‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 179 sur 216 · Bulletin (CArchéol ehrét., iWÎQ · texte numérisé non relu

Bulletin (CArchéol ehrét., iWÎQ

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du un* et du xiV siècle, que nous avons observées au musée duViticao et à l'exposition romaine de 1870. Sur les plus récentes, l'archange

Croix éoaillée <]o Sin*siic1e.

porte une armure, ce qui ferait disparaître toute espèce de doute sur u désignation, si l'on pouvait en avoir.

La persistance habituelle des figures de lasainte Vierge et de sainl Jean ■ à l'eitrémité des bras de la croix a déjà été sigualée. Les figures

1. Qnind nom ditoni uinlJaia, doit-on l'anlendra «biDlanieiitd«i*iDt Jmo rÉ>tn|é- Utte? Nou9 nom expriov^ i eo gdjgI, dani notri ^lude nr la croix inudUit, tneo^iiantl peetonle du Valicim. quelque» dooie» qui ptovenaitat de l'Ige mOrdn penonnige.lgc OTdio(ireni«Bl aUribné 1 aaint J«tD-Bapli*t« , tandii que laint Jean l'^TangAliiM eil plai

De la croix. 361

des quatre évangélistes ou celles des animaux qui leur servent d>mblèmes. n'ont été que tardivement distribuées avec continuité autour du Crucifix sur la face de la croix. Les places ainsi réservées s'y opposaient, et ce n 'est qu' au xv* siècle que les deux figures habituelles les leur abandonnent avec quelque facilité. Les quatre figures des animaux évangéliques se voient autour du Crucifix, sur une croix stationale publiée par Ciampini *, et qui nous a paru d'une époque antérieure au xu^ siècle; L'inscription du titre IGXC, répétée sur les deux faces, suffirait pour favoriser cette opinion. Le motif de l'exception vient de l'importance accordée à l'autre face du monument, à tel point qu'on ne saurait dire laquelle des deux est la principale, cette autre face offrant une croix triomphante, — à laquelle est suspendue une couronne, que nous croirions, d'après la mauvaise gravure de Ciampini , être toute d'honneur, quoique destinée à rappeler la couronne d'épines, — croix accompagnée, au sommet de la croix stationale sur laquelle elle se dessine, d'une figure de Christ aussi triomphant; dans les branches de celle-ci, des figures de la sainte Vierge et de saint Jean, les mains levées pour rendre témoignage; dans le bas enfin, un ange, qui nous a paru être saint Michel, conformément aux pensées précédemment émises. Une croix du xiv<» siècle, conservée dans le trésor de la cathédrale de Cologne et publiée par M. l'abbé Bock ^ ne consacre

soaYent représenté ou jeune et imberbe, ou en vieillard. Doutes que cette croix devrait servir à éclaircir, en même temps qu'elle les soulève pour sa part : car elle porte le nom du personnage, et, ce nom bien lu, on dirait avec certitude lequel des deux saints Jean l'artiste a voulu représenter (pi. xvi). Quant à nous, le déchiffrement de ces caractères grecs, mal formés et abrégés, était trop hors de notre compétence pour que nous ayons pu en décider, et nous étions sous rimpression de Topinion commune , qui , sur une croix , en regard de la sainte Vierge , n'admet que le Disciple bien-aimé. Depuis, nous avons été mis en rapport avec M. Hallez, si connu pour les suaves compositions qu*il a dessinées, et qui mériterait aussi de Tôtre pour ses études approfondies sur les diverses branches de connaissance utiles à Tartiste chrétien, 8*il comprend sa mission avec tout le sérieux qu'elle mérite. Et il nous a fortement ébranlé de nouveau, dans le sens de nos premières impressions, en nous donnant les meilleures raisons pour nous faire lire TpscTpt^r, le nom donné au saint Précurseur , au lieu de 0coAf>if, celui du saint Évaogéliste. Ces raisons, nous les exposerons dans la suite, en traitant de Ticonographie des Saints. Il nous suffit, dans ce moment, de faire connaître l'état de la question ; et , à cet effet , nous nous contentons ici de rappeler que les rôles de ces deux Saints, — les seuls qui aient été admis comme pendants de la sainte Vierge, — se pénètrent, à ce titre, sur plusieurs autres points.

Quoi qu'il en soit, la substitution do saint Jean-Baptiste à saint Jean TÉvangéliste, sur le bras gauche de la croix , serait toujours une rare exception, et nous verrons de plus fréquents exemples de la substitution contraire, où le second prend la place à laquelle le premier semblerait avoir le plus de droit.

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