‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de RomeChapitre 36 sur 45 · CHAMBRE DES TERRES CUITES · texte numérisé non relu

CHAMBRE DES TERRES CUITES

forment mi coup d'oeil rapide. Cette collection est surtout riche en terres cuites polychromes d'une espèce particulière. Elles nous donnent une idée de Tart décoratif qui 86 développa en Grèce et en Italie avant qu'on n'eût employé la décoration en pierre. Les peuples belléniqueB abandonnèrent de bonne heure cette décoration céra* mique ; en Etrurie et dans le Latium au contraire, c'est seulement pendant la seconde moitié du deuxième siècle avant J.-C. que la terre cuite fit place à la piei re; quelques restes de ce système de décoration se sont même conservés jusqu'au commencement de l'empire. C'est à une très ancienne période de ce développement qu'appartiennent deux objets placés sous verre au milieu de la diambre: une antéfize en forme de tête de femme, et un masque de Silène qui occupait le centre d'une antéfixe colossale. Ces deux terres cuites, si Ton en juge d'après leur style archaïque plein de caractère , remontent certainement au V® siècle av. J.-C. L'aatéfixe qui s'est conservée tout entière a été trouvée, ainsi qu'une plaque de terre cuite, transportée au Musée que l'on est en train d'organiser sur le CaeHus, sur le Monte Gaprino, entre l'aile du palais des Conservateurs qui contient la galerie des tableaux et le jardin appartenant au Municipe qui est situé en face Il est donc très possible que ces deux objets aient fait partie du leniple primitif de Jupiter Capitolin bâti dans le style étrusque. C'est d'une époque plus récente, probablement du dernier siècle de la république que datent les fri^poients d'un groupe polycbrome qui ornait un fronton; ces fragments ont été découverts pendant la construction d'un égoût dans la Via di S. Gregorio; ils sont placés actuellement sur

En ce qui concerne la plaque de terre cuite, qui fut d^M'ouve^te en 1878, voir: Notizie degli Scavi 1878 p. 235. M. Laneiaui veut bien me faire savoir que Tantéûxe a été trouvée à la même place en 1875 oo 1876. — Snr les déeonvertes plus récentes faites

au même endroit, voir BulL âeU' Inst. 1882 p. 228 et auiv. Dans

le Bullettîno delîa commissione Rvch. comunaîe ne sont mentionnés ni l'antétixe ni le maeqne de Silène. Malgré maintes recherches, je n'ai pas pu établir la provenance de ce dernier objet.

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le Bol le long du mur de la chambre des terres cuites qui est situé entre les deux portes. Le groupe paraît avoir représenté plusieurs divinités, qui assistent au sacrifice d'un porc, d'une brebis et d'un taureau, suovetam'Uia Lob plaques en terre cuite oméès de bas-reliefs, qui sont suspendues au mur d'en face , appartenaient À une décoration que Ton employa fréquemment à Borne et dans les environs, pendant le dernier siècle de la république et au commencement de Tempire; avec une série de ces plaques on composait une frise. Six morceaux , qui pro\4ennent évidemment du inAine rnsemble, représentent ie même motif, deux Satyres debout près d'un cratère, et se haussant sur la pointe des pieds pour en voir Tintérienr. Sur deuz plaques, on voit Hereule retrouvant son fils Télèpbe allaité par la biche; sur une autre plaque est figurée une scène d'adieu, peut-être entre Ariane et Thésée 2); sur une autre on voit un éphèbe revêtu du costume phrygien (Pélops? Paris?) et une femme (Hippodamie? Hélène .'^) dans un quadnge. Enfin une plaque plus grande que les autres représente deux arcades d'un portique avec vue sur un paysage égyptien.

A droite de la porte par laquelle on va à la salle des bronzes, a été placé un fragment de peinture murale qui décorait une chambre funéraire découverte sur TEsquilin près de S. P^usebio Les divers sujets disposés par bandes horizontales rappellent évidemment des faits historiques. Dans la première bande à partir du bas, oji distingue les restes d'une scène de combat; la bande immédiatement supérieure représente un entretien entre deux chefs d'armée; l'inscription ijoutée à la scène nous apprend que l'un de ces chefs est Quintus Fabius, et Vautre Marcus Fannius. Ce dernier, dans lequel nous devons reconnaître uii général osque ou ombrien, adver-

h Bull, délia comm. archeologica comunal » VI U878) p. 'i9.*î — 295 n. 1 — 10. Muaeo italiano di aatichità classlca X (18S4) p. ô aot. S. Cf. Ann. deU' last. 1863 p. 464 et suiv. • ■

BaU. délia oomm. atoheologiDa oomunale XYU (1880) T« XI» XII, p. 840— S$0. Cf. RSmisobe MittheUnn^en VI (1891) p. 111.

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