De Rosti, De Titutti C^rthaginientibus
« GrucemcoronalucidocingUglobo... »
dit- il de Noie ; et il dit de Fondi :
« Ardaacrux pretiumquecrucis sublime corona... »
II résulte de ces termes, que, dans ces deux églises, la couronne ne devait pas être disposée de la même manière : à Noie, elle etiibrassait probablement la croix, sous forme d'encadrement ou d*auréole, comme dans la mosaïque de Saint-Apollinaire m classe^ près de Ravenne (pl.xvui, Gg. 5); à Fondi, ces mots: sublime coronay semblent indiquer que la couronne surm oMaii la croix, comme sur nos sarcophages.
Géhéralement, sur ces sarcophages^ la traverse de la croix sert d*appui à deux colombes : images des âmes fidèles qui viennent se poser sur cet arbre de vie, et y chercher le salut et la paix. A Noie également, il y avait des colombes, mais au nombre de douze probablement, car elles représentaient tout le collège apostolique, au dire de saint Paulin, et formaient autour de la croix comme une seconde couronne concentrique.
Sur les sarcophages, Tespace resté libre au-dessous de la croix est généralement occupé par deux soldats; mais ce n'est pas sans exception, car l'un de ces monuments, trouvé dans les fouilles du Vatican et publié p^r Bosio ^ , offre , à cette place, le Christ ressuscité , apparaissant à deux des Saintes Femmes, près du tombeau représenté lui-même avec l'aspect monumental de la coupole doat il était recouvert depuis le triomphe du Christianisme.
Cette scène aidera à nous donner la signification des soldats auxquels elle est substituée. Ordinairement» "un des soldats, celui de gauche, est endormi ; celui de droite, au contraire, lève les yeux vers la croix, et il porte une lance : c'est une double allusion à ceux qui, sur le Calvaire, — le centurion et le porte-lance Longin en tête, — reconnurent le Fils de Dieu, et aux gardiens endormis du tombeau, peut-être avec intention de rappeler les deux états de l'humanité avant et après l'œuvre de la Rédemption par la croix, peut-être aussi pour établir une distinction entre les Gentils qui se convertirent, et les Juifs restés dans l'aveuglement; mais nous serions porté à croire que celte seconde pensée ne fût patronnée par l'art chrétien qu'un peu plus tard.
Les rapports qui existent entre les croix des sarcophages et le labarum,
amènent à comparer les soldats dont nous venons de parler , et ceux