‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 24 sur 161 · VERTICALES ET HORIZONTALES FORMANT DES CARRÉS ET DES RECTANGLES · texte numérisé non relu

VERTICALES ET HORIZONTALES FORMANT DES CARRÉS ET DES RECTANGLES

Cette leçon est l'application de la précédente, c'est-à-dire des lignes que l'élève vient d'étudier et qu'il doit maintenant bien connaître. Au lieu d'être séparées, ces lignes (fig, 53) se trouvent ici placées l'une

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sur lautre, de manière à former des carrés de grandeurs à peu près égales, et déjà elles font entrevoir le but de notre étude, qui est le carré, et son dérivé, le rectangle.

Lecture de l'esquisse. — Lecture de l'esquisse veut dire, pour nous, indication rationnelle et méthodique de la manière de procéder pour arriver le plus sûrement au ])ut, qui est d'abord la copie du dessin modèle, puis la traduction graphique de la nature.

Premier rectangle. — Le premier motif présente comme ensem- A 1 2 3 4 ô en ble un grand carré, ou mieux,

cduime il est plus large que long, un rectangle. La manière de l'exécuter est simple et précise : on tracera d'abord Ihorizontale AB, puis la verticale AD, dont on déterminera, à laide du cravon, la longueur par comparaison avec l'horizontale ; ces deux côtés trouvés, il suffira de tracer les deux côtés opposés, DC, BG, respectivement égaux à AB, AD, pour que le rectangle soit terminé.

Divisant maintenant h horizontale AB en sept parties égales par les points 1, 2, 3, 4, 5, 6, on abaissera de ces points des verticales jusque 53. - 1- cahier, planche i>. ^^j, Thorizontale DG. Divisaut

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" cahier, phanche 2.

ensuite en cinq parties égales la verticale AD par les points e, /", g, h, on conduira de ces points des horizontales rejoignant la verticale BG. Lorsque l'élève en sera à l'exécution, car nous ne parlons ici que de l'esquisse, il s'efforcera d'obtenir la variété de coloration des lignes comme l'indique le modèle.

Deuxième rectangle. — Le deuxième rectangle, 1, 2, 3, 4, présente une forme beaucoup plus allongée. Après avoir tracé l'horizontale 1, 2, on jugera de la longueur de la verticale 1, 4 en la comparant à l'horizontale ; car la comparaison est toujours le meilleur point d'appui intellectuel du dessinateur. Gette proportion trouvée, on terminera le rectangle en traçant l'horizontale 4, 3 et la verticale 2, 3, respectivement de la même grandeur que l'horizontah» 1, 2 et la verticale 1, 4.

On remarquera que, pour l'horizontale 1, 2, le trait est léger et

que les coups de crayon, rapprochés les uns des autres, donnent un ton uniforme.

La verticale 1, 4, plus blonde, se compose de lignes fermes et séparées.

L'horizontale 4, 3 est plus vigoureuse que les deux premières lignes et d'un travail à la fois ferme et serré.

Pour la verticale 2, 3, qui est la note dominante, l'élève serrera son crayon entre ses doigts et attaquera vigoureusement le papier pour obtenir la coloration de son modèle.

Observation essentielle. — On observera que ces lignes larges et de colorations voulues et variées ne peuvent être obtenues du premier trait, qu'elles exigent plusieurs coups de crayon.

Si le maître ne cherchait pas, particulièrement dès le début, à signaler ce qui doit être trouvé à l'aide du raisonnement, l'élève, en quelques coups de crayon plus ou moins adroits, plus ou moins colorés, bâclerait sans peine, mais sans profit, cette série d'études, qui est la base du dessin d'après nature.

Troisième rectangle. — Dans le troisième rectangle, ABCD, plus petit que le précédent, la verticale AD et l'horizontale AB, d'un ton faible, figurent le côté de la lumière ; la verticale BG et l'horizontale DG, d'un ton plus coloré, figurent le côté de l'ombre. Aucune de ces lignes du contour ne présente pourtant exactement la même coloration. Le ton local ou couleur de ce rectangle est figuré par des verticales.

Quatrième rectangle. — Le quatrième rectangle, 1, "2, 4, 3, plus grand que le rectangle ABGD dont nous venons de parler, suit les mêmes principes et donne lieu aux mêmes observations pour l'ombre et la lumière ; comme lui, il est couvert d'un ton local uniforme ; mais ce ton se compose de verticales' faibles, rapprochées, que croisent des horizontales.

Ici se termine la deuxième leçon qui, comme on la fait pour la première et comme on le fera pour toutes les suivantes, a dû être étudiée d'abord sur l'ardoise et exécutée ensuite sur le cahier avec le crayon noir ; 1 élève a maintenant à faire l'application de cette leçon sur la nature.

Application d'après nature de la deuxième leçon. — Pour Fétudc d'après nature, il faut que le maître s ingt'iiie à trouver des objets bien en rapport avfu- la leçon apprise dans le caliier. G est le but vers lequel doivent tendre ses efforts personnels.

Xous avons ici le croisement dhoiizontales et de verticales ; il faudra donc prendre les rubans de couleurs variées qui ont déjà été employés pour la j)remière leçon ; appliquer une large feuille de papier blanc sur le tjiblean noir, ou blanchir ce tableau avec de la

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craie; attacher un certain nombre de ces rubans liorizontalement, d'autres verticalement, c'est-à-dire observera peu près bi combinaison présentée par le grand rectangle ABCD (fig. 53). On aura soin de faire la composition aussi grande que possible, afin dhabituer lélève à réduire la nature en conservant les proportions relatives du modèle.

Les proportions ayant été bien établies dans lesquisse, qui doit même faire déjà sentir une faible variété de coloration, l'élève sefforcera, dans son dessin, de se rapprocher aussi près que possible de la nature, comme proportion, comme couleur et comme ensemble.

Le rectangle 1, *2, 3, 4 peut être figuré par une planche posée verticalement bien en face de IVeil.

Un livre et une planche recouverte dune étoffe plus ou moins colorée seront de bonnes applications d'après nature des deux autres petits rectangles ABCD et 1, 2, 4, 3.

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