campauifiche WaDdmalerei p. 99.
572 (36) Tète de Chiron.
Trouvée sar la place \ictui-Lmmauuel. Keetauratious : rextrëmité inférieiire da nez et la pointe de ToTeUle ganelie.
A Kome dans les Saepta se trouvait un groupe en marbre qui représentait le Centaure Chiron apprenant à Achille adolescent à jouer de la cithare. Nous connaissons les motifs ]irincipaux de ce groupe par des peintures mu* raies, des bas-reliefs et des intailles: Chiron s'appuyait sur le sol avec les jambes de derrière de son corps de cheval; la tête légèrement penchée vers l'épaule gauche, il regardait son élève debout auprès de lui du même coté. La tête du Capitole provient d'une statue de Chiron, qui faisait partie d'une réplique de ce groupe. Telle qu'elle est actuellement, elle est mal placée. Un pli de la peau, qui traverse obliquement le cou du côté gauche, prouve que la tète du Centaure était penchée de ce côté, comme dans le groupe dont nous venons de parler. Dans les copies antiques de cette œuvie, Chiron est représenté avec une couronne de laurier. J>*exemplaire du Capitole était orné d'une couronne semblable en métal; car une
SALLE OCTOGONALE
légère entaille circulaire court depuis les mèches de cheveux qui se trouvent au-dessus thi front jusqu'à la nuque, en h)ngeant le borrl extérieur des oreilles. Si i on fait abstraction de la partie restaurée du nez, qui est beaucoup trop grosse, on reconnaîtra que la physionomie exprime non-seulement la force, mais encore le sérieux et la bonté qui caractérisaient le plus humain d'entre tous les Centaures, le sage Chiron. Le front est ridé ; les sourcils se froncent; la lèvre inférieure est un peu toiiniée vers hi gauche: tous ces traits nous ïont coin|)rt ndre que Chiron n'est pas satisfait. Les oreilles sont tendues sous rinfluence du même sentiment. Tandis qu'à droite son oreille de cheval reste collée au crâne, Toreille de gauche pointe en dehors, comme c'est Vhabitude chez les chevaux, dont l'attention a été éveillée par un bruit qu'ils ont en* tendu de côté (voir n. G 15). Evidemment Chiron n'est pas absolument content de la musique (|iie fait son élève. Plusieurs savants ont déjà supposé que le groupe qui ornait les Saepta devait être une oeuvre de l'art hellénistique; cette hypothèse est entièrement confirmée par le caractère de la tête du Capitole. La chevelure y est traitée comme dans les types de barbares de Pergame (voir nrs. 533, 884): la bouche rappelle celle des statues de Marsyas pendu (ci. u. 57G). L'exécution est vigoureuse; mais on sent (ju'elle est un ])eu mécanique , par exemple dans les cheveux et les rides du visage j il en résulte qyCiï nous est impossible d'admettre que cette tête provienne du groupe original.
Mon. deU' Inst. XSI, 1 ; Ann. ISM p. 50—74.
Ô7d— 575 (36, 42, 43) Trois ttatues d*atUètei.
Trouvées aa nmieu des rniaes d'nne antique villa, dans la Tennta Âriano, près de VeUetri. BestanrationB: dans le
n. 38, les deux mains, la partie antérieure du pied droit, presque tous les doigta du pied gauche, laplintlie; dans le n. 42, le pied gaucho.
Les statues désignées par les nrs. 38 et 42 formaient un groupe qui représentait deux athlètes au moment où ils vont engager la lutte : ils sont debout Tun en face de
r autre, le haut du corps courbé en avant; ils s^observent
avec attention, les mains tendues, afin de saisir Tadver-
saii e le plus avantageusement i)ossible, quand le niument
l'avoruble se présentera. Le nu est modelé par arêtes
vives ; TexécutioB tout eutière rappelle la technique de la
ciselure; nous devons donc admettre que Toriginal de ce
groupe était en bronze. Les appuis qui font ici un effet
si désagréable étaient alors inutiles; l'artiste, qui a sculpté
le marbre, a dû les ajouter pour relier au corps les avant-
bras qui s'en écartent. Le style ne présente encore aucune
tract du naturalisme qui fut introduit dans l'art par Ly-
sippe; il en résulte que les originaux sont antérieurs à
répoque où Tart subissait l'influence de ce maître.
L'attitude de la statue n. 43 est analogue à celle des
deux figures nrs. 38 et 42 ; toutefois elle est un peu plus
mouvementée. Le caractère individuel de la tête nous
indique que nous sommes ici en présence d'un portrait
personnel. Le style dénote l'époque hellénistique.
Bull, municipale IV (1870) T. IX— XI, p. 68 -83. Cf. Abliaadliingeu des anli.-epigr. ijeminara in Wien VUl U890> p. 46.
Ô76 (46) Statue de Xanyttk
Trouvée sur l'Esquiliu, non loin du prétendu Auditoiinm
de Méeèue. Restaurations: la moitié atitêrieurp des deux bras, la partie du veutr*^ qui outoiire le nombril, la jambe gauohe un peu an -dessous du genou, le bas de la jambe droite, le tronc d'arbre, la i)linthe.
Marsyas est suspendu à un arbre; la tête pencliée
avec une expression de douleur et de fatigue, il attend le
châtiment qui va lui être infligé, parce qu'il a osé engager
la lutte avec Apollon. Le marbre phrygien aux veines
rougeâtres (paonazzetto), dans lequel cette statue a été
sculptée comme plusieurs autres répliques du même sujet
qui se sont conservées, paraît avoir été choisi tout exprès,
pour figurer l'arrêt du sang produit par la ligature des
extrémités. L'artiste, qui a su concevoir avec tant de
caractère ce corps suspendu, a composé un véritable chef
d'œuvre d^anatomie. I^a statue dite de l'Ëmouleur qui se
trouve aux Uffizii de Florence, représente certainement
un Barbare chargé d'écoreher Mars} as; elle semble, si Ton
SÂLLE OCTOGONALE.
en juge d'après le marbre et le style de l'exécution, une œuvre de Fart qui florissait à Pergaïuc sous A t taie T*^'^(voir nrs. 533, 884); on sera donc porté à croire qu'elle ne formait qu'un seul et même groupe avec l'origmai du^larsyas pendu. Mais une difficulté surgit ; il existe une différence de style considérable entre TÉmouleur et les répliques qui se sont conseryées du Harsyas. La première de ces deux œuvres est d'un travail plein de caractère, mais sobre dans les détails; elle ressemble aux figures de Barbai'es de Pergame. Au contraire les statues de Marsyas que nous possédons, bien que la chevelure y soit traitée comme dans les types pergaméniens de Gaulois, se distinguent par la minutie raffinée avec laquelle sont rendus tous les détails anatomiques, minutie dont on ne trouverait aucun exemple dans les œuvres que Ton peut attribuer avec certitude à la première période de l'art de Pergame. Toutefois cette diiliculté disparaît si l'on admet, ce qui est vraisemblable, que le type du Marsyas a été remanié à une époque postérieure. La première école de Pergame créa un groupe, dans lequel le Marsyas pendu et PEmouleur étaient placés Pun en face de l'autre; les deux statues étaient évidemment traitées dans le même style. Plus tard on eut l'idée de détacher de ce groupe la figure de Marsyas et d'en faire une statue à part. C'est a,lors que fut créé le prétentieux morceau anatomique, que reproduisent toutes les répliques aujourd'hui conservées.
Bull, comunale VUI (1880) T. XVII— XX, ]>. 198—300; cf. IV
(1876) \). 213 n. 14. Overbeck, Kunstmythologie IV p. 47*; n 2. p. 47K- 481; Atlas XXVI 24. Cf. Friederirhs -Wolters. liausteiue n. 1415. Overbeck, Geschiohte dor griechiBchen Plastik 11^ p. '628, Loewy, Lyeipp und seine Stellung in der gr, Plastik p. 28,
577 (47) Portrait d'un J9U)mam.
Trouvé au Castro praetorio. Restauration: la partie autéiidure da nez.
L^on a voulu reconnaître dans ce buste un portrait
de Gnaeus Domitius Ahenobarbus. Mais la ressemblance
de cette tête avec les effigies des monnaies est encore
plus superficielle que celle de la tête n. S2. Ce qui est
Diyiiizea by
certain 7 c'est que le type du visage comme le style du l'œuvre mditiuent répoi|ue de transition entre la république et l'empire.
Bull, miinînipale IV (1878» T. XIII, p. 85-~91. BemonlU, &ô* uisclie Ikouograplûe I p. 199 Fig. 28.
Nous passons maintenant aux monoments placés devant et entre les piliers qui soutiennent la voûte.
Jùn, lace de rentrée :
578 Bhyton, qui servait à la déeoration d'un jet d'eau.
Trouvé au mai 1875 sur rEsq^uiUn dauâ l'ancienne viiia Caetanl Restaurations: dans la Chimère, la plus grande partie dos cornesi, des oreilles et des jambes de devant, les deux tiers postéiiears des ailes.
Le rbyton, qui repose sur une touffe de plantes aquatiques aux larges feuilles, se termine en Chimère à sa
partie inférieure, tandis que le haut est orné de basreliefs qui représentent trois Bacchantes dansant auprès d'un cratère. Comme le ei ;itt l e se trouve sur laface postérieure du rhyton, le sculpteur n'en a dessiné que la silhouette. La conduite cVcau pénétrait dans le monument sous la plinthe, et débouchait en avant au-dessus des femlles, à l'endroit où l'on voit l'ouverture. L'inscription ^avée sur la plinthe nomme comme auteur de l'ensemble TAthénien Poutios, qui viviut probablement au premier siècle de l'empire, >>i l'on en juge d'après le style du rhyton et les caractères de l'inscription. Comme les artistes attiques de cette époque avaient coutume de le faire, Pontios a emprunté aux écoles antérieures les motifs qu'il a sculptés sur le rhyton. Les figures des trois Bacchantes semblent dérivées d'originaux attiques du milieu du V® siècle; l'une d'entre elles est reproduite sur un basrelief d une exécution incomparablement meilleure dont nous avons parie n. 556. La corne a^t creusée jusqu'aux deux tiers de sa profondeur. La cavité ainsi produite servait sans doute à mettre dans le rhyton des fleurs, dont les formes et les couleurs variées formaient un contraste charmant avec la sévérité architectonique du vase qui les contenait.
SALLE OCTOGONALE. 433
BuU. délia comm. arch. municipale III (1875) T. XU 1, T. XIII, p. 118 — 134. Cf. Loewy, Inscbiiften grieoh. BUdhauer n. 389, Hammr, Die neu-attischen Reliefs p. 3, p. 8 n. 2, p. 115, p. 187. — Four le ^as-relief représentant one Baooliante, voir pins haut notre u. 556.
A gauche, près du rhyton:
579 Téta d'une Amatone.
Tronvée en 1874 ma VSsqniilin, auprès du soi-disant Andltorium de Uéoône. Bestaorstion: le tient du nez.
Cette tète appartenait à une statue du type , dont la
meilleuri' repruduction est iiotrti n. 503. Jahrbach des arch. Inst. I (1886) p. 18 n.
Derri^ le rliyton:
680 Chien en serpentin.
Tronyé dans la villa Caserta, non loin du prétendu Anditorlnm de ICëoine.
n paraît avoir été placé auprès d'une porte, peut-être avec un antre cbien qui lui faisait pendant.
Bull, comunale VIH (1880j T. XX, p. 207 n. 2.
A côté du premier pilier de droite:
581 Statue d'un jeune berger coiffé du bonnet phrygien.
Trouvée sur le Caelins dans la villa CasaU. Restaura*
tion: le nez.
Par le motif représenté comme par l'expression de la physionomie, cette statue ressemble à la figure que nous avons décrite sous le n. 109, et qui est une image de Ga-
nymède, comme le prouve T aigle placé auprès d'elle. Mais ici la plinthe au lieu d'un aigle porte un bœui", que regarde le jeune homme, et dont il touche le flanc avec l'extrémité recoui bée du pedum que tient sa main gauche. Cette statue représente donc un bel adolescent^ qui, plongé dans une douce rêverie, fait paître son troupeau; son bonnet phrygien le caractérise comme un Oriental. On peut donc y voir soit Ganymède avant qu'il n'ait été enlevé dans l'Olympe, soit Paris faisant paître ses bœufs sur le mont Ida avant d*avoir jugé les trois déesses,
BuU. oomunale XY (1887) T. H, p. 26—28.
Hauno, Guide I. ^
434 PALAIS DES CONSEBYATEURS.
Entre le 2"^^ et le pilier:
582 Cratère en marbrei avec bat-relief représentant Pària et Hélène.
Trouvé en 1875 Bur TEsquillii dans la vigne du cloître de S. Antonio, c'est à dire dans le terrain qui trouve actnellement rompris entre les rues Principe Amedeo, Cap- [îellini. Hatazzi et le Viale Prlucipeasa Margherita. iiestaulatioub; dans la ilgure de Pària, toute la partie supérieure do corpa depuis le ndHea dea molleta; daaa l'Amoiirt les deux ayant-bras, le bas dn ventre, les culBBee; dans la figure de Vônns (Aphrodite), le eou, la poitrine, le bras gauche, le ventro : dans « elle des jeunes danseuses qui est le plus en arrière, la main gauche, et la partie inférieure du corps un peu au-dessous des genoux. Le groupe de trois jeanea fllles ^ui se trouve derrière Hélène est presque tout entier moderne. Il n'y a d'antique dans ce groupe qn*nne bande assez étroite (au-deeeous dn milieu de la partie supériAm-f» dn hrap G^ancbe) du corps de la jeune fllle la plus rapprochée d'Heiene et la tête de celle qui eu est le plus éloignée avec le haut de la colonne que l'on voit dépasser an-dessns de ses épanles.
Paris, accompagné par l'Amour, est debout devant Hélène, et Véims (Aphrodite) conseille à la femme de Ménélas d'écouter le jeune Troyen : les deux personnages sont ici traités comme sur un bas-relief de Naples et un autre du Vatican (n. 148). Avec les fragments peu considérables de deux figures de femmes qui s^étaient conservés derrière Hélène, le restaurateur moderne a reconstitué un gi uupe de trois Muses. 11 a pris comme modèle le bas-relief du monument connu sous le nom de vase de Jenkins, putéal qui se trouve à Marbuig-Hall (Angleterre), et sur lequel la rencontre de Paris et d'Hélène est traitée comme une scène d'hyménée. Néanmoins on peut se demander si la restauration est exacte; ce groupe de Muses est resserré dans un espace étroit, tandis que les autres personnages sont assez éloignés les uns des autres; l'effet produit n'est rien moins qu'harmonieux. En tout cas, la présence des trois Grâces (Charités), qui dans la poésie et dans l'art antique assistent fréquemment aux scènes de maziage, nous permet de conclure que Tartiste, qui a décoré le cratère du Oapitole, a lui aussi joint des motifs d'byménée à la rencontre de Paris et d'Hélène. Le caractère archaïsant des trois figures qui s'avancent
Ùigiiiztiû by <-300gIe
bALLK OCTOGONALE.
en dansant (voir n. 83) forme un contraste qui n'a rien d'agréable avec le style libre des autres personnages.
BnlL conranale Vm (1880) T. TI— Tm, p. 119—131. Cf. BeliQbtft der 8&cli8. GesellMhaft der WissenBcliafteii 1878 p. 129n.2. Haaser, Die neu-attischen Reliefs p. n. 34 a. p 114b. — : Sur le vase dit de .feakins: JUicliaeUfl, Ancieiit marbiea ia Great Brltain p. 511 n. 36.
583 (35) Statue d'Hercule (Héraclès) enfant.
Trouvée au Campo Veraiio. Kestauiatioafe : l'avant-bras gauche — toutelois la maiu est autiq^ue — queli^ues inorceaux d« la partie de la peaa de Uoa ^tii recouvre le liras gaache, le milieu de la maasiie.
Cette statue reproduit le même original que la statue colossale n. 514; mais elle fait une impression beaucoup plus agréable, parce qu'elle est d'un excellent travail, et parce qu'elle ne dépasse pas les dimensions ordinaires d*ttn corps d'enfÎMit. L'artiste a surtout fort bien réussi à exprimer le sourire fripon du jeune Hercule.
Buii. uuUDicipale I (1872) T. II, p. 21 et suiv.
Entre le 5"'^ et le 6™^ pilier:
584 Statuette, un vieux pêcheur.
Trouvée en 1880 dans la Via MUano au-dessous du jardin de Paniepema. Beetauratioiie: les IwidB da eliapeaii, le bout du nez, Vavant-bras gauche avec le filet, le bras droit avec le bâton, le bas des jambes, la plinthe.
Cette statuette est une des œuvres de genre, duis
lesquelles la poésie et l'art hellénistiques se plurent à représenter les types des divers métiers. Bien que les attributs des deux mains soient modernes, on peut admettre sans aucun doute que nous sommes ici en présence d'un pêcheur. Le chapeau qu^il porte est caractéristique; d'autre part Théocritô (Id. I 38 et suiv.), décrivant les figures qui ornent une coupe , nous dépeint un pêcheur qui jette son filet connue un vieillard au nez aquilin, épuisé par la ruer — tous ces traits conviennent parfaitement à notre statuette.
Bull, comnnale VIII (1880) p. 287 n. 4. Cf. Helbig, Untereuohungen uber die campaiiiflohe Wandmalerei p. 187.
PALAIS DES CONSKRYATEUKS.
68Ô Statuette, vieille paysanne portant nn agneau au marehé.
Trouvée sur rEsqnilin non loin du Yicolo actuel di S. Matteo. Restaurations; daua la pavpanîie la tôte, la main s^anrhe ave<' le bâton, un iiiorcpaii do la jnam «iroitej dans l'agneau, la tete et (j uel(iUôë iiagmuntà dea jambes.
Cette statuette appartient à la même catégorie de monuments tfjne le n. 584; mais son exécution est plus soignée.
Boa municipal m (187fi) p. n. 6. Athenlsoha Mitthci. Inngen X (1885) p. d96| oà il est dit inezaetement qae la tête est am^ue.
£ntre la fontaine et les deux statuettes, dont nous venons de nous occuper en dernier lieu:
586 Statuette d enfiuit
Trouvée au Oampo Yerano. EeataorationB: le beat du nez, le braa droit ayec la noix.
Le jeu des noix fut un jeu très populaire dans Fanti* quité. Tantôt il s^agissait de jeter sur trois noix placées
Cil tas une t[uatrième noix, de telle sorte qu'elle y restât, sans que le tas formé par les trois autres s'rcjoulât; tantôt il fallait atteindre une noix déterminée parmi plusieurs noix alignées à terre; tantôt enfin on devait d'une certaine distance jeter une noix dans un trou. Le restau-> rateur a supposé avec raison que Fenfant représenté par cette statuette jouait aux noix; en effet Fattitude et l'expression de la physionomie s'expliquent parfaitement, si l'on admet que T en faut tient dans .^a main une noix qu'il se prépare à lancer, tout en visant le but qu'il doit atteindre. Cette hypothèse est confirmée par le bas-relief d'un sarcophage trouvé à Ostie, sur lequel un enfant qui cherche à atteindre avec une noix une pyramide de noix est figuré précisément dans ' Fattitude qu'a la statuette du Capitole et la réplique du Vatican n. 841. On distingue encore sur le manteau de notre figure des traces de couleur rouge.
BuU. deiia comiu. arcb. comunale X am2) T. XI, p. — Bavm^ter, Denkm. d. ki. Altertums II, p. 780 Fig. 836. Bu t, De
SALLE OCTOUOJSALE.
Amoram in arte aiititiua simulacris (Marpurp-l 1892) T. VII p. XX. p. XXVII. — Pour le sarcophage d'Ostio, vuu'; Uerkard, AuUke Bildwerke T. 65.
En arrière:
587 Pierre tombale du cordonnier Oaïns Julins Helins.
Trouvée hors de la Porta Angelira but la voie Triomphale. Rostauratlon: la partie antérieure du nez.
Le buste d'Helius est d*un excellent travail; la tête est fort distinguée, ce qui conviendrait platôt, semble-til, à un homme de la bonne société qu'à un artisan. Un détail nous prouve combien l'auteur de ce monument était porté vers le réalisme : il a reproduit, près du coin gauche de la bouche, une verrue couverte de poils. Dans le Iroiiton qui termine la pierre tombale à sa partie supérieure, on voit deux formes de cordon niery munies de poignées; Tune d'entre elles est couverte d'une botte (caliga). 14e style et l'inscription indiquent l'époque des empereurs Flaviens. L'épitaphe nous apprend qu'Helius avait son atelier près de la Porta Fontinalis , porte dont les restes se voient encore aujourd'hui dans la cour du palais Anton elli sur la place Magnanapoli.
Bail, comunale XV (1887) T. III. p. 52—66. LUtzow, Zeitschrift fUr bildende Kunst n. F. I ilH90) p. 154 Fig. 15.
588 (76) Statue d'Herenle (Héraelèt).
LeB fragments de cette statue tarent trouvés sur l'Bs-
quilin, dans rintërienr d'un mur qui datait du Moyen-Age, eur la limite des deux viliaa Falombara et Caserta.
Hercule (Héraclès) est ici représenté an moment où il accomplit une action violente, la tète dirigée en haut. Sa
main droite brandissait probablement la massue, tandis qu'il levait on l'air son bras cyauche , soit pour se cuuvrir, soit pour saisir un cmieuii. Ce riiuuveinent serait parfaitement à sa place dans un groupe qui représenterait le combat d'Hercule avec les chevaux du roi de ïhrace , Diomède ; et ce qui pourrait £aire croire que notre statue a quelque rapport avec cet exploit du héros, c'est qu'on a trouvé à hk même place des fragments de trois statues de chevaux; Tune d'entre elles, dont il reste une partie considérable,
PALAIS DES COÎÎSERVATEURS
est placée en face de cet Hercule (numéro 74 du Mubéej. Mais la pose de ce cheval est trop calme , pour qu'il ait pa faire partie d'un groupe représentant un pareil combat. £n outre cette œuvre est d*un travail beaucoup moins bon que la statue d'Hercule. D*après le t jpe de la tête comme d'après le style, où l'on sent encore une certaine sévérité, cette statue paraît reproduire un origiual antérieur à Lysippe.
Bull, comnnale VIII (1880) T. IX, X, p. 153—161. Cf. 1 (1872) p. 292 u. 36. Rosclieri Iieidkon d«r gxMoh, uud rom. Mytiiologie I p. 2172.
Auprès, par terre:
589 Statuette dite de Pénélope.
Trouvée denlére S. SnseMOi snr l'eiaplaoement des jardlEB impëriaaz.
CTest une réplique du même type que les nrs. 92 et 191. Cependant le corps est plus de profil et moins
penché en avant; le style est un peu plus libre.
Bull, comunale XVI (1888» T. XI, p. 204—208. Antike Denkxu&ler herausg. vom arch. Institut I (1889) T. 31 C.
590 Stèle flmérftiTe grecque arehaïque.
Trouvée sur rEsc^uiliii daaâ l'ancdenue villa Palombara, par oonséqaent sur remplacement des jardins impéiiaox.
Ce bas-relief représente la défunte, dont les restes reposaient sous la stèle, une jeune fille qui tient dans la main droite son oiseau favori, une colombe, semble-t-il, et qui de la main gauche ramène un peu en avant le bord de son manteau, suivant la mode ardiaïque. Son caractère naïf et virginal est parfaitement exprimé dans le style sévère de ce bas-relief. Par l'ensemble de ses formes, notre figure diflère des œuvres attiques; elle ressemble beaucoup plutôt aux sculptures qui ornent deux pierres tombales trouvées Tune à Pharsale en Thessalie, l'autre dans Tîle de Thasos; il semble donc que cette stèle soit un produit de l'art grec septentrional. Gomme beaucoup d'autres œuvres originales, elle fut dès l'antiquité tran»portée de la Grèce à Rome. Bans les sandales les se*
SALLE OOiOUUÎ^ALB.
melles seules sont représentées plastiquement; il faut donc en conclure que les courroies étaient peintes, et nous de* TOUS admettre que d'autres parties du bas-relief étaient recouvertes de couleurs qui correspondaient plus ou moins
a la réalité. Le listel ménagé à la partie inférieure servait à faire entrer la stèle dans une base, qui portait sans doute 1 inscription.
Bull, comunale XI (1883) T. XIH, XTV. p. 144 -172. Cf. Roinipfhf» Mittliftilungen I (18B6) p. 120. Furtwanplr>r Rammlung Sabouroîf 1 Einleitung p. fî. — Pour les deux relieis proveiiant du nord de la Grèce, cités plu» iiaut, voii*: Friederichs-Wolters, Bausteine n. 36, n. 41. — Sur l'art du mord de la Grèce: Mttnclieiier Sitnmgflbeiiebte 1876 I 323 et eiiiT.
Ô91 ftagment d'un bas-xdief greo archaïque.
Troayë dans randenne yiUa Caserta, ofi il servait ft couvrir an égoût.
Ce bas-relief paraît être d*origine attîque ; car il est
en marbre pi ntélique, et son styiu présente la plus grande ressemblance avec celui d'un bas-relief votif attique. Il faut probablement y voir le fragment d'une stèle funéraire; la figure qui 8*est conservée est sans doute une parente ou une servante, portant soit un enfant (cf. n. 762), soit un petit coffiret de toilette (voir n. 592), soit un objet de parure^ et qui se tient debout devant la défunte assise aujourd'hui disparue. La manière dont sont nouées les extrémités inférieures de la draperie est sans analogue sur les autres monuments.
Bull. comimalelX (1883) T. XIV, p. 205—21:?. Cf. Furtwangler, Sammliins: Sabouroff I Einleituiig p. 6 Aiim. 7. — Sur le basrelief attique de même style, voir: Schone, Griechisclie Reliefs T. XIX 83, p. 46.
692 fragment Hnne stèle flinéraiie attique.
Trouvé snr rSaquiliu dans un lieu qni faïBait autrefois partie de la villa Palombara, et qui actaellement est traversé par la Via Maochiavelli.
La défunte est représentée assise; devant elle une servante debout tienl dans ses mains un coffret de toilette. La stèle est sculptée en marbre pentélique; en outre le style de l'œuvre prouve que nous sommes ici en
440 PALAIS DES COASEKVATEUKb.
présence d'un bas-relief attique, qui, à en juger par la majestueuse liberté de ses formes | paraît dater de la seconde moitié du Y® siècle.
BqIL wmwuâ» XV (1887) T. YI, p. 10&~118.
Devant la colonne qui porte le numéro 76 du Musée:
593 Torse d'une statue féminine drapée.
Trouvé en 1750 flor rAventln dans le eloître de 8. AlesBio.
Ce torse appartenait à une statue du tjrpe qui fut employé par Tart grec archaïque pour représenter difiFérentes divinités et figures votives féminines , et par Part gréeo-romain pour représenter la déesse Spes. Cette statue est^elle un original grec archaïque ou une copie« exécutée à Tépoque romaine, d'un tel original? Je n'ose me prononcer. En tout cas cette œuvre n'a pas la fraîcheur qui caractérise d'habitude les œuvres vraiment archaïques; par exemple dans les plis de la pai tie supérieure de la draperie on sent les traces d'un travail quelque peu sec et mécanique.
Nerini, De templo et coenobio Sanctoram Bonlfadi et Alexli
Mstorica monumenta (Romae 1752) T. I p. 5. Bull, eomnnaîf TX (1881) T. V, p. 106—164. Cf. Romieclie Mittlieilungea III (1888) p. 277. — Au sujet du type de cette statue: Homolle, De autiqniSBimis Dianae aimulacris Deliads (Paris 1885) p. 39 et eniv. BnU. de -oonreepoBdaiioe heUënlqne XIV (1890) p. 572 et sniv.
Ô94 Statue aroliaïque de la Victoire (Nikè)«
Trouvée pTés du soi-disant Kymphaeiuii, dans les Jardins
de Sallaete.
La déesse de la Victoire est représentée au moment où elle prend son vol. De ses deux pieds elle repousse la terre, tandis que de ses deux mains elle saisit le bord
de son chiton dorique, comme si par ce mouvement elle voulait maintenir son corp? dans Téquilibre qui est nécessaire pour le vol. Les trous ménagés dans la partie de la draperie qui couvre les épaules contenaient des agrafes en métal (âbulae). Comme les plumes qui composent les ailes ne sont pas représentées plastiquement, nous pouvons admettre qu'elles étaient jurées par la peinture. Aux formes générales de la statue on reconnait
SALLE UCiOGOîsALK.
un original archaïque; l'exécution ne rond 1 essuiitiel, mais avec une grande énergie; ce dernier caractère nous indique que la statue était destinée à être placée très haut, par exemple sur un frontion ou sur une colonne. Bull, oommiiatt XIY (1886) ^ 51.'
Au-dessus :
595 Bas-nlief votif gree axéhaïqne (?).
Trouvé dans le 'Vicolo Gesà e Maiia, lorsqu'on y fit des fouiUss pour les fondations de rëoole qvii s'élève aisintenmnt
en cet endroit.
Ce bas-reUef représente un éphèbe au corps d'athlète, qui se lave les mains dans un bassin posé sur un trépied.
Cette interprétation est confirmée par un bas -relief du même style qui se trouve à Wilioiiliouse; on y voit nu éphèlio semblable dans la même attitude devant une statue de Jupiter, ce qui nous prouve qu'il faut considéras ce monument comme un ex-voto consacré à Jupiter par un athlète vainqueur. L'athlète se lave les mains, afin d'offrir un sacrifice à la divinité pour la remercier de la victoire qu'elle l'a aidé à remporter. L'objet représenté sur le bas-relief du Capitule en haut à gauche dans un cadre paraît être la coiuomie ornée de nœuds, qui a été la récompense du jeune éphèbe. Il faut remarquer la coiffure de l'athlète; sa tête est couverte d'une espèce de calotte très igustée, peut-être en cuir, et maintenue par deux courroies, dont l'une passe autour du menton, et l'autre au-dessous. On ne retrouve point dans les formes cette fraîcheur primitive, que nous sommes habitués à admirer dans les scuiptni es archaïques; au contraire le modelé du corps trahit inie exécution plus ou moins mécanique. On peut sans doute expliquer ce caractère en supposant que ce bas-relief a été travaillé dans un pays on Tart resta longtemps sans faire de progrès, et conserva en quelque sorte mécaniquement le style archaïque.
BnU. connosle XII (1884) T. XXlil, p. 246—253. — Snr le liae-
xelief de Wiltonhouse: Hlcliaelis, Ancient marbleB in Great Brîtaln p. 680 n. 48. On voit utir roiffurp pPTnlilable sur la tête d'an athlète dans une conpe à figures rouges de style sévère: Arch. Zeitung XXXVI (1878) T. 11, p. 58—71.
442 PALAIS I>Eb (JOJSlSEBVATEUKtS.
Chambre située derrière la salle
octogonale.
Tout près de rentrée:
596 (70) La partie antérieure d'un pied ^ui faisait partie d une statue colossale.
Trouvée sur la vuie Appienae deyaut réalise S. Cesareo»
La semelle de la sandale est ornée^ sur sa face verticale, d'an bas-relief qui représente un cortège de Tritons:
sur les queues de poissons qui terminent les corps de ces êtres marins, sont assis des Amours. Entre les Tritons, on voit un autre Amour h cheval sur un dauphin et piquant un poisson avec un trident. L'exécution a un caractère tout à fait particulier que l'on retrouve sur très peu des monuments en marbre qui nous ont été conservés. Elle est d'une finesse étonnante; les figures, malgré leurs petites dimensions, sont très détaillées; toutefois Fimpression d'ensemble est un peu sèche. Ce qu'il y a de plus étranf^e dans ce bas-relief qui rappelle encore la bonne tradition, c'est la représentation réaliste des vagues. Ce fragment nous donne une idée de l'effet que produisaient les sandales ornées de bas-reliefs de TAthéna Parthénos.
Bull. deUa oomm. aTob. mnnlcipald I (1879) T. I, p. 38^1. Cf.
Âhbandlangen der philol.-hiBt. Cl. d. s&ohs. Ges. d. Wlssensdutftoii VIII (1883) p. 598 Anm. **\ BosdiaT, Lexikon der gi. u. idnt Myth. II p. 482.
' A gauche:
ô97 (126) Statue d'un conducteur de ohar.
Trouvée en 1874 sur rEsquilin prôt de S. EuseMo, SOT remplacement des jardina impéiiauz. Bestanratioa: la partie
antérieure du nez.
Nous pouvons nous figurer quel était le motif original de cette statue, en la comparant avec des peintures de vases attiques, qui représentent des dieux, des héros ou des mortels en train de monter sur un char. L'esquisse oî-jointe montrera comment la restauration doit être iaite (Fig. 27). Le jeune homme a déjà posé son pied droit
CHAMBKE SITUÉE DERRIÈRE LA SALLE OCTOG. 445
sur le marchepied du char, tandis que le pied gauche n'a pas encore quitté le sol; les mains tendues eu avant tiennent les rênes. Cette statue est une copie romaine, médiocrement exécutée d'après un original grec en bronze
Vig, ST.
du milieu du Y® siècle. On y reconnaît encore Tinfluence
du style archaïque dans la disposition conventionnelle dos
cheveux et dans l'énergie avec laquelle les rausclus ^ont
accentués : au contraire la pose du corps est. déjà ûgurée
presque absolument comme dans Tart libre.
Bull. deUa comm. arch. XVI (1888) T. XV, XYT 1. 2, p. 336— 3(15. Cf. ibid. III (1874) p. 53. Loewy, LyBipp und seine Stellung in der gr. Plastik p. 20 Fig. 8.
444 PALAiJà DES CONSEfiVATEURS.
A droite:
698 (70) Torse de PaUas.
Ti'ouvé eti 1881 sur TEsq^uiiiu, derrière la coustractiou demi-eimiUdre qui fUt pttrtle du «tede des th^nnefl de Dlo-
La statue, dont ce torse faisait partie, était une copie de TAthéna Parthénos de Phidias, toutefois, autant que le fragment aujourd'hui conservé permet d en juger, elle différait de Toriginal en deux points: d'une part on n'y retrouve pas les boucles de cheveux que Phidias avait fait tomber de la tète de la déesse sur ses épaules ; d'autre part, l'égide a une forme plus ronde. Voir nrs. 600, 870,
Bull, comunale Xi (188a) T. XV, XVI, p. 173— 18ë.
Sur le sarcophage de Posilla (numéro 87 du Musée):
ô9D Buste hermétique d'Anacréoiii désigné par une inscription.
Trouvé hors la porte Portèse sar rempUoemeiLt des jardins (\p César. RcstaiuratioiiB: le nez et la plus grande