‹ Guide dans les musées d'archéologie classique de RomeChapitre 7 sur 45 · MUSEO CHIARAMONTI · texte numérisé non relu

MUSEO CHIARAMONTI

donner à la draperie, tiièine dans les endroits où vile moule sur le corps, le caractère d'une enveloppe indépendante, qui le recouvre. Nulle part les plis ne pénètrent dans Ift chair, ils paraissent au contraire en suiwe toutes les formes. Ûon saisira tout ce qu'il y a de finesse dans ce procédé artistique, si Ton compare notre statue avec la Muse placée tout auprès ; là les plis semblent à plusieurs reprises entrer dans le corps.

Stark, Niobe T. 12, p. 265. (îazette archéologique TII pl. 27, p. 140 note 2, p. 171—172. Ovevbeck, Gesoli. d. gr. Plastik Tî^ p. Gl Fig. 106. iklurray, History of greek sculpture II pl. p. 314. Baumeister, DenkmiUer d. kl. Altertama m, p. 1674 Fig. 1745. Cf. FriedeTicfas-Wolters, Banateine n. 1261.

A gauche 74 (179) Sarcophage d'Alceste.

Trouvé & OatiB. D'apréa rinsoiiption il fat exécuté par les Boiua de Gaîus Junius Eahodus, magistev quinquennalis poxir le 21^ lustre du Collège des charpHiitierp (VO«tio: il était destiné à Enhodas et à sa femme Metilia Acte, prétresse de la Mater magna dans la colonie d'Ostie.

Admète est représenté souB les traits d'Ëuhodus, le personnage qui fit exécuter le sarcophage^ et Alceste sous ceux d'Acte, épouse d'Euhodus. Les deux têtes sont coiffées diaprés les modes qui régnaient à Tépoque des An-

tonins. Au milieu Alceste mourante est couchée sur un lit, tendant la main vers ^^on époux Atlmète pour lui dire lin dernier adieu; celui-ci s'élance ver^^ elle en pleurant, tandis que devant le lit deux enfants, un garçon et une fille, pleurent leur mère qui les abandonne. Immédiatement derrière Admète le pédagogue des deux enfants se tient debout; puis, plus loin, le dieu tutélaire de la famille, Apollon , qui se prépare à quitter la maison , parce qu'il ne peut pas rester bous le même toit qu'un cadavre ; tout à lait à gauche. Ton voit la suite attristée d'Admète, au milieu de laquelle il est facile de reconnaître un chasseur à la lance qu'il pointe de la main gauche, et au chien qu'il tient par une longe. Sur le coté droit sont réunies assez obscurément deux scènes qui dans la légende ne sont pas contemporaines. A l'extrémité droite sont les dieux des enfers, Pluton (Hadès) et Proserpine (Perséphonè) ;

VATICAN

Plutou, par un signe de la main, donne Vordre de laisser

partir Alceste; puis la hcèuc qui suit immédiatement nous montre Hercule ramenant à Adiriète son épouse sauvée des enfers. Au-dessous des mains de ces deux derniers peiBonnages Ton distingue l'entrée du Tartare, et dans cette entrée les trois têtes de Cerbère. Les trois figures de femmes, placées en arrière et dont la plus avancée tient le rouleau du destin, sont les Parques.

Gerhard, Ântike Bildwerke T. 28; ProdiomiiB p. 27d. Millin,

Gai. myth. pl. 154 n. 559—560. Guigniaut, Rel. de l'ant. pl. 228 n. 771 — 773. Museo Chiaramonti ITT, 10. — Pour le côté gauche du bas-relief: Areh. Zeitnng XXI (1863) T. 179, 3. — Pour la liguie d'Apollon; Overbeck, Kuustmytliologie iV p. 2i)ù n. i , Atiaà XXli, 20. Cf. Arch. Zeitung XXI p. 106 et sniv. Gazette ftrohëologi(iue I (1875) p. 105 et suiv. Diesel , Der Mytlius von Admotos nnd Alkestis (Braadenbuiigf a. d. fi. 1882) p. 11 et sniv. C. L L. XIV, 871.

Section IX.

A gauche 75 (239) Double buste hermétiques qui présente une réunion très curieuse d'un type archiuique de Silène et d'un type du même personnage plus librement traité.

Kuseo Chiaramonti m, 9. Piatolesi IV, 55. Cf. Ann. deir Inst. 1877 p. 199 note 1, p. 284.

Section X.

A gauche 76 (244) Masque colossal d'une divinité des eau.

Trouvé à la villa d'Hadïîen, prés de Tivoli. Quoiqu'exécuté d'après les procédés de l'art décoratif,

ce ma^squc n'en fait pas moins une gi aiidr iiapression. La bouche, largement ouveite pour laisser couler Feau, indi(j[uo que ce masque ornait une fontaine.

Penna, Viaggio pittorico délia villa Hadrîana 111, é8.

A droite 77 f241) Déesse allaitant un enfant.

Restaui-atiouB: Tépaule et le bras droits, mais la main

est autique.

L'on voit en général dans cette statue une Junon (Héra) allaitant Hercule ou Mars. Mais les traits du visage

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}?ont plus doux que dans les types même les plus récents de cette déesse (voir n. 50); la physionomie exprime un sentiment maternel, que nous rencontrons bien chez Cérès, mais qui n^apparaît nolle part chez Jnnon. L'on a récemment essayé d'interpréter cette figure comme Rhéa allaitant Jnpiter enfant; mais cette hypothèse est en contradiction avec la légende, d'après laquelle Rliéa fit nourrir son fils par la chèvre Amalthée. Il est beaucoup plus vraisemblal)le de reconnaître dans cette statue une déesse répandant la prospérité et adonnée à Téducation des enfants, comme la divinité grecque Gé Kaurotrophos, ou la . Fortttna Primigenia de Préneste.

Wiitekehnaiiii, Monvmeiiti ant. ineditl I T. 14, p. 14. Viftoonti,

Mnseo Pio-Cîem. T, 4. Overbeclc, Kunstmythologie II p. 332 n. IG: Atlas IV, 11. Baumeister, Denkmâler des kl. Altertums T. p. 650 -Fig. 720. Cf. Gerhard. Prodromus p. 48. Roscher. Loxikon àov giiech. u. l'om. Mythologie I p. 2113. — Pour la Foituna Primigeoia de Piénesté : Qarmcei, Bisiertazionl anshaedogiolLe tab. ZII, 1 , p. 152.

Seetioa Xi.

A droite en bas 78 (263) Portrait de femme.

Restaurations: le bout du nez, la touffe de clieveux qui se trouve au-dessuB du front, la tresse.

Ce portrait, d'une si vivante expression, paraît, d'après

la coiffure et la disposition caractéristiqne df s clieveux

réunis en un seul nœud au-dessus du iront, dater de la

fin de la république ou du commencement de l'empire. Il

est aisé de voir que la personne représentée par ce buste

se distinguait surtout par une agitation très affairée et

par la manie du commérage. La bouche en particulier a

un caractère tout à fait individuel.

Pour la ccitfure, voir Ovide, Ars amandi III, 139 et Moiiunieiiti antichi pnbbl. per cuva délia r, Accademia de' Lincei I (1891) p. 575 note 5, *

Section XII.

A droite 79 (290) Torse de Mercure (Hermès).

Il fait partie d'une copie exécutée non sans tîilcut, mais snperficieUe, d'après le fameux groupe de Praxitèle,

qui repréBente Mercure (Hermès) avec Bacchus enfant snr

li'.s bms, et qui le 8 Mai 1877 fut trouvé à Olympia dans le temple de Juuou, près de la base qui le supportait.

Seetion XUI.

A droite, incrusté dans U' mur 80 (300) Fragment d'un bouclier, avec uu sujet en relief, qui représente un combat entre les Grecs et les Amazones.

Ce bouclier pro^ent d'une copie en marbre faite diaprés

VAthèna Parfhcnos de l'hidias, dont le bouclier était décoré de la même fayon. V. n. 600.

Jahn, Ans der AltertluimswiBseasoUaft T.I[ 2, \>. JLS. :Micliaeli8. Der Paitlu'uon T. 15 u. Ho, p. 284. Cf. Abhandluugeu der plùl.- Uist. Classe der sâchs. Ges. der Wissensekaften VIII (1883) p. 600

•t BQiV.

Section XIV.

A gauche 81 (356) Partie supérieure de la statue colossale d'un Parthe prisonnier.

Antrefoia à la villa 2^egroiu. Restaurations: le nez et

les maïus.

La tête est en marbre blanc, le corps avec les vêtements en marbre de Phrygie de plusieurs couleurs (paonazzetto).

BeBdireibnng der Stadt Rom II 2 p. 62 n. 354.

A droite 82 (353) Groupe d'une jeune fille et de deux Amonrs*

Auparavant dans le jardin du Qoirinal. Restaurations: des morceaux du bras di-oit, ])eut-ètre toute la main droite

avec les poinmfs, pcrtî\iueni<»nt de*» parties de la main et quelques morceaux des iioiiiTiies, l'avant-bras gauche avec la ftèche, une partie de l'épaule gauche, une partie du pied H^auohet les doigts du même pied. Il est douteux que la tète appartienne à la statue.

Une jeune fille est assise auprès d'un ruisseau, représenté plastiqueniunt : autour d'elle étaient groupés deux Amours; de chacun d'eux il ne reste qu'un pied. A l'un de ces Amours doivent appartenir Tare et le carquois, qui gisent sur le sol auprès du ruisseau. Dans le mauvais état

MUSEO CUlAliAMOMl.

de conservation du groupe foniu' piw ces trois figures, il e&i impossible de recoustituer le sujet primitif. L^on ne peut même paa savoir s'il s'agit d'une scène mythologique ou d'une scène de genre. Dans ce dernier cas, ce serait simplement une jeune fille jouant ayec des Amours au bord d*un ruisseau/ Le travail, de genre décoratif, mais élégant, indique que l'a uvre a été exécutée pendant le premier siècle de l'empire.

ClaracIV, pl. GO î n l:<>-» Aun. dell' Tnst. 1R79 Tav. d'agg. 311. p. 22if— 286. Cf. Jahns Jahibucher 1881 p. Sîai— ^84. Uartwig, Hemkles mit deni FuUhoi ii (Leipzig 1883) p. 72.

Seetien XV.

A droite en haut, encastré dans le mur 8â (360) Basrelief attique: les Trois Grâces.

Trouvé en 1769 prés de THÔpital de Saint Jean deLatran: marbre pentëlique. Restaurations: le coin inférieur gauche, le Boz de la tiguiT qui se trouve à droite, quelques éclats aux pieds des deux autres.

A Athènes, les Grâces étaient honorées dans un sanc* tnaire situé à rentrée de TAcropole, et qui, après la construc-

tion des Propylées, fut transporté dans une autre partie de la citadelle, moins facile à déterminer. Le bas-relief du Vatican et xm mitre semblable, qui appnitennit autrefois aux Giustimaui de Home (aujourd'hui dans la collection du comte Grégoire Stroganoff), sont des ex-voto, placés à Torigine dans le temple des Grâces à Athènes. L'exemplaire du Vatican, qui a été trouvé enterré, est venu à Rome dès Tantiquité; celui des Giustiniani, comme beaucoup d'autres antiques appartenant à cette famille, n'a peut-être été transporté de Grèce en Italie que par les Vénitiens. Ce qui i>rouve leur provenance attique, outre la qualité du marbre pentélique, c'est que des fragments de plusieurs bas-reliefs semblables ont été découverts sur l'Acropole d'Athènes. Les trois Grâces sont représentées se tenant par les mains, et s'avançant avec un mouvement rhythmé et solennel. L'expression un peu raide de leur démarche, la forme trapue

VATICAN

de leurs corps, la disposition eonyentioimelle de leurs

oheveux, d'autre part une certaine liberté dans le travail des draperies — tout oela prouve que les diverses répliques qui se sont conservées datent du milieu du V* siècle avant J.-G. Les principes, d'après lesquels l'art de la grande époque traitait les bas* reliefs, u*ont pas encore atteint leur complet déreloppement. La manière, dont les avant-bras des trois figures se détachent du fond, n*a son analogue sur aucun monument de la belle période. Un basreliet, représentant les trois Grâces vêtues, qui se trouvait à l'entrée de T Acropole, passait à Athènes pour être l'œuvre de Socrate, fils de Sophroniscos, qui s'était occupé de sculpture pendant sa jeunesse. Comme le style des basreliefs connus relatifs aux Grâces concorde très bien avec répoque de la jeunesse de Socrate, Ton a pensé que l'œuvre attribuée au philosophe était soit Tune des répliques qui se sont conservées, soit une réplique perdue du même sujet. Cette opinion est confirmée par des tétradrachmes et des drachmes attiques, du système monétaire introduit sous Alexandre le Grand, dont les revers présentent comme attribut, auprès du nom du directeui' des monnaies, Socrate, trois figures de femmes semblables au groupe de notre has-relief. L'on peut supposer que ce Socrate postérieur voulait rappeler par là le souvenir de son grand homonyme.

Cavaceppi, Kaccolta di antieUe statue XII, 13. Arch. Zeituug XXVn (1869) T. 22, 1, p. 56 et suiv. Couse, Heroen- imd Gettergestalten T. 87, 1. BanmeUteT, Denkm&lev des kl. Âltertums I,

p. 375 Fig. 411. Cf. Arch. Zeitung XXV (1867) i». 11, XXVm (1870) p. 88 et Buiv. Mittheiluiigen des arch. InatitiiteH in Athen m (1878) p. 181 et 8uiv., V (1880) p. 211—213. Friedeiickîi-Wolters, Bausteiue 11. 118. Eoscher, Lexikou dei i^i lechisdien uud rômiscbeu Mythologie I p. 882.

A droite en haut 84 (863) Tête de fSBlBie ardiaïque, environ du milieu du siècle avant J.-C, très remarquable à cause de sa ressemblance avec les sculpture;;} du temple de Jupiter ^ Zeus) à Oiympie.

BeBianration : le nez.

RdmUielie Mittheilnngen I (1886) T. XI, p. 200— m

A di'oite en bas 85 (d72A) Bas-relief de JBéotie.

Il fut pris comme butin de guerre en Grèce par les VênitiAîig sous Moroeini (1687), puis vint en la posseB?ion «lu doge Mftvc-Aiitoine Ghistiiiiaiii. Uu le retrouve plus tard dans le palais des GiubUiiiaiii a Eome, puis dans la (jolleetiou Canuteoini, de là soua Pie "VU il pussa au Huaée du Vatican, Beatainration: le nés du cavalier.

Ce qui prouve l'origine béotienne de ce bas -relief, c'est qu'il est sculpté dans la pierre calcaire particulière à ce pays, et dont l'usage paraît n'en Otre point sorti, puisqu'en dehors de la Béotie 1 ou n'en connaît aucun exemple. Au cinquième siècle avant J.-C'. l'art béotien n'avait aneim caractère original ; il suivait plus ou moin» les modèles attiques ; il semble donc que ce monument ait été lui aufpi influencé par Fart attique de l'époque de Phidias. Il rappelle la frise du Parthénon; mais le relief en est beaucoup plus accentué et le style un peu plus libre. Il faut remarquer le modelé merveilleusement exact de la main qui tient la bride, et I habileté avec laquelle l'artiste a rendu, sous le vêtement, par la courbe prononcée de la poitrine, la vie physique intense qui circule dans le corps du cavaUer. La bride était en bronse et pénétrait dans le trou percé devant la main droite du cavalier. Le morceau de draperie, qui est visible sous la tête du cheval, indique que primitivement une seconde figure existait sur le bas-relief, sans doute un autre cavalier. Cette hypothèse est confirmée par la pose du cheval, qui jette sa tête en l'air et qui regarde de côté. Evidemment il veut dé-* passer un cheval qui court devant lui; mais il est retenu par le cavalier, comme le prouve le mouvement de la main.

Nibby, Mneeo ChiaTamonti n, 45. Âreh. Zeitung XXI (1868) T. 170 2, p. 12. Cf . Mittheilungen des arch. Institotea in Athen IV '

(1870) p '„>78— 274, où toute la bibliographie se trouve rnnnie p. 278, comme dans Friederichs-Wolters, Bausteine u. 1205; en outre Haussonlier, Quomodo sepulora Tanagraei decoraverint {V&vin 1SS4) p. 40.

Section XYI.

A droite 86 (399) Tête colossale de Tibère.

Trouvée en 1812 à Veies en même temps qu'une tête d'Auguste, qui avait été probablement exécutée pour lui faire

H£iiBio, Uuide I. ^

VATICAN

pendant n. 88 (401), et qu'une statue de Tibère n. 87 (400). Sar la découverte: Canina, I/antiea citta di Yeii, p. 88 et sniv.

Cette tête, d'un travail surtout décoratif, et deux autres statues qui se trouvent dans la même galerie, dont l'une — n. 87 (400) — vient également de A'eies, tandis que l'autre — n. 93 (494) — a été découverte à Privemom (Piperno), fournissent des documents intéressants pour riconographie de Tibère. La statue de Prîvemum le représente relativement jeune. Les lèvres minces, un peu ouvertes et pincées du côté gauche, dénotent la nature dissimulée qui caractérisait cet empereur surtout pendant le8 premières années de son règne. Les deux sculptures de Yeies nous le font connaître danis an âge plus avancé. Dans la tête colossale la bouche est encore un peu pincée; mais l'auteur de la statue s'est efforcé de faire disparaitre ce trait, et de donner à la physionomie de l'empereur une expression sereine et migestueuse.

Bemonlli, B^ndsehe Ikonographie II 1 p. 146 n. 5.

87 (400) Statue de Tibère avec la couronne de chêne

(corona civica).

Trouvée à Veies. Restau rations: Tavant-bras droit, la face intérieure du bras droit, Tindex et le doigt du milieu de la main gauche, la plus grande partie de l'épée — un moToean de la poignée e»t antique — la partie antérieure du pied «tareit, Vnn des pieda du ttênet plaque tonte la plintlie.

Cf. n. 86 (399).

Nibb7i Huseo Chiaiamenti II, 27. Pistolesi IV, 44. BemonlU, Bdmiaelie IkonograpUe n 1 p. 146—147, Fig. 19.

88 (401) Tète colossale d'Auguste.

De Veies.

Cette tête paraît avoir fait pendant au n. 86 (399). L'empereur y est repré.-5t;nte daub les premières années de Tàge mûr et sous des traits fort idéalisés. Benwnlli, Op. dt. H 1 p. 27 n. S, p. 28 Fig. 3.

Section XVIL

A droite en bas 89 (420) Buste hermétique de Tolcain (Héphaistos).

Trouvé à la Place d'Espagne, pendant les fouilles qui lurent Ultw ponr élever la colonne de rimmaeolée Conoep-

MUSEO CHIAKAMOKTI.

tiou. liestaurations: la partie antérieure du nez, quelques moiceanx dams les boucles des cheveux et de la barbe, ime partie de la poitrine.

La tradition mythologique représente Vulcaiu coiiime un dieu, dont l'activité est presque exclusivement consacrée aux travaux de Tatelier. C'est là que, loin des agitations du monde extérieur, il crée de superbes œuvres d'art; il est complaisant pour les dieux et les déesses, qui viennent lui demander quelque service. Ce caractère est très bien exprimé dans le type de notre tête. La forme en est vigoureuse et large; le regard est calme et bienveillant: les cheveux et la barbe qui encadrent le visage donnent rimpression de la tranquillité. Le bonnet ovale était la coiffure ordinaire des ouvriers. Par sa forme allongée, il atténue la largeur de la figure; mais, étant posé bien droit sur la tête, il accentue l'expression de tranquiUité bienveillante qui domine dans la physionomie (cf. n. 124). Le côté droit du visage, comparé au côté gauche, semble un peu penché; il eu résulte que l'œil (Iruit se trouve plus bas que l'œil gauche. Dans plusieurs têtes antiques un retrouve une particularité semblable. Mais ici cette particularité est tellement accentuée, qu'on y a vu avec une très grande vraisemblance un caractère distinctif du dieu ainsi représenté. L'on sait que Yulcain passait pour être boiteux; or l'expérience enseigne que bien souvent Patrophie d'une extrémité influe sur la forme du visage. On peut donc se demander si l'artiste, qui a composé ce type, n"a pas voulu indiquer, par l'inégalité des deux cotés de la figure, la disproportion des deux jambes.

Mon. (leir Inst. VI, VIT, T. 81. Ann. 18G3 p. 421—480. Conze, Hf^roen- und Gottergestalten T. 36. Brinmeister, Denkmàler des kl. Altertums I, p. 641 Fig. 712. Cf. triederichs-Wolters, Baasteine n. 1541.

A droite en bas 90 (424 B) Tdte de Sylla?

Restauration: la pai*tie antérieure du nez.

Cette tête, d'un travail si vivant, ressemble dans ses lignes principales au portrait de Lucius Cornélius Sylla» tel que nous le connaissons par des pièces frappées en Fan

VATICAN

59 ST. J.-C, sur l'ordre d'un petit fils de Sylla , qui était

alors directeur des monnaies, Quintus Pompeius Rufus. Nous reproduifsons dans notre Fig. 6 avec un triple agrandissement un exemplaire de cette série numismatique. Si

l'on compare l'effigie de ce denier à notre tête de marbre, l'on acquerra la conviction que l'hypothèse, d'après laquelle on voit dans cette sculpture le portrait de Sylla, mérite en effet beaucoup plus d'attention, ([u'oii ne lui en a accordé jusqu'à présent.

En tout cas nous pouTons très bien nous représenter Sylla avec une physionomie de ce genre; nous recon* naissons dans cette tête un homme énergique, intelligent et d'une instruction raffinée. Les yeux sont profondément enfoncés, ce qui concorde parfaitement avec le passage de Plutarque nous apprenant que les yeux bleus de Sylla se distinguaient par un regard perçant et cruel. Les lèvres fines et serrées dénotent un caractère impérieux et sans scrupules.

BemonUi, Bdmtoohe Ikouograpliie I T. V, p. 98—94, p. 140 n. 1.

A gauche en bas 91 (441) Buste d'Alcnhiade (?).

Restaurations: le bout du uez et uu morceau de l'oreille gauche.

D'après le style, encore assez sévère surtout dans la représentation des cheveux , et d'après l'expression tranquille de la physionomie, Ton reconnaît dans ce buste une copie en somme assez fidèle d'un original attîque de la dernière partie du cinquième siècle avant J.-O. Ce qui prouve que c'est le portrait d'un personnage célèbre, c'est cjue l'on a retrouvé plusieurs répliques antiques du même type (voir n. 478» 830). Si d'autre pai*t nous cher-

Fig. 6.

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iMlibiJU CHIjkRAMONTI.

clioiis vers l'époque que nous venons de citer uu Athénien célèbre, auquel puisse convenir le caractère de ce portrait, nous n'en trouvons pas d'autre qu'Alcibiade. Notre buste représente un homme qui a environ trente ans. A cette époque, aucun Athénien, si ce n^est Alcibiade, n^est arrivé si jeune à la célébrité: à peine avait-il dépassé sa vingtième année qu*il se révéla orateur; il n'avait guère que vingt-sept ans, lorsqti'il conclut Falliance avec les Argiens: un peu après trente ans, il fut nommé commandant en chef de F expédition de Sicile. En outre Ton reconnaît dans cette tête une double nature k la fois noble et basse, comme était précisément celle d'Alcibiade. La partie supérieure du visage a des formes d'une beauté presque idéale; mais la lèvre inférieure charnue et le menton très développé trahissent une violente sensualité. Un critique moderne pourra objecter que ce buste n'exprime pas aàscz le caractère iougueux d'Alcibiade, et que ce personnage, d'après l'idée que Ton ii'en iait, devait avoir une physionomie plus hautaine et plus hardie. Mais il ne faut pas bublier que l'école attique de cette époque s'efforçait de donner à toutes les ceuvres qu^elle créait un caractère de majesté sereine, et qu'elle atténuait les qualités et les défauts qui contrariaient cette tendance. Enfin la conformation même de L» bouche, dont la lèvre supérieure est tremblotante tandis que la lèvre inférieure est un peu en saillie, senil>le concorder avec un trait individuel d'Alcibiade, avec ce sifiiement de la voix, tant bafoué x^^r ces adversaires, mais oii ses admirateurs voyaient un charme tout particulier de son élocution.

Mon. (leir Inst. VITT, T. 25: Ann. 1806 p. 228—240. Baumeister, Denkmaler des kl. Altertums I, p. 48 Fig. 56. Cf. Friederichs- Wolters, Baosteine n. 1321, où l'auteur fait valoir, contre l opiniou exprimée plus haut, un renseignement fouini par Athénée XII, p. 584 c : d'après lai, Aloibiade éphébe n*aundt point porté les cheveux courts comme c'était alors Tusage en Attique, mais les aurait laissés pousser pondant longtemps (K^^fi-r^v ra Ixpt^t in\ ttoX'j t^c iilixlaç). Mais cette objection n'est pas valable, puisque notre portrait représente Alcibiade homme déjà et non plus éphèbe. Voir en outre Bdmische Mittbeilungen VI <18S1) p. 244—845.

54 VitfICAN.

SeettM XIX.

A droite 92 (465) Pénélope (?) en haut relie£

MUSEO OHIARAMONTL

Une jeune femme, plongée dans de tristes pensées, est assise sur un siège sans dossier, sons lequel on voit une

coî beilk; à laine. La ttte manque, comme clans toutes les répliques en marljre de ce sujet qui se sont conservées (voir nrs. 191, 589); on y suppléera par une tête qui se trouve au Musée de Berlin, ou par une autre tête placée sur Tune des statues du palais Giustiniani. Elle était penchée en avant, la tempe reposant sur la main droite; le bras gauche s'appuyait sur le plat du siège. Au fond du bas-relief on distingue des restes d'une couleur bleuâtre. Par le type et par l'exécution cette œuvre se révèle comme un travail original de l'école attique, très probablement influencée par l'art du Pélopo nnèse ; elle doit être attribuée à peu près au milieu du cinquième siècle avant J.-C. Sur un vase à figures rouges de la même époque, Pénélope est représentée assise auprès d'un métier dans la même attitude (Fig. 7) ; il est donc certain que l'art attique de cette époque employait ce type pour figurer Pénélope. Pour l'art gréco-romain, la même preuve est faite par deux basreliefs en terre cuite qui se font pendant, dont on possède plusieurs exemplaires, et sur lesquels on voit Euryclée lavant les pieds à Ulysse en présence de sa maîtresse. Mais en admettant que ce type ait primitivement servi à représenter Pénélope^ il est néanmoins douteux que nous puissions reconnaître le même sujet dans le haut-relief du Vatican et dans les deux répliques en ronde bosse qui nous sont parvenues (voir nrs. 191, 589). L'idée vint assez naturellement de placer la figure de Pénélope attristée, comme portrait idéalisé de la défunte, sur les tombeaux des épouses fidèles, et l'on peut se demander si les répliques en marbre du type en question n'ont pas été exécutées dans cette intention.

Antlke Denkmâler heransg. vom Àrch. Institut I (1888) T. 31 B, p. 17 1 (où est réunie la bibliographie des publications antérieures). Cf. Overbeck, Geschicbte <lf>r <ry. Plastik p. 196—197. Sitzungsbericbte der Berliner Akademie 1884 p. 622. Jalirbuch des arck. Instituta II (1887) p. 171. Bull, délia Commissione comutxale âl Borna XVI (2888) p. 204—208. Athen. Hittheilungen XY (1890) p. 17 n. 2 a. Rdmiselie Hitth. 711 (1898) p. 78 et sniv.

56 VATICAK.

Seetiofi XX.

A droite 93 (494) Statue de Kbère.

Trouvée eu 1795 à Privernum (riperno). llestaurations : le ne«, Tavant-lnrae droit» Ift main gauche avec le rovlean, le pied droit ainii qae le momaa de draperie vtxLiàxi, le (levant du pied gauche, ploBleurB paities da vêtement, le siège, la plinthe.

L'empereur est figuré dans l'attitude et avec le costume des statues de Jupiter assis. Il devait donc tenir un sceptre de la main gauche, et probablement un foudre de la main droite. Voir n. 86 (399).

GuattanL, Mouumeuti auticki iuediti iS05 T. VII, p. 72 et auiv. Nibby, Hneeo Chiaramontl II, 28. HUler-Wleseler, Denkmftler der •altenKunst I, 66 u. B55, 355 a. BemouUi, Bômische Ikonographie ir 1 p. 14n— 148, Fig. 20 et 21. Banmeister, Denkmftier d. Id. Altertum» X, p. 2a0 Fig. 188 et 189.

A droite 94 (495) Statue de l'Amour foi-tement restaurée.

— L'Amom* est occupé à tendre la corde de

sou arc.

Troiivéo non loin du Latrau, dans la même fouille que les statues nir^. 10 et 49.

Pour plus de détails sur ce type, voir plus bas n. 429.

Sd&wabe, Observationum arèhaeologlcaram partieula I (Porpati Livonomm) 186d p. 2U.

A gauche 95 (498) Statue de femme.

Trouvée peut-être dans la villa d'Hadrien, près de Tivoli; autrefois à la villa d'Esté, a été traasportée au Vatican en 1788. fiestanrations : l'avant-bras droit et la main gaucbe avec le fosean.

Fort intéressante est la tête de jeune fille , antique

mais n'appartenant pas à la statue, que le restaurateur

y a adaptée. L'expression de la physionomie est particnlierement mélniicoliijae, les paupières sont hnisi^ées, ce qui peut faire croiie que la jeune fille lutte contre le sommeil.

Penna, Viagglo pittoiico délia villa Hadriana 88. Clarae lY, pl. 75d n. 1855 A.

A gauche 96 (497) Bas-relief, un moulin.

Trouvé eu 1821) dans la vigne des Troie Madones, hovB la porte Saint Jean.

MUSEO CHIÂBAMONTI.

Ce bas-relief, d'une facture grossière, représente deux meules, mises en mouvement par deux clievaux qui marchent en sens inverse (mola jumentaria). lies yeux du cheval qui est figuré de face sout cachés par deux oeillères en cuir, certamement pour emjpêcher le vertige que le mouvement en rond provoque aisément; c'est de la même manière qu'aigourd'hui encore en Grèce et en Italie on traite les chevaux et les ânes qui font tourner les moulins. La meule est mise en mouvement par une chaîne, attachée en haut h la poutre horizontale de la charpente qui entoure le nioalm, en bas à la courroie qui passe sur le poitrail du cheval. Afin que T animal décrive toi^ours le même cercle pas trop large, il est attaché par une autre courroie à l'une des poutres verticales de la charpente. Auprès de la meule de droite, un homme debout est re* présenté au moment où il puise du grain dans un vase. Une lampe et une torche allumée, t|ui sont figurées h la partie supérieure du tableau, indiquent que le travail a lieu de nuit. Ce bas -relief a conservé des traces de la peinture, qui le décorait jadis; le fond paraît avoir été coloré en jaune d'oore.

MaBeo Chiaramonti m, 88. PistoleBi IV, 46. Berichte der sâcliB. GesellBchaft derWissenBchaften 1861 T. XTT 2, p. 343—344. Blumner. Tei'hnologie fier Gewerbe I p. 44 Fig. B. Baumelster, Denkmaler des kl. Altertums U, p. 933 Fig. 1005. Cf. Archaol. Zeitung XXXV (1877) p. 54—55.

Au-dessus

97 (497^) Sarcophage: en&nts jouant avec des noix.

Trouvé dans la Vigna Amendola, sur la voie Âppienne. Les bas- reliefs de ce sarcophage représentent le jeu qui consiste à atteindre avec une noix et à renverser une pyramide formée de plusieurs noix (nuces castellatae, ludi

castellati). La disposition naturelle et expressive dey figures indique un excellent original. A gauche ou voit un groupe de cinq jeunes filles, dont deux se préparent à décider, par un coup de morra, laquelle jouera la première. Suit un groupe de deux garçons, qiu se disputent à cause du jeu, et dont Tun a saisi l'autre par les

cheveux. A droite sont six garçons occupés à jouer. Uun d'eux est. prêt à lancer une noix sur la pyramide qui se trouve par terre.

Âtti dell' Aûcademia romana di archeologica II US25) T. II, p. 149. Cf. Gerbard, Frodromus p. 809. BolL deUa cmia. arcb. corn, di Roma X (1882) p. 50, oii, à la page 56| est réimie tonte la littéiatnre relative à ce jeu.

Seetion XXI.

A droite en haut 98 (502) Tôte d'Apollon.

Restaurations: le nez, la lèvre supérieure, le menton, qnelqaes morceaux daue les boucles de cheveux qui pendent, le cou.

A la majesté des traits et à la tranquillité de l'expression, Ton reconnaît un original grec de la meilleure époque du cinquième siècle.

A droite en haut 99 (507) Bépliqne de la tête du Boryphore de Polyelète^ un peu moUe et ayant tous les caractères d'une époque plus récente (voir n. 68).

Iteataurations : le nez, le menton, quelques morceaux des lèvres, le cotl

BuU. dell' Inst 18b4 p. 30 II. Verhandiuiigen der 29. PhilologenverBammlting (bmsbraek) p. 166.

A droite en bas 100 (509) Téte d'éphèbe.

Bestauration : le nez.

Les lignes priu ci pales du visage et la physionomie pensive et mélancolique i a])pcllent le Mars (Arès) de la collection Boncompagni-Ludovisi (n. 88â).

A droite en bas 101, 102 (510A, 512) Deux portraits d'hommes.

Autrefois dans la collection Bandanini.

Ces deux portraits, d'une exécution si vivante, remontent, d'après leur style comme d'après la physionomie

des types représentés, à la fin de la république ou au commencement de l'empire. Dans l'un (5 10 A) l'on a vu Lucius Munatius Plancus (consul en 42 av. J.-C), par com-

MUiSJiU CHIAKAMONTI.

paraison avec une médaille de bronze actuellement disparue et considérée en général comme fausse: dans l'autre (512), à cause de son caractère rustique, Ton a youlu reconnaître Gaius Marîus. La reBsemblance frappante qui existe entre les deux têtes nous autorise à croire qu^elles réprésentent soit la même personne à deux &ges différents, soit deux très proches parents.

N. 510 A: Museo Chiarumouti III, 20. Bernoulli, Bomische IkouograpMe I p. 88 Fig. 11, p. 236. N. 612: Ifufleo Cbiaramouti Ul, 25. BemonUi I p. 88 Fig. 10.

A droite en bas 103 (ôlâA) léte de Vénus (Aphrodite).

Trouvée en 1805 pirés des Themea de Dioclétien. Bestanrations : le bout du neSr un morceau de la lèvre inférieure

et le buste.

Le type de la figure rappelle la célèbre Vénus du Ca-

pitole (n. 458). L'exécution est fine, mais un peu sèche.

Onattani, Monomenti ant. inédit! 1805 T. XIX, p. 93 et suiv. Visconti e Quattanif Huseo Chiaramonti T. 27. Cf. Bemoalll, Aphrodite p. 230 n. €7.

A gauche en bas 104 (535) Téte d'un Triton ou d'un Centaure marin*

Restanvations: le nés, le toupet de chevoux au-deiauB du front, le buste.

L'expression mélancolique, que Tart grec donne d'habitude aux Tritons et aux Centaures marins (voir nrs. 187,

558 — 560) est ici poussée, semble-t-il, presque jusqu'à la caricature. A voir cette bouche si largement ouverte, on croirait que ranimai rugit de douleur.

Seetien XXII.

A gauche 105 (ô47) Buste colossal d'Isis.

Trouvé près de Tivoli et sans doute à la villa d'Hadrien. Autrefois dans le jardin du Quirinnl. Rf'^^t^\llration8: la fleur de lotns, dont l'existence est pourtant certifiée par une eassnve qui existe à la place en question, le nez, les lévreg.

Jadis ou voyait dans ce buste une image de Cybèle; mais ce qui s*ôppose à cette interprétation, c^est d'une part la coiffure égyptienne, et d'autre part que le symbole placé

VATiCAN,

au'dessas du front ne peut avoir été que la âeur de lotus, qui est caractéristique d'Isis. Or la déesse égyptienne nV certainement pas été représentée sous une forme liellé^

nique, avant que la dynastie grecque des Ptolémées n'établît

sa domination dans la vallée du Nil; ce type est donc en tout cas une œuvre liellénistique ou même, nous pouvons le dire avec plus de précision, une œuvre alexandhne.

Gori , luecriptionee DoulaB&e p. 135, Tab. Vm n. m, p. LXXI. Visoonti e Guattani, Museo Chiaramonti T. I. Pemia. Via^gio pittorico délia villa Adriana TTI, 24. Cf. AVînr kelmaim, Mou. Ined. I, p. 7. Kibby, Descrizione délia villa Adriana p. 25.

S«etion XXUI.

A droite, encastrée dans le mur 106 (550) Grande plaque d'ornementation.

La partie inférieure de la plaque est occupée très harmonieusement par un bouclier rond décoré avec beaucoup de goût, au centre duquel se trouve une tête de Méduse. Une lance est figurée derrière le bouclier, et traverse en diagonale l'espace rectangulaire. Le long du bord supérieur court une frise, ou Ton voit un jardiii avec des 8tat-uettes d'Amours, des hermès et des scènes de chasse. Ij'ou croit en i^énéral que cette plaque de marbre était destinée à supporter soit une plate-forme d'autel soit une table; mais, autant que nous pouvons le savoir, ces platesformes d'autel et ces tables dépassaient de beaucoup les appuis sur lesquels elles reposaient, de telle sorte que dans le cas présent la IHse travaillée avec tant de soin eût été invisible. Peut-être notre bas-relief, avec une séj'ie d'autres semblables, formait un socle ou une frise.

Gerhard. Autike lUIdwerke T. 80, 2; Prodromns p. 318. Pistolesi 54. Museo Chiaramonti III, Si. Cf. Braun, Euinen nnd Haseen p. 278 n. 34.

A droite en haut 107 (668) Xéte de PaUae.

Bestaorations: Textrémité de la visière du casque» le bout du nés et le buste.

Nous connaissons ee type de Pallas par plusieurs

statues et par plusieurs tètes; parmi ces dernières le meil-

MUSEO CHIABÂMONTI.

leur exemplaire parait être celui qui a))pjirtient au prince Frédéric Léopold de Prusse, l/oii a prétendu que la physionomie exprimait Tardeur guerrière; cette opinion n'est pas acceptable; car les statues de Pallas qui portent cette tête sont représentées dans une attitude toute pacifique. Si Von veut expliquer l'expression particulièrement agitée de cette figure, il est beaucoup plus juste de rappeler que l'art grec depuis l'époque d'Alexandre aimait à donner aux divinités elles-mêmes cette physionomie sentimentale, même lorsqu eiie ne convenait nullement à leur caractère particulier.

Sur la tête du prince Frédéric-Léopobl et sur les autres répliques de ce type: Friedericlis -Wolters , BauBteine n. 1438, Cf. Roscber, Lexikon dor giiecli. u. rom. Mythologie I p. 703.

A droite en bas 108 (561) Portrait d'im Bomain*

Autrefois au pahiis Altieri. Restauration: le bout du nez.

D'après le type représenté et le style, cet excellent buste, portrait d'un personnage déjà âgé, à la physionomie prudente et avisée, date de l'époque intermédiaire entre la république et la monarchie. L'on y voyait jadis Domitius Ahenobarbus, le père de Héron; Ton a voulu tout récemment y reconnaître Ghiaens Pompeius Magnus: les deux hypothèses n'ont aucun fondement.

BeruoulU, Bomische Ikouographie I T. IX p. 130—131.

Section XXIV.

A droite 109 (ô87) Ganymède jouant avoc Taiglo.

Trouvé eu 1780 dans la Tenuta del Quadravo hors la porte Saint Jean (cf. Piranesi, Race, di statue ï. 4) ; acquis sous Pie VI. Restauiatious : l'extrémité du bonnet, probablement uu morceau du fiout, le nez, les lèvres, «ertainement le menton, le bras droit avec la coupe, la mftiu gauche avec U bas du pedam, uae grande partie de TaUe droite de Taigle.

Le pediuii ne convient plus à Ganymède, lorsqu'il est devenu Féchanson des dieux; par coiis('(|iient cette statue le représente avant qu'il n'ait été transporté dans i'OljTnpe. Nous le voyons familier avec l'aigle qui va bientôt le conduire à Jupiter. Le bel éphèbe est debout^ dans une pose

62 VATICAN

très commode, les jambes croisées, le coude gauche appuyé sur un tronc d'arbre; il baisse les yeux pour regarder Paigle, qui, de son c6té, le considère attentivement. Le restaurateur lui a mis une coupe dans la main droite; il

a donc supposé que Ganymède était sur le point de donner à boire à Taigle. Un savant, qui tient cette restauration pour certaine, yii})])Ose que Ganymède taquina l aigie, en lui présentant la coupe ; on ne saurait accepter cette interprétation, puisque T aigle est tranquillement assis et ne donne aucun signe d'impatience. Mais la restauration de la main droite tenant une coupe n'est nullement la seule restauration possible ; ou peut en imaginer d'autres ; par exemple Ganymède s'amusant à menacer l'aigle de sa main droite, comme bien souvent Bacchus (Dionysos) le fait avec sa panthère.

Visconti, Museo Fio-Cl. Il, 36. Millin, Gai. myth. pl. 146, 634. Hii-t, Gottev und Heroen T. XIX, 160. Guigniaut, Rel do Tant, pl. 218, 746 a. Pistoîesi V. 74. Olarac m, pl. 409 n. 70^. Ci. Ricey, Dell' antico pago Lemonio p. 123 n. 66. Mon. Âzux. deir lust. 1866 p. di. Overbeck, KimBtinythologîe n p. 548a.

110 (588) Bacchus (Dionysos) et un Satyre.

Tronvé près de Fraecati au lieu dit Mnvena — nom dont on veut trouver Torigine dans ie cognomeu semblable des Lidnil. qui possédaient ane villa dans cette région. Beataurations: dans Bacchns qnelqnes éclata de la main droite, le ponoe et un morceau du petit doigt de la main gnnrhe. la partie supérieure de la coupe que tient cette main; dans le Satyre, le nez, le pied gauobe, la partie du mollet voisine de oe pied, le morcean de la plinthe qni supporte ce même pied — en outre le bas du tronc d'arbre avec l'angle Inférieur de la syrinz.

Bacchus (Dionysos) est debout, dans une attitude de repos pleine d'aisance; sa main droite est placée sur sa tête, et sa main gauche s'appuie sur le cou du Satyre qui se trouve près de lui : à la droite du dieu, on voit la panthère. La beauté délicate de Bacchus et Texpression de béatitude de son yise^e^ sur lequel pourtant apparaît un peu de langueur, sont mises en relief avec beaucoup de yaleur par le contraste que forme avec le dieu le Satyre dont la physionomie est moins idéale et dont la taille est

MUSEO GHUEAMONTL

plus petite. Evidemment le Satyre ne saisit pas la pensée de son maître; il le regarde avec im air de surprise et semble Tinterroger des jeux. La pose donnée à Baochas révèle la seconde école attiqne (voir nrs. 55, 194,211,525,

749). Le Satyre remplace le tronc d'arbre, qui en d'autres cas sert à supporter le poids du corps; il fait l'office d'appui vivant. D'après un passage de Pline (n.h. 34, 69), l'on a attribué à Praxitèle l'original de ce groupe, et à l'œuvre elle-même le nom de «periboetos», sur lequel on a déjà maintes fois discuté. Mais la composition de notre groupe parait être on peu plus sévère que celle de6 types que l'on peut attribuer avec certitude à ce grand artiste.

Visconti, Miiseo Pio-Cl. I, 41. Pistolesi V, 111. Clarac IV, pl. 694 n. 1633. Milaui dans le Museo italiano di anticbità classica III, p. 786 et auiv. prétend que dans le paseage en question de Pline (n. h. 84t 69) — Piaziteles . . . fecit ... et Llbei-Qm patrentf ebiietatem

nobilemqiie una Satyrum qnem Graeoi poriboeton cognominant — il faut lire patrem ebriolatum. au lieu de patrem, ebrietatem. Eômische Mittheilungen YI (1891) p. 242 Anm.

SectiiMi XXV*

A droite en bas 111 (G07) Tête de Neptune (Poséidon).

Trouvée probablement à Ostie; donnée par R. Fagan au pape Pic Vil. Eestauratioue: qaelqnes boucles de cheveux

et le buste.

Neptune (Poséidon) a toujours une grande ressemblance «tvec son frère Jupiter (Zeus); mais d'autre part lorsqu'il est représenté par Part entièrement libre, il a des traits indÎTiduels, qui révèlent en loi le maître des flots si souvent a^tés. L'artiste qui a composé Poriginal de la tête du Vatican, a exprimé, avec plus d'intensité qu'il n'y en a dans les autres types connus de Neptune, les rapports de ce dieu avec l'élément qu'il domine. On éprouve devant cette tête l'impression que l'on ressentirait à la vue d'un loup de mer ballotté par la tempête. Des rides traversent le front; au-dessus du nez et autour des yeux des plis sillonnent le visage; sous les joues on croit voir une chair ratatinée recouverte par une peau qui ressemble à du cuir; autoui des lèvres court un rictus de colère; les

boucles des cheveux et de la barbe paraUseut emmêlées par le vent et trempées d'humidité.

UttU^r-Wieseler, Denkm&ler der alten Knnst n 67. Over*

beck, Kunstmjrthologie III p. 256, p. 26B n. 11 (où est citée toute ]n bihliograpîiie). p. 398 note 18; Atlas XI, 11, 12. Cf. Friederichs- Woiters, Baosteine n. 1542*

A gauche en haut 112 (621) Statuette de Bes.

Restaurations: la plus grande partie de la coaroime de

plumes, et les yeux en verre.

Les érudits ne sont pas actuellement d'accord sur la question de- savoir si Besu ou Besa est un dieu d*origine égyptienne ou un dieu venu d* Arabie dans la vallée du Nil. En Egypte, à une époque plus ancienne, il était con* sidéré comme le gardien et le protecteur du dieu du soleil Horus lit dans l'orient; il devint ensuite un représentant de roriuiit, puis il passa poui' une des transformations du dieu du soleil lui-même. On lui donnait la forme d'un nain ventru , au visage barbu et ricaneur, avec une coU' ronne de plumes sur la tête et une peau d'animal sur le dos. Son culte s'étendit chez les Phéniciens de Test et de Fouest. Des statuettes de Bes, petites et grandes, faites en terre cuite vernissée et certainement fabriquées par les Phéniciens, se trouvent fréquemment dans les tombes étrus(^ue6 du VI^' siècle avant J.-C : on les retrouve encore à Ponipéï, mais traitées dans un style plus libre. Au contraire les figures en marbre dans lesquelles on peut certainement reconnaître ce dieu, sont très rares, et, outre Texemplaire du Vatican, je ne saurais citer qu'une seule statuette dn même genre, trouvée il y a quelques semaines, aux Monts Albains, dans les ruines d'une ancienne villa roumaine située près de Colonna. D'après la nature du marbre comme d'upixs le style, les deux statuettes datent de répoque hellénisti(j[ue ou de Tépoque romaine. De ce (|u'elles ont été trouvées en Italie il ne faut nullement conclure que le culte de Bes s'y soit introduit. Très souvent ces figures, comme plusieurs autres types grotesques, ont servi chez les Romains de talismans contre le mauvais œil.

MUS£0 GHIARAMOÎ^ 1 1.

Clarac IV, pl. 7B5 n. 1736c. Cf. Bericiite der eàehBischen Geseilschaft der Wissenecliaiteu 1855 p. 91 — 92. Krall, dans Benndorf et Hiemaim, DasHeroon voii GJëlbascM-TiyBSo, p. 72 et boIt. (ot notre •tatnette est citée, p. 77 n. 99). SomOier, Lexikon der giieeli. iind xjSm. Mythologie I p. 2880 et enlv.

Seetion XXVL

A droite 113 (636) Hercule (Héraclès) et Télèphe.

Trouvé au Campo di Fiori, déjà sous Jules II plaré daus le jardin du Belvédère (Jahrbucli des arch. Instituts V l89o p. 18). Restaurations : dans la âgare d'Hercule , le hout du nés, ravaat-bras droit avec la masene, les doigta de la main ganohe, des moroeanz dans la peau de Uon et ans doigts des pieds — dans la figure de l'enfant, les deux malne et le pied gauche; — en outre les paii;ie8 extérieures de la plinthe.

Hercule (Héraclès) tient dans ses bras son fils Télèphe encore enfant» sauvé par la protection des dieux, qui caresse de sa petite nuûn droite le menton barbu de son père; le héros regarde devant lui avec une expression pemive,

comme s'il reflccliitosail sur l aveiiir de son enfant. L'original de ce groupe fut probablement composé à Pergame, où Télèphe, honoré comme le fondateur de la ville, était l'eprésenté par un grand nombre d'œuvres d'art; on y sent rinfluence du fameux groupe de Praxitèle : Mercure avec Bacchns enfant (v. n. 79)« L'exemplaire du Vatican est une copie exécutée à l'époque romaine, d'un travail fort inégal. Tandis que la tête d'Hercule est soignée et pleine de caractère, le corps du héros et la figure de reniant ne sont traités qu'à la manière de la sculpture décorative.

De Rossi, Raccolta di statue T. 6. Visconti, Museo Pio-Cl. II. 9 (voir Opère varie IV, p. 863 n. 141). Pistolesi V, 103. Clarac V, pL 800 n. 2008. Cf. Winckelmann, Monumenti ant. inediti I, traité préUm. p. 99. Besohieibimg Borna II 2 p. 226 n. 13.

A gauche 114 (639) Portrait en pied d'une Bomamo.

Trouvé sur le Forum de Préneste. Restaurations: le nez, le bras droit à partir du biceps, l'avant-bras gauche des morceaux dans la coiffure, aux épaules et aux pieds — dans TAmour, la moitié inférieure de la ligure, la maiu gaucke et presqne tont le pied gauche — dans le dauphin la qneoe et un morceau de la nageoire ganehe.

Cette femme , dont la coiffure est celle de la première moitié du troisième siècle après J.-C, et dont le profil rap-

Ublbio, Guide I. 5

VATICAN

pelle celui de Jalià Soaemias, la mère d'Elagebal, est représentée en Vénus: auprès d'elle est placé un Amour, qui se cramponne sur le dos d iin daupiiui. La chevelure est sculptée dans un morceau à part: elle est mobile de façon à ce q^ue la statue puisse suivre les variations de la mode, si une autre coiffure est en faveur.

Visoonti. Museo Pio-Cl. II, 51. Millin, Gai. myth. pl. 44 n. 188. Cni^niant . Eel. de l'ant. pl. 101 h Clarac IV, pl. 607 n. 1339. MuUer-WieBeler, Deukm. d. alten Kiiust I 71, 402. La tête: Viacouti, Icouogr. romaine III p. 132, pl. ôl n. 8, 9.

Section XXYIL

A droite dans le mur 115 (641) Bas-roUefi Junon (Héra) et Thétis (?).

Restau l'fttions : los deux têtes, le hvnn droit de la Boidisnnt Thëtis, les deux bi^as de l'autre figure.

£n général Ton voit dans ce bas-relief Junon (Héra) conseillant à Thétis en pleurs d^épouser le mortel Pélée. Mais cette interprétation ne repose sur aucun fondement

certain: la scène en elle-même n'a rien de particulier, et,

puistjnp les tf'tes manquent, le caractt're des deux figures échappe h toute ap]n'éciatioii exacte. Le travail est médiocre et paraît dater du premier siècle de Tempire.

Visconti e (J natta ni . Mupoo Chiaramouti T. VIII. Overbeck, KunBtmythnlogie III Hera p. 129 G; Atlas X, 17. Cf. Friederichs- Woltere, Baasteine n, 1870.

A droite dans le mur 118 (644) Fragment de bas-relief femmes dansantes.

Trouvai sur l'Esquiliii. dauH la villa Palombwirt.

De l'œuvre entière ne se sont conservées que les figures de deux femmes qui se dirigent en dansant vers la gauche, et le bras vêtu d'une troisième, qui vide une cruche ; ce dernier motif a fait croire qu'il s'agissait ici de trois Kymphes, par exemple des trois sœurs qui personnifient la rosée Aglauros, Pandrosos et Hersé. Le caractère pittoresque des formes, la grâce élégante des mouvements et de la draperie indiquent que bas-relief date de Tépoque hellénistique; il est évidemment originaire d'Athènes;

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MUSEO CHIARAMONTL

car on a trouvé dans cette ville, au théâtre de Baochus, on fragment de bas -relief, représentant une figure de femme tout à fait eemblable à celle qm dana notre exemplaire se tronye le plus en avant. En entre l'exécution du bas-relief du Vatican est d'une telle finesse et d'une telle fraîcheur qu'on peut Tattribuer à un ciseau attique. L'on a voulu voir un jeune honiiiu dans la seconde figure, à cause de l'aspect plat de la poitrine; mais la figure qui est eu avant, et sur le sexe de laquelle il ne peut y avoir aucun doute, présente le même caractère. En outre ce qui empêche d*admettre cette hypothèse^ c'est le costume de la seconde figure, et le mouvement plein de grâce avec lequel elle saisit son vêtement. Enfin les bas-reliefs funéraires attiques prouvent suffisamment que dans l'idéal artistique des Athéniens la gorge des femmes devait être peu accentuée.

Le fragment voisin encastré dans le mur (numéro 642 du Musée), sur lequel on distingue le haut du corps d'une femme tournée vers la droite, présente dans son exécution une certaine ressemblance avec Pexemplaire n. 116 (644); mais il ne peut pas provenir d'un bas-relief qui aurait fait pendant à ce dernier. Le relief en est plus haut. En outre, suivant toute probabilité, ce n'est pas dans la villa Palonibara, mais à la villa d'Hadrien près de Tivoli qu'il a été trouvé.

Yiscontl e Guâttani, Museo ChlAramonti I, 44, 1. Elk oatre, Friedeiichg-Woltere, Baasteine rx. 1876. ot Hauser, Die neu-

attiecUen Reliefs p. 44 n. 60, p. 146. Pour le fragment d'Athènes: Hauser, op. cit. p. 43, p. 59. Cf. Abhaudl. des aroh.-epi^r. Seminars in WienVm (1890) p. 97. Sur le nnméio 642 du Musée: Viacoati e Guâttani, Museo Chiaramonti p. 104 note. Penna, Viaggio fHtoiico deila Villa Adriana IV, 126.

A droite en bas 117 (652) léte d'un Centaure.

Autrefois dans la colleotion Camuccini. Restaurations: le bout du nez, quelques morceaux dana la eonronne et aux

boucles de la obeveiure, le buste.

Cette tête appartenait à nn groupe représentant un Centaure tourmenté parTAmour, motif dont nne réplîr|ue te trouve au Musée du Capitole (n. 512). Mais ici le

VATICAN

travail est meillear et la physiononue du Centaure est moins sauvage que dans Pauire exemplaire. En outre la conronne de pampre qui orne la i£ée, et qui n*«ad^ paB dans la réplique du Capitole, donne à la composition un caraetère paiiieulier; eUo indique qne le Centaure est tombé sous la domination de l'Amour, après s'être trop aboudaniment adonné à la liqueur de Bacchus. Pour plus de détails voir plus bas n. 512, 513.

Nibby, MuaeQ dûaramonti II, IB. Pistotorà IV, bSi.

A gancbe en bas 118 (674) Gxonpe, OanymMe enlevé par raigle.

C'est une copie en marbre d'un original en bronze de Léocharès, copie mal exécutée et inexactement restaurée. Pour plus de détails voir plus bas n. 400.

Clarae III, pl. 410 n. 712. Cf. 0. ;ra1in, Areh. Beitrage p. 21. Ovetbeck, Kon&tmjrtliologie n p. 528 n. 9.

Section XXVIU.

A droite 119 (682) Statue cuirassée avec une tête d'Antoum le Pieux.

La statue est d'un bon travail, mais a subi beaucoup de restaurations. La tête d^Antonin le Pieux qu'on lui a adaptée ne fait pas partie de l'ensemble: les muscles de la partie du cou voisine de la tête ne suivent pas la même

direction que les muscles de la partie du cou attenante

au corps. L'expression mélancolique, particulière aux

portraits de cet empereur, est ici rendue avec beaucoup

de vigueur. La statue se trouvait au commencement du

XVUI® siècle à la villa Mattei. Aucim indice sérieux ne

prouve qu'elle ait été découverte dans la villa d*Hadrien

près de Tivoli.

Monuineiita Mattheia&a I, 89. De Rossi, Baceolta di statue T. 105. Pistolesi V, 106. Cf. Beschreibung Roms II 2 p. 225 n. 14. Braun, Ruinen nnd Museen p. 486 n. 151. BemonUi, Bdmisohe Ikoaographie II 2, p. 170 n. 1.

A dvoite 1 20 (683) Fragment d*im gxmipe^ Bsoolape et Hygk.

B«fitaaratLon: la tête c^Hygie.

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MUSEU CHIAKAMONTI.

Ce groupe représentait Hygie, et auprès d'eiieËBCuiape posant la main droite sur Tépaule de sa ûUe. Clarae tT, pL M7 a. 1187.

Section XXIX.

A droite en haut 121 (693) Tète dVercnle (Héraelès).

Se trouvait d'apiéa un rensei^iiemâiit au jardin Aldobrandini, d'apiés un autre renseignement à la vilia BonelH hora la porte Foitése. fieatanration: le nés.

Cette belle tête d*éplièbe, ornée d^un diadème et d^une

couronne formée par une brandie de peuplier blanc, reproduit un type inventé tout au moins par la sccoiulo école attique, si l'on en juge d'après reiiyeiuble de?- formes et d'après T expression rêveuse de la physionomie. Cette tête présente beaucoup de ressemblance avec les sculptures des frontons du temple d^ Athena Alea à ïégée qui se sont conservées et qui sont FcBuvre de Soopas; l'on a conclu avec une grande probabilité qu'elle a été copiée d'après un original du même maître, peut-être d'après la statue d'Hercule par Scopas, qui se trouvait au Gymnase de Sicyone. Nous rt'Ticontrcroiis encore le même type dans deux autres répliques d'un meilleur travail nrs. 417 et 604.

Visconti e Guattani, Museo Ohiaramonti T. 48. Pistolesi IV, 55. Cf. Braan, Ruineii und Museen p. 284 n. 41. Rcimische Mitthellangen IV (1889) p. 194 u. 4, A propos du type : Jalubucli des aroh. Instituts I (1886) p. 54 — 56. Eoscher, Lexikou der griech. und rSm. Hythologle I p. ^166—2167. Bëmiaelie MittheUungen IV p. 189 et Buiv. liUtsow, Zeitsehiift fUr bildende Kun&t n. F. II a891) p. 858.

A droite en bas Î22 (698) Tête de Cicéron (?).

Trouvée à Roma Vecchia sur la voie Appienne. Restaurations: le bout du nez, l'oreille droite, presque toute romlle gauche, le cou, le buste.

L'on voit généralement dans cette tête un portrait de Cicéron, parce qu'elle ressemble à deux bustes désignés chacun par une inscription, dont l'un se trouve à Madrid et l'autre à Londres. Mais maintenant il est impossible de considérer cette attribution comme certaine; car il n'est plus sûr que ces deux bustes soient des portraits de CH-

VATICAN

céroii. Un épigrapliiste diatiiigué a mis en doute l'authenticité de rinacription gravée sur l'exemplaire de Londres* £n ce qui concerne la réplique de Madrid, il a été prouvé que la tête ne se rapporte pas au buste orné de Finsoription ; l'on soupçonne même qu'elle est moderne d'exécution. Quoi qu'il en soit, il est incontestable que ce portrait répond bien à l'idée que nous pouvons nous faire de Cicéron d'après ses écrits et d'après la tradition historique. Nous y reconnaissons un homme intelligent, à l'esprit cultivé, et une nature aimable, mais aussi un personnage faible et nerveux. £n tout cas, par le style comme par le type du visage, cette tête date de l'époque de Cicéron; et, comme plusieurs répliques de ce portrait se sont conservées, il est évident qu'il s'agit d'un homme célèbre.

Bemoulli, iiumisciie Ikouographie 1 T. XI, p. 137: TT 1 Préface, p. VI. Sur le buBte de Londres: Michaelis, Ancient maibies in Gteat Britatn p. 4d9 n. 1. Cf. Coipua Inser. lat VI 1, n. 1886. — Sur le buste de Madrid: BernoulU, op. oitat. I T. X, p. 186^186. Ârcià. Zeittmg XLIU (ISSô) p. aS5.

A droite en bas 123 (702) Belle téte d'Antonin le Keaz. Trouvée à Oatie. Restauration: le nés.

Guattaui, Monume&ti antlclii inediti T. XIV, p. 69 et Buiv. Bernottllif Bômische Ikonographie II 2 p. 182 n. 14.

124 (704) Statuette d'Ulysse.

Restaurations: le bout du nez, un morceau de l'épaule gaïu he les deux bras, la coupOi le talon droit et rextrémité

antérieure du pied droit.

Cette statuette faisait partie d'un groupe, que Ton peut reconstituer gràee à un marbre qui se trouve au Musée du Capitoïe (n. 409). Ulysse est représenté, au moment

où il s'approche avec précaution du Polyphème, pour lui offrir la première coupe de vin doux. Il regarde fixement le Cyclope, et, tout en avançant la jambe gauche, tient la jambe droite légèrement pliée en dehors, afin de pouvoir se détourner rapidement vers la di'oite, si la situation l'exige. Le visage fin et sillonné de rides révèle merveilleusement le caractère du héros, qui a l^eaucoup floufferti mais qui sait toujours se tirer d'embarras. Lee

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