‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 165 sur 216 · Bosio, Roma ioU., p · texte numérisé non relu

Bosio, Roma ioU., p

3. Giampiui, Vet, mon. (Voir noie, T. I, pi. iv.) i. Ciampini, De tacrU (zdifieiiSf pi. xiii.

5. Sur la face de celte croix où se trouve la relique, on lit en effet : ligno QVO CHHISTTS

debout et portant la croix processionnelle ^. On le voit également debout, dans le médaillon central au revers de la croix donnée à la cathédrale de Velletri par le pape Alexandre IV, croix qui est probablement du vin' siècle 2.

Sur les deux croix du Vatican et de Velletri, l'une et l'autre originairement pectorales et de la nature des encolpia^ la ligure de l'Agneau s'associe avec l'image du Christ lui-même. On le voit doublement sur la première, où il occupe les deux médaillons supériejar et inférieur, à la tête et au pied de la croix : dans l'un, il bénit et porte un li\Te; dans l'autre, il soulève une petite croix et porte un volume roulé, comme pour montrer qu'il est tout à la fois le maître de la doctrine, le principe de toute bénédiction, le fondement du salut, et tout cela par la Croix: via^ veritas et vita.

Quant à la croix de Velletri, elle offre sur sa face principale le Christ Véritablement étendu sur la croix (pi. xvi, fig. 3) ; elle appartient donc à la olasse des crucifix, mais de ceux qui excluent toute expression de souffrance, et oii les idées de triomphe et de royauté s'affirment sans la moindre équivoque. Ce caractère ressort avec plus d'évidence, si on compare ce monument avec un autre du même genre qui se trouve au musée d'antiquités chrétiennes dépendant delà bibliothèque du Vatican (pl.xvi, Qg. 1 et 2), et dont nous l'avons déjà rapproché plusieurs fois^; monument de même époque, de même école, quoique d'une grande infériorité de travail^ et où la figure du Crucifié et celle de l'Agneau sont remplacées, sur une face par un buste, sur l'autre, par une tête du Christ également triomphant, dans un médaillon central.

Ces rapprochements et ces substitutions où l'on passe de l'Agneau au Christ triomphant, puis au Christ crucifié, et qui les montrent tour à tour dans des situations identiques, avec l'entourage des mêmes personnages accessoires, témoignent de la communauté d'idées attachées à c^ différentes images, la signification des unes se complétant et s'expliquant par la signification des autres, toujours pour exprimer le triomphe du Christ, mais toujours le triomphe attaché au souvenir du sacrifice, le triomphe conquis sur la croix; et cela à des époques où les plus anciennes de ces images ne fermaient pas l'accès aux plus nouvelles, où les plus nouvelles ne supplantaient pas les plus anciennes.

UVHANVM SVBDIDIT HOSTEM DAT tiOUM JVSTINVg OPEH ET SOUA DECOAEM : noOf elle preOTe de

ridée de triomphe attachée à la croix.

1. Borgia, De Cruce Valicana. Rome, 1779. Ann. arch., T. XXVI.

2. Id., De Cruce Veliierna, Rome, 1780. Nous en reproduisons la face, pi. xvi, fig. 3-

3. Annalet archéologiques, T. XXUI, p. SI; Revue de PArt ckréiUn, Elude sur une croix ;)eckorale» 1866.

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