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CROIX EMAILLKK DU VATICAK, /frr/ffr/r'o/f r/r /r/ Ortùf //rfW/rén\ r/c.
DE LA CROIX. ^^i
La croix de l'empereur Justin appartient tout à la fois aux deux séries qui mènent de la croix sans figures animées aux crucifix, puisqu elle offre simuUanément la figure de l'Agneau et celle du Christ en personne. L'ordre que nous nous sommes imposé nous amène maintenant à parler des autres croix qui forment spécialement la seconde de ces séries. La plus remarquable que nous connaissions, est celle qui occupe le centre de la mosaïque absidiale, dans lYglise de Saint-Apollinaire inclaue^ près de Ravenne ^. La figure de Notre-Seigneur s'y montre è peine, plutôt indiquée que représentée au milieu des pierreries dont elle parait ornée : de sorte que cette croix, dans la catégorie oii nous la plaçons, est la plus éloignée du crucifix que l'on puisse, d'ailleurs, imaginer, et l'on trouverait difficilement une autre composition où autant de conditions sont réunies pour glorifier l'instrument du salut. Il faut l'avoir vue pour se 6gurer la majesté de la grande auréole constellée qui la renferme ; cette auréole circulaire, à fond d'azur, occupe plus de la moitié en hauteur du champ de l'abside, et toutes les figures qui l'accompagnent ne paraissent autour d'elle que des accessoires. Dans la gravure de Giampini ^y elle est tellement réduite de dimension proportionnelle qu'on ne peut juger de son efi'et;mais ce qui rehausse au plus haut degré la gloire de la croix ainsi encadrée, c'est qu'elle tient la place du Sauveur dans la commémoration, non de son crucifiement, mais de sa transfiguration, c'est-à-dire du fait le plus glorieux de sa vie mortelle.
La pensée de l'identifier comme signe avec l'image de Notre-Seigneur n'est pas indiquée seulement par la petite figure qui en occupe l'entrecroisement, mais elle est mise en relief par I'a et Va ^ qui sont inscrits à la suite de chacune de ses branches, par l'anagramme 'ix^vf ^ qui la surmonte, tandis qu'au-dessous on lit ces mots : salys hvndi.
Le souvenir de la Transfiguration est clairement exprimé par la présence de Moïse et d'Elie, associés à trois brebis représentant les trois apôtres qui en furent les témoins. Les arbres semés tout autour expri-
i. PI. zvii, fig. 5. La tête da Christ ne pacait pas sur notre planche.