LE CERCLE HORIZONTAL
Sommet (l'une tour ronde à toit conique (fig. 160). — La disposition particulière et originale de cette construction, disposition que nous avons exagérée à dessein, se rencontre presque toujours dans les toits de tour, qui présentent tous l'application des cercles concentriques. On pourrait supposer, à première vue, que le double cercle doit, en
LE RELIEF
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perspoctivo, offrir dos difficultés sérieuses d'exécution, à cause de la complication dos lig-ncs ; mais il n'en est rien ; le principe ordinaire conserve ici sa simplicité, à la seule condition que le dessinateur observe bien les proportions relatives des différents cercles.
Lecture de l'esquisse. — Faire le carré d'ensemble, conduire une horizontale donnant la hauteur du toit, une seconde horizontale indi-
(piant Tépaisseur de la partie haute du corps de la tour, et deux verticales figurant la largeur de cette partie ; dans le petit rectangle ainsi obtenu conduire los diagonales et faire passer par leur point d'intersection la verticale centrale donnant le sommet du toit (exemple A).
Indiquer la largeur du corps de la tour (exemple B).
Du sommet de la verticale abaisser à droite et à gauche jusqu'à la ligne 1-3 deux obliques déterminant la silhouette triangulaire du toit (exemple C).
Tracer les cercles, en commençant par les plus Fig. 160. - 19= cahier, planche 1-20. grands ct sulvant lour élé-
vation au-dessus de la ligne d'horizon, qui se confond ici avec l'horizontale inférieure du carré D, et placer enfin les détails d'après le modèle.
Première application de la quarante-deuxième leçon. — l*igeounier (fig. 101). — Nous reproduisons ici lun d(^s plus charmants motifs de fabrique donnés dans l'Alpliabf^t. Vax le considérant avec attention, on y voit l'éunis une foule do petits objets proposés précédemment comme sujets d'étude dans le cours de cette méthode. Son toit, par exemple, peut parfaitement représenter l'éteignoir de la figure 15'i, et son corps a un grand ra})port de forme avec les objets cylindricpies (pii viennent de nous occuper,
La ligne d'hoi'izon aét('' in(b([iiéeen llll, poiii' faciliter l'appréciation du dévoIfij»|tenieiit dos coui'lx'S.
LECTrui-; de l'eShULSSE. - — f^tablir un rectangle dans la j)roportion de I ensend)le, y conduire une horizontale indiqujint la place du
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2!)'' cahier, planche 200.
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IGi. — 23^ cahier, planche 158.
bord du toit, et conduire les diagonales dans le rectangle inférieur, pour trouver, par la verticale centrale, le sommet de ce toit (exemple A). Conduire deux horizontales indiquant la hauteur de la petite tour en forme de belvédère qui se trouve au sommet du pigeonnier, et en déterminer la largeur par deux verticales (exemple B). Faire le contour de Tensemble et placer la ligne d'horizon (exemple C).
Cette charpente étant établie, décrire le cercle du pied de la tour, qui est le plus rapproché au-dessous de l'horizon, puis ceux qui se trouvent audessus, en les développant graduellement à mesure qu'ils s'élèvent.
Deuxième application de la quarante-deuxième leçon. — Cloche (fig. 162). — Cette cloche présente, dans son ensemble, une application multiple de la rèsle du cercle. Par son bord évasé elle est d'abord conique, puis s'élève en cylindre droit et prend enfin, vers son sommet, une forme demi-sphérique.
On remarquera que nous cherchons dans la nature les types caractéristiques les plus variés et les plus opposés, pour mieux faire comprendre que notre principe peut également bien s'appliquer à tous.
Lecture de l'esquisse. — Tracer le carré, les diagonales et la croix (exemple A); indiquer la largeur moyenne de
LE RELIEF
la cloche par deux verticales et décrire au sommet une courbe selon la proportion donnée (exemple B); chercher la forme générale de la cloche (exemple C).
Partout où se trouvent des cercles, en indiquer le diamètre parallèle par des horizontales, et décrire les courbes de ces cercles selon leur place par rapport à l'horizon.
On n'oubliera pas que le développement des courbes doit augmenter à mesure que les cercles s'élèvent, puisque l'objet est placé au-dessus de l'horizon.
Troisième application de la quarante-deuxième leçon. — Béret (fig. 163]. — On ne saurait certainoment présenter un motif dune combinaison de lignes plus simple que cette toque ronde et plate, qui est la coiffure nationale des Basques, que nos marins d'eau salée
Fig. 163. — 20" cahier, planche 140.
et d'eau douce s'enfoncent si crânement sur locciput, que nos écoliers enfin adoptent de plus en plus, peut-être parce qu'elle se prête complaisamment aux orageux élans des sorties de classe. Pour nous, en l'admettant comme type, c'est comme si nous disions encore une fois au maître et à l'élève : Vous rencontrerez à chaque pas, vous trouverez à chaque instant auprès de vous, sous votre main, mille objets capables de former des motifs utiles et charmants. Apprenez à les voir et persuadez-vous bien, comme nous espérons vous le faire comprendre dans l'Alphabet, pour lequel nous avons puisé partout, que tout est capable d'intéresser celui qui veut sérieusement apprendre.
Lecture de l'esquisse. — Faire le rectangle donnant la grandeur de l'objet, en observant que l'épaisseur doit en être déterminée, ici et dans tous les cas analogues, par les horizontales qui partagent le cercle supérieur et le cercle inférieur à la moitié ; tracer les diagonales et la verticale centrale (exemple A).
Indiquer par des horizontales l'épaisseur du sommet du béret, la largeur de la seconde partie et la place du ruban ; la verticale donne
ixactement la place de la mèche au centre du béret (exemple B, que nous pensons être excellent dans son enseignement et que nous recommandons particulièrement).
Cette charpente étant bien établie, il ne reste plus qu'à décrire les cercles selon la place de l'horizon ; celui-ci, comme il est facile de le voir, étant à une certaine hauteur, les courbes de ces cercles devront avoir un développement assez accentué.
Quatrième application de la quarante-deuxième leçon. — Dessin à la plume et au lavis. — Balai (Ut tête de loup liii. 164). — Cet ustensile de ménage, qui doit son nom à son aspect hérissé, rappelle
plusieurs de nos motifs précé-
dents, sans se rapporter précisément à aucun d'eux. Le contour de sa partie supérieure forme la moitié d'un ovale, et sa coupe horizontale présente un cercle au centre duquel est en2:aQ:é un manche aux détails l'ortement accentués.
Lecture de lesouisse. — Établir le carré, avec les diagonales (exemple A) ; faire la croix, en prolongeant la verticale centrale vers le bas, pour avoir la place du manche .exemple B ; sur ces lignes tracer la moitié de Tovale qui forme la tète de loup, et chercher les détails du manche (exemple C) ; conduire des horizontales partout où se rencontrent des courbes fuyantes, et tracer ces courbes en les
Fig. 164. — 22' cahier, planclie 148.
développant selon la position de la ligne d'horizon, qui est au-dessous de l'objet (modèle D).
La plume a été choisie comme instrument de traduction pour ce motif, parce que son trait fin et ferme est propre à interpréter le dessin serré des petits détails du balai et du manche.
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