DOUZIÈME CHAMBRE
sa main droite elle porte une torche enflammée, tandis
que sa main gauche est placée sur uu serpeut qui se dresse auprès d'elle; cette figure doit être évidemment rattachée à la scène représentée sur hi face antérieure près de Tangle droit du sarcophage. Sur la face latérale gauche, les ombres d'Egisthe et de Glytemnestre, enveloppées dans leurs linceuls, montent dans la barque de Charon. Les baa-reliefs du couvercle se rapportent aux aventures d'Oreste en Tauride. La première scène à gauche "représente 'le saiHîtuaire de Diane (Artémis) Tauri(|ue ; devant le sanctuaire, Iphigénie debout reconnaît son trère qui s'avance vers elle avec Pylade. Un Scythe est pi'ésent à reutrevue; le praticien qui a exécuté ce sarcophage Ta ajouté par étourderie. La seconde scène représente la descente vers la mer, entreprise soi-disant pour purifier l'image de Diane, mais en réalité pour la ravir. Iphigénie marche la première, portant l'idole dr In déesse; derrière elle s'avancent Oreste et Pylade t iichainés, qu'acconipague un gardien scythe. Le sujet de la troisième scène est le combat qui se livre au bord de la mer avant le départ; Iphigénie se trouve déjà sur le navire, drapée dans un ample manteau et tenant l'idole dans la main droite.
B. S. p. 286 u. 41â. Robert, Die aatikea Sarkophagreliete II T. LtV 155 p. 168.
683 (806) Sarcophage orné de guirlandes de froiti et de masques de Gorgones.
La i'ace antérieure de ce sarcophage est décorée de deux guirlandes de fruits soutenues à leurs extrémités par deux Amours, en leur milieu par un Satyre qui porte nne syrinx; dans chacun des deux espaces libres au-dessus des guirlandes on voit un masque de Méduse. Sur chacune des d« iix faces latérales deux grifi'ons sont groupés autour d'un eandélabrt' allumé. Le Ijas-rrlief qui orne la i'iivv antérieure du couvercle représente une course d'entants montés sur des animaux sauvages et domestiques; la scènes est bien vivante et composée avec goût. Le premier en-
MUSÉE DU LÂTRÂN.
tant à gauche est monté sur un our.s; l'animal qui purte le second, un taureau, est tombé sur les genoux, et son cavalier essaie de U' relever en le tirant par la (pieue. I^e troisième enfant court sur une biche. Le quatrième a été déBarçonné par son cheval qui a fléchi sur les jambes de derrière. Le cinquième, qai était monté sur une panthère, glisse à bas de Tanimal. Le sixième galope sur un âne ; le septième, le seul de tous qui ait des ailes et qui soit par conséquent caractérisé comme un Amour, est monté sur un»' liuiiui'. et le huitiènn sur un lion. Ce dernier agite une pahne de la main droite, ce qui indique qu'il est le vainqueur.
bô4 (813) Saroophage des Niobides.
Aux deux extrémités du couvercle on voit Apollon et Diane (Artémis) décochant leurs flèches. lieur attitude et leur action sont expliquées pai- les ]>a«- reliefs du sarcophage lui-même t^ui représentent la mort des Niobides, avec des détails et des motifs analogues à ceux du sarcophage n. 394 du Musée du Vatican. L'arrangement et les motifs de la composition prouvent que le sculpteur s'est inspiré de modèles empruntés à la peinture. Comme les fils de Niobé sont presque tous à cheval^ nous devons admettre que Tun de ces modèles était un tableau, sur lequel on voyait ces jeunes gens surpris à la chasse par les Hèches d'Apollon et de Diane. Toutefois ici les fils ne sont pas séparés des filles, mais au contraire mélangés avec elles. La plupart des filles sont représentées le buste nu; c'est là un trait de grâce sensuelle, qui trahit l'art hellénistique. A l'extrémité droite Niobé saisit par les mains ses deux plus jeunes filles et les attire à elle pour l(*s ]n'otéger; ce motif a été inspiré à Fauteur du sarcopha^r ]nnr une reproduction en peinture du fameux groupe de statuaire. A l'extrémité gauche Amplnoii est debout, revêtu d'une cuirasse; il lève son bouclier, et soutient de la main droite son plus jeune fils, qui s'aft'aisse devant lui mortellement blessé. Le groupe qui forme le
DOU/IKME CHAMBKE
centre de la composition, est d'une beauté remarciiiable; il représente un des Niobides blessé au ventre et tombé son cheval qui se cabre ; de la main droite le jeune homme cherche à retirer la flèche de sa blessure. Sur la face latérale droite ou voit Niobé assise, drapée dans uu ample manteau , et pleurant auprès du tombeau de ses enfants. Le tombeau, construction de forme circulaire sunnontée d'une coupole, rappelle le monument connu sous le nom de Trésor d'Atrée, et les édilices du même genre élevés dans l'est de la Grèce avant l'invasion dorienne. L'homme barhu, qui se tient debout à gauche du tombeau y doit être considéré beaucoup plutôt comme le pédagogue des Niobides que comme le dieu du mont Sipyle. Sur la face latérale gauche, à droite en bas est assis un jeune berger, devant lequel deux bœufs sont couchés. Il lève la main droite, comme s'il était en conversation avec une divinité locale féminine, étendue au fond de la scène sur un tertre élevé et saisissant de la main droite une branche d'un arbre qui se trouve derrière elle. A ce qu'il semble le groupe de ces deux figures personnifie lés environs de Thèbes, où périrent les Niobides; la divinité féminine serait dans ce cas la déesse poliade de la ville. Quant au bouvier, ou a voulu y voir le jeune Ampliion. Sur la face latérale gauche du couvercle sont représentés les attributs d'Apollon, un corbeau qui donne des coups de bec dans une lyre, un arc, un carquois et un disque; sur la face latérale droite sont figurés les emblèmes de Diane, un arc, un carquois, deux épieux, un diadème dentelé, un chevreuil et un chien. Le sarcophage repose sur deux pieds en marbre, décorés comme ceux du n. 682 (799).
686 (831j Base ronde.
Trouvée à Yeies eatre 1811 ©t 1813.
D'après Pinscription , cette base supportait un objet consacré à la déesse Pietas. Les bas-reliefs dont elle est oiiiée représentent quatre lyres à dix cordes , entre les-
HsLBio, Guide I. 33
MUbɣ DU LATEAK
quelles une goirlande de fruits court tout autom- de la base, et au-dessous de cette guirlande les quatre attributs de Yuleain, une enclume, un marteau, une pince et un pileus (cf. n. 89); ces motifs sont les mêmes que cevûL qui décoraient le Puteal Libonis, situé sur le Forum et connu par des monnaies. Si Ton en juge par la significatiou que le mot putt itl a dans la langue latine, c'était sau^ doute soit uu puits à margelle soit un lieu sacré clos par une enceinte. L'on n'a pas encore expliqué pourquoi les motifs qui décoraient la surface ext^eure du Puteal Libonis ont été reproduits sur une base massive destinée à supporter un objet offert à la déesse Pietas.
Mon. d«U' Iu8t. IV Ami. 1846 p. 244 et amv, B. S. p. 307 u. 440. Cf. Jordan, Topogrii]>lue der Stadt Rom ii t p. 40a — 404. Jahrbuoli des aich. Instituts VI (1891), Atoh&ol. Anislger p. 15,
Treizième chambre.
68G (842) Fragment de frise représentant un combat de Géants.
Ce fragment donne lieu aux mêmes remarques que le n. 141. Le Géant se précipite avec ardeur contre un dieu, que nous devons nous figurer représenté sur le morceau
de la frise qui suivait notre fragment. Il rejette en arrière sou bras droit comme pour lancer un objet, sauà doute un bloc de pierre. On ne voit pas bien clairemeut pourquoi le bras gauche, recouvert d'une peau d^animal, est tendu en avant. L'on prétend que le Géant brandit le tronc d'arbre qui traverse la partie supérieure du fragment. Hais cette explication se heurte à une difficulté: car le geste par lequel le (ïéant saisirait une brsacbe de cet arbre serait bien peu naturel. Il est beaucoup plus probable que le bras gauche du pcL^onnage était tout simplement tendu en avant pour parer un coup, et que ie tronc d'arbre était l'arme brandie par un autoe Géant placé devant le nôtre.
B. S. p. 316 u 150, T. vm S. Overbeok, Knnstmytliologie H p. 381 Â ; Atlas Y 2 b. Cf. Msyer, Die GiganteiL and Titanea d. 3S4 n. 9, p. 386.
TREIZIÈME CHAMBRE
«37 (868) Bas-relief, Ûreste et Pylade.
Jadis ML palais Rondanin!. ar-quis pti lH'i4. Rpptnni-atione: dans la figure d Ureste. le nez, \m «leux avaut-lii as, le genou gauche ainsi que la partie voisine de ia cuxase, le lias de la jambe presque Jusqn'aïuc obevUles; dans la flgVX) de Fylaîde, le bout du nez; eu entre le morceau de rocber, sur lequel est appuyé le pied droit de Pylade, la plus grande partie de l'arriére-plan, et ploeieura morceaux des bords de la plaque de marbre.
Oreste vient d'avoir en Tauride un accès de folie ; il Véyanonit et tombe, tandis que son ami Pylade Tentoure de ses deux bras pour le soutenir. Ce motif paraît avoir été composé pour représenter un Niobide relevant un de ses frères blessés; c'est plus tard seulement que les deux personnages sont devenus Oreste et Pylade. Lorsque ce groupe était employé dans son sens primitif, le personnage qui est debout regardait naturellement en haut vers Pendroit d'où partaient les traits mortels. Cette attitude n^avait plus aucune raison d'être, quand ce personnage fut transformé en Pylade; elle fut modifiée, et le jeune homme fut représenté la tête penchée vers son ami quHl soigne avec dévouement.
B. S. p. 'ààl a, 4G9. Robert, Die antikcn Sarkopliag-reliefs U p. 178. Bie, Kampfgnippe und Kikmpfertypen p. 108.
688 (8&1, 853, 854, 856, 858) Cinq fragments de statues eoloftales en poxph]^.
Ces fragments ont été tronvée sans dont» près de Tare
de Constantin, sanf le torse n. 854, qui n'a été découvert qu'en 1875 sous l'absidr de Saint-Jean de Latran pendant les travaux de restauration de cette basilique (Ann. deir Inst. 1877 p. 341 ; on y prétend inexactement que ce torse est en losso antlco), et qui par conséquent ne figure pas dans le Catalogne de Benndorf et Solidne.
Numéro 851 du Musée: La moitié supérieure du torse d'une statue revêtue de la toge. Comme le prouvent la cavité et Tespèce de mortaise qui existent entre les deux épaules, la tête et le cou avaient été sculptés à part puis enchâssés dans le corps. — 853 : Fragment du torse d'une statue revêtue de la toge. — 854: Torse d'une statue cuirassée; ce fragment présente les mêmes particularités que le n. 851 ; la tête ne formait pas corps avec le reste
MUSÉE DU LATRAN
de la statue. — 856: Partie médiane d'uue titatue revêtue de la toge, avec la jambe droite portée en avant. — 858: Fragment de draperie. — Ces fragments appartiennent aux meiUeurefi et par conséquent aux plus anciennes sculptures en porphyre , que Tari gréco-romain nous ait laissées (cf. n. 233). 'Les artistes ont tenu compte de la dureté de la matière qu'ils employaient; ils n'ont point cherché à reproduire les détails accessoires; ils n^ont rendu que les formes principales, mais avec une grande énergie.
Quatorzième chambre.
689 (902) Statue colossale d'un Barbare,
Trouvée en 1841 dans la Via dei Coronari n. 211, non
loin de S. Salvatore in f.anro: il y avait fi l'époque impérial© plusieurs ateliers de sculpteiuB dans cette région de Kome. Kestauratious : le pied droit, la partie antérieure du pied gauche, le devant de la pUntiie.
Ce Barbare, un Dace si Ton en juge par son costume et le type de son visage, est debout avec une expression résignée, la main droite croisée sur le poignet gaucbe. Par le style comme par la composition, cette statue ressemble aux figures de Barbares qui ornaient primitivement uu édifice de Tépoque de Trajan et qui furent transportées plus tard à l'arc de Constantin; elle était donc évidemment destiné t à décorer un monument public construit souB Trajan. Mais elle ne fut pas achevée. Le maibre n'a pas été enlevé entre la plinthe et le bord ixiférieur du manteau; et il n'a été enlevé qu'en partie entre la main gaucbe et le corps. Les points de copie sont visibles dans toute la statue.
690 (909) Torse d'une statue cuirassée en porphyre.
Jadis dans les Apj^aitementB Borgia.
C'est là une ébauche excellente, mais l'œuvre n'a pas été terminée. Ici, comme dans la statue précédente, les
QUATOBZIËME CHAMBRE. 517
points de copie sont restés. La tête avait été sculptée à part, pour être enchâssée dans le corps (voir u. 688)* B. S. p. $52 n. 496.
Il y a peu d'années, cette salle renfermait deux colonnes en marbre de Phrygie (paoïiazzetto) qui avaient été trouvées en 1844 à la Marmorata près du Tibre et dont les fûts portaient des inscriptions sur leurs sections horizontales. Le pape Léon XIII a fait sder les morceaux on ces inscriptions étaient gravées; les colonnes ont été employées à la décoration de l'autel construit sur son ordre d'après les plans de l'architecic l\alïaele Francisi dans i'église S. Andréa délia Valle en rhonneur de S. Andréa Avellino. Les disques de marbre , qui portent les inscriptions, sont restées au Musée (n. 691).
«91 (886, 809, 899, 903) ftuatre sections oironlaires de colonnes ayec inseriptions.
Ces inscriptions sont importantes, parce qu'elles nous font connaître les formalités que Ton observait sous Perapire, quand il s'agissait de recevoir à Uome les inarbres étrangers. Par elles nous apprenons que ces colonnes furent livrées sous le consulat de Lucius Aelius Yerus et 4e Publius Caelius Balbinus Yibullios Plus (137 ap. J.-C), par conséquent sous le règne d'Hadrien, à la commission ohargée d'administrer les biens impériaux qui se trou* vaient à Rome. Cette livraison fut reçue par le membre de cette commission auquel incombait toute la partie executive du travail, h» procurateur Irenaeus; c'était le centurion ïuUius Saturninus qui avait surveillé l'extraction et expédié les colonnes; enfin les inscriptions nous font connaître les ateliers des marbriers chargés de mettre les colonnes au point, et l'endroit précis où, après le débarquement, on les laissait en dépôt.
692 (898) Hermès de Baeehut (Dionysos).
Restaurations: le nez, les lèvres, que^ues morceaux des bandeanx et du fût.
MUSÉE DU LATRAN
Ce qui prouve (jue cet hemiès est une image deBacchiis^ c'est le mélange du douce rêverie et de désir qu'exprimela physionomie, ainsi que la coiffure qui se compose d'un bandeau et de deux grappes de lierre placées au-dessus du front. Les formes sont vigoureuses; elles rappellent les œuvres de Técole du Péloponnèse, et n'ont aucunement ce caractère féminin que Tart hellénistique introduisit^ dans le type idéal de Bacchus; li semble donc que l'original de cet hennés ait été créé au IV® siècle av. J.-C, (cf. n. 796).
B. S. p. 348 îi. 1SÎÎ. Aon. dell' Inst. 1875 p. 39. Roscher, Lexikon d. gr. u. rôm. Mythologie I p. IVàl. Jahrbuch der KunstsammlangQn des Alierb. KaiâerhauBes II (Yleane 1B83) p. 4d, p. 50. Nacluielkten dur Oefiellsohtft der Wissenschaften zu Gôttingen 1891 p. 879, p. S87.
693 (896) Hennés dathlète.
EestaimitlonB: le 'bout dm nez, la partie du cerceau qvl
êe trouve au-dessns de l'oreille droite, quelques morcpRnx au derrière la tête, plusieurs fragments des bandeaux, la partie inférieure du fût.
La tête reproduit un type dérivé du Doryphore de- Polyclète (of. n. 68) par l'art grec postérieur. La coiftireest eelle d'un athlète vainqueur (df. n. 69). Elle se compose d*un cerceau entouré d'un bandeau et orné d*une<
petite lleiii" iui-dessus de Toreille gauche. Nous devons évidcDinu nt supposer (ju'une autre fleur était placée symétriquement au-dessus de Toreille droite. B. 6. p. d49 n. 491.
694 (892) Morceaux d'un pavement en mo«aiqae«
Le pavement en mosaïque, dont ces fragments ^Basaient
partie, provient d'une chambre, peut-être d'une salle à manger, qui se U cuvait dans un édifice antique considérable, dont une partie fut découverte au commencement de l'année 1833 dans la Vigna Lupi sur TAventin. L'on a rattaché cet édifice aux Horti Serviliani situés dans les mêmes parages. La relation de la fouille donne la descrip* tion suivante de la mosaïque entière: Âu milieu de la salle avait été placé un tableau en mosaïque entouré de
QUÀTORZIÈMË CHAMBRE.
l>ordure8 en marbre qui dépassaient le niveau du pavement; ce tableau a été trouvé complètement détruit, parce qu'un mur construit postérieurement au milieu de la salle passait précisément sur lui. Autour de ce tableau centrai, couraient quatre autres tableaux assez étroits, qui représentaient sur fond noir des paysages du Nil avec la fawie de ce fleuve, et qui aux qnatre coins étaient séparés les uns des autres par des tetamones de style égyptien. De ces qnatre tableaux il ne s'est conservé que les six fragments déposés actuellement sur le pavé de cette salle. Ces paysages remplis d'animaux étaient encadrés de toutes parts par la mosaïque h fond blanc, parsemée des restes d^un repas. Ce sont surtout des os d'oiseaux, des arêtes de poissons , des débris d'écrevisses , d'oursins de mer et de seiches » des coquilles et des escargots de toute espèce, des épluchures de pommes et de noix, des grappes de raisin égrenées, enfin divers légumes, parmi lesquels on reconnaît sans aucun doute des feuilles de laitue. Pour animer son tableau, l'artiste a ajouté une petite souris qui grignote une noix. Le morceau de inosiûique, qui représente six masques scéniques et entre ces masques des vases de toutes sortes et d'autres objets, était disposé près d'une des murailles de la salle. On y lit une inscription, qui nous apprend que Fauteur de cette mosaïque est un certain Heraklîtos. Il s'est évidemment inspiré de l'œuvre célèbre de Sosos, représentant un pavé de salle à manger qui n'a pas été ])alayé; le tableau central aujourd'hui perdu était peut-être une copie de la mosaïque des colombes , que Sosos avait placée au centre du pavement (cf. n. 450)* L'exécution de ces fragments est très soignée. Les morceaux de mosaïque faits soit en pierres de couleur soit en verre sont plus fins que ceux de la mossuque des colombes trouvée à Tivoli (n. 450).
Bull, deir Inst. 1833 p. 81 et Buiv. Corpus inscr. gr. III n 015:? Braiin. Ruiiieii und Museen p. 750 n. 21i, Rrunn, Gescliiclire der griech. Kimstler II p. ail— 312. Areh. Zeiiung XXIV (1866) p. 229. Oyerbeékf SebiiftquèlleiL n. 2168 — 2160. Solireiber, Die Wiener Bnmneiixeliefs am Pal. Grimani p, 78 net, 69.
MUS££ DU LATRÂlf.
Quinsième chambre.
Au mur du sud:
695 (970) Tête de Mercure (Hermès) enfant.
Trouvée en 1BU2 à O&tie. Kestauiatiouië; iea bords tout entiers du pëtase, le bout dn nez, lee lèvres.
Le caractère de cet euiaut espiègle est parfaitement rendu. La bouche entr'ouverte sourit avec malice, et Ton voit les deux raugées de dents. L'ezéoutioii est négligée mais pleine de vie.
B. 8. p. 379 n. 538. Cf. Arch&ologlsche Zeltung XLIU (1885) T. 9 p. Ul— 153.
696 (972) Tète d Attia.
Trouvée en 1861 à Ostie dans le sanctuaire de la Matet Magna non loin Fautel. Aestftaratloiui: 1m làyona Azéa dans le bonuet pkrygienu
Le lieu de provenance « le bonnet phrygien, la eauronne de rayons» dont la restitution est justifiée par la présence de trous creusés sur le bord inférieur du bonnet,
l'expreBsion douloureuseineut émue de la physionomie (cf. n. 7(X)), — tous ces détails nous prouvent que notre tète représente Attis, Fadolescent aimé de Cybèle. Le type du visage semble dérivé d'un type idéal d'Hélios postérieur à Lysippe»
Mon. deU' Inst. Yin 60, 4; Ann. 1868 p. 411-41S. La tHe est
dans cet ouvrage publiée sans le bonnet. Le bonnet, sculpté à ]>art , fut trouvé postéripurement et replac é sur la tête; ce ren.seiguemeut m'a été donne par M. C. L. Visconti.
697 (975) TMe de jeune fflle.
Trouvée en 1H62 à Ostie dans ua édifice autiq^ue, oà Ton déooavtlt des tuilea avec marciues, qui datent des innées 117 ot 184 apTès y.-C. BoitanratlonB: le boat dn nos et le menton.
Cette tête fort gracieuse est d*un excellent travail; ce
qui lui donne encore un charme tout particulier, c'est la
nuance dorée et chaude du iiiarhre dans lequel elle est sculptée. La flexion trè- marr|iiée du cou prouve quVlle faisait partie d'une ligure eu mouvement; la bouche est' entr ouverte par un sourire fin; il est donc très probable
SEIZIÈME CHAMBRE
que cette tête proviuiit crime statue de jeune iîlle qui faisait partie d'un groupe amoureux.
Au mur de Vest:
698 Niche ornée d'uud mosaïque représentant le dieu
Silvam.
Trouvée eu 1861 à Ostle dans le veiainage da Mithraeam,
Silvam est ici représenté, suivant Vusage, tenant dans
la liiiiiu gauche une branche de pin, dans la luain droite un couteau en forme de faucille. Sa tete est entourée d'un nimbe bleuâtre, symbole qui dans Part chrétien a été adopté pour caractériser les Saints. A gauche du dieu son cliien est assis ; à droite se dresse un autel embrasé. L'exécution est grossière.
Ann. deU* Inst. 1864 Tav. d*agflr- I<M 3, p. 174 et siilv. B. S. p. 384 n. 551.
Seizième chambre.
699 (1043) Statuette en brenie de Vénus (AphroditeV
Trouvée à OsUe dans le porti^iue qui précédait le aaiictaaire de la Mater Magna.
Lorsque cette statuette fut découverte et publiée,
quelques restes des attributs qui se trouvaient dans ses mains s'étaient conservés; ils permirent de déterminer l'action de la déesse. Vénus est représentée en train de faire sa toilette. Sa main gauche levée tenait un objet en forme de manche, qui provenait évidemment d'un miroir, dans lequel la déesse contemplait son image* L'attribut très endommagé parPoxydation, que tenait la main droite, parait avoir été une de ces petites spatules, avec lesquelles on se mettait du fard. La rondeur des formes, particulièrement frappante dans cette statuette si on la compare avec les types ordinaires de la déesse de l'Amour, est caractéristique des image» de Vénus qui proviennent d'Alexandrie. Il semble donc que nous soyons ici en présence d'un type de Vénus créé dans cette ville* Mon. deU' Inet. Yin 8; Ann. 1869 p. 811 et flnlv.
MUSÉE DU LATROr.
700 (1061) Statue d'Attîs.
Trouvée pendaat i'iùver 1867 — IHm à Ontie dans le portique qTii précédait la EAnctu&ire de la Mater Magna. Bestaarationft: einq myons qui onietit la tête; toutefois cette restitution est jastifiée par la prëtence des oinq trous creusés dans le marbre avec le ciseau.
Diaprés Piiueriptioii gravée sur la plinthe, cette
statue fut consacrée à Attis par Gaïus Cartilîus Euplus sur l'ordre de la déesse (c. à d. de la Mater Magna). La paléographie de l'inscription et le travail de l'œuvre déuoteut répoque d'Hadrien. Les formes du corps sont délicates, presque féminines; l'expression du visage n^est point doulonrease comme dans la tête n. 696, mais plutôt mélancolique et résignée. Le favori de Çybèle est représenté en dieu. Les rayons solaires qui entourent sa tète,' la couronne de pins, de grenades et d'autres fruits, le bouc|uet d'épis et de fruits qu'il tient dans la main droite, enfin les épis qui sortent de la pointe de son bonnet phrygien, tous ces attributs nous indiquent qu' Attis est représenté ici dans ses rapports avec la végétation. Un croissant de lune se voit au-dessous des épis qui ornent sa tête; ce détail s'explique par le surnom de «Maître de la Lune», que porte Attis. Le buste barbu, sur lequel s'appuie le jeune éphèbe, paraît représenter le Jupiter (Zeus) Idéen, dont le territoire était le centre autour duquel rayonnait le culte de Cybèle. Sur le manteau et le bonnet d' Attis se sont conservées des traces de couleur rouge; les cheveux, le croissant et les épis sont encore un peu dorés.
Hou, dell*Inst. IX 8a, 3; Ann. 1869 p. 884 et solv. Corpus iuser. lat. ZIY u. 88.
Les trois peintures murales qui se trouvent aux parois de cette chambre, nrs. 701 — 703 (numéros 1063 — 1065 du Musée), proviennent de Aenx toinbeauz d^oouv^s en 186(^ prés de la voie qui coudujsalt d'Ostie à Lauieutum.
701 (1064) Orphée et Eurydice.
Le tombeau, que cette peinture ornait, fut élevf^ ppudant le premier siècle de Tère chrétienne, si l'on en juge d après sa construction et les plus anciennes inscriptions qui y ont été trouvées; la peinture semble remonter à la même époque.
SEIZIÈME GHAMBBa
Comme presque toua les personnages sont désignés par des inscriptions, il ne peut y avoir aucun doute sur le sujet de cette peinture. Elle représente Orphée au moment où, ramenant Eurydioe sur la terre^ il se retourne vers son épouse et la pord ainsi pour toujours (cf. n. 790). A gauche on Yoit la porte des Énfers deyant laquelle se tiennent Cerbère à la triple tête et le gardien (lANITOB) figuré sous les traits d'un jeune homme; à droite on reconnaît Oknos, dont la corde en jonc est mordillée par une ânesse (cf. n. 873); en haut du tableau, on distingue les restes d'un groupe représentant Pluton et Proserpine, Uon. dAU' Inst. VIU 28, 1 ; Aan. 1866 p. 296. B. S. p. 401 n. 590»
Les deux paîatures murales n. 702 (1065) et 703 (1063) ornaient le mur fta fond d'un aatre tombeau, le n* 70S & droite, le n. 706 à gaaehe. Comme leur ezéent&on est de beauooop isférienre à celle dn n. 701 (1064), il est très probable qu'elles lui sont postélieuies, et qu'eUes datent de la deuxième moitié dn second siècle*
702 (106Ô) Bapt de Pioserpine (?X
Il est très YraisemblablOf mais non absolument certain que cette peinture représente l'enlèvement de Proserpîne,
li'artiste a négligé les personnages mythologiques qui assistent d'habitude au rapt de la jeune déesse; il s*est borné à peindre Pluton et Proserpine. SMl a procédé ainsi, c'est sans doute parce qu'il a voulu symboliser la défunte sous les traits de la fille de Gérés, et qu'il s^est bien gardé de compromettre la clarté de sa conception en ajoutant à la scène principale des figures accessoires.
Mon. dell'Inst. Vm 28, 2; Ann. 1866 p. 309 et euiv. B. S. p. 401 n. 691.
703 (1063) Scène d'une tragédie.
Le caractère tragique de cette scène est déterminé
par Tonkos (voir n. 271), qui distingue l'homme barbu assis au milieu du tableau et la femme qui s'avance vers lui. Le sujet est peut-être la reconnaissance de l'enfant, qui est tombé sur le genou gauche devant l'homme assis au milieu, et que ce djemier, profondément ému, relève de ses deux mains. Le geste de la femme qui s'approche, et
MUSÉE DU LÀTRAN.
l'attention avec laquelle le personnage que i on voit audessus de l'enfant écoute le.s paroles de cette femme, s'expliquent tout naturellement si Ton suppose que la femme fait à propos de l'enfant d'étonnantes révélations. L'objet indistinct de oonlenr jaune, qu'elle présente de ses deux mains, est sans doute un signe, qui permet de découTrîr Forigine de l'enfant.
Mon. deU'Inat. Vni 28, ii; Aan. 1866 p. ai2 et suiv. B. S. p. 400 n. 688. Cf. Beiiehto der aftohs, OeseUschait d^r Wissensctaaften 1878 p. 124.
A l'étage supérieur* 704 Kosuque d'athlètes.
Les divers tableaux, dont cette mosaïque se compose, ont été découverts en 1824 dans les thermes de Caraoalla,
lors des fouilles exécutées par le comte Velo. Avec d'autres tableaux, qui ont été trouvés brisés, ils formaient le pavement des deux absides de la salle centrale. Lorsque sur Tordre de Grégoire XVI ces divers morceaux eurent été transportés au Latran, l'artiste qui fut chargé par le pape de la restauration, voulut reconstituer un ensemble dont la forme et la superficie pussent être d'accord avec la salle destinée à recevoir la mosaïque; il rassembla les divers fragments d'une façon arbitraire, et deux morceaux, qui le gênaient, furent transportés dans la première salle du Musée du Latran (voir plus haut page 467). La plupart de ces tableaux représentent des athlètes qui étaient devenus célèbres à Rome sous le règne de Caracalla ou qui étaient particulièrement renommés dans les palaestrae voisines des thermes de cet empereur. Parmi ces athlètes, vingt sont en pied ; de vingt six l'artiste n'a représenté que le buste. Les premiers tiennent pour la plupart à la main les prix qu'ils ont remportés, palmes et couronnes; quelques-uns portent les attributs qui caractérisent leur spécialité: il y a quatre pugilistes avec le ceste, deux lanceurs de disque avec le disque, un jeteur de lances avec trois lances. Les athlètes représentés en pied sont tous des hommes jeunes et imberbes; au contrau*e les