D'Agiocouri, Peini., pi. xxxii
S. Didroo, /eon. de Dieu, p. 160, 151.
3. Bibl. nafc , Bible, q« 6. Nous emprantOM encore eeUe citttioo ei la plupart des sui- ▼antes à M. Didron, /ecm. de Dieu, p. 163 à 167.
4. Bibl. nat., Apocalypse, n» 7013, P$aUerium emn figuris, 1132.
5. Mérimée, h'reique^ de Saint-Savin ; Crosnier, Iconographie (AréUenne, p. 126.
pouvait pki8 nimber que la puissanee. liais notons qu'il s'agit d'une puissance usurpant les apparences divines, et qui tente de se faire adorer. M. Didron fait observer que six des têtes de cette monstrueuse figure sont nimbées, dans l'un des manuscrits que nous venons de ei^r ^, et que la septième, celle qui fut blessée, ne l'était plus; nous remarquons qu'elle a ausai p«rdu sa corne, mais elle a conservé la couronne royale qu'elles portent toutes. De même, dans les peintures murales de Saint-Savin et dans le vitrail de la Sainte-Chapelle, le dragon, qui était nimbé lorsqu'il é^ait menaçant et qu'il exerçait sa funeste puissance, cesse de l'être lorsqu'il est vaincu par saint Michel K
Au travers, de ces déviations mêmes» on voit comment l'emploi du nimbe ne s'écarte jamais tellement de la pensée qui paraît avoir présidé à son introduction dans l'art chrétien , qu'il ne marche vers le terme auquel il est arrivé. Exprimant , dans le principe, l'idée de quelque chxm de céleste et de divin , nous allons voir qu'il est devenu » dans l'iconographie moderne , l'attribut exclusif de la sainteté en possession de la gloire des cieux ; et hors de la voie où s'enchaînent ces idées , on peut dire qu'il n'y a jamais eu que des exceptions.
LE NIMBE DEVENU l'aTTRIBUT DE LA SAINTETÉ.
Propre d'abord à Dieu , étendu bientôt aux Anges et aux Saints d'une dignité supérieure , lorsqu'on voulait exprimer cette dignité, Tattribulion du nimbe s est graduellement étendue à tous ceux sur lesquels s'est reposé l'Esprit divin , jusqu'à les faire participants de sa sainteté ; et on est venu à le leur appliquer dans toutes les circonstances de leur vie. Ce ne fut néanmoins qu'au xa^ siècle que son usage prit une complète extension : à partir de cette époque jusqu'à la fin du xv« siècle , il fut généralement le partage de tous les Saints reconnus par l'Eglise dignes d'un culte public; s'il fut moins répandu dant le commencement, cela doit tenir au caractère impersonnel de l'art chrétien dans ses premières périodes, caractère qui ne se modifia complètement qu'au cœur du