fntiatui de ifero cûnnubie
20â GUIDE DB i/aRT GHaSTIEN.
parfait en tous pointe, parfait par la proportion des lignes de son corps persistantes au dehors , parfait par le jeu , l'élasticité , l'harmonie de toutes les fibres destinées à se mouvoir pour mettre Textérieur en rapport avec le dedans. Et c*est pourquoi la physionomie même qui a su se prêter mieux qu'aucune autre aux dernières extrémités de rabaissement, sera la plus capable d'exprimer la majestédes grandeurs suprêmes, sans que les lignes de ces traits destinés à nous ravir éternellement aient au fond jamais varié.
Il faut qu'au faite de la gloire, au jour solennel du Jugement, l'orgueilleux pharisien le reconnaisse pour celui-li même qui fut l'objet de sa haine et de son mépris; il faut que le pécheur repentant, que le pauvre malade guéri de sa main, retrouvent ce Jésus si simple, si acces> sible qui leur montra tant de mansuétude : les unset les autres, en le voyant apparaître sur les nuées du ciel, nes'écrierontpilspas au fond du cœur, ou ravis ou confondus : — C'est bien Lui i...
DBS IMAGES DU GHmST.
Si nous n'avions pas à proclamer la beauté du Sauveur, en notre qualité de chrétien, il nous paraîtrait encore nécessaire de l'admettre dans l'intérêt de l'art.
L'on a supposé trop légèrement que l'indécision de certaines controverses sur l'interprétation du texte d'Isaïe, ^vait influencé l'art chré^ tien, dans le seiv^ de la dégénération des types du beau, mis en honneur par l'antiquité grecque : le beau est tellement de l'essence de l'art, quand il veut rendre le bien, que, dans ce genre, nous concevrions tout aupius des écarts individuels.
Ce que l'on a pris pour un système, fut tout simplement ou inhabileté d'exécution, ou mauvais goût, ou archaïsme. Ces grands Christs dits byzantins, qui ont paru principalement pouvoir motiver la manière de voir que nous combattons, à raison de leurs yeux hagards et de leurs traita tirés, ont été au contraire conçus (un examen attentif le prouve) avec la pensée d'atteindre une expression extraordinaire de grandeur et de' majesté, et de l'atteindre précisément plutôt parlaeomposition des traits que par l'expression des sentiments de l'âme : cet ovale allongé du visage, ces yeux en amandes, ces lignes longues et droites étaient alors réputés tenir le premier rang dans lesconditionsdelabeauté,