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LE CERCLE VU DE FACE ET LES CERCLES FUYANTS

Nous avons donné, dans la trente-troisièmo leçon, le principe à l'aide duquel on détermine régulièrement le cercle en perspective, avec toutes les déformations de la circonférence, suivant la place qu'il occupe dans le tableau.

Le moyen pratique que nous allons maintenant indiquer conduit sans doute à un résultat moins rigoureusement exact que la règle théorique; mais on ne tardera pas à reconnaître qu'il lui est de l)eaucoup supérieur dans les applications courantes par sa simplicité, qui permet de l'employer partout et toujours, sans augmenter le matériel, tout en laissant à roxécution une exactitude approximative suffisante pour le tracé pittoresque ou ornemental.

Lecture de l'esquisse (fig. 147). — Faire d'abord un carré aussi régulier que possible et tracer les diagonales (exemple A) ; former la croix (exemple B), qui, comme on le sait déjà, donne les quatre points sur lesquels la circonférence du cercl(> tloit toucher les côtés du carré (exemple C); tracer le cercle tel (pi'il est indiqué par le modèle D, en s'appuvant sur les points donnés, mais sans chercher à le faire du premier coup : c'est à force de repasser légèrement qu'on finit par donner au cercle la forme voulue, par 1 arrondir régulièrement.

La hauteur de l'horizon est indiquée par la ligne HH, ([ui traverse l'œil au centre du cercle.

Nous d(;vons maintenant mettre en perspective le cercle vu audessus ou au-dessous de l'horizon.

Le principe théorique exposé dans la trente-troisième leçon donne lieu de remarquer qu au centre perspectif du cercle déterminé par les diagonales passe une ligne qui est horizontale ou verticale, suivant la position du cercle; si le cercle était oblique, la ligne centrale suivrait ce mouvement, en restant toujours parallèle au tableau; cette ligne partage le cercle en deux parties perspectivement égales et, par conséquent, en est le diamètre (1).

(i) Quelle que soit la position d'un cercle fuyant par rapport au tableau, ce cercle présente toujours un diamètre parallèle au tableau.

LE RKLIEF

liP 1 ïii

C'est ce diamètre p.irallèlo, liorizontal, vertical ou plus ou moins oblique, suivant exactement les diverses positions que peut prendre le cercle, (pii est la base di; notre moyen pratique de trjiduction graphique des cercles fuyants.

Après avoir bien jugé de la hauteur de 1 horizon, pour pouvoir

apprécier la déformation perspective du cercle, c'est-à-dire le rac-

A B c courci de son diamètre

fuyant, tracer dans le sens du mouvement de ce cercle une ligne exactement de la grandeur à donner à son diamètre parallèle. On a dû observer dans la ilgure 107 que cette horizontale et cette verticale présentent les moitiés de cercle venant vers le spectateur beaucoup plus développées que les moitiés de cercle qui se trouvent au delà de ces lignes (voir la dixneuvième leçon, page 105); il ne faudra donc jamais oublier cette différence de grandeur relative des deux cotés du cercle fuyant ; elle s'atténue à mesure que le cercle entier se rétrécit en se rapprochant de l'horizon ; mais elle doit toujours être sensible.

On aj)pli({uera tout

rig. 147. — 17" cahier, planche 113.

ce que nous venons de dire au tracé des cercles fuyants de la figure 147, cercles (pii ont rasj)oct d'ellipses très allongées.

Application de la trente-huitième leçon. — Cercles horizontaux à des distances différentes au-dessus et au-dessous de l'horizon (fig. 148). ■ — Nous disious tout à l'heure qu'il est essentiel de déterminer la place ou liMufeur de l'horizon pour fixer aussi exactement que

possible le plus ou le moins de développement du cercle, puisque de là nait une déformation ou un raccourci pins ou moins grand : la figure 148 montre la justesse de cette affirmation.

Le cercle placé exactement en Uxro de l'œil est représenté par une

Fig. 148. — 17" cahier, planche 11 i.

ligne absolument droite. Cette ligne ne figure lisibb'inont un cercle que par ses ombres justement indiquées.

Un peu au-dessous se trouve un autre cercle encore assez rapproché de Tœil et décrivant une ellipse très resserrée.

Au-dessous de celui-ci et au-dessus du premier sont deux cercles décrivant une ellipse moins resserrée.

Enfin, les deux cercles fuyants extrêmes sont encore plus ouverts.

Il faut donc bien retenir que le cercle prend plus de développement

lp: relief

à mesure quil séloigne de l'œil, représenté ici par la ligne d'horizon, et qu'il se resserre do plus on plus à mesuro qu il s en rapproche.

On obserA'era qu'au centre perspectif de ces cercles horizontaux est indiqué, par une ligne horizontale, le diamètre parallèle qui nous a servi de guide pour les tracer.

Il suffira dïncliner le modèle dans différentes positions ou de le placer verticalement pour se rendre compte que l'opération est toujours exactement la même.

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