partie de la moustache
Ce buste reproduit le même original qu'une statue qui se trouvait jadis à la villa Borghèse, dans laquelle on voyait autrefois Tyrtée, Pindare ou Alcée, et qui est
maintenant reconnue sans aucun doute pour un portrait d'Anacréon. D'après la noblesse de la conception et du style, cet original remonte au moins à la dernière partie du Y® siècle. Tandis que les Grecs de l'époque hellénistique se reprp^ entaient en général Anacréon sous les traits d'un vieillard, nous sommes ici en présence d'un homme vigoureux, plein de force et d'ardeur.
Bull, comanale XII (1884) T. II, UI, p. 25—38. Aroh. Zeltnng XLH (1884) T. XI 2, p. 149—163.
Auprès du sarcophage numéro 87 du Musée:
000 Torse de Pailas et fragment du bouclier qui appartenait à la même statue.
Trouves en 1874 sur r£aquilin BUT l'ejupiaceiiieiit de la Via Arioâto actuelle. |
CHAMBUE SITUÉE DEiilUÈEE LA SALLE OCTOG. 445
Voici encore une statue imitée de l'Athéna Parthénos. £u ce qui concerne la disposition des cheveux et l'égide, elle reproduit plus fidèlement Toriginal que le n. 598. Phidias avait orné le bouclier de la déesse de bas-reliefs qui représentaient un combat entre les Orecs et les Amazones (Toir n. 80) ; et il avait donné à Vxm des Qrecs, qui lève une pierre pour la lancer, ses propres traits et sa* tete chauve. Sur une réplique du bouclier de Minerve qui se trouve au Musée Britannique, nous voyons en effet un guerrier chauve ; mais au lieu de soulever une pierre, il brandit une hache. On retrouve le même personnage sur notre bouclier. Nous devons donc admettre que les deux sculpteurs ont pris pour modèle non pas la Parthé» nos même de Phidias, mais une reproduction plus ou moins libre de cette sta,tue.
Abhandlungen der phil.-hist. Classe der sâclis. Ges. d, Wissengohaften Vm (1883) T. IIIE 1—3. p. 564 — 567, p. 600—601. Cf. BaU. comunale IX (1883) p. 474. Avch. Zeitung XLI (1883> p. 208. BêTliner pbilolog. Wochenschiift Y (1885) p. 899.
Près du mur q^ui se trouve en face de l'entrée: 601 (124) Bassin en marbre.
Trouvé prés de la Fiazza Daate.
Gomme le bige du Vatican (n. 326j, ce bassin est un des plus beaux monuments que nous ait laissés Vart décoratif de Tépoque gréco-romaine. De superbes feuilles d*acantlie, dont se détachent des branches de direrses espèces, se développent avec une harmonie merveilleuse depuis l'extrémité inférieure jusqu'aux bords du bassin. Pour se rendre bien compte de l'effet que l'artiste a voulu produire, il faut se rappeler que le IjMssin était destiné à être placé horizontalement. Il était nécessaire que le spectateur pût embrasser du regard les bas-reliefs dont il est orné; c'est pourquoi le bassin reposait sur un pied, que supportait encore sans doute une base relativement haute. En même temps et à la même place que ce bassin fut trouvé un fragment d'un pied en marbre, formé par
446 PÂLÂIS DES CONSEBYATËURS
trois dauphins dont les queues s'entrelaçaient; il est très prol)Mhle que ce pied faisait partie de notre bassin. BulL muDicipale XU (1875) p. 80.
Sur le sarcophage, numéro 116 du Musée:
602 Groupe, représentant on Géant luttant contre deux Satyres.
Trouvé dans un Nymphaenni près de la porte S. Laureut.
Ce qui permet de trouver la signification certaine de ce groupe, c'est que le corps de serpent, qui se trouve à la pai'tie gauche de la plinthe, n'est que l'extrémité d'une jambe humaine. Ou y recoxmaît sans aucun doute possible la partie supérieure d*un genou, le commeneement d'un mollet, et les nageoires qui dans les figures de Géants marquent la transition du corps humain au corps d^ampliibie. Ce groupe représentait donc le combat d*un Géant contre deux Satyres. Suivant toute apparence, il ])ruvieiit d'un cycle de sculptures, dans lequel on voyait le cortège de llacchus prendre part à la lutte des dieux contre les Géants. Ti'un des Satyres est tombé devant son ennemi sur le sol pierreux , et il cherche à soutenir son corps de sa main droite. Le Géant entoure d'un de ses anneaux de serpent l'aTant-bras droit du Satyre, afin de le jeter complètement à terre, et son épaule gauche, pour le renverser de ce côté. L'expression d^augoisse, avec laquelle le Satyre détourne le visage, s'explique très bien si l'on admet que la tête de serpent, qui terminait la jambe du géant, se dressait contre sa figure. De l'autre Satyre ne se sont conservés que la jambe gauche et le pied droit; ce dernier est visible au-dessous des épaules du Sa^e qui est tombé. Mais ces restes suffisent, pour nous permettre de reconnaître quel était le mouvement du personnage : 1*^ Satyre, appuyé sur son genou gauche, tendait la jambe droite en avant pour se relever, tandis qu'autour de cette jambe s'enroulait le second serpent, par lequel se tenninait le corps du Géant. Ce Satyre n'était pas aussi complètement terrassé que son compagnon; il essayait encore de résister, en brandissant
GHAMBEE SITUÉE DEBBIËRE LA SALLE OOTOG. 447
contre sou euuemi soit un thyrse soit une autre arme bachique. Ce groupe ressemble par plus d'un détail aux œuvres connues de Tart hellénistique. Le sujet rappelle la frÏBe des Géants de Fergame; la composition, celle du Laocoon (n. 153); quant aux dimensioiis et au style, nos figures sont analogues aux statuettes, qui reproduisent les ex-Yoto d'Attale (cf. n. 385). La pose du Satyre tombé et la manière dont la chevelure est traitée se retrouvent dans le Gaulois mourant (n. 533).
Les deux statueittis de Satyres, qui sont placées derrière le groupe , ont été , d'après la relation des fouilles, découvertes à la même place; mais elles n'appartiennent certainement pas au même ensemble; car elles ont des dimensions plus grandes, et sont d*un moins bon trayail. BiilL comansle XYII (1889) T. I, n, p. 17—25.
603 Silène avec une outre.
Trouvé dans la Via àX Porta S. Lorenzo près du Monte
délia Oiustizia.
Puisque l'outre sur laquelle Silène s'appuie est tra- Tersée par un canal, cette figure ornait évidemment une fontaine (cf. nrs. 350, 658, 659). La pose des extrémités n^est pas la même; mais, sauf ce détail, cette statue res« semble aux statues de Silène, encore en partie conservées, qui soutenaient la scène du théâtre de Baccbus (Dionysos) à Athènes ; elle paraît avoir été copiée d'après une figure, aujourd'hui perdue, qui appartenait au même cycle. Toutefois le sculpteur a commis une bévue lorsqu'il a conservé le Touleau, sur lequel s'appuie la main tendue vers la terre ; ce rouleau n^a aucune raison d'être dans un groupe qui décore une fontaine.
BdU. mnnioipAle m (1875) T. XIV, XY 1, p. 185—139. Cf. Jalir. baoli des arch. Instituts II (1887) p. siOl. — En ce qui concerne la scène du théâtre de Bacdma: Mon. dell' Inat. XX 16, Ann. 1870
p. 97 et suiv.
Sur le sarcophage placé contre le mur du fond, numéro 104 du Musée:
604 Hermès d'Hercule (Héraclès).
Trouve eu lëïU sur le ^ulrinaL Restauration.: la partie antéiitare du nés.
448 PALAIS DES CONaBRVATEtTRS
Cet heimèH est une des répliques qui reproduisent, semble- t-îl, un type d'Hercule créé par Scopas (voir nrs. 121, 419). Cependant il se distingue avec avantage d68 autres exemplaires connus: la bouche y est traitée d^nne manière plus yi^ante, et la transition des yeux aux tempes est rendue ayec plus de finesse.
SamiBehe mttheUungen lY (1889) T. IX p. 190—191, p. âOO. Lîitsow, Zeitaohrift fttr UULende Knnat n. F. II (1891) p. m.
Sur la console de gauche :
605 Téte d'un jeune conducteur de char.
Trouvée Brtr l'Esquilia dans la vigne àa cloître de S. Antonio. Kestauration : le bout du nez.
L^exercice auquel se livrait Tenfant ici représenté est indiqué par le bonnet en forme de casque, qui faisait partie de Féquipement des cochers du cirque , à Romei La physionomie confiante et le regard assuré sont parfaitement rendus. Les traces d'un t-nduit mordant, qui se sont conservées sur la tête, nous prouvent que les cheveux étaient dorés (cf. n. 334).
BaU. oommisle Vm aa80) T. XI, p. 168-^168.
Tout auprès, sur la même console:
606 Tête de Pan jeune.
Ti-ouvép flans la villa Gasali SUT le Caelius. Bestauration: le bout du nez.
Cette tête, d'un fin travail, reproduit le type de Pan dérivé du tyj^e créé par Polyclète (cf. n. 389). Mais ici les formes sont plus molles que dans la plupart des autres répliques, et Texpression langoureuse du visage y est plus accentuée.
Bull, comunale XV (1887) T. IV, p. 57—60.
La chambre des terres cuites.
Les terres cuites qui remplissent cette chambre ne sont pas encore rangées dans un ordre définitif; aussi nous nous contenterons de jeter sur l'ensemble qu'elles