Histùry ùf aur Lard, T. n«p. 3G
itft> GUIDE DE CjAT GHtÉTtKN.
l'Ettoharistie , oii le Sauveur s'oftVe perp^iueU^qi^iit coiiiuw 411 .«^at,
<le:inorl., «t.cependaat toujours viv9tij, On &'«n «st servi yolovUer.'i
aus^ pour onier lee tombeaux, oji, par las ijiêmas. ra4SQi>8^, elles ,«:
trouvent parrait«nient à leur place» et rappellent le viatique ^p^.n^-^
rants. Eitvis»gées h ce point de vue, elles n'auraient pas pr^pî^'ç^i
pour but d'exciier.la «jompaasion au souvenir des souffrance^ et de.la.ifff^,
du Sauva uryCi^par conséquent, ne mériteraieatpas complètement l^fff^m^
de Pietà;mù»^e\i^» tsadeut b^eulôt à décliner daus cet ordve d« senf^rni^r^
et vQiiipo«r4(fioi^ ileti.prsii|dire dans Içur ensemble, nous ivons dù.,1^
nwintaDir sous le titre <|ue>n<>fis.leurayonK donné. Où l'ou voitle mieiff,
q«Tell«8 veulent alleniirir,^c'«*t,«îià«nd certsines figures couauç8,s'y,
tnwvent sarajoutées : la.BaiMtViierge.et s^iot ic«a <)'abord, ptii^. ^
Anges (]ui viennent soutenir le corps de Notre-Seigneur. Sur un tomtmtu
' -.'du xi«*\si&dev'etéftiUé par .Nino, de Pise,
fOW' deux membre» de la iuBaiUe de Paazi,
' le Gfariat eet représenté dant un médaillon
' central eeloo les tertues pénéraux que notu
" venons d'exposer; la sainte Vierge et saiot
' ' ^D raccompagnent en deux médaillons
''' latéraux ; la première, seule dans un senti-
'' ment de douleur prédominant; le second,
1' plutét pour inviter k aller à lui comme au
sal<t, et dire par le mouvement de su niain:
'' ' ' ^'" - K Le voilà ». Sur ce tombeau et aussi sur un
"^ ''*' 'Sr'iJt'''' ^*^'""' ™o"'""«'" <"" "'^™« 8enre i\u\ setrouv#à Santa-Croce, de Florence, attribué dans qofl ensemble A Siottlno, bien que cet artiste ne soit peul-Stre l'aul^r qtM) des peintures en dépendant, où l'on voit représenté le jugement' 4u déibnt, et non des sculptures, le Christ a les bras croisés el tombanbt eHcftre un' pen comme il aurait pu les avoir étant couché dansle sépulcre. Consiiléret au coniraire les peintMri'sduBeatoAngelîco: vousobseryerac, soitdans la Pûtâ qui surmonte une porte du cloître à SainL-Marc de Florence, soit dans colle qui occupe le milieu de la pnArlla, au-dessousdu Couronnement de ta Vierge, au Louvre, que Notre-Seigneur ^tead les brifs comme s'il disait lui-même : a Me voilà» ! C'est bien pour attirer à lui comme à la source rie la grâce et à l'auteur du salut, mais aussi de manière à rappeler qu'il s'est livré pour nous aux tortures et à la mort, el nous attirer à lui surtout par le cœur. Le caractère de suavité altrayanie dans la douleur et l'abandon, im{M'imé à la figure du Sauveur, joint au sang qui jaillit encore de ses plaies, le dit suffisamment par lui seul, dans la peinture de Saint-Marc. L'attendrissement et les larmes de la
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sainte Tierge et de saint Jeati, assis pour mérfîter k côté d» toinbotra, dans lû predéUàdùhontrey ne permettraient aucâfr do«i6 qtanr à cette interprétation, s'il était permis d'en avoir encco^e. Le rôle è part assigné à deîe deux ligures est d'ailleurs parfaitement accusé par Ilnfëriorîté do létits proportions. Nous remarquerons aussi que la réunion des instnilAërt^'de la Passion, groupés autour de la fiigure principale de Notre** SéTg^eur, rattache ce petit tableau par les liens les plus étroits à la séHè des compositions que nous classons dans une catégoriedistincte. <rotenîe embrassant plus manifesten»ent la pensée de la f^asîoir entière: taht 11 est vrai que nos distinctiotis ne peuvent se Justifier que par Yen-sémbfe d^es faits, et que chacune <te8 œuvres d'art auxquelles neais lei^ ap]^1iquo{is spécialement revient piir tels ou tels oAtéa k plusienrs autres.
L'intervention dés angt^ dans nos Pietà eoïncide avec une disposition à leur donner un caractère moins idéal. Qit'ott ne s'en étonne pas : il est moins idéal de supposer qn'un corps mort est tenu debout, les bras étendus par le ministère de ces espiits célestes, que de lui attribuer comme naturellement une semblable position, et la pensée sur le terrain dû Tart n'a qu'un bien faible effort à &ire pour, d'invisibles qu'ils sont, les rendre visibles. Alors volontiers on rend au corps du Sauveur la phpionomie d'un corps inanimé ^ et Ton voit que^ s'il est soulevé encore, ce n'est plus par lui-^méme^ mais par ses soutiens angélique»: tel il apparaît dans un tableau d'Antonello, de Messine t^ sooteou par trois anges et par le bord du tombeau sur lequel il est demi-assis. Cette donnée admise, on admet bientôt aussi que la sainte Vierge et saint Jean rentrent dans le même rôle. Voyez le tableau de Gaudenzio Ferrari, pfiblié par lady Eastlake ^ : la disposition symétrique de cas $aiht» personnages, le soin qu'ils prennent de soulevir le corps sacré, )a. présence du toml)eau, la couronne d'épines laissée sur la tête du Sauveur^ maintietinent cette composition dans la catégorie' des Pictà dont nous parlons^ mais de telle sorte qu'ayant racours à tout ce qui peujt faciliter la conservation d'une position semblable de la part d'un corps Inanimé, le tenant encore assis non plus sur le bord du tombeau, mais sur son couvercle placé transversalement , n'accordant à l'extension de ses bras que juste la mesure que comportent les supports qui leur sont dounés, la tête ne se soutenant à demi qu'à la couditiou de rencui^irer celle de Mavic pour s'appuyer, on touche de très-près aux Deêcentes de
i. D'Agincourt , T. VI, \>t\nU pJ. clxxvi ; Rosini, 5/orio délia PiUura iialinna, T. ÎM , |i. 88.