XIV TABLE DES MATIÈRES
Le Palais des Conservateurs.
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Poi-tique 399
Cour et Escalier 4^)0
Chambre ii droite de l'eptrée 411
Salle octogonale 415
Chambre derrière la aalle octogonale 442
Chambre dea terres cuites . 4^
Salle des Bronzes « . « 452
Chambre des Vases 464
Le Musée du Latran 407
Le Musée du Vatican.
Betnier eatalogae: J. H. Htasi, Desciiption d«s Masées de soalpta?e antique greoqae et romaine, Rome 1890.
Braooio nuoTO.
Les mosaïques I qui sont encastrées dans le pavé de la galerie, et qnî se composent de figures noires sur fond blanC) proviennent, dans leurs parties antiques, d'une fouille qui fut entreprise en 1822 dans une ancienne villa romaine située près de Tor Marancio (en dehors de la porte Saint Sébastien). Il est impossible d'indiquer quelle était leur disp osition primitive, quels sont les morceaux vraiment antiques et quelles sont les restaurations modernes.
La mosaïque qui orne la partie antérieure de la salle
comprend les scènes suivantes: 1) Ulysse, attaché au mât
de son navire, passe devant Pile des Sirènes. 2) Scylla
brandissant une rame; chacune des trois têtes de chien
qui sortent de son ventre saisit un compagnon d'Ulysse*
3) Une Néréide, à cheval sur un griffon marin, tient de
ses deux mains l'écharpe qui flotte au-dessus de sa tête:
c'est p( ut-etre Leucotlit t-. Devant elle, un enfant monté
sur uix dauphin a été pris pour son fils Palémon ou Méli-
certe. Sur la mosaïque située au fond de la salle, on voit
un Triton soufPlant dans une conque et autour duquel
sont rassemblés toutes sortes de monstres marins.
Fistolesi, Il Tatleano desoritto 17, 1. Blondi, I monumenti Ama- Tanziani T. 1. Cf. Beschreibung der Stadt Rom n 8 p. 89. Brann,
Kuinen nnd Maseen p. 258 n. 22. Overbeok, Gallerie heToiBclier BUdwerke p. 756 n. 6, p. 794 n. 69, p. 798 n. 82.
Le beau cratère de baMilte égyptien, qui a été placé au milieu de la salle (Numéro 39 du Musée) a été trouvé
iiËL.uia| Guide I. 1
VATICAN
dans le jardin du cloître de S. Andréa di Monte Cavallo. Il a beauconp souffert du feu. Les sujets qui ornent la vasque se rattachent au cycle de Bacchus; l'on y voit des masques scémques et des thyrses. Les anses paraissent tressées en jonc; le jonc était d'ailleurs souvent employé dans la fabrication des thyrses* Le pied, taillé dans une pierre de grain fort grossier, est moderne.
Visconti, Museo Pio - Clementmo VII, 35. Pistolesi IV, 14. Cf. Yisconti, Opère varie IV p. 409 n. 249. Beschreibiuis Roms II 2 p. 97 n. 108. Brann, Bninen imd Mnseen p. 257 n. 21.
L'étude des sculptures disposées le long des murs commence par les statues situées à droite de l'entrée.
1 (5) Caryatide*
Elle se trouvait autrefois dans le palais Paganloa; en
182:3 elle devint, par Ventremise de Camuccini, la propriété des Giustiniani. Elle a été restaurée sous la direction de ïhorwaldsen. Kestaurations : la tête, les deax avant-bras, la draperie que tient la main ganobe, les pieds, la plinthe.
Cette statue est la copie en î;'énéral assez fidèle d'une Oai^yatide qui se trouve actuellement à Londres, et qui provient de TErechteion d'Athènes; mais au point de Tue de Texécution, elle est de beaucoup inférieure à l'original. L^artiste athénien, qui vers la fin du cinquième siècle avant Jésus-Christ imagina ce type, sut parfaitement employer le corps d'une jeune fille comme soutien de l'entablement. On reconnaît, à sa stature puissante et légèrement tra|)ue, qu'elle Bujjporte avec aisance et sûrement l'architrave qui repose sur elle. Le peplos rappelle par ses plis verticaux les cannelures des colonnes; le bourrelet d'étoffe, qui remonte en avant, ressemble à un fronton. Mais en outre l'individualité de l'organisme humain est parfaitement mise en relief par la vérité et le naturel de la pose. Dans la cour du palais Giustmîani existe au moins depuis 1681 une Caryatide semblable; par ses proportions (elle mesure 1,08 m. du col du vêtement à la plinthe), par la nature du marbre, et, autant qu'on peut en juger dans l'état actuel de la statue, dont la patine est très endommagée, par le si^le de l'exécution, elle ressemble
BKACCIO NUOVO.
è. la Caryatide du Vatican , et elle a dû lui servir de pendant. Comme le palais Giustmiani est situé dans le voisinage du Panthéon, Ton a supposé que ces deux Caryatides •étaient de celles qui furent sculptées par l'Athénien Diogénès et qui ornaient le monument d'Agrippa. Ce qui infirme cette hypothèse, c'est que la statue du Vatican, par la simplicité même du travail, ne surpasse pas la moyenne des sculptures décoratives que nous po^ipédrins de la première période de l'empire. Au contraire les Caryatides de Diogénès devaient se distinguer par des qualités ex- <ïeptîonnelle8f puisque Pline rapporte expressânent (n. h. 36| 38) qu'elles étaient très estimées des critiques d'art romains.
:Nibby, Museo Cliiaramonti II, 44. Piatoleal IV, 5. Eayet, Monu* Ments de l'art antique I pl. 41* Cf. Braun, Buinen nnd Maeeeii
p. 229 n. 1. Xotizie degli Boavl 1861 p. 265—267. Gôttinger gel.
Aîizeigen 1882 I p. 027 — 628. Scbreiber, Die antiken Bildwerke der Villa Ludovisi p. 164. Arch. Zeitang XXIV (1866) p. 231; XLI (1883) p. 200 et suiv.
2 (8) Statue d*nn ehaaseur.
Auparavant dans les jardina Aldobrandini. Beatanratlons : tout le bras droit, Pavant^bras ganohe avec la lanee, toat le bns de la jambe gancbe sauf la parUe antérienie du pied,
le tronc d'arbre.
Cette œuvre, d*une exécution médiocre, reproduit un motif de Fart antérieur. Au Belvédère (n. 128) se trouve un torse semblable, d'un travail beaucoup meilleur, et qui sans aucun doute doit être rapporté au premier siècle de
l'empire. La tête de Cuiiimode, placée sur notre statue, est antique, il est vrai, mais elle n'appartient pas au monument.
Guattani, Monumenti antiohi Inediti 1805 T. XXVI p. 122 et Buiv. Mnseo Cliiaramonti II, 41. Pistolesi IV, 6. Clarar, Musée des sculptures V, pl. 901 n. 2472. Bernoulli, Romische ikonogiaphie n 2 p. 234 n. 62, p. 239.
3 (9) Téte d un Daee.
TrouTée au forum de Trajan. ReetauTationa : le beat da neSf quelques parties des lèvres et des eheveuz, le buste.
D'après la provenance et le style, ce morceau date de l'époque de Trtgan.
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Nib1»y» Knseo Oblaïunonti n, 47. FUtoleai lY, 6. BàximMsn, Denkmttler des kl. Alterthams I, p. 251 Fig, 282.
4 (11) Silène portant Bacchus (Dionysos) enfant dansses luras.
Autrefois au palais Buspoli. Restaarattons : Silène: la plupart des feuilles de la couronne de lierre et tons l^-g floig-ts, les doigts du pied droit — renx-ci ont peut-être ete restaiirt^s dès l'autiquité — , probabiemeut auBsi tout le pied gauche. L'enfant: le edté droit de la figure jusqu'aa-dessons de l'œil gauche, le nez, les deux bras, un monseaa de l'épaule ganrlip . la jambe çaiinhe ainsi fjue la fesse gauche, le pied droit. De plus la partie inférieure du tronc d'arbre et la plinthe.
Ce groupe doit avoir été très populau e dans l'antiquité ; nous en connaisons plusieurs répliques, et celle du Vatican n'est nullement la meilleure. Silène, le coude gauche appuyé sur un tronc d'arbre, tient dans ses bras Bacchus (Dionysos) enfant, qu'il est chargé d'élever; il le regarde avec une expression, où se mêlent le sérieux, la bienveillance, et la satisfaction intérieure, tandis que l'enfant lève les yeux sur lui avec un sourire charmant. Silène a une physionomie très noble. La nature animale ne se révèle que par ses oreilles allongées, qui disparaissent presque entièrement sous la couronne de lierre, et par ses jambes nerveuses; l'embonpoint de son corps est à peine indiqué et la mélancolie du buveur, qui domine plus ou moins dans la physionomie des types postérieurs de Silène (cf. n. 290, 448), est ici ennoblie et transformée en une douceur sérieuse. L'attitude donnée à Silène (cf. n. 194, 525), la manière dont il est idéalisé (cf. n. 525), et la scène représentée, qui trahit une très proche parenté avec le Mercure (Hermès) tenant Tenfant Bacchus (Dionysos) de Praxitèle : tout cela fait penser à la seconde école attique. Pourtant le corps de Silâie et celui de l'enfant sont traités avec plus de naturalisme qu'on n'avait coutume de le faire dans cette école; ce caractère dénote sans aucun doute l'influencc de Lysippe. 11 semble donc que ce groupe ait été composé à l'époque hellénistique. Sur les cheveux des deux personnages et sur le tronc d'arbre se sont conservées des traces de couleur rouge-brun.
BRAGCIO NUOYO.
Kibby, Miueo (adamnonti II, 12. Plstoleii lY, 7. Cf. Bnu% Jtainen und Hnseen p. 231 n. 2. Friedericbs-Wolters, Bausteiae n. 1430. Brans, Beschreiban^ der Glyptothek n. 114.
^ (14) Statua d'Auguste.
Tionyée dans la villa de Livie ad gaUinas située sur la voie Flamlnienne ; restaurations faites sous la direction de Tenerani: Toreille droite, les doigts de la main droite sauf Tannulair^, l'irulex de la main ganche, le nceptre — d'ailleurs évidemment faux, car toutes les repréâentatiouâ analogues uous indiquent que remperenr davait plntdt tenir une Unee. La Jambe gauche et le bras droit avaient été déjà brisés dans l'antiquité. Le restaurateur antique se contenta de rattacher au corps la jambe brisée; an contraire le bras droit paraît avoir été refait à nouveau; l'exécutiou n'est plus la même que celle des antres pailles de la statne; o'eat on travail moins fonillé et moins vivant. La tdte avait été sonlptée dans un morceau séparé et adaptée au reste du corps. La statue devait être plact^e dans une niche; le dos est beaucoup moins soigné que la partie fintérieure; et l'on y diblingue encore les traces d'un tenon en fer, qui reliait certainement la statue an mnr sitné derrière.
L'empereur est représenté, tenant un discours (adlo- •cutio) aux troupes, la lance dans la main gauche. La bouche parait entr* ouverte. La direction du regard et le mouvement du corps suivent la main droite levée; et la statue fait son maximum d'effet, lorsqu^on se place, pour Texa* miner, au point précis indiqué par la direction du regard. La physionomie exprime une majestueuse tranquillité, comme il convient à un personnage habitué à commander. L'empereur est vêtu de la cuirasse, mais il a les pieds nus; il faut voir dans cette particularité un mélange des deux tendances qui régnaient alors dans l'art du portrait, les uns représentant les personnages dans une idéale nudité, les mtres les représentant vêtus ou armés.
La cuirasse richement décorée reproduit certainement une cuirasse en métal, dont l'ornementation consistait soit en reliefs au repoussé soit en figures travaillées séparément et plaquées sur le métal (emblemata); des traces nombreuses »de couleurs conservées sur les reliefs nous indiquent que i'on a cherché à nuancer les divers sujets au moyen dVn émail de couleur différente. Ces sujets font allusion soit au gouvernement d'Auguste en général, soit à plusieurs
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événements remarquables qui eurent lien sous ses auspices^ En hant le dieu dn ciel (Oaelns) sons les traits d^un homme-
bai bu, tenant au-dessus de sa têtu un manteau en forme d'arc qui représente la voûte du ciel; au-dessous, le dieu* du soleil (Sol) sur son quadrige. Le groupe, qui vole devant lui, une vierge ailée portant une cruche, et sur les épaules de laquelle est assise une femme tenant une torche dans la main gauche, personnifie la rosée dn matin et la. rougeur de l'aurore. Tandis que ces images symbolisent le ciel, on voit k la partie inférieure de la cuirasse la Terre,, à laquelle le gouvernement d'Auguste a rendu la prospérité; elle tient la corne d'abondance, emblème delà richesse,, le tambourin (tymjianon) et la téte de pavot; auprès d^elle, Ton voit deux eni'ants dont la présence signifie que la terreest la nourrice du genre humain. Le sujet représenté au milieu de la cuirasse : un Barbare revêtu d'un costume oriental remettant une aigle légionnaire à un officier romain,, rappelle un des événements qui donnèrent le plus de gloire* à ^luguste. 11 obligea les Parthes en Tan 2U avant J.-C^ à restituer les étendards qu'ils avaient enlevés aux légions de Crassus dans la bataille de Carrhae (53 avant J.-C). Nous pouvons donc admettre que la statue n'est pas antérieure à Tannée 20 av. J.-C. Quant au chien qui se voii auprès duRomain, c'est probablemmt, comme danslesrepré-sentations de Silvain, un gardien et ici, plus spécialement,, le gardien des frontières de Tempire. Derrière le Parthe une femme est assise, personnifiant évidemment un peuple vamcu. De la main gauche elle tient un fourreau d'épée, de la main droite une trompette se terminant en tete de dragon; devant elle on distingue un étendard surmonté d'un sanglier. Cette trompette et cet étendard sont de& emblèmes d'origine celtique, qui ont été aussi adoptés par les peuples voisins de la Gaule. D'après tous ces indices,, on pourrait croire que ce sujet rappelle la victoire remportée non loin de Narbonne sur les Aquitains révoltés par Marcus Yalerius Messalla, le fameux protecteur des poètes romains, en 2H ou en 27 avant Jésus -Christ, par conséquent à une époque où Auguste, ayant reçu du sénat le
BRACCIO NUOVa
titre d'Imperator (29 avant J.-C), était déjà reconnu comme le chef militaire suprême de l'empire. Néanmoins il est plus probable qu'il s'atfit ici de la peuplade germaine des Sigambres; en 16 avant J.-C, tandis qu^ Auguste parcourait la Gaule, ils lui ûrent leur soumission; Horace parle de cet événement dansdeux de ses odes. Le personnage représenté en face, de Tautre côté du groupe central, est assis tristement; de la main droite il tend son épée devane lui, comme s'il voulait la rendre. Les jambes nues int diquL'iit qu'il est ici question d'un peuple établi dans l'Europe méridionale; Fépée est finement travaillée, la poignéest ornée d'une tête d'oiseau; ce sont là les preuves d'une culture extérieure assez avancée. Grâce à tous ces caractères, nous pouvons reconnaître dans cette figure la personnification des Celtibériens, dont Agrippa fit cesser les soulèvements, Tan 21 av. J.-C, en désarmant les tribus les plus remuantes. Cette pacification de l'Espagne, poursuivie sous les auspices d'Auguste, eut des conséquences, que la littérature contemporaine célèbre en termes exceptionnels. Au-dessous de ces deux personnifications, on voit Apollon avec la cithare auprès d'un griffon, et Diane avec la torche montée sur un cerf, placés en face l'un de l'autre ; c'étaient les divinités préférées d'Auguste, et il leur assigna un rôle prépondérant dans les fêtes qui eurent lieu en 17 av. J.-C. pour le jubilé de la fondation de Rome.
La belle conception de la statue n'est certainement pas du sculpteur qui l'exécuta; elle a été euipriuitée à un art antérieur et probablement à l'art hellénistique. Le portrait d'un roi ou d'un général est composé de la même façon sur un camée hellénistique, et le même type se rencontre dans la figure d'un guerrier représenté sur un bas-relief trouvé à Clitor en Arcadie, œuvre qui peut être attribuée avec certitude à la fin du 2"'* ou au commencement du 1®' siècle avant J.-C. Ce qui confirme cette hypothèse, c'est l'Amour à cheval sur un dauphin, groupe ajouté près de la jambe droite de la statue, pour rappeler que les Julii descendaient de Vénus; d'après le trou percé dans sa main droite, le petit
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dieu devait tenir un attribut en métal, arc, flèche ou fouet.
Le contraste choquant, qui existe entre la conception lourde de cet Amour et la composition si expressive de la figure principale, s'explique le plus naturellement du monde, si nous supposons que le sculpteur a eu devant les yeux pour la figure principale un modèle antérieur, tandis que pour l'arrangement dumotif accessoire il a été réduit à ses propres moyens. Si le portrait de l'emp^ettr est très bien réussi, cela ne prouve nullement que l'art contemporain ait été à un très haut degré un art puissamment créateur, mais uniquement qu'il produisait des œuvres remarquables dans Timitation de la iiature. L'exécution de la statue est excellente. La disposition du pallium peut paraître un peu artificielle; mais là encore Tartiste a représenté Tétofb tombante d^une façon très naturelle. Il suffît pour s'en rendre compte d'examiner la statue cuirassée placée en face n. 60 (129); le manteau est drapé de la même façon, mais l'exécution est beaucoup moins légère.
Sur plusieurs points de la statue se sont conservées des traces de la polychromie primitive. Le cercle des pupilles n'est pas seulement légèrement indiqué avec le ciseau; les pupilles semblent ressortir par l'effet d'une couleur, qui est aujourd'hui d'un jaune - brun. L'on voit encore sur la tunique des restes de rouge clair, sur le pallium de rouge foncé, et de jaune sur les franges de la cuirasse; peutêtre cette dernière couleur ne servait-elle que de support pour de la dorure. 11 a déjà été question des traces de différentes couleurs, qui se sont conservées sur les reliefs de la cuirasse.
Mon. deir Inflt. VI, VII, T. 84, 1; Ann. 1863 p. 432—449. O. Jahn, ans der Altertliumflwisseiiscliaft T. VI p. 2S5 et sniv. Rayet, Monuments de l'art antique II pl. 71. Baumeister, Denk-
mftler des kl. Alterthums I, p. 229 Fig. 18S. Bernoulli, Romisclie Tkonographie II 1 p. 24—27 Fig. 2. Bnmn n. BriiokmanD, Denkm. gr. u. rom. Scuîptur n. 225. Cf. Aicb. Zeituug XXVII (1869) p. 118— 121, XXVllI (1871) p. 84—37. Fiiederichs-Wolteis, BauBteiue n. 1640. Journal of hellenic étudies vn (1886) p. 184 n. 68. Le camée: JahrbuolL des aveb. Instituts IIl (1888) T. III 3 p. 118—115 TV (1889) p. 185. Four le relief de Clitor: Friederidis-Wolters n. 18&4.
BRACmO NUOVO
6 (17) Portrait en pied d'un médecin.
Trouvé sur le Quiritial dans le jardiu des nonnes BarUei iui. Restaurations: le nez, la lèvre inférieure, peut-être toute la partie inférieure de Tavant-bras di*olt, en tout cas les doigta de la main droite, le bftton avec le aerpent, dont l'exiatence est pourtant prouvée par deux amorces, Tune sur la cuisse droite, l'autre sur la plinthe.
Par son attitude, par la disposition du vêtement, et
par Vemblème du bâton au serpent, cette statue rappelle
le type connu du dieu de la santé, Esculape. Hais la
tète sans barbe et d*un caractère très individuel dénote
un polirait. Comme l'exécution se rapporte au début de l'empire, l'on a voulu reconnaître dans ce portrait le médecin Antonius Musa, qui guérit Auguste de la fièvre par un traitement hydrothérapique, et auquel en récompense fut élevée une statue de bronze. L'omphalos recouvert d'un filet (agrenon), qui a été ajouté auprès du pied gaucbe, se retrouve aussi dans les statues d'Esculape, et fait allusion, semble-t-il, au père d'Esculape, Apollon.
Nibby, Museo Chiarauiunti II, 9. ristoleai IV, 8. MUUer-Wieaeier, Benkmftler der alten Kunst n T. 60, 775. Clarao lY, pl. 549 n. 1159. Panofka, Asklepios und die A8klex>iaden ( Abli. der Berl. Akad. 1845) T. m, 7. Ci. fiescbreibnng d. Stadt Rom U 2 p. 104 n. 120,
7 (18) Buste de l'empereur Claude.
Appartenant à une statue, dont 1rs fragments ont été découverts près de Piperno (Prive ni n m i. In fragment de la même statae, représentant une jambe couverte d une draperie, 86 trouve dans la Galerie Lapidaire n. 19$. Eestanrations : le bout du nés et quelques autres morceaux insignifiants.
L'artiste s'est efforcé de donner à l'empereur la
physionomie la plus noble ; il en résulte que son œuvre
présente un contraste intéressant avec la statue n. 53
(117), qui accentue au contraire les ridicules de Claude.
Guattaui, Momimenti anticbi inediti t 8()5 T. XVr,p. 80—84. Nibby. Mnsro Chinrnmnnti ]I, 32. Clarao IV, pl. .549 n. 1159. Bemoulli, KomiscUe Ikonograplûe II 1 p. 332 n. 3, p. 346.
8 (23j Statue dite de Pudicitia.
Autrefoia à la villa Mattel, acquiàf nous Clément XIV. Restaurations: la tête, la mam droite, deb morceaux de la draperie, les doigts du pied gauche, la pointe du gros orteil dn pied droit.
VATICAN
La tête est d'exécution moderne; néanmoins, par auaiogie avec d'autres œuvi'es du même genre, nous pouvons admettre comme vraisemblable que cette statue était le portrait d'une dame romaine. Ce type gracieux se retrouve jusque dans la période hellénistique; il n'est donc pas original', mais l'anteur a tiré parti du modèle avec une grande virtuosité. Il faut surtout remarquer le naturel, avec lequel est rendue la main gauche recouverte par la draperie, et l'habileté dont l'artiste a fait preuve pour faire sentir que la tunique est d'une étoffe plus lourde, et le nifinteau d'une étutiw plu.s légère. I^a beauté du type et l'excellence du travail sont telles, que bien souvent l'on ne s'aperçoit pas d'un défaut de la statue. L'épaule droite n'est évidemment pas assess développée, soit parce que le sculpteur avait mal calculé la largeur du bloc de marbre, soit parce que pendant l'exécution de la statue un éclat se produisit à cette place.
Monnm. :^^^litîlfMRnfl T 62. De Rossi, Raccolta di statue T. 107. Piranpsi. Raccolta lU atatue T. 7. Visoonti, Mus. Pio-Clem. II, 14 (cf. I, p. 237 note*). Clarao IV, pl. 764 n. 1879. Cf. Braua, Ruineu nnd Moseen p. 288 n. 8. HelMg, Unteranchungen lll>6r die campanische Wancbnalerei p. 3â.
9 (24) Buste de jeune homme.
Restaurations: le nez et le milieu de la lèvre inférieure. Le buste paraît être aiatique et avoir fait partie de la même œuvre qae la tête.
Cette tête est une copie, exécutée à l'époque romaine, d'un type hellénique qui fut probablement inventé vers le milieu du siècle avant J.-C. Les formes et les proportions rappellent celles qui étaient en usage dans r&rt antique du Péloponnèse* L'expression de la physionomie est sérieuse, presque sombre; les cheveux tombent en désordre sur les tempes et sur le cou. Des Mnorces sont visibles des deux côtés de la tête non loin des tempes; on a voulu y reconnaître les restes de deux petites cornes de taureau, émergeant des boucles de cheveux; par suite on a donné à cette statue le nom du Bacchus (Dionysos) chtonien, Jakchos, auquel on attribuait certainement des
BEACCIO NUOVO.
cornes de taureau, et auquel, en tant que dieu des enfers, conviendrait parfaitement cette sombre expression de ûgare. D'après une autre hypothèse ce type aurait quelque rapport avec une tête d'éphèbe cornu , que Ton reneontre sur les monnaies de Byzance. Mais Topinion qui donne la meillenre explication des débris d'amorces oonserrées jusqu'à nos jours est la suivante: la partie supérieure de ces débris proviendrait de cornes, la partie inférieure d'oreilles d'animal, et cette tête représenterait Actéon au moment où il commence à être changé en cerf.
FIg. 1.
Pour se rendre bien compte de cet essai de restauration,
on pourra examiner la tête ci-jointe d'Actéon, tirée d'un vase peint de Tltalie méridionale (Fig. 1). Les cheveux sont rugueux, probablement parce qu'ils étaient autrefois dorés; les parties charnues ont été recouvertes d'un enduit par le sculpteur antique et non par le restaurateur moderne; c'était sans doute une préparation destinée à rece* voir les couleurs.
Bonner Studien (Berlin 1890) T. vm, IX, p. 143—153. Romiache HitOieUuiigeii 71 a891) p. 108.
10 (26) Statue de Titus.
Trouvée en 1828 en même temps que le n. 49 (111) dans le jardin voisin de regliae S. Giovanni in Fonte. Restaurations : les bords des oreilles, l'avant-bras droit et la main gauche.
La tête exprime de la manière la plus frappante les deux faces principales du caractère de Titus, une forte
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sensualité mais en même temps une très grande bienveillance; d'autre part le corps drapé dans la toge nous montre combien ce vêtement était capable de donm r une certaine dignité même à une taille petite et grosse. Dans l'objet criblé de trous qui se trouve sur la plinthe, ron a cru voir Feutrée d^une ruche, et Ton a supposé que cet attribut faisait allusion à l'activité assidue que Titus déployait pour assurer le bonheur du genre humain. En fait un tel groupe de trous ne représenterait que bien vaguement une ruche. 11 serait plus juste d'y voir un nid de guêpes; mais ce serait là un symbole bien peu flatteur pour l'empereur. Evidemment ces trous n'ont aucun rapport avec le personnage représenté ; ils se trouvent là, parce que le sculpteur essayait son trépan sur le morceau de marbre qui était à sa portée, et qu'il oublia de les faire disparaître, une fois la statue terminée. Sur la face extérieure de la toge, l'on reconnaît des traces de peinture rouge, et sur la face intérieure des traces de peinture jaune.
Nibby, Museo Chiaramonti IT, B3. Benionlli , RoiniHche Ikono- ^iapiiie II 2 T. XII, p. 32 n. 2, p. 37. Cf. Brauu, Kaineu imd Jlnseen p. 251 n. 16.
11 (27) Masque de Ckffgone,
Trouvé av«o les nm. 31 (40) et B8 (93) — le n. 48 (110)
est un inonlage moderne — près du teoiple de Véuu8 et Rome bâti par Hadrien, et par conséquent, a ce qu'il BemMe, ayant fait partie de In décoration de cet édifice.
D'après les dimensions colossales et d'après l'exécution, qui se borne à indiquer les grandes lignes avec le plus d'énergie possible, il semble que ces masques étaient destinés à n'être vus que de très loin, et par conséquent placés à une hauteur considérable.
Pifltolesi lY, 18. Cf. Braun, Buinen und Moseen p. 956 n. 80.
12^16 (32—36) Satyres avec dea outras 0I Véréides sur des ohevauz marins.
Ctri .statues, qui ont toutes subi tant de restaurations, servaient à décorer des fontaines et nous donnent une idée très claire du goût judicieux avec lequel Tart antique employait eu pareil cas des motifs plastiques.
BRACCIO NUOVO
Les Satyres: Piatolesi iV, 11. Clarac IV, pl. 710 n. 1689; pl. 719 n. 1721. Les Néréides: Pistolesi IV, 12. Clarao IV, pl. 747 n. 1805.
17 (37) Statae de femme drapée.
Trouvée en 1861 prés de la vole Âppienne.
L'on a adapté à cette statue une tête antique, mais qui ne lui appartient pas. Bien que les feuilles de laurier de la couronne qui entourait cette tf^te aient été restaurées, les amorces qui en subsistent prouvent qu'il y avait réellement une couronne de ce genre. La dame est donc représentée comme s'occupant de littérature, comme un bas bleu. L^expression prétentieuse et suffisante de la figure indique que c^était une personne fort désagréable.
18 (38 B) Statue de Harasse (?).
Trouvée en 1800 par K. B. Fag^an, oonsal d'Angleterre, à
Oatie, dans une niche d'un caldariam décorée de mosaïques. Restaurations: le bras droit et la patére. la partie fintêrieure de Tavant-hras gauche, avec le vase, la janilie gauche depuis un pt u iiu-dessus du genou jusqu'à la cheville.
Ce jeune homme, le regai'd fixé à terre avec une expression de douce mélancolie, a été considéré avec beaucoup de vraisemblance comme un Narcisse. Dans le tronc, sur lequel il s'appuie, a été ménagée une conduite d'eau. Si cette eau, comme tout porte à le croire, se déversait dans un bassin placé au-dessous de la statue, le jeune homme se mirait, comme nous Tapprend le mythe de Narcisse, daiihi une fontaine qui coulait à ses pieds. La restauration des mains n'est pas certaine. D'après Ovide (Métamorphoses III 411 et suiv.) Narcisse altéré arriva près dWe source; après y avoir bu, il fut pris d'amour pour sa propre image. Le restaurateur, en plaçant une coupe dans la main droite du jeune homme , ne s'est pas mis en contradiction avec cette légende. Néanmoins d'autres restaurations sont possibles; par exemple, l'on peut supposer que la main droite était levée dans un geste d'étonnement, tandis que la main gauche tenait une lance ou un pedum. L'iq^pothèse, d'après laquelle le nom de Phaidimos gravé sur le tronc serait celui du sculpteur, est inadmissible.
VATICAN
Yiieonti ei Guattani, Hiueo Caifaramonti T. XI. Pifitole&i IV, 13. Wieeeler, Narkissos n. 15, p. 8&^1. Cf. Pea, Itolasione di un
viaggio ad Ostia p. 53—55. Biaun, Ruinen und Museen p. 265 n. 19, Loewy, Tnschriften griechischer Bildbflner p. 290 n. 433. Jnhvbucher desVereius von AlterthumafreundeuimEheiiiiaiidLXXlLXClëi^l) p. 66.
19 (aS A) Satyre enfant jouant de la flûte.
Trouvé au Lago Circeo, dans la prétendue villa dea Lucnlli. Restaurations: le braa droit, l'avant-brafl gauche avec ia flûte, la moitié inférieur© de la jambe gauche, excepté le pied.
L'exactitude de la restauration en joueur de flûte est assurée par d'autres répliques. Ce type paraît très proche parent du type de Satyre au repos, dont Tinvention a été attribuée avec une grande yraiBemblance à Praxitèle (cf. nrs. 55) 21 li 525). Toutefois ce dernier est d^un idéalisme plus élevé, taudis que dans notre statue domine cette expression de hiun-étre idyllique, que l'art de Tépoque hellénistique aimait tant à reproduire. Le travail est fin, mais un peu sec.
Plstolesl IV, 24. Voir la bibliographie sur ee type dans: Friedeiichs-Wolters, Bansteine n. lôOl, 1502.
20 (38) La Fortune (Tychè), Ott bien une déesse poUade
beilénistique.
BeBtanratiODB : les deux bras et l'épaule droite.
Ce qui nous permet d'interpréter cette statue, c'est
qu il an existe deux répliques, dont Tune a été découverte à Beyrouth eu Syrie, et dont l'autre se trouvait jadis dans • la cour du palais Sciarra. Sur la plinthe de la statue de Beyrouth on voit un enfant nu , qui portait évidemment la main droite à sa bouche; c'est donc Harpocrate (voir n. 505). Dans la réplique du palais Sciarra, la figure principale a conservé dans la main gauche une corne d'abondance. Kous devons par conséqu^t reconnaître dan.s cette statue un type hellénistique soit de Tychè (la Fortune), soit d'une déesse poliade (voir n. 376). L'auteur paraît avoir imité , tant dans la pose du corps que dans Farrangement de la draperie, TAthèna Parthénos de Phidias (voir n. 598, 600, 870, 898).
BRÀGCIO ISIVOYO
darao IV, pL 571 n. 1220. Cf. ;rahrbiioh des ftrob. Iiuttitats V • (1890) p. 98. Bëin. Mittheilungen VI (1891) p. 239. Four la statue de Beytoutli: Atben. VlttheUimgeii X (1885) T. I, p. 27—81.
21 (40) Ifaftqae de Gorgone. Voir n. 11.
22 (44) Statue d'une Âmazone blessée, très restaurée et
dont la tête surtout a été fortement retoucliée. Tirée probablement du palaiB Veiospi.
Be la main droite elle s'appuyait sur une lance; la main gauche tient le vêtement écarté de la blessure. Pour
plus de détails sur ce type, voir n. 503.
Bibliographie daus le Jahrbucli des aroh. lustituts I (1886) p. ITe.
23 (47) Caryatide.
Autrefois à la villa Negroni. Restaurations: le nez, des morceaux de la nuqne et da kalathoa, la dernière phalange de rindez droit, le pied droit. La statue a été en plusieurs endroits retonehée par une main moderne.
Comme la forme du kalathos placé sur la tête rappelle le chapiteau corinthien, il semble que cette Caryatide ait
été destinée à un édifice de style corinthien. Elle ne possède pas, au même degré que le n. 1 , les caractères que 1 on est en droit de rechercher dans une statue dont le rôle est de porter un entablement. La position des bras est artificielle; les pieds sont trop rapprochés Tun de Tautre; aussi l'attitude générale a quelque chose d'incertain. Ce qui convient encore moins à une statue placée dans un ensemble architectural , c'est la liberté avec laquelle Fauteur a traité les plis du vêtement, où ce n^est pas la ligne droite qui domine, mais bien la ligne courbe. Tous ces détails nous font croire que le type de cette statue n'a été imaginé que dans la basse époque grecque. Le kalathos repose sur un coussin pareil à celui dont se servent encore aujourd'hui les femmes de l'Europe méridionale, lorsqu'elles portent des fardeaux sur la tête.
Nibby, Museo (Jiiiaramonti II, 48. Pistolesi IV, 16. Clarac III, pl. 444 n. 814.
24 (48) Buste de Tn^an.
Bestaurations: le nés et le menton.
VATICAN
L'exécution est soignée mais sèche.
Piëtoleâi IV, 17. BernouUi» Bomiache Ikouograpbid II 2 T. XXVI,
2Ô (ôO) Statue de Séléné.
Troiivô*^ hors la Porta Cavallog-ipra. RoRtani-Htionp • < nez, les deux bras, quelques- uneH derpi hon^î' s (jui tombent le long du cou, plusieurs morceaux dans la draperie et aux > doigte da pied gauche; en outre le pied droit.
La statue était brisée, et le restaurateur eu a replacé
un peu trop en arrière la partie supérieure, ce qui trouble
surtout quand on regarde l'œuvre de pi-ofil. Les deux
trous visibles dans le ruban qui entoure la tête servaient
à j rattacher un croissant en métal. Séléné est debout
et regarde à terre, ce qui nous fait penser à la légende
d'Endyniion endormi. Son attitude et Texpression de son
visage indiquent un curieux mélange d'étonnement joyeux
et de timidité. Au mouvement des plis du vêtement l'on ^
reconnaît que la déesse s'est arrêtée au milieu de sa marche.
En avant la plinthe se termine en pointe; elle a en (|ueî- [
que sorte la même direction que le regard de la déesse. ]
Nibby, Musée Chiaramonti II, 7. Pietolesl IV, 16. Clarac IV, \ pl. 577 n. 1244. Brann. Zwôlf Basreli^f'^ Vie^nette iiber dem Texte zu n. 9 Eudymiou. Cf. Braun, Huineu uad Muâeeu p. 2Bô u. 4.
26 (58) Statae d'un poète tragique.
Autrefois att pslals Giustiniani. Bestauratioiis: le bras droit qui tient le roalean, la partie du buste votsiuo de ce
liras, la main gauche et la partie inférieure du masque. De la tête seul le visage est antii[ue.
Le masque tragique, qui se trouve dans la main
gauche, proave que ce corps d'athlète est la statue d'un
poète tragique. On y a adapté une tête antique d'Ëuripide,
({ui pourtant n^a jamais pu appartenir à la statue; car
elle paraît beaucoup trop petite pour le corps.
Galleria (tiustiuiaua I, 108 (avec une autre tête). Nibby, Museo Chiaramonti 0, 28. Pistolesi IV, 17. Clarae V, pl. 845 n. 2128. Cf. Brann, Ruinen nnd Huaeen p. 286 n. 5.
27 (ô6) Portrait en pied d'une romaine de l'époque des
Flaviens.
Auparavant dans la oollcption Camuccinl. Restaurations: le nez, la lèvre supërieuroj les deux bras et quelques morceaux de la draperie.
BBACCIO KUOVO.
Le toupet de cheveux relevé sur le iront iiHiu|ue l'épuque des empereurs flaviens. 11 contraste désagréablement avec la disposition classique de la draperie.
Kib1»3r, Museo Cadaramonti II, B4. Pigtolesl IV, 18. Cf. Braun, Rainen und Museen p. 252 n. 17. Bernoulli, RdmiBche Xkoiio>' graphie IX 2 p. 41, p. 49 u. ».
28 (59) Statue de la Fortune (?).
Restaurations: l'épaule et le brati droite, le bras gauche areo la oorne d'abondanee et le morcean de draperie qui entoure ce bras, les pieds avec le bord du vêtement qui les
touche, la partie antôrioure de la plinthe. Il est douteux que la tête, ([ui est trèn restaui'ée. appartienne à cette pttitue; la partie du cou, qui la rattache au corps, paraît moderne.
Gomme ce sujet est encore aujourd'hui très fréquemment reproduit en figurine par les fondeurs en bronze de Rome, il a acquis une popularité bien peu méritée. L'exécution en est tout à fait défectueuse. Il n'est pas ceHaiu
que cette statue représente la Fortune. La corne d abondance, qui caractérise cette déesse, est une restauration' moderne uniquement justifiée par l'existence d'un creuxvisible autrefois à Tépaule gauche.
Pistoleei TV, 18. Clatac UI, pl. 451 n. 824. Cf. Oyer1>ec1r, Kunstmythologie III p. 471.
21) (00) Portrait d'un Romain.
Autrefois au palais Ruspoli, sans dont.- le même que le „Cifi8aris caput collo oblongo et pendulo, oculiîj vigLlibus cum yerruca in gena dextra'' que le voyageur français fiellieure signale an commencement dn XVIe aidole comme se trouvant „in domo Roscia" (Revue Arohéol. XLTTI 1882 p. 34). Restaurations : le nez, un morceau du front et du crâne, le cou et le buste.
Il n'y a aucune raison de croire, comme on le fait couramment, que ce buste est un portrait de Sylla. C'est évidemment le portrait d'un de ces épicuriens spirituels, sceptiques et ralfinés , qui furent si nombreux à Tépoque où Rome passa de la république à la monarchie. Ce qui le caractérise encore , c'est le trait sarcastique qui se joue autour de la bouche. Le portrait est celui d'un personnage connu, puisqu'il eu existe deux répliques antiques, un buste au Musée Torlonia (cf. n. 832) et une tête,
HaLBiOi Qttide I. 2
VATICAN
adaptée à une statue togata, à Lanadownehouse. Rien qu^à le voir, on sent qu'il est ressemblant.
L'on reconnaît, à la facture de la lèvre supérieure^ que le personnage avait perdu l(;s dents de devant de la mâchoire supérieure. Les yeux bridés et les rides qui pai'teut du coin extérieur des yeux prouvent qu'il était myope. L'auteur a même indiqué dans le marbre une verrue» que son modèle avait à la joue droite. En comparant cette tête avec la statue de Démosthène placée tout auprès, on se rend compte du développement que l'art du portrait prit dans rniititjuité après l'époque d'Alexandre le Grand. Tandis que la statue se borne à reproduire les traits qui caractérisent la personnalité historique de Démosthène, dans le portrait romain, la nature est r^due telle qu'elle existe en réalité et avec tous ses détails.
BemoulU, KumiBche Ikoiiograpliie I p. 91. Pour la répliq^ae du Huaée Torlonia: I monnmenti del Mtuieo TorUmia liprodottl eou la fototipia (Borne 1884) T. 130 n. 508. Pour la réplique qui se trouve en Angleterre: HicliaeUB, Andent marblee in Great Britain p. 444 n. 29.
M (62) Statue de Démosthène.
Autrefoie dans la villa Aldol)randiui ou Mondragone près de Fraspati, par poner^quent trouvée probablement sur le territoire de Tuëculum. Eestauratious: un petit morceau du nez et de la draperie, la moitié inféiieure des deux avantbiM ainsi qne le lonleau, le talon diolt, la pins grande partie de la plinthe.
Eii Tau 280 av. J.-C, c'est à dire 42 ans après sa mort, les Athéniens élevèrent à Démosthène une statue en bronze, œuvre de Polyeucte, qui représentait le grand orateur les deux mains serrées Tune dans l'autre, pleurant la mort de la liberté grecque. L'on a supposé que la statue du Vatican était une copie faite d'après le monument athénien, et qu'il fallait restaurer les mains comme elles étaient disposées dans le soi-disant modèle. Pourtant la restauration actuelle est justifiée par une réplique qui se trouve à Knole en Angleterre, et dans laquelle les mains et le rouleau qu'elles tiennent sont antiques. Mais
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BRACCIO NUOYO
ce qui reate possible, étant doimée la ressemblance des deux types, c^est que les marbres qui se sont conservés procèdent de la statue de bronze de Polyeucte. Le rouleau est depuis Tépoque hellénistique Femblème oarac* iériatique des portraits de personnages qui se sont ocenpés de littérature. D*un autre côté, si les Athéniens, qui avaient pris part aux derniers combats livrés poui la défense de leur liberté, aimaient surtout à se figurer Démosthène sous les traits du patriote attristé, il n'en est pas moins évident que pour les générations suivantes la valeur littéraire de Démostbène éclipsa son rôle politique. Il est donc très vraisemhlahle qu'un artiste postérieur modi^A rœuvre de Polyeucte, en plaçant un rouleau dans les mains de Démosthène, et en lui donnant ainsi l'attitude d'un orateur qui médite un discours.
LUulividualité de Démosthène est merveilleusement indiquée dans notre statue. Sur ce visage à arêtes aiguës et tout sillonné de rides, on lit tout entière l'histoire si riche en combats et en pénibles épreuves du grand orateur. Laformeducorpsetenparticulierrétroitesse de la poitrine montrent comment la constitution physique de Démosthène était peu propice è la camère qu'il avait choisie, et combien il dut dépenser d'énergie pour triompher de cette difficulté. Si l'on en croit un physionomiste moderne, la lèvre inférieure sensiblement retirée en airîère caractérise les bègues.
Nibby, Museo Chiaramouti II, 24 Clarac V, pl. 842 n. 2122. Baumeiôter, Detikmaler des kl. Altertuma I. p. 425 Fig. 4()5. Le reste de la bibliographie est indiciin e dans Friederichs-Woltera, Baiistaine n. 1812. Four U réplique anglaise: Miebaelis, Àncient marbles in Oreat Britain p. 417 n. 1.
^1 (67) L Apoxyomenos d après Lysippe.
Trouvé en avril 1849 au Tranatévère dans le Vieolo délie Palme, souBles ruines d'une antique maison très considérable. BeataïuatioiiB exécutées par Tenerani: les doigts de la main droite avec le dé — ce dernier attribut d'après un passage mal compris de Pline (n. h. 34, 55> — Textrémité du pouoe gauche, des pai-ties du strigile, tous loa doigts des pieds.
Les jeunes athlètes grecs avaient riKibitado, avant de
se livrer aux exercices de la palaestra, d'oindre leur corps
avec de Phuile, puis de répandre sur eux du sable iiu, afin de pouvoir se prendre solidement dans la lutte corps à corps. Quand les exercices étaient finis, ils enlevaient avec un strigile eu métal ce sable imbibé d^huile. La statue représente un jenne homme an moment où il nettoie de cette façon le dessous de son bras droit, qui est tendu en ayant, sans toutefois tenir aucun objet. Ce marbre est une copie d*un original en bronze de Lysippe, qui se trouvait à Rome au commencement de Tempire et qui était très aimé du peuple. Agrippa l'avait })lacé devant ses thermes. Tibère le transporta dans son palais, nuiis il le remit à son ancienne place, lorsque la foule le lui eut réclamé au théâtre. Nous retrouvons sur cette^copie en marbre tous les caractères que la tradition attribue aux œuvres de Lysippe. Cet artiste passe pour avoir fait les têtes plus petites et les corps plus sveltes que ses prédécesseurs. Un œil même très peu exercé remarquera immédiatement la différence (|ui existe au point de vue des proportions entre rApoxyomeuos et les œuvres plus anciennes. (Cf. n. 58.) Un corps élancé semble déjà pai* lui-même plus léger qu'un corps trapu; cette impression est encore plus accentuée dans'notre statue, à cause de Tattitude que l'artiste lui a donnée. Tous les membres jouent aisément et avec souplesse dans leurs articulations; la jambe droite n'est pas entièrement délivrée du poids du corps, et l'on dirait que le torse se balance doucement de Tune a l'autre hanche. Tous ces détails étaient ])lus accusés dans l'original en bronze que dans la copie de marbre; car le mouvement de l'ensemble n^était ralenti ni par l'appui placé entre la cuisse droite et le bras droit ni par le tronc d'arbre igouté auprès de la jambe gauche* Le corps parait avoir été modelé avec une extrême finesse, et présente un gracieux mélange d'ombre et de lumière. L'artiste a su merveilleusement traiter la peau comme une enveloppe indé2)endante recouvrant la chair; il nous l'a montrée différemment tendue suivant les diverses parties du corps. Le jeu des muscles très caractérisé mais rendu sans la moindre dureté fait ressortir
BRACCIO NUOVO
le plus clairement du iuuiide le rnle de chacun d'eux, et contribue à nous donner plus intense eiuure i'impressiou xl'un organisme vivant et animé. Le type de la tête pro^ «ède, avec plusieurs modifications apportées par le goût contemporain, des têtes de Polydète (cf. n. 5d). L'expression du visage dénote je ne sais quoi de plus intellectuel, en parfaite concordance avec line culture générale plus raffinée. Le pli qui traverse le front ajoute à cette figure très fine un trait pensif, presque nerveux. Comme la chair, la chevelure est traitée avec une parfaite liberté.
Mon. deir Tnst. V la. Ann. 1850 p. 223 et euiv. Baumeister, Denkmaier de» kl. Altertums I[, p. 843 Fig. 925. Loewy, Lysijjp und seine Stellung in der giiecliiachen Flastik p. 7 Fig. 2. Pour tout l€ refite, v. Frïedeiicbs-Woltei'S, Baastelne n. 1264. Cf. auMi Xeknlé^ Uéber den Kopf des praxiteliBcbeii Hermès p. ^4 — ^20.
32 (71) Amazone blessée d'après Polyclète.
Trouvée à la villa Aldobrandinî prés de Frascati; puis dans la rollection Cnnnicpini. Restauratious: le nez. les flenv bran, le carquois, la jambe droite, la jambe gauche à partir (lu genou, le tronc d'arbre, la plinthe.
Le restaurateur n'a pas tenu compte de plusieurs amorces, dont les traces sont pourtant encore très visibles. Orâce à ces traces et à la comparaison que Ton peut faire avec d'autres répliques mieux conservées, le type original se reconstitue avec une certitude presque parÎEaite. On en aura une idée en examinant la restauration cî-jointe. (Fig. 2.) L'Amazone teuait la main droite au-dessu.s de la tête, dans une position telle que le pouce tout au moins reposait sur le crâne (cf. n. 66). T)u côté gauche existait 4in pilier réuni à la statue par un tenon, qui pénétrait dans le corps à l'endroit même où le restaurateur a placé le carquois. L'Amazone appuyait sur le pilier son avantbras gauche» L'on ne peut pas dire si la main gauche tenait un attribut. L'expression douloureuse du visage a pour cause une blessure, que l'artiste a indiquée près du sein droit au moyeu d'un léger coup de ciseau. La >statue représente donc une Amazone au n j ios, affaiblie et tourmentée par la douleur que lui fait éprouver une blessure. Néanmoins l'artiste, en modelant la figure, s'est
VATICAN
surtout préocciipr de la forme; il n'a pas voulu rendre par une expression vraiment natui*elle VeSet de la blessure. D'ailleurs la position des doigts sur la tête est exacte au point de vue pathologique; les personnes^ qui ressentent une vive douleur, appuient souvent avec les doigts sur la peau de leur tête. Pourtant, si l'œuvre reproduisait exactement la réalité, ce n'est pas le bras droite mais le bras gauche qui devrait être levé; car le premier de»
deux gestes tendrait les muscles qui se trouvent à la partie droite de la poitrine, et augmenterait la douleur en ouvrant les lèvres de la blessure.
Les caractères de Fart de Polydète se retrouvent dans cette statue. Si Ton en compare la tête avec celle du Doryphore (n. 58), on croit voir devant soi le frère et la sœur. Pour les anciens, ces deux types de statues allaient ensemble; ce qui le prouve, c'est que dans la Villa dei papiri , à Herculaïuim , l'on a trouvé deux bustes hermétiques en bronze, l'un avec les traits du Doryphore et l'autre avec les traits de notre Amazone , qui se faisaient pendant. La manière artistique de Polydète se. reconnaît d'ailleurs dann le corps vigoureux et trapu , qui convient
'il
Jù
Fig. 2.
BRACCIO NUOm
parfaitement à cette femme mâle, qu'était TAmazoue dans la mythologie. Tout en admirant dans cette statue la perfection des formes, nous constatons que l'artiste n'a pas t^u un compte suffisant de la situation, dans laquelle il a représenté la personnage; cette observation s'applique également au Diadumenos du même artiste (y. n. 130). Le modelé si anguleux du visage et l'exécution des cheveux , qui rappelle le travail des ciseleurs, se ressentent certainemuiit du la tuciinique du bronze. D'après tous ces indices, nous pouvons admettre que l'original de ce marbre est une Amazone en bronze de Polyclète très admirée dans l'antiquité.
Jahrbuch des deutschen areh. Instituts I (1886) p. 16 D, p,26— 27, p. 29—^4» p. 89-^1. B^ïbert, ÂrcMoL M&rchen p. 109.
33 (72) Téta du dernier roi de Numidie et de Maurétanie
Ptolémée (23 — 40 ap. J.-C), fils de Juba II.
Autrefois» au paiaia Ruspoii. Kostaurations : leuez, i oreille droite, la moitié inférieure de Poreille gauche, le buste.
L'attribution est certaine d'après les monnaies de Ptolémée; d'autre part l'on a trouvé une réplique de ce portrait à Gaesarea, Tantique capitale de la Maurétanie. Le visage a un type, qui se rencontre encore aujourd'hui fréquemment chez les descendants des Numides, les Kabyles; l'expression triste de la figure s^explique j^&r les malheurs de ce prince. Cf. n. 714.
Visconti, Opère varie TII prefazione p. XXII— XXVI, Tav. (Vi^^i^. n* S, 8. Pour les autres portraits du même roi, Friederickâ-Wol' te», BaasteiiLe n. t6i$.
34 (83) Statue de Junon (Héra), d'une exécution mé-
diocre et faussement restaurée en Cérès (Démet er).
Trouvée à Ostie pendant la premi^ ro moitié Je ce siècle. Restaurations : la tête, le bras droit, Tavant-bras gauche avec les attributs, le pied gauche, et prestiue toute la plinthe.
Sur ce type, Toir plus bas n. 301.
Ann. dell' Instit. 1867 Tay. d'agg. L., p. 316. Overbeck, KaikBt« mythologie HI p. S5 Fig. 6 a, p. 50 n. 2, p. 116 n. 6.
VATICAN
.35 (86) Statoe de la Eortime, avec une corne d'abondance dans la main droite, et un gouvernail dans la main gauche. Oeuvre médiocre.
Tronvép à Oetie î>av R. Fagau. Keataurations: riinipx la maiii droite, «xuelques morceaux aux doigts de la maiu gauche.
On a placé sur cette statue une téte antique, mai?* qui ne lui appartient pas. En général on attribue ce type de tête à Junon (Héra); nous verrons quUl représente plutôt Cérès (Démèter). (Voir n. 880.)
GuatLam. Munuineuti inediti 1805 T. XXIV, p. 111. Nibby, MuBeo Cbiaramonti n, 14. Clarac m. pl. 455 n. 835. Baumeister, Denkmaler des kl. Altertums m, p, 1920 Fig. 2037. Cf. Fea, BelasioiLe di uu viaggio ad Oatia p. 49. Overbeck, Kunitmytholcigie III pag. 9(} u. 14.
36 (89) Portrait en pied d'un Grec avec la tête d'un poète.
Restaurations: le bras droit avec le rouleau. 1n main gauche, la partie iuféiieure de la jambe depuis le uiiiieu du mollet avec la draperie qui la fecoavre, presque toute la plinthe. La tête rapportée (dont le nez est restauré) est au-
ti([no. mais n'appartient pas à la statue. Elle est d'un antrp marbre: les Beetions du eor])s et de la tête n'ont été adaptées rune à l'autre (^u'artiticiellement.
lia tête rappelle on portrait connu d'Homère (voir nrs. 480 — 482); maie ce n'est pas celle d'un aveugle, et son expression est moins enthousiaste. H y avait dans l'antiquité plusieurs portraits d'Homère différents les uns
des autres, et l'un d'entre eux représentait le poète non aveugle (v. nrs. 495 — 497); on peut donc se demander s'il ne faut pas considérer aussi la tête du Vatican comme un portrait du même personnage. D'autre part il est )[>ermis également de songer à Hésiode: en effet cette tête Ressemble assez à un buste de ce poète, désigné par une inscription, qui se trouve sur un pavement en mosaïque découvert à Trêves. Quand il s'agissait de créer une foime convenable pour des dieux et des liéros , qui n'avaient pas encore été représentés, l'art grec prenait très souvent comme point de départ des types voisins 'déjà inventés. Il est donc fort légitime de supposer que
BRÂCOIO NUOYO.
le même procédé fut appUciué lorsqu'on voulut faire les portraits des poètes légendaires et mi-létrendairt's, et que le type d^Uésiode fut dérivé de celui d'Homère. La statue, dont le corps faisait partie, semble, diaprés le costume, avoir été le portrait en pied d'un grec.
FiBtoM IV, 28. darac V, pl. 845 n. âl29. Cf. Braun, Btklneii
tind MuBeen p. 243 n. 10. Pour le buste en mosaïque: Antike Deiik' miiler herausg. vom aroh. Institut I (1889) T. 49.
37 (92) Statue de Diane (Artémie).
Elle ae trouvait Jadis é, la villa Mattel, et elle fat donnée an pape Clément XfV par le prinee Ândrea Doria-Pamphili. Bestaurations : le nez. les deux brae, an morceau de l'épanle gauche, les doigts du pied gauche.
L'on a conservé plusieurs répliques de ce type de
Diane (Artémis); la plus célèbre est la Diane Colonna
du Musée de Berlin* Toutefois la tête de cette dernière
statue a été perdue et remplacée par une tête qui est
bien ajitifjuu mais qui n'appariieut paji à l'œuvre primitive: au iuutraire Texemplaire du Vatican a gardé la tête originale. La déesse s'avance d'une allure assez rapide, q^ui laisse se dessiner sous le vêtement les belles formes de son vigoureux corps de vierge. Le bras gauche est inexactement restauré. Comme le prouve Tinclinaison de la partie supérieure de Tépaule qui a été conservée, ce bras n'était pas levé, mais tendu vers la terre. La main tenait sans doute un arc. On peut croire que le bras droit était légèrement tendu de côté et que la main était ouverte; cette attitude serait parfaitement naturelle dans riiypothèse, que la déesse vient de lancer une flèche, et qu'elle suit de l'œil le vol du trait. Le visage jeune a une expression de fraîcheur et même de hardiesse qui convient à la Diane tireuse d'arc. L'arrangement de son abondante chevelure bouclée est d'une gr&ce incomparable. D'après le style, Tœuvre remonte au commencement du quatrième siècle avant J.-C. Comme original, il est possi])Ie d'admettre l'idole d' Artémis Laphria, que le Me.s.sémeu Damophon exécuta pour sa patrie, lorsque ses concitoyens eurent recouvré leur indépendance après la bataille de Leuetres (371 av. J.*C.).
VATICAN
Yiseonti, Mus. IHo-Cl. I, 29. Pistoleal V, 62. Clarac IV, pl. 564 u. 1207, pl. ô6â u. 1:213. Branu, Vonohule T. 54. Baum«Uter, Benkm&ler des kl. AltertiimB I, p. 135 Fig. 142. Cf. Jahrbiioh des avchfiol. Instituts IV (1889), Ârehîiol. Anzelger p. 10. Athenische lattbeUiiiigeii XIV (1889) p. 184.
38 (93) Masque de Gorgone (V. n. il).
39 (94) Statae de fénmie.
Trouvée préfi de Tivoli: autrefois dans le jaidiu du 4^ui- Tinal.' Bestaaration»: le »Taa dtoii avec 1m épia, le braa gauche avec le morceau de draperie que tient la Biain, près* que tout le pied droit, des parties du pied gattolie, la pliathe.
n n^est pas certain que la tête fort intéressante appartienne à la statue et soit antique. Elle rappelle le portrait
do Julie, fille d'Auguste, que nous connaissons par de mauvaises médailles, et en même temps elle présente une ressemblance étonnante avec la téte de cetempereui*. L'expression diabolique de ce beau visage conviendrait parfaitement à Julie.
De Cavalleiiis. Antiquae statuae urbis liomte T. 11*. Xibby, Mu^ee rWaramonti II, 8. Peuna, Vlaggo pittori( o délia villa Adiiana III, 26. FiBtolesl IV, 27. Clarac m, pl. 432 n. 788. Branu. Vorechule T. 82. Cf. Ardi. Zeitung XXI UÔ6d) p. '60, Beruuuiii, liomische Ikouugraphie H 1 p. 129.
40 (97a) Biute du trimyir Maro-Aiitoiiie (?).
Trouvé entre 1880 et 1840 près de Tor Sapienza Chore la
porte Majeure), en même temps que le buete dit de Lepidua (n. 46) et. d'npi t h les on dit, qu'on bu6te d'Octave, qui devrait être au pal. Casali.
Les médailles, qui reproduisent le portrait de Marc- Antoine, sont en général d'une exécution médiocre, et ne peuvent guère servir par conséquent pour déterminer les traits caractéristiques de son visage. Il n'en est que plus in) portant de constater que le profil de notre buste rappelle dans ses principales lignes les médailles qui sont relativement les meilleures de toutes, et qui furent frappées eu or et en argeut par Gnaeun Domitius Ahenobai bup. Kn tout cas ce buste concorde parfaitement avec le caractère historique de Marc-Antoine. La beauté du front dénote une intelligence supérieure; mais la forme de la bouche trahit un esprit frivole, et le développement du
BRACCIO KUOVO
menton est le signe d'une grande sensualité. Mailieureu-
sement Timpression que produit ce chef-d'œuvre d'un ex-
cellent travail est a£^bHe par la manyaise restauration
du nez et des arcades sonrcillièreB.
Pistoleci IV, 28. Bemoulli, BSmisetae Ikonograplile I p. 207 Elg. fiO. Bu ce qui eonoem» 1m portraits, qui datent de la fln de-
la république ou du nommenoement cîo l'empire, il ne ae trouve actuellement au pal. Casali que le biiBte d'un homme âgé, couramment appelé César: Bull, dell' Tnst. 1864 p. 8. Arcb. Zeitung 1864 p. 156*. Cf. Bernoulli, k>c. cit.. I p. 168 n. 18, p. 176 et «uiv.
41—45 (97, 99, 101, lOd, lOô) Statues d'éphèbes d'une exécution médiocre.
N. 97, avec une tête moderne en plâtre. Le bras droit abaissa senibb» avoir tenu soif un strigile (cf. n. 31) soit un autre instrument employé dans la palaestra. Le n* 9^ (la tête a été trop nettoyée, elle est pourtant bien antique et appartient à la statue) et le n. 103 (avec une tête moderne en plâtre) réprésentent un jeune athlète tenant dans^ sa main droite levée un petit flacon , dont Fhuile tombe goutte à goutte sur sa main gauche tendue devant la poî-^ trine; c'est la iiu sujet, qui lut composé vers le milieu du cinquième siècle avant J.-C, et que l'art i)ostérieur reproduisit, en modifiant de diverses manières le style et l'attitude. Le n. 101 est une mauvaise copie du Doryphore de Polyclète (v. n. 68). La tête est antique et paraît appartenir au corps, quoiqu'elle lui soit réunie par un tenon moderne. Le n* 105 (dont la tête, quoique fort remaniée, paraît antique et appartient à la statue) représentait, d api èû une hypothèse que M. Kalkmann m'a communiquée de vive voix, un jeune homme abaissant (jl)lj ([ueluent le bras droit et le nettoyant avec un strigiie tenu par la main gauche.
4G (106) Prétendu Buste du triumvir Marcus Aemiiius Lepidus.
Timiv»' m même temps que le n. 40, Bestaaratioiifl: la partie antérieure du nez.
La principale raison, sur laquelle on s*est appuyé pour voir dans ce buste un portrait de Lépide, c'est qu*il a été
trouvé en mrme temps qu uu buste d'Octave et que le portrait probal)le de Marc-Antoine (n. 40). T^es portraits de Lépide rcproduittj par les monnaie.-^ n infirment ni ne confirment cette opinion; les coins en question sont d^un travail trop mauvais, pour qu'on puisse se faire une idée exacte de la physionomie de ce triumvir. En tout cas la preuve, que Ton a tirée de la communauté de provenance des bustes, nVst pas très concluante ; car le prétendu portrait de Lépide, d'une exécution sèche, quoique soignée, parait être Tœuvre d'un ailiste moins distingué que l'auteur du n. 40. Enhn si la forme de la tête et hi physionomie du visage révèlent un homme qui n'était supérieur ni par le caractère ni par l'intelligence, cela convient parfaitement, il est vrai, à I^épide, mais aussi à la plus grande partie du g( nre humain.
Pistolesi IV, il. Bernoulli, liomisclie Ikonograpliie I p. 222 Fig. 32.
47 (109) statue colouale du
Cette fitatae fut décoaverte sons Léon X près de rëgli&e S. Maria sopra MiriPi-va. eu même temps f^i*^ la statue (\\\ Tibre, artiicllemeut au Louvre, qui lui fait pcudaiit (.Frulinor. Notice de ia sculpture antique du Louvre u. 449); elle fut alors placée dans le jardin du Belvédère (Jabrlinch d. aTch. Inst. V 1890 p. 24). Les deux statnes décoraient évidemment le tom]>îe d'Tsis <|ui 8e trouvait dans cette région. Lp Nil fut restaiii»' soiia ('!< nient XIV par Gaspave Sibiîla. Rrtauratious: dans l image du dieu — outre (lueiriuee morceaux insignifiants — les doigts de la main droite » les épis temis par cette main, épis dont l'existence est tontefois prouvée par les amorces qui se sont consei-vées sur le mollet gaucho, les doif^ts des pieds — àm^^ ]>roflqne toutes les figures d'enfants le liant du corps, dans quelques-unes même davantage. Mais comme il est très facile de reconnaître ces restaorations À la quaUté différente du marbre et à l'aspect oataotéristique dn poli, je ne crois pas devoir les énnmérer en détail.
Le Nil est représenté, la barbe et lès cheveux flottants,
avec cette expression de douce mélancolie, que l*art grec
avait couluiiie de donner aux divinités des eaux, niais aussi avec un nir de bieiivcilLnu c et de])onté, comme il convient à un fleuve qui répand i abondance. De son coude gauche il s^appuie sur un sphinx, symbole de l'Egypte. La couronne, tressée de fleurs de lotus, de feuilles de roseaux et
BKACCIO NUOVO.
d'épis de blé, la touffe de ces mêmes épis qu'il tient dau.s la main droite, et la corne remplie de fleurs et de i'ruits qu^il tient de la maiu gauclie, sont les emblèmes de la fertilité que le fleuve donne à la vallée qull traverse. L'objet en forme de pyramide, qui sort de la corne d'abondance, et qui est fréquemment représenté sur les monuments parmi les offrandes religieuses , paraît être un gâteau ou un fromage. C'est tout auprès de la pointe de la corne et sous le vêtement que l'eau sourd ; l'artiste a ])eutétre voulu rappeler i)ar ce détail que les sources du Nil étaient cachées. Les seize enfants personnifient les coudées, dont le fleuve s'élève, et leur nombre indique le plus haut niveau, celui auquel le Nil inonde et fertilise le plus vaste espace de terrain. Aux pieds du dieu, trois enfants sont groupés autour d^un crocodile, et deux autres près de son genou gauche, autour d'un ichneumon. Ce dernier, évidemment belliqueux, rampe ver« le crocodile, ce qui nrnve dans la réalité entre ces deux animaux. Quatre enfants grnn[>ent après la jambe droite et le bras droit du Nil; un cinquième est debout sur la hanche droite; deux autres ont atteint le plus haut niveau, puisque l'un est assis sur l'épaule droite du dieu, tandis que l'autre se tient debout dans la corne d'abondance : ils représentent tous les crues progressives du fleuve. On peut se demander si Sibilla a exactement restauré l'enlant qui sort de la corne d'abondance. Peut-être cet enfant exprimait-il par le jeu de sa pliynioiiumie et le mouvement de s'es bras \i\ joie qu'il ressentait d'être parvenu à la plus grande hauteur. La disposition des figures d'enfant est conçue avec beaucoup de finesse. Le groupe le plus nombreux a été placé le long du bras droit et aux pieds du dieu, là où se trou* vait le plus grand espace libre, de telle sorte que la présence des figures accessoires diminuât le moins possible l'impresision produite par le personnage principal; les enfants sont moins serrés autour des jambes et dans le haut du corps. Grâce à cette composition, le contraste est plus frappant entre la puissante figure de la divinité du fleuve et les enfants groupés tout autour, entre sa ma-
VATICAN
jtsté tranquille ei douce et le mouvement qui l'environne: l'effet de la statue n'en est que plus considérable.
Les relietû du la base repré.sentent la vie qui rèjpfne dans le fleuve et sur ses bords. L'on y voit des roDibats entre hippopotames et crocodiles, uue lutte entre un crocodile et un ichneumon ; des oiseaux aquatiques, dans lesquels on a voulu reconnaître le trocbilos , qui d'après la tradition antique débarrassait le crocodile des sangsues entrées dans sa gueule; des barques conduites par des pygmées^nains, que poursuivent des crocodiles ou des hippopotames; des bauf.s au pâturage. La flore est repré- .seutée par des plantes eu forme de roseau et des fleurs de lotus.
La réunion du Nil et du Tibre dans le temple d'Isis symbolise d'une part la patrie du culte d'Isis et d'autre part le nouveau foyer que ce culte avait trouvé dans le Latium. La statue du Tibre est bien inférieure à celle du Nil comme conception poétique et comme composition; la décoration de sa base, comparée à celle du monument qui lui fait pendant. ( lioque par sa froideur et sa banalité. €e contraste nous prouve que les deux types n'ont pas été créés à la même époque. Le Nil est évidemment l'œuvre d'un art plus ancien, plus ricbement doué; ce ne peut être que celui qui fleurissait à Alexandrie, sous la domination des Ptolémées. Lorsqu'il fut question de décorer le temple dlsis à Rome, l'original alexandrin fut reproduit; et comme pendant, on lui donna une statue du Tibre, produit de l'art gréco-romain.
ViHronti . Mua. Pio-Cl. T, 37 (cf. Opère varie IV, p. 420 n. 264). Baumeister, I>enkmalei- des kl. Alteituma II, p. 1028 Fig. 1244. Pour le reste de la bibliogiapkie, Friederichfi-WoItei-8, Baosteine n. 15é8; U faut y ajoater Welckers MUOnUtt p. 893—839. Cf. BelMc, Uatetsacbangea ttber die cAmparnsobe Waaâmàtorei.
48 (110) Masqua de ChurgonOi moderne, en pUtre (y.
49 (111) Prétendue Statue de auUe, mie de Titus.
Trouvée avec la statue n. 10 (26). Bestanrations: Tavantbraa droit et la main gaaohe avec lei épts.
BRACCIO NUOVO
Si Ton voit généralement duiB cette statue un portrait
de Julie, c'est uniquement parce qu'elle a été trouvée au même endioit que celle de Titus n. 10 (26). Cependant la différence des dimensions prouve que les deux statues n'étaient pas destinées à se faire pendant. En outre notre figure par sou profil comme par Tarrangement de la chevelure diffère essentiellemeut des portraits de Julie gravés sur les monnaieB.
Nibby, Museo GMaTamonti n, 85. Pistolesi IV, 28. Cf. Brann, Boineii and MnseMi p. 251 n. 16. Bernoulli, Rômisohe IkonograpMe n 2 T. XV, 45--46.
50 (112) Tôte colossale de Junon (Héra).
,Tp(1is a\i palais Pentini, depuis au Vatican. Reetaiirations: des parties du diadème, ie uez, le bas des boucles, la lèvre supérieure, la plus grande partie de la lèvre infétienref le oon et le buste.
Cette tête fait le meilleur effet, lorsqu'on la regarde d'en bas et d'une grande distance; il semble donc qu'elle ait appartenu à une statue colossale. Ce qui caractérise le développement du type idéal de Junon (Héra), «'est que la physioDomie de cette déesse perd de plus en plus avec le temps sa sévérité et sa majesté, tandis que les dimensions du diadème qui orne la tête augmentent sans cesse, comme si Tart avait voulu remplacer par le caractère imposant de la parure ce que le visage de la divinité perdait en noblesse. Notre téte reprf'soiite une des plus récentes étapes de ce développement. E1lo î\'a plus la sereine grandeur de la Junon Ludovisi (n. 872), mais une beauté tout à fait gracieuse, qui prend une physionomie presque individuelle dans la partie inférieure de la figure, surtout dans la bouche qui est très petite. D'autre part le diadème a une hauteur, qui ne s'est encore rencontrée dans aucune réprésentation connue de la déesse. Le fin ovale de ce gracieux visage est mis en valeur avec beaucoup de relief par T ornement couiiidérable qui le domine.
Overbeck, Kunstmytliologie III p. 97 n. 17; Atlas IX, 13. Cf. Kekulé, Hebe p. 70— 72. Fi-iedericks-Wolters, Bausteine u. 1616. Eosoliert Lexikoii der grieclL u. rom. Mytliologie X p. 2121.
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51 (114) Statue de PaUas.
Trouvée près de l'église S. Maria sopra Miuerva (Bartoli dans Fea, Miscellanea I p. CCLIV u. 112); d'abord chez leB Giuatiiiiaiii, puis devenue la propriété du prinoe Laden Bonaparte, & qnt Fie Vn Tacheta pour le Mntëe du Vatioan. Restaurations: le sphinx qui orne le casque (sauf les pattes de devant), la moitié inférieure de l'avant-bras droit, presque toute la lance, quelques morceaux aux doigts de la main gauche, la tête du serpent. La statue tout entière a été endommagée par un fort grattage; le vêtement a été reteuelië en pliudenra endroits.
ÏjH finesse du visage prouve évidemment que l'artiste, qui composa ce type, voulait surtout représenter Pallas comme la déesse de l'intelligence. Par la conception comme
Fig. 8.
par le style cette statue semble reproduire un original attique de la fin du V* ou du commencement du IV'* siècle. Ce qui confirme cette opinion, c'est qu'une figure de Palla« en relief, tout à fait analogue, se trouve sur un monu-
BRACCIO NUOVO
ment attique, qui contient le texte d'un traité conclu ^ji 375/4 entre Athènes et Corcyre (Fig. 3). H est douteux que le geste de la mam gauche, qui touche comme en se Jouant le bord du manteau, soit fidèlement reproduit d'après rongînal. Sur i« bas*- relief attique, Fallas tend ^ers la terre le bras qui ne tient pas la lance, et semble poser les doigts sur Pextrémité supérieure ''d'un bouclier placé devant elle, qui n'était représenté que par la peinture. En tout cas la disposition artificielle des plis dans notre statue trahit le goût d'une époque postérieure. Comme un temple de Minerve existait à Tendroit où la staUie a été trouvée, l'on a pensé qu'elle servait d'image religieuse dans la cella de ce temple.
GalleriaGinstinianal^S. Nibby, Mnseo Cbimmonti H, é. ICUller-
Wioseler, Denkm. d. alten Kunst n T. 19, 205. Conze, Heroen- und Gottergeetaltru T !>s, Cf. Frin.leiiehs \Volt6i*8, Bausteine n. 1436. Roseher, Lexikoii der griech. u. lum, Mythologie I p. 702. Pour le bas-ieUef attique: Arcb. Zeitung XXiV (1877) T. 15, p. 170 n. 101. Bon. de oorreepondanee heUëniqae n (1S78) pl. XII, p. &60 et sniv. Cf. StnAnioska^ Yemntlraiigeii sur giieoh. Ennstgesohiehte p. 10.
52 (llô) Portrait d'un Eomain.
Restaurations: le bout du nez, quelques parties de la nuque, le buste.
D'après le type de la physionomie comme d'après le caractère artistique, cette tête semble être le portrait d'un persoimage qui vécut à Tépoque où Rome passa de la république au régime impérial. Elle présente une ressemblance certaine avec, la tête de Giiaeus Domitiub Ahenobarbus, connue par quelques monnaies d'or; en Tan 42 avant J.-C, il vainquit Domitius Calvinus près de Brindes, et peu de temps avant la bataille d'Actium passa d'Antoine à Octave.
BemoolU, Bomische Ikonographie I T. 20, p. âOO.
ô3 (117) Statue de Claude.
Autrefois au palais Ruspoli. Restauration: Tavant-bra^ droit avec le rouleau. La tête est rapportée, mais elle paraît bien appartenir au corps.
Par un contraste frappant avec le buste n. 7 (18), cette statue met surtout en lumière les ridicules de Claude » la
HiLBio, Guide I. 3
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gaucherie de ses mouvements et Texpression timide de
son visage; aussi tout porte à croire que l'artiste a voulu faire une caricature de Fempcrour. Si la statue a été exécutée après la mort de C iaude, nous ne devons pas nous étonner du caractère de l'œuvre. Sans doute Néron célébra Vapothéose de son prédécesBeur; maïs il éprouvait un plaisir extrême, lorsque le nouveau dieu était durement persifflé et traîné dans la boue. Il suffit de se rappeler le Ludus de morte Claudii ; composé par Sénèque, qui, pendant les premières années du règne de Néron, jouissait de la laveur impériale.
Nibby, Museo Chiaramonti II, 31. BemouiU, Eomisohe Ikonographie IL 1 p. 332 u. 4.
54 (118) Tête dun Dace, probablement de Tépoque de
Trajan.
lîestaui-atious: le nez, quelc^ues éclats daus la chevelare,
le bu)=!te.
Nibby, Mu^ieo Cliiaraïuoilti II, 47.
55 (120) Sat3rre au repos.
Autrefois au palais liuspoU. Reëtaui'atione : le nez, l'avantbius droit avec le pcdum — dont l'extrémité supérieure voisine du bras est poui*tant antique — deux doigts de la main gauche, diverses paities de la peaa de pantliére, le pied gauclie, l'oi'teil droit, le haut du trono d'arbre.
Cette statue reproduit un original de la seconde école
attique, probublement une œuvre de Praxitèle Mais tandis que dans roriginal la main droite tenait, 8eml»le-t-iL une flûte, l'auteur de cette réplique a représenté le Satvre avec un pedum. Pour plus de détails sur ce type, voir n. 525.
Pistolesi IV, 31. Cf. Braan, Ruinen nnd Maaeen p. '149 n. 15. Ann. deil' Inst. 1877 p. 218 note 1.
5i) {,123} Statue virile nue avec la téte de Lucius Ver us.
Ivétounhôe en plusieurf? nulroits. K«^f<taiiratinnR: les deux i)i as, la Victoire, la x^&rtie inférieure des deux jambes, la plinthe.
L'on a placé sur le corps une tête de Lucius Verus (i* 169 ap. J.-C), antique il est vrai, mais qui n'appartient
BRACCIO NUOVO
pas à la statue ; la barbe et les cheveux touiiléts au trépan térnoigneut d'une exécution très fine, mais iuquiète, suivant d'ailleurs le caractère de Tépoque.
Nibby, Museo Chiaramonti II, 40. Pistolesi IV, 31. Clarac V, pl. 958 n. 2461. Baumeister. Denkmâler des kl. Altertums III, p. 2011 Fig. 2165. Cf. Bernoulli, Eômiaolie Ikonofi^rapMe H 2 p. 208 n. 1, p. 217.
57 (124) Biuto de rempereiir Philippe l'Arabe (244— 249
ap. J.-C).
Restauration: le bout du nez.
Cette tête ei vivante nous prouve qu^à une époque, où les autres branches de la plastique étaient déjà tombées dans une profonde décadence, Tart du portrait produisait encore des œuvres de premier ordre. (Cf. nos. 226, 309,
567.) L'on remai ijuora en particulier avec quelle vérité et quel naturel le sculpteur a su rendre le regard faux de l'empereur.
Guattani, Monument! anticlii inediti Ânno 1784 Ln^Uo, T. H, p. 60. f istoleai lY, 29.
58 (12G) Doryphore, d'après Polyclète.
Rpgtanratious: le noz, l'a vaut-bras gauche, la plus grande Ijaitie du bras droit, des morceaux dans le haut des deux ouisses, les doi^ da pied droit, la partie inférieure du trouo d'arbre, le côté droit de la plinthe.
Cette statue représente un éphèbe de taille trapue, au moment où, laissant reposer le poids de son corps sur la jambe droite, il s^arrête au milieu de sa marche. L'hypothèse, fort vraisemblable en J^^^^k elle-même, diaprés laqpielle la main gauche / % tenait une lance appuyée sur Tépaule, /vj^l^k^i tandis que la main droite pendait sans at- IkT M tiibut le long du côté, est d'ailleurs con- \ IrÛ / firmée par une gemme du Musée de Berlin, ^\f^Vt^ qui reproduit un type absolument analogue Pig. 4. à notre statue. (Fig. 4.) S'il est juste d'y reconnaître le motif original, il parait alors certain que la statue du Vatican et ses répliques ne sont que les copies d'un bronze de Polyclète, le porteur de lance (Doryphoros),
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très célèbre dans l'antiqitité. Notre statue présente tous les caractères qui, d'après la tradition, distinguaient la manière artistique de ce maître. Nous savons que Polyclète faisait les corps vigoureux et larges plutôt que gracieux et élancés; à ce point de vue Lysippe forma nn contraste absolu avec son illustre devancier. Ce con* traste saute aux yeux, lorsque Ton compare notre statue avec rApoxyomenos (n. 31). Diaprés une autre source, ce qui caractérisait encore les œuvres de Polyclète, c'est que le poids du corps reposait sur une seule jambe; il faut évidemment entondre par là que Polyclète trouva le moyen de donner une assiette solide au corps humain, avec la moindre dépense de force. Nous retrouvons également ce trait distinctif dans la statue du Vatican. Quintilien, parlant du Doryphore (Inst. Y, 12, 21) dit qu'il semble aussi bien préparé pour la guerre que pour les exercices de la palaestra; voilà encore un jugement qui s appliqiK ])arfaitement à notre statue. Enfin il n'est pas besoin d'entier dans de plus longs développements pour prouver que cette statue est la copie d'un original en bronze (cf. n. 32). Bans le Doryphore, Polyclète a proposé un modèle, d'après lequel les proportions du corps humain devaient être traitées; aussi cette statue fut-elle considérée par les anciens comme le canon de Polyclète. A l'exemple de la plupart des types créés par cet artiste, le Doryphore se distingue par une grande perfection de la forme; mais l'idée est insignifiante,
PîstolMi rv, 80, 2. Clu'Ao y, pl. 862 n. 2195. Cf. Ann. delF Inst. 1878 p. 5—10. Overbook, Gescli. d. griechischen Plastik p :m9— 3no, p. 478—479 Anm. 129—133. Friederichs-Wolters, BausU'ine n. 503 — 507. Âbhandl. des arcb. epigr. Seminare in Wien VIII (1890) p. 42. Loewy, Lysipp uud seine Stellung in der gv. Plaatik p. 6—7, p. 28—24.
ô9 (127) Téte d'un Parthe, probablement de Tépoque de Trajan.
Trouvé au Forum de I+ajaii. liestaurations : quelques parties au bonnet et de la barbe, les deux oreilleB, le buste. Pistolesl IV, 29.
BKACCIO NUOYO. 37
60 (129) Statae coirauée avec la tête de Domitien.
Autrefois au palais GiustinianL Bestaurations: le nez, le menton, les denx bi^as (avec la sphère), les Jambes , le
tronc d'arbre, la plinthe.
La tête de Domitien a été rapportée et enchâssée dans le cou; elle paraît pourtant appartenir à la statue; elle est faite du même marbre et dénote la même main que le reste du corps.
Galleria Giustiniani I, 1)8. De Kossi, Kaccolta di statue T. 8i^. Nibby, Mnseo Chlaramonti n, 86. Clarao V, pl. 974 n. S502. BernoulU, Romische Ikonographie n 2 T. XIX, p. 66 n. 1. Cf. Winckelmann, Geschichte der Kunst XI, 3, § 21, et en entre les notes de Meyer-Sckolze. Bonner Studien (Berlin 1890) p. 16.
61 (132) Stfttae de Xérmm (Hmnds).
Autrefois dans le jardin dn OiuirlnaL Restaurations: le petit doigt et Taunnlaire de la main droite, le dessous du bras ganche, la partie antérieure de Favant-bitM gauche, le caducée, les doigts des pieds.
La restauration en Mercure (Hermès), qui a été exécutée sous Pie VU sur les indications de Canova, parait juste; car plusieurs pierres gravées reproduisent une figure d'éphèbe, analogue à notre statue par l'attitude et le vêtement et que la présence du pétase et du caducée désignent comme un Mercure (Fig. 5). La tête antique, mais qui n'appartient pas à la statue (le nez est restauré), tient le milieu entre un type de la seconde école at- Fig 5
tique et celui de l'Apoxyomenos de Lysippe (n. 31). Elle fut, sous Pie VII, trouvée dans des fouilles entreprises au Colisée, et placée sur notre statue, qui jusqu'alors avait porté une tête d'Hadrien.
Visconti e Giiattani, Museo Chlaramonti T. 22. Pistolesi IV, 30, Clarae IV, pl. 063 n. 1535. La statue, semble-t-il, est reproduite, telle qu'elle était d'abord, dans De Cavalleriis, Antiq^uae statuae nrbis Romae T. 41.
Museo Chiaxamouti.
La desci iption commence par la MCtioii n. 1, la plus voiaine de la (i alerte Lapidaire.
Section L
A gauche 62 (13) PemnnifiaatioB de l'ffiyer.
Befltauratlous : la tête, le nez, Tépaule droite, uu morceau de la main gaacbe et da pied droit, la partie inférieure de la branche de pin, et plnsieura Amours.
L'hiver est personnifié par une femme coucliée. L'ample manteau, aux plis nombreux, qui la recouvre, fait allusion au froid qui règne pendant cette saison; les Amours jouant avec des canards et la tortue rappellent les pluies de l'hiver,
Clarac m, pL 448 n« S22. Museo Chiaramonti III, 7. HttUer-
AVieseler, Denkmaler der alten Kunst II 75, 9GC. Baumeister, Dcnkmalor des kl. Altertums T. p. 703 Fig. 761. Bii-t, Dn Amomm in arte an tiqua simulacris (Marpurgi 1892) T. IV p. XXVll. Cf. Ann. deir riist. 1852 p. 229.
A droite 63 (6) Fenonnificatioii de l'Automne.
Eestaurations: la tête, le oon, les deux épaules, le bras gauche, presque toute la partie droite de la poltiine avec
le morcean de vêtement qui la rcronvre, Ift main droite avec la {grappe de raisin — <lont pourtant les amorces se sont conservées — la plus grunde partie du cep de vigne tenu par la main gauche, beaucoup de choses dans les Amours.
Cette .statue parait plus légèrement vêtue que celle de 1 Hiver, qui Im fait pendant (n. 62). La grappe de raiâiu et le cep de vigne, qu'elle tient dans les mains, ainsi que l'activité des Amours placés autour d'elle, symbolisent la vendange.
Clarac III, pl. 447 n. 821. Museo Chiaramonti m, 6.
MUSEO CHIARAMONTl.
Seetiea UL
A gauche 64 (55) Stataette d'Hébé (?).
Marbre pentélique. Restaiu ation : la plinthe. Ce torse, d'un travail si fraiij, doit probablement être restauré dans Tattitude suivante: la main droite levée tenant un Tase, et la main gauche tendue en avant portant une coupe. La statuette représenterait dono une jeune fille, faisant couler du vase élevé une liqueur dans la coupe: ce serait alors Hébé, Véchanson des dieux de rOlympe, comme l'indiquent la forme virginale du corps, le gebte et Faction de verser, aiii.si que le chiton dorique, ouvert tout le lon i)- d'un des cotés, qui parait avoir été dans
Fart de style libre le vêtement caractéristique dliébé. Kekalé, Hebe T. IH 1, p. 51.
A droite 65 (28) Tête d'une Amazone.
Kestauvation : la moitié du nez.
Cette tête appartenait à une copie de TAmazone de Polyclète. £lle est importante pour la restauration des statues qui reproduisent le même original; car le pouce qui s'appuie sur le crâne s^y est conservé. Cf. n. 82.
Jalirbuch des arcb. Instituts I (1886) p. 10 L.
Section V,
A droite 66 (79) Fragment d'un groupe, Scylla.
11 ne s'est conservé qu'une main de Scylla et la tête (Vun compagnon d'Ulysse saisi pur elle. L'exécution et lu style dénotent un original hellénistique.
Arcîi. Zeitong XXIV (1866) T. 208 n, 1, 2, p, 164—159, XXVIIi
Section VIL
A gauche, en bas 67 (166) Tète de jeono homme avec un bandeau.
Trés-grattëe. BestauratioiiB : la partie antérieure du neS et les lèvres.
Cette tête reproduit un original en bronze grec, datant de l'époque de transition oà l'archaïsme fut remplacé par
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un style plus Whre; elle a beaucoup de ressemblance avec celle du conducteur de char d. 597.
BaU. deUa comm. atoii. corn. XVX (1888) T. XY, XVI 8, 4, p. 857.
A gauche 68 (165) Tôte d'mie Femme Barbarei peut-être d'une Germaine.
Beataurations: le b»z, quelques parties des cheveux qui retombent, et le bu«te. La surf^ a beaucoup souffert du grattaise.
CfLUtzowsZeitsohrlftftirMldeiide Knufttyna873) p.8$l— <382 et la planobe oorrespondaute.
A droite en bas 69 (139) Tète d éphèbe.
Restaurations: le nes, le côté droit du crinei des moreeaux du bandeau, le buste.
Ce type, connu par plusieurs réplique s, procède évidemment du Doryphore de Polyclète (voir n. 58). Le bandeau ((ui entoure la tête indique que cet éphèbe avait été vainqueur dans un concours athU'ti(|ue, et les oreilles enflées prouvent qu'il s'exerçait au pugilat. L'on a proposé, pour expliquer ce type, deux hypothèses, qui toutes deux méritent d'être examinées. L'une s'appuie sur un texte de Pline (n. h. 34, 1 6), nous apprenant qu'à Olympie l'on élevait des statues en l'honneur de tous les vainqueurs, mais que les portraits étaient réservés à ceux ([ui avaient remporté trois victoires. De ce texte l'on a conclu non sans rnison. que les statues des athlètes, qui n'avaient été qu'une ou deux fois vainqueurs, reproduisaient, non pas les portraits des éphèbes, mais un type idéal, le même pour tous; et l'on en a déduit que les artistes du Péloponnèse avaient adopté pour ces statues un type, dérivé de celui de Polyclète, type qui nous est connu par l'exemplaire du Vatican et par d'autres répliques semblables. Tous cea ext ui)>laires seraient doue des copiew romaines, exécutées d'après les tet(^^ res r>tHtiM'8 d'athlètes vainqueurs, qui n'avaient aucun caractère individuel. Un autre savant a voulu y voir un type d'Hercule (Héraclès) inventé par Polyclète ; cette opinion parait assez plausible; car en fait Hercule est souvent représenté avec
MUSEO CHlAKAMUIsTL
le baudeau des vainqueurs et les oreilles enflées (voir
nrs* lia, 242, 470).
BaU. deU' Inflt. 1867 p. 8ft. Bi^misolie liittheUaiigeii IV (1869) p. 215.
A droite, en haut, 70 (135) Téte d*un Romain, avec la toge ramenée bur le denière de la tête. Bestaaration: le oon et le buste.
Le travail vigoureux de cette téte très caractéristique nous permet de fixer comme date la fin de la république ou le commencement de Fempire.
A droite en bas 71 (144) Biiata hennëtique de Baoehni (Dionysos) barbn.
Autrefois chez le sculpteur Pacetti. Restaurations: le bout dtt nés, roreitle ganehe et les boucles de cheveux qui l'entonrent.
Cette tête présente un mélange caractéristique d^éner-
gie et de mollesse ; dans certains traits, par exemple dans la forme de la bouche et du nez , se retrouve un type oriental très net. Tl stîmble donc que Vartisto, qui a imaginé ce type, ait voulu représenter le souverain oriental ; cette conception put naître facilement après Téclosion des légendes, qui racontaient que Bacclms (Dionysos) avait pénétré en conquérant jusqu'aux Indes. Visconti e Gnattanî, Museo Chiaramonti T. 88.
A droite en bas 72 (146) Tèted'épbèbe avec un bandean.
Restaurations : le neS| quelgues morceaux dans les boucles des cheveux, le buete.
Pendant les fouilles entreprises à Eleusis par la Société arcbéologique de Grèce , Ton trouva en 1885 , dans
la cella d'un temple voisin des petites Propylées, en même temps que plusieurs ex-voto ornés d'inscriptions et dédiés aux divinités infernales d'Eleusis, une téte d^éphèbe eu marbre de Paros qui était autrefois adaptée à une statue. L'on a supposé que cette téte avait fait partie de la statue d*une prétendue divinité infernale d'Eleusis, Eubuleus ou Eubulos, statue dont Praxitèle aurait été l'auteur. Cette bypotbèse a été tout récemment
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réfutée en termes décisifs, et Von a presque démontré que cette tête repiLsentait TriptoKme. La conception et le style de l'œuvre indiquent une époque quelque peu postérieure à celle de Praxitèle. Ce soi-disant type de Triptolème, modifié de diverses façons, fut employé en Italie pour personnifier des idées religieuses du pays, par exemple pour représenter Vertumnus, le Bonus Eventus, et plusieurs Genii; la tête du Vatican est une des (euvres dérivées de cet original attique. Dans aucun type idéal de (xrèce les sourcils ne sont figurés plastiquenient comme dans cette tête; il est donc probable que ce détail a été ajouté par le sculpteur italique.
Vificonti e Guattaui, Museo Chiammonti T. 10. Muller-Wleeeler,
Denlmialer (1er alt^ n Kunst IT 11. 19. Cf. Overbeck, Kunstmytlio. logie IV Apollon, p. 118. Poui- la tête d'EleuBis: Antike Denkmâler heransg. vom arcli. iufctitut I (1H88) T. 34. Cf. Revue archéologique, 3« séiie, XI (1888) p. . 05. Hermès XXV (1890) p. U Asm. Athenisohe ISitthmlnngen XYI (1891) p. 19 et aulv.
Section VUI.
A droite 73 (176) Niobide.
TvoiOLvée prés de TiToli; aati*efoi8, dans le jardin du Qnirinal.
La jeune fille s'enfuit rapidement vers la droite, du côté
de sa mère, qui se trouvait au centre du cercle des statues. I.a main droite était ramenée sur Tépaule, pour retenir le manteau qui flotte; la main gauche était évidemment tendue de côté, dans unjfeste exprimant la terreur, et la paume en était tournée vers le spectateur. Cette âgure est une des plus belles statues drapées, qui se trouvent dans les musées romains, et elle reproduit certainement l'original avec plus de fidélité que la réplique analogue de Florence. La taille en paraît plus élevée, et les formes plus puissantes. Tandis que dans la statue de Florence, la partie inlerieure du chiton est couverte d'une foule de petits plis qui éparpillent et troublent le regard, au Vatican ce sont de grands plis très simples , qui font ressortir avec une merveilleuse netteté le mouvement et les formes de la jeune fille« L'artiste a su très habilement