‹ Guide de l'alphabet du dessin, ou, L'art d'apprendre et d'enseigner les principes rationnels du dessin d'après natureChapitre 64 sur 161 · LES OGIVES · texte numérisé non relu

LES OGIVES

Nous pensons que notre exposé très élémentaire des principes de la perspective rendra le dessinateur parfaitement capable de diriger correctement toute étude d'après nature où se présentera l'application de ces principes. Toutefois nous ne voulons pas l'abandonner à ses propres forces sans lui parler encore du tracé d'une ligure qui, bien que dérivant des précédentes, a cependant une forme d'une précision caractéristique facile à déterminer en plan géométral, mais dont le tracé perspectif doit être particulièrement indiqué. G 'est de V ogive que nous voulons parler. L'ogive, qu'on rencontre à tout instant dans l'architecture ancienne et moderne et dans les motifs d'ornementation de l'art industriel, acquiert à ce point de vue une importance qui lui vaut une place à part.

L'ogive géométrale est formée de deux arcs de cercle semblables, s'appuyant d'une part aux deux extrémités d'une horizontale donnée, soit AB (fig. 146), qui en forme la base, et, d'autre part, se rencontrant à une hauteur déterminée sur la verticale centrale élevée de cette base, soit OE, où leur point d'intersection, E, forme le sommet de la figure. Pour avoir le même tracé en plan fuyant, former d'abord le carré ABGD, dans lequel est inscrite l'ogive ABE, puis sur les diagonales AG, BD de ce carré déterminer par Thorizontale FG les points sur lesquels les courbes de l'ogive rencontrent ces diagonales ; établir le carié fuyant BA'D'G, semblable au carré géométral (règle •du carré); conduire les diagonales BD', A'G; sur le centre R' élever

INDICATIONS COMPLEMENTAIRES

la verticale R'E', dont le ]>oint VJ donnera le sommet de Too-ive luyante; enlm conduire la fuyante XS, déterminant sur les diagonales

les points F', G', sur lesquels on devra diriger le tracé des courbes fuyantes BF'E', E'G'A', qui forment logive BE'A'.

La ligne HH indique la hauteur de Ihorizon.

Les fuyantes BA', NS, CD', prolongées, se léuniraient au point de vue sur la ligne HH, également prolongée. Le manque d'espace ne nous a pas permis d'indiquer sur notre tracé ce point, dont Tusage doit être maintenant assez familier à 1 élève pour qu'il puisse parfai-

IBO LE RELIEF

tement suppléer lui-même cette lacune, si, comme nous Tespérons, il a compris nos leçons précédentes.

L'oa^ive dont nous donnons ici le type est établie sur le triangle éqnilatéral, cVst-à-dire que la corde des arcs est égale à la base; que, par conséquent, le centre de lare EB est en A, et le centre de Tare AE en B.

Cette ogive est la plus employée; mais il y en a diverses autres sortes, dont le tracé fuyant, la proportion géométrique étant donnée, s'obtient toujours par la même opération.

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