‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 12 sur 216 · FêoUerimn eum figurU · texte numérisé non relu

FêoUerimn eum figurU

2. De CaumoDt, Abéeédaire, p. 229, édiL de 1829. Dans les fresi^uei du Ul« siècle» à Saint- Sa?ni, prêt de Poitiert, pour eiprimer cet paroîet de la Genète : Petuii^pte Domimui Coin tignum (nr, 15) : • Le Seigneur mit un «igné tur Gain ■, ealoi-ci a été uimbé.

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moyen âge. Sic ei omnes sancti pinguntur coranati ^9 « ainsi tous les Saints se peignent avec des couronnes » , disait Guillaume Durand, au xm^ siècle; il n'est pas de doute que, par ce mot de couronne, il n'entende parler du nimbe , car iLajoute un peu plus bas : Corona àutem huju»modi depingitur in forma $euti rotundi : quia taneti Dei protecHme dinina fruuntur : a ces couronnes se peignent sous la forme d'un ëcu circulaire, parce que les Saints jouissent de la protection de Dieu ». Il faut bien distinguer la constatation du fait, de la signification qui lui est donnée par l'évéque de Mende : il est évident que cette signification tient au symbolisme plein de sève chrétienne et de poésie , avec lequel , à son époque , on animait toutes choses ; mais les explications données par les auteurs du temps pourraient égarer, si on leur demandait la connaissance originaire des usages qui n'avaient pas pris naissance sous l'influence de l'esprit dont ils étaient dominés.

Le nimbe étant devenu un attribut plus spécialement propre k tous les Saints , il était dans l'ordre qu*il devint aussi le partage de toutes les choses saintes personnifiées; il Test devenu en efi'et : la figure de l'Ëglise, celles des vertus chrétiennes ont été généralement nimbées; les emblèmes divins ont le droit de l'être, au même titre que les représentations plus directes de Dieu et des personnes divines ; l'agneau Ta été probablement aussitôt que le Christ lui->même ; le nimbe a été donné à la colombe quand il s'est universellement répandu ; la main divine en a été elle-même entourée (F. pi. m, fig. 1,2), bien qu'il fût originairement propre à la tête. Quand accidentellement Notre-Seigneur a été représenté sous d'autres figures , comqpe le lion , le pélican , ces figures ont pu être nimbées^. Les quatre animaux évangéliques l'ont été aussitôt que les Anges, parce qu'il y a originairement dans ces figures quelque chose d'angélique , et que, représentant les doctrines évangéliques , elles représentent quelque chose encore de céleste et de divin.

Il est à remarquer que les Saints de l'Ancien Testament n'ont pas été honorés du nimbe à l'égal de ceux de la nouvelle loi ', du moins dans rËglise occidentale : car chez les Grecs, toujours plus larges dans l'em-

1. Duni«d, Ration. Dh. o/f., Hb. I, cap. m, g 19. — S. Thomas d^Aquio, Somnu, supplément, question ivi de AureoHs, art. I^r, sur ce mot de TApocalypse : Femti nos Deo noth^o regnum, v. 10, fait cette observation : Significai autem corona perfectionem qucBdamratione figurœ circulari$. Cette perfection de la forme circulaire, jointe à celle de la lumière, est de Tessence de Tidée attachée au nimbe.

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