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i;i IDE lli: I.AN.NAM

iirck'utt's ;iu pillage (|u an combat, turent toinplùtenu'iit mises en (li'-roule par larmëe des Tav-Son. Xguvén-Anh se relira alors aux environs, dans les torèts doù il ne put s'évader que grâce à un prêtre français : Pierre Pigneai; ue Behaine. évèque d'AoRAN. Il fut alors décidé que Nguvén-Anli demanderait asile au Siam, tandis que lévèque d Adran. accompagné de l'héritier présomptif, le prince Canh. irait en France demander à celle-ci sa protection effective. En compensation, le roi de (^ochinchine offrait la cession d'un port sur la côte, lile de Poulo-Condore et le commerce exclusif avec la Gochinchine. Lévèque arriva à Paris avec le prince Canh, en février 1787; ils furent reçus par Louis XVI et ses ministres, un traité d'alliance fut signé à ^'ersailles le '2^ novend)re 1787. Un mois après, lévèque s'embarquait pour la Gochinchine ainsi que son pupille. En septembre 1788. la « Dryade», bâtiment français, débarquait à Poulo-Condore 1.000 fusils; quelques mois plus tard la " Garonne» y déposait des canons, le « Robuste » mouillait au cap Saint- Jacques à la disposition de Xguyèn-Anh. Toute une pléiade d'officiers français, dont les noms doivent être retenus : Olivier. Dayot. de GiiAKiNEAU, Lehrun, Vannier, DE FoRSANT, s'occupciit alors d'organiser la défense, de former une armée et une marine, tandis que de nouveaux navires abordent chargés de munitions. Avec des secours aussi exercés, la victoire était certaine; malgré tout, la guerre espaça ses combats sur dix années encore. Les succès se multiplient cependant : c'est d'abord la destruction de la flotte des Tay-Son a Tlii-Xai par les officiers français Vannier et Dayot en 1792, puis toute une longue série de victoires de 1792 à 1797, mais (^uinhone, la capitale, reste imprenable. En 1797, Xguyèn-Anh détruit une nouvelle flotte des Ta} -Son à Tourane. En 1798, l'évêque d Adran et le Pi'ince Ganii vont assiéger (^uinhone et finalement prennent la ville en 1799. Mais le 2 novembre l'évêque d'AoRAN ("puisé, succombe à ses fatigues. Les Tay-Son reprennent (^uinhone immédiatement. En 1800 Xguyên-Anh parti de Saigon monte au

RÉSUMÉ HISTORIQLK

long- des côtes, décidé à attaquer Hué avec sa Hotte. Cest là que s'était retiré le chef des Tay-Son. Le 12 juin 1801. Xg-uyèn-Anh entre dans Hué et un an plus tard, la dernière bataille, livrée à l'embouchure du Xhut-Le, rend la victoire complète et termine enfin la longue période de troubles qui avait ensanglanté la Cochinchine et l'Annam, la période d'org-anisation commence et se continue pendant tout le règne de Nguyên-Anh, qui prend alors le titre de Gia-Long.

Les empereurs qui se succédèrent sur le trône d'Annam depuis cette époque jusqu'à nos jours sont les suivants :

Gia-Long, ISO'^-JSJO. — Reconstitua son royaume avec une science et une fermeté remarquables ; de grands travaux se firent sous sa direction, tels que : la construction de la citadelle de Hué, d'un grand nombre d'autres et la restauration de celles déjà existantes. Il org-anisa l'armée, établit des lois qui régissent encore le royaume. 11 chercha de plus à fixer par écrit l'histoire et la géographie de son pays.

Minh-Mang, i8''20-JS4(L — Ne continua pas l'œuvre de son père, ne se souciant pas d'entamer des relations plus intimes avec la France et se montra plus qu'ingrat vis-à-vis des officiers de Chaigneau et Vanmer qui, après avoir aidé son père à remonter sur le trône, restèrent vingtcinq ans à son service. 11 les renvoya afin de pouvoir librement ouvrir la lutte contre le christianisme et ses adeptes qu'il voulait faire disparaître du pays pour satisfaire d'une part le parti des lettrés et d'autre part pour servir ses propres intérêts.

Thiêu-Tri, 1841-1841 . — Montra moins de haine que son père vis-à-vis de l'étranger, mais n'abolit pas ses édits et laissa les prisons regorger de chrétiens. L'opinion en France commença à s'émouvoir: des navires furent envoyés à Tourane et l'on put faire relâcher un

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certain iK)iiil)i'e de missionnaires retenus en c;q)livilé. Tni(-:i -Tri ordonna alors de tuer tous les Euro|3éens, mais il mourut quelques mois ai)rès, alors (|ue sa tlolte venait d'être détruite par l'amiral Pugault

DE GeNOLILLV.

Tu-Duc, iSiS-iSS''J- — Grand lettré, se montra, au début de son rèj;ne, bien disposé pour les étrangers, mais ne tarda pas à suivre la politique de son père et les persécutions contre les chrétiens recommencèrent plus terribles qu'elles ne l'avaient jamais été. Le gouvernement français ayant envoyé des ambassadeurs pour protester, ils ne furent point reçus. La France et l'Espagne se décidèrent alors à une action énergique. L'amiral Rigallt de Genouillv commandant la flotte franco-espagnole, se présenta devant Tourane; après quelques heures de bombardement, il prenait la ville, d'où le traité de 1862, cédant ;i la France les provinces cochinchinoises de Gia-Dimi, Mytiio, Poi lo- (jOndore et une indemnité de guerre de 20 millions de francs. Tr-Dic essaya ensuite de rentrer en possession des provinces cédées et, au mépris de la foi des traités, reprit les hostilités. A bout de patience, la France annexa simplement les trois provinces occidentales de la Cochinchine que le traité de 1862 avait respectées. La Gochinchine était désormais colonie française; elle fut organisée par les Amiraux jusqu'en 1870, puis par les Gouverneurs civils dont le premier a été M. le Myre de Vilers.

Malgré la perte de la Gochinchine, Tu-Duc ne voulut pas désarmer; une tentative d'empoisonnement de tous les Français amena l'intervention de Fi-ancis Garisiek au Tonkin et la prise de Hanoï. L'appui des Pavillons Noirs demandé par l'empereur d'Annam y entraînait la mort de Francis Garniek le 21 décembre 1873, mais peu après, le lo mars 1874, un nouveau traité fut signé entre la France et l'Annam.

Ti-Duc ayant manqué une fois encore à ses engagements la France lut obligée d'organiser une nouvelle expédition contre l'Annam et la

RÉSUMÉ HISTORIOIE 15

Chine en 1882. L'empereur d'Annam mourut au commencement de la campagne et le 6 juin 1884, les succès des troupes françaises oblig-èrent la cour de Hué à demander la paix. Elle fut sig-née par un nouveau traité où l'Annam reconnaissait le protectorat de la France.

La mort de Tu-Dlc avait amené sur le trône l'empereur Duc-Duc, neveu de Tu-Duc, en 1883. Il mourut la même année emprisonné et privé de nourriture. Hiep-Hoa, frère de Tu-Duc qui lui succéda ne survécut que quelques mois à son avènement, il fut empoisonné. Kien- Phuc, petit-fils de Thieu-Tri. le remplaça sur le trône au début de 1884, mais pour peu de temps; il mourut le 31 juillet 1884. On lui donna pour successeur son frère Ham-Ngui, âg'é de 13 ans. Le Conseil de Régence dont il fut pourvu ne sut pas comprendre le véritable intérêt du royaume : sous l'instigation du Ministre de la guerre, la garnison française de Hué, alors que l'on croyait la paix définitivement établie, fut l'objet dune violente attaque dans la nuit du o juillet 1885, les Français s'emparèrent alors de la citadelle et Ham-Nghi s'enfuit entraîné par le Ministre de la guerre.

La France décida alors de prononcer la déchéance du fugitif et d'appeler sur le trône un roi nouveau. Le choix se porta sur un frère aîné de Kien-Phuoc, Dong-Khanh, qui fut couronné le 20 septembre 1 885, tandis que Ham-Nghi était exilé en Algérie. Dong-Khanh affirma dès le début, sa reconnaissance et son attachement à la France; il régna trois ans jusqu'en 1888 où il mourut non empoisonné, ainsi qu'on le dit couramment, mais des suites d'un paludisme aigu.

Son successeur Thanh-Thai, fils de Dic-Dlc, monta sur le trône, régna 19 ans et abdiqua en 1907 en faveur de l'un de ses fils, DuV- Tan, l'empereur actuel, alors âgé de huit ans.

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GENERALITES

L'Anna m forme du Sud au Nord, en bordure de la mer de la Cochinchine au Tonkin, une long'ue bande de terre répartie en i)^ provinces dont les noms suivent :

Binh-Thuân (]hel'-lieu : Plianlhiêt

Ninh-Tliuâii — Phanrang

Khaiih-Iloa — Nhatrang"

Phu-Yên — Song-Gau

Binh-Dinh — Quiiilion

Quang-Ngaï — Quan^-Ni^aï

Quan^-Nam — Faifoo

Thua-Thièii — Hué

Quang-Tri — Quang-Tri

Quang-Binli — Don^-IIoi

Ha-Tinh — Ha-Tinh

Ngké-An — \'inh

TI)anh-IIoa — Thanh-Hoa '.

Nos itinéraires permettent de traverser les provinces du Sud : le liinh-Thuân, le Ninh-Thuàn, le Khanh-Hoa;

les provinces du centre : le Quan^-Ngaï, le Quang-Nam, le Thua- Thièn, le Quang-Tri.

1. l'n arrêté du Gouverneur général a supprimé l'an dernier les provinces de Ninh- Tliuan ef de Phu-Yên puur les rattacher respectivement aux provinces de Khanh-Hoa et de Binh-Dinh. Ignorant si cette décision sera délinitivement admise nous avons cru devoir maintenir dans cette énumération, comme sur la carte, l'ancienne distribution.

Nous avons laissé intentionnellement de côté le Phu-Yên et le Binh-Dinh, non point que ces provinces soient dépourvues d'intérêt, leur allure de régions océaniennes, enfouis que sont les villages sous les grandes palmes des cocotiers, est des plus pittoresques, mais parce que l'accès en est difficile et qu'elles ne présentent rien de particulièrement attrayant au point de vue tourisme ; celles de Quang-Binh et de Ha-Tinh pour les mêmes raisons, enlin celles de Vinh et de Thanh- Hoa qui, tout en appartenant à l'Annam politiquement, font géographiquement partie du Tonkin et parce qu'on j accède à l'heure actuelle plus facilement par le chemin de fer de Hanoï à Vinh.

Climat. — Le climat de l'xAnnam est salubre, surtout dans le centre, au-dessous du « col des Nuages » et dans le sud. Deux saisons bien tranchées s'y affirment : la saison des pluies et la saison sèche.

La première commence en septembre, elle arrive avec la mousson de Nord-Est et se termine vers avril. La seconde fait son apparition à cette époque avec la mousson de Sud-Ouest et dure jusque tin août.

La saison des pluies est la saison fraîche ; la température moyenne est de 22 ou 2'^" centigrades; en novembre, décembre et janvier le thermomètre descend parfois jusqu'à lo", bien rarement au-dessous.

La saison sèche, par contre, est la saison chaude ; la moyenne est de 29 ou 30", mais le thermomètre monte fréquemment à 3o et 3(5". Cette température est dure à supporter en plaine, dans l'intérieur, mais sur la côte la brise de mer la rend moins pénible.

Equipement . -— Des costumes de toile blanche ou kaki seront suffisants même en saison des pluies jusqu'à la hauteur de Nhatrang, toutefois on pourra y joindre un pardessus d'été léger pour les soirées. Guide de l'A>nam. 3

IS oribi: i)i; i.a.n.na.m

.Vu-dessus do Xlialraii^-. il sera bo:i d'avoir à sa disposition, pour la saison des pluies, des vêtements de diap, 1 évaporation ambiante produisant tles eourants d'air froid dont il faut préserver le corps et principalement le ventre. Avoir soin de couvrir celui-ci, pendant la nuit, d ime ceinture de tlanelle.

Précautions à prendre. — Tant qu on est à bord, la quinine est inutile, mais nous ne saurions trop recommander aux touristes qui s'engageront dans l'intérieur, de prendre, le matin, un comprimé de quinine de 25" centigrammes pendant la durée de leur excursion. Cette mesure préservera les natures délicates des accès de fièvre, qu'elles seraient susceptibles de rapporter.

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