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TYPiS DU GHBIST d'aPRKS LES TRADITIONS. 2W
saint ermite, du nom de Paul, ayant demandé alors au patriarchePhotius d'appliquer sur la sainte image un Yoile qui la couvrit tout entière, le Toile s'imprégna des traits de l'image, et on en obtint comme une nouvelle épreuve.
Il est probable que cette reproduction n'a pas été la seule du même genre ;divers renseignements autorisent à le croire: Dieu ayant voulu, ce semble, par la répétition du-méme miracle, récompenser des dispositions également pieuses et confirmer la croyance au fait originaire. C'est ainsi que les diverses translations de la sainte maison de Lorette, en Dalmatie et dans la Harcbe d'Ancône,' attestaient sa translation première à partir delà Palestine. Il paraîtrait aussi que, soit lors de l'impression primitive, soit lors de sa reproduction, l'image du Sauveur aurait été retracée autant de fois que la pièce d'étoffe admise au contact de son corps ou de Timage plus ancienne aurait eu de doubl^. Catherine Emmericb, dans ses Méditations, présente, en effet, les choses comme s'étant ainsi passées. Elle va plus loin ; car, rapportant tous ces faits, — conformément au fond traditionnel, et notamment au texte de saint Jean DamascèneS— à l'envoi qu'Abgare aurait fait d'un peintre chargé de lui rapporter le portrait de Notre-Seigneur, elle gratifie ce prince d'un véritable tableau, non pasexécntéparla main de l'artiste, mais, après des efforts infructueux de la part de celui-ci pour remplir une tâche au-dessus de ses forces, par l'intervention miraculeuse dudivin modèle : de telle sorte, cependant, que le résultat fût conforme à la nature d'un tableau exécuté selon les procédés dont le peinlre avait prétendu se servir.
Il est fait mention» dans les actes du deuxième concile de Nicée (Actio v), d'une autre image conservée primitivement dans la ville de Camulianum, en Cappadoce^ image qui, selon Cédrénus, aurait été transférée i Constantinople, la neuvième année du r^ne de Justin II, en 574, bien antérieurement à celle d'Edesse. Une fête avait été également établie en son honneur le il août, et selon le ménologe des Grecs, saint Grégoire de Nysse aurait écrit, relativement à son invention, un récit qui s'est perdu. Il est assez vraisemblable que cette image est aussi celle que l'empereur Héraclius, au dire de Sigebert (1030-1112), faisait porter devant lui à la guerre, et l'on peut trèslégitimement présumer qu'elle^était un double ou une reproduction miraculeuse de l'image primitive. Quoi qu'il en soit, la multiplicité des prétentions vient à l'appui des traditions, bien loindeles infirmer aucunement '.