‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 111 sur 216 · TYPE DU CHRIST D APRÈS LES TRADITIONS · texte numérisé non relu

TYPE DU CHRIST D APRÈS LES TRADITIONS

oonfondas avec ceux deTimage elle-roémeieii aurait été seulement la première dépositaire ^.

Baronius rapporte la translation de cette i;nage à l'an 34 de Notre-Seigneur, c'est-à-dire à l'année même de sa mort, d'après une relation de saint Méthode, évéque de ïyr, martyrisé vers 31! ou 312, selon saint Jér6me : relation qui, au dire de Marianus Scotus, annaliste du ti* siècle *,

t. L*Éflise célèbre la fét« de eette sainte femme le i féfrier, aoot le nom de sainle Véronique. Beaucoup d'auteurs, jusqu'ici, STaient pensé que ce nom venait du dépdt qui lai STait été confié, et lui avait été donné au lieu de son propre nom, dont on aarait perdu la traee. Catherine Emmerieh, en effet, la nomme Serapia, et adopte la version de Taete coursgenz qnVUe aurait accompli sur la voie du GsW aire. Le mélange du grec et du latin, ai fréquent dans les anciennes inscriptions, ces deui langues étant simultanément usuelles ésBS les mêmes lieux, à Rome surtout, semblait expliquer suffisamment une étymologie provenant d*un mot latin et d*un mot grec : oera, ix«v, f vraie image ». Mais cette opinion est aujourd'hui vivement combattue. Elle Test notamment par II. Tabbé Cirot de la Ville {BMre de féglm àe Saint-Seurin, grand in-i«, Bordeaux, 1867, p. li); elle Test surtout dsas une note de II. Le Hir, que nous fait connaître dom Chamard, où le savant sulpicien déclare que, pour admettre une semblable étymologie, « il faudrait méconnaître les lois les plus élémentaires de la philologie. » {Retnte de F Art chrétien, octobre 1871 , p. 503.) Pour Boas, nous ne sommes pas en mesure de disenter la question philologique, et nous inclinerions facilement à céder aux autorités que nous venons de rapporter; c'est à un autre point de voe que nous proposons les observations suivantes :

M. Le Hir pense que les noms de Véronique et de Bérénice (c'eat-i-dire qui parle la He- Isire, dont on a fait aussi Véniee) ne sont que deux formes du même nom, dont,' selon uae iagénieuse conjecture de M. A* Maury, serait provenu aussi le surnom de Prounice, donné par les Yalentiniens à leur iage$u; et M. Le Hir supposerait qu'ils ne l'auraient appelée ainsi qoe par allusion i l'HémorrhoIsse de l'Évangile, en (rai, dans leurs allusions forcées, ils voyaient une image de la Sagesse. «Il s'ensuivrait que la tradition qui donna à cette femme < le nom de Bérénice ou Véronique, est antérieure à Valentin, et remonte au i** aiècle •. Ce a'est pas encore sur ce point que nous voulons iniister. liais il importe de remarquer que les mêmes noms ont été donnés k la dépositaire de la sainte Face et è l'HémorrhoIsse qui fit exécuter le groupe de Panéas, bien que ces deux saintes Femmes soient certainement distinctes, la fête de celle-ci étant rapportée par les Bollandistes au 12 juin.

La confusion aurait été, dans un autre sens, jusqu'à faire de rHémorrhoIsse une princesse d'Idesse, si Ton s'en rapporte aux écrits de Macaire, dit le Grand, que l'on suppose avoir vécu au m aiècle, au dire de Sandini. [De Chriêto, p. fS2, note.) Il eat donc évident qu'il y a eu des transpositions des noms de Véronique et de Bérénice, vu leurs rapporta avec les images primitives, miraculeuses ou non, de Notre-Seigneur. Sur les toiles peintes de Reims, publiées par MM. Le Berthais et Louis Paris, le nom de Véronique est laissé à l'image; celui de Vérone est donné à la pieuse femme.

Nous nous préoccupons peu de ces incertitudes et de ces confusions : il est évident que la valeur d'une tradition ne peut se soutenir au même degré, par rapport aux accessoires du fait, que relativement appoint principal. L'important, pour nous, est que, trèsprobablement, un voile a reçu l'impression directe des traits du Sauveur souffrant, et que ce voile a été, trèa-anciennement, transporté et honoré i Rome.

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