SALLE DES BRONZES
n. 1069 B. Cf. Bxauu, Ruiueii uud Museen p. 181 n. 48. Welcker, Alte Benkm&ler Y p. 79 — 82. Brumi, GeseMolite der gr. Kttnatler I p. 541. Boseiier» Lezikon der Mytlioloeie I p. SlTSte, p. 2905 — 2906, p. 2944—2945. Bomische UittheiliiDgen IV (1889) p. 214 Anm. 2.
614 Pied d*im eolosse en brome.
L'on a souvent répété que ce pied avait été trouvé près de la pyramide de Cestius, et que par conséquent il provient de la statue colossale qui ornait ce tombeau ; mais ce renseignement est inexact. Les fragments de la statue de Cestius ne furent découverts que sous Alexandre VII (1665 — 1667), tandis que ce pied est déjà cité parmi les antiquités qui se trouvent sur le Capitole en 1558 jiar Aldroandi dans Mauro, Le antichità di lioma, p. 269
s. Bartoli. Gîi antichi Pf^polori T. B3. Cf. BoU. dell' Inat. 1873 p. 8. Rom. Mitth. VI (1891) p. 19, p. 30,
615 ChevBl en bronze.
Trouvé en avril 1849 au Transtévère dans le vicolo délie Palme. Cf. nre. 31, 606, 611.
L^ouverture pratiquée sur le dos de Fanimal, les trous
destinés à attacher les rênes, et le mouvement de la mâchoire inférieure pronvint que ce cheval portait un cavalier. Ti'oreille droite est tendue en arrière; Toreille gauche pointe en avant; cette attitude nous indique que Tattention du noble animal a été éveillée par quelque cbose qu*il a vu ou qu'il a entendu. Le cavalier, auquel ce mouvement n'a pas échappé, a fortement tiré sur les rênes pour maintenir le cheval au pas , comme on le reconnaît à la mâchoire inférieure de la bête qui est fortement ramenée en arrière. L'inscription cfravée sur la jambe gauche de derrière L'TXXTTX indique Tendroit (loco primo) dans lequel la statue était placée ; le nombre XXIIX est le numéro qu'elle portait dans Pinventaîre des objets réunis au même endroit.
Le corps élancé du cheval, la tète fine et relativement petite, enfin le rendu de la peau rappellent la manière de Lysippe (voir n. 31). En outre cette œuvre ressemble de très près au cheval d'une statuette équestre en bronze
PALAIS DES COiibEKYATEUIlS
d'Alexandre le Grand, statuette trouvée à Herculanum et à laquelle Lysippe n'est certainement pas étranger. Il est donc probable que le cheval du Gapitole reproduit un type de Lysippe ou tout au moins qu'il a été inspiré
par une œuvre de ce maître.
BuU. deir Inst. 1849 p. 130, p. 161 — 162, 1864 p. 10. Brami,
Kuinen und Museen p. 137 n. 18.
La statue de Diane (Artémis) d'£plièse voisine du cheval (voir n. 347) est placée sur:
616 Une base triangulaire, sans doute provenant d liu
candélabre (cf. par ex. nrs. 212, 213, 344, 345).
Sur l'une des faces on voit un Satyre jouant de la flûte, sur la seconde une Ménade qui danse en jouant du
tambourin, sur la troisième un Satyre ivre accompagné de sa panthère et qui, la tête penchée, s'avance en titubant. Ces trois figures appartiennent à la série des motifs si fréquemment représentés par les artistes néoattiques. Bien que les sujets soient animés et pleins de mouvement, ils sont subordonnés, par le sty^e même de l'exécution, à l'ensemble architectonique, et remplissent très harmonieusement leurs cadres. Les ornements en forme de palmettes et de spirales qui décorent la partie inférieure de cette base, ainsi que les bustes de ciiimt res terminés en griffes de lion prouvent sans aucun doute rinfluence d'une métallo-technique de style sévère.
Righetti II, 310. Cf. Welokerg Zeitsclirift p. 612, p. 514 Anm. 8S. Bratin, Ruinen und Museen p M l n. 24. Frirdnricbs-WnitPVB, B»Ufiteine u. 2135. Haueer, Die ueu-attischeu Reliefs p. 18 u. 21.
Au milieu de la salle:
617 Tireur d'épine en bronze.
Cette Btatiie se trouvait déjà sous Sixte IV au Capitole (Revue arch. XL.m 1882 p. 26, p. 28. Rom. Mitth. VI 1891 p. 14). Les yeux qui manquent étaient soit en métal différenty par exemple la cornée en argent, les pupiUee en entm, seit en ëmeil de divereee oonknrs.
L'artiste a cherché à reproduire le mieux possible un motif emprunté à la nature; il a créé une œuvre qui exerce, par sa simplicité naïve, un charme particulier,
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