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RÉSUMÉ HISTORIQUE

Tancètre de Gia-Long-: Xg-uyén-Koang-. étendit peu à peu son intluenee aux dépens de celle du roi même. Trinh conçut également le projet de se défaire de son beau-frère : Nguyèn-Hoang-, et de prendre son titre de « Chua » c'est-à-dire généralissime des états du Sud. A force de prières, sa femme obtint la vie sauve pour son frère, qui fut relégué dans son royaume de Gochinchine.

Trinh mourut et ses fils lui succédèrent dans les charges qu'il occupait à la Cour du Tonquin; ils continuèrent son œuvre d'usurpation.

En présence de ces faits, les Nguyên protestèrent, les deux familles devinrent livales, et le règne entier de Nguyèn-Hoang se passa en guerre contre les Trinh. Il laissa plusieurs fils. mais, tels les fils de Clovis en F.urope, ils donnèrent à l'Asie le spectacle de tous les crimes que peut susciter l'ambition. Le plus énergique d'entre eux se défit de la plupart de ses frères par l'assassinat, et chassa les autres.

En 1771. trois aventuriers cochinchinois : les Tav-Son. conçurent alors le projet de profiter de ces luttes intestines pour s'emparer du royaume. L'un deux, Quang-Trlng passa brusquement au Tonquin, déclarant qu'il venait venger la famille des Le, délivrer le roi et punir l'usurpateur: son appel fut entendu, le peuple se souleva en masse, Trinh fut égorgé et le roi délivré du joug si longtemps subi. Quang ne tarda pas d'ailleurs à le tuer et à prendre possession du trône.

De leur côté, les deux compagnons de Quang-Trung réussirent à soulever la Gochinchine, si bien que. lorsque le parti resté fidèle à la dvnastie du Sud reconnut comme roi le dernier survivant des Xo-uvèn le jeune Xguyên-Anh, qui plus tard régna sous le nom de Gia-Long, celui-ci trouva ses états réduits à la seule province de Saigon.

Des luttes ne tardèrent pas à s'engager entre lui et les Tay-Son : il se vit au bout de peu de temps obligé de fuir dans 1 ile de Pulo-Panjang (golfe de Siam). Après plusieurs reprises et abandons successifs de Saigon, il dut finalement accepter les propositions de secours que lui offrait le Siam; mais, après quelques succès, les troupes siamoises, plus

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