Hiniilore da li Bibl. dn Viiicin
VETEMENTS, ATTRIBUTS ET EHBLÉllES DU CHRIST. 277
LÀGNBAU.
Après les insignes qui servent à caractériser THomme-Dieu, viennent, dans un ordre d'idées voisin, les emblèmes qui peuvent servir à le représenter. Le livre lui-même, dont nous venons de parler, est un emblème de cette sorte, jusqu'à un certain point : on dit de Notre-Seigneur qu'il est un livre, et on laisserait une lacune dans l'étude de l'iconographie chrétienne, si on ne rendait pas compte de la mesure dans laquelle elle peut rendre de semblables métaphores. Mais il est juste d'attacher, parmi ces figures, une bien plus grande importance aux emblèmes vivants.
L'emblème par excellence du Sauveur, c'est l'agneau. L'agneau a servi et il a droit de servira le personnifier. Sur ce point, il n'y a pas lieu à la moindre hésitation : l'Agneau pascal était sa figure; Isaîe l'a comparé à un agneau, saint Jean-Baptiste l'a désigné sous ce nom, lorsque le moment fut venu de lui rendre un solennel témoignage. Nous ne saurions affirmer que Notre-Seigneur ait été représenté sous la figure de l'agneau, dès le premier âge de l'art chrétien. On observe dans les planches de Bosio, ici deux figures d'agneau ou de brebis, répétées et accostées du bâton et du vase pastoraux * : nous ne savons si c'est le pasteur, ou si des brebis du troupeau sont ainsi représentées; là, deux figures aussi répétées, qui représentent bien certainement l'Agneau divin, car elles sont accostées de la croix*; mais cette croix même semble l'indice d'une époque moins ancienne. Nous ne connaissons ensuite, parmi les peintures des Catacombes, d'autre exemple certain de la représentation de ce divin Agneau, que celui du cimetière des Saints-Marcellin-et-Pierre, qui est du V* siècle (pi. xx).II nous parait aujourd'hui que les exemples antérieurs,— le fond de verre du musée chrétien au Vatican, publiéd'abord parBuonarotti,et la pierre sépulcrale gravée,qui a été reproduite parHarangoni.— ne remontent pas au delà du iv^ siècle. Mais, à cette époque, il est constant que cette représentation était en pleine vigueur : de nombreux sarcophages et les témoignages de saint Paulin viennent Tattester. Quel que soit le laisser- aller des formes, il n'est plus possible,— vu la position centrale de l'Agneau divin, — de le confondre sur ces monuments avec les brebis qui l'entourent. D'ailleurs, le plus souvent il est élevé sur la montagne