‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 108 sur 161 · APPLICATION DU PERSPECTOSCOPE AU TRACE DES VOLUMES SIMPLES · texte numérisé non relu

APPLICATION DU PERSPECTOSCOPE AU TRACE DES VOLUMES SIMPLES

Lo cxxljo vu. de fr'ont aix-dessus cle l'horizon et à gauche <lix .«ï»pectateur.

Leçon 7. — Le cube formant la boîte du perspectoscope sera

FiK. 49.

fixé sur le tableau ou sur un mur vertical, comme le présente la figure 49, et le sixième C(Ué de ce cube, couvercle de la boîte, sera retiré pour laisser voir Fintérieur, qui se trouve ici dans la partie fuyante. Le miroir point d'œil, détaché de la boîte, sera

maintenu sur le tableau ou sur le mur à l'aide des anneaux, ainsi qu'il vient d'être expliqué, l'œil, F, correspondant exactement à l'œil du dessinateur.

Ces préliminaires bien compris, passons à la démonstration pratique.

Si Ton attache des punaises, armées de fils élastiques, aux angles des côtés fuyants, C, D, E, et qu'on réunisse les extrémités libres de ces fils sur une quatrième punaise fixée au point d'œil, F, l'élève, fermant alors l'œil gauche, sera à même de constater, de visu, que les fils réunis à ce point F, qui fait face à son œil, suivent exactement les bords des cotés fuyants du cube.

La position du cube peut, en tant que vue de front, être sensiblement modifiée par son élévation au-dessus ou son abaissement au-dessous de l'horizon, ainsi que par le rapprochement ou réloignement du point de vue, sans que l'opération subisse aucun changement. La condition unique, mais absolue, de réussite de cette démonstration, c'est la j^^rpendicularité du rayon visuel au point d'œil.

Le cu-lbe vix d'angle.

Leçon 8. — Le cube vu d'angle^ dans la position horizontale, ne saurait être fixé sur le tableau de la même manière que pour la précédente application ; on le placera sur une table, en observant le principe absolu, caractéristique de la vue d'angle, que l'une des diagonales est perpendiculaire au dessinateur et l'autre parallèle à l'horizon.

Soit le miroir point d'œil fixé en S (fig. 50) d'après l'élévation de l'œil du dessinateur. Une punaise, munie de son fil élastique, sera placée sur l'angle du premier plan, au point D, et le fil dirigé au point d'œil. Ce fil devra toucher Tangie opposé du carré supérieur ; car, si cet angle se trouvait en dehors du fil, à droite ou à gauche, le carré ne serait pas d'angle, mais oblique, et sa situation, pour donner la vue qui nous occupe, devrait être rectifiée dans un sens ou dans l'autre.

On peut observer que les lignes extrêmes des cotés fuyants A et R du cube modèle ne vont pas au point d'œil, mais qu'elles sortent de cbaque coté du tableau et paraissent devoir se réunir vers un point quelconque de la ligne d'horizon. Sans entrer dans de longs détails théoriques, qui trouveront ailleurs leur place, nous allons donner un moyen rapide de trouver ces points, ainsi

LK MATÉRIEL ACCRSSOÏRE

que tous les points dits accidentels, avec une approximative parfaitement suffisante pour le dessin d'après nature.

Sans quitter la place déterminée par le point d'œil, le dessinateur, prenant son crayon au centre et fermant un œil pour assurer l'unité (lu rayon visuel, placera ce crayon dans la direction

Fisr. 50.

d'une ligne fuyante, soit DE, et suivra avec celui-ci cette direction jusqu'à ce ciu' il rencontre la ligne cl horizon prolongée. Toutes les lignes fuyantes parallèles entre elles se dirigeant vers le même point, le dessinateur réunira au point trouvé les fils parlant des points

C et F et remarquera que ces fils donnent exactement la déformation perspective du cube vu sur l'angle.

La distance existant sur fhorizon entre le point trouve et le point d'œil sera reportée de Tautre côté et donnera le pomt de fuite des parallèles du côté fuyant A.

Le cixl>o oljllq^vxe a après nature.

Leçon 9. — L'élève ayant certainement compris que Télévation du cube sur sa base horizontale ne présente aucune diffi-

Fig. bl.

culte sérieuse, puisque les lignes verticales restent toujours verticales et que les lignes parallèles à la base se dirigent vers les points de fuite de celle-ci, nous nous contenterons, pour la présente leçon, de considérer la base du cube, c'est-à-dire

LE MATÉRIEL ACCESSOIRE 55

un carré, placée obliquement par rapport au dessinateur, quia dû déterminer d'abord sa place en lixant le miroir point d'œil sur le tableau, sans oublier le fd HH, pour figurer la ligne d'horizon

(fig. 51).

Le carré dont il s'agit nous est donné par le couvercle du perspectoscope posé sur une table, BE, vue de face, pour servir de terme de comparaison. Ce carré est placé de manière à ce que toutes ses lignes principales de construction, côtés ou diagonales, se trouvent, non pas parallèles à l'horizon ni fuyantes au point d'œil, mais toutes fuyantes ù des points accidentels : c'est le caractère propre de la vue oblique, qui peut cependant présenter des mouvements variés à l'infini, suivant qu'on tourne le carré de côté ou d'autre, jusqu'à ce qu'il se retrouve d'angle ou de face.

Opération. — Le carré F étant immobilisé dans la position donnée par les deux punaises R, S, et les fils conducteurs placés aux angles G, I, K, on cherchera le point de fuite du côté Gl à l'aide du crayon tenu parallèlement à ce côté et glissé jusqu'à l'horizon, comme il a été dit pour le cube vu d'angle (fig. 50). On réunira les fils conducteurs GM, KN, puis on les fixera sur le point ainsi trouvé au moyen d'une troisième punaise. On répétera l'opération pour le côté GK, dont le point de fuite sera également celui de 10 et de toutes les lignes parallèles.

On peut observer que les côtés fuyants de la table BEDC, qui est vue de face, se dirigent régulièrement au point d'œil.

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