fiistory ofour Lordi
41^ GUIDE DE l\rT CHRÉTIEN.
croix y aux Lamentations^ aux Mises au tombeau, tous sujets compris dans la succession des faits historiques, et c'est aux larmes que doit tourner la piété que cette peinture doit oaturellement' inspirer.
On remontera dans le sens de Tidéal, si l'on observe une composition comprise dans les œuvres attribuées i Raphaël, où la mainte Vierge et saint Jean sont associés à deux anges pour soutenir le corps de Jésus assis sur le bord extérieur dulombeau, de telle sorte qoe, cotttrakeaint à l'ordinaire daos cas sortes à» suj6ts^ ses pieds sont croisée exIérieQre»* ment; cette circonstance nuirait plutôt qu'elle ne servirait à Doifo appréciation, mais elle est surtout justifiée par la position dea itmins étendues, la pauin^..^ avant, daa^ l'attitude propre à l'offrande de wi'* même, à la différeuca de GauijeniciD Feirrari, qui, les laissant retorober plus naturellement n'en, montre que le revers.
Quoi qu'il en soit de ces différeMes et de leur appréciatioTi, non-seulement, dans ces dernières cohipositSons, le Christ est représenté sans é<fCiivoque en tant que mort, mais on voit qu'il est mort; tandis que, dans les œuvres précédentes, il lui suffirait d'ouvrir fes yeux pour se montrer plein de vie ; dans d'autres compositions dérivées de celles-ci, et qui conservent avec elles tes rapports les plus étroits, il est en effet vrainteat vivant. Nous avons parlé du Christ de Raphaël, conservé du palais >de Tosi^ à firescia, comme offrant un type de douceur, ma(^ nonea*» Atire obser^^er que, demeuré sur les limites de plusieurs caté* gdrie&,il pourrait facilement, d'une part, se confondre avec nos Pieià, de r«atre, hî ce n'étaft sa couronne d'épines, être réputé ressuscité: poar mieux dire, étant tout idéal, il réunit ces différents points de vue, dans le sentiment particulier de la douceur, par lequel nous l'avons caractérisé, il SB distingue ainsi de ces autres figures où Notre-Seignear, portant également les plaies sacrées, également couronDé d'épines, é^lement vivant, est den\euré dans le sentiment de la douleur, si bieir qu'embrassant comme idée toute la période de ses humiliations, de soi( suppliée et de sa mort, et n'allant pas au delà, elles ne peuvent é<î« rangées dans aucune des catégories précédentes: elles se rapportent à U Passion tout ettti&re, et appartiennent exclusivement au cycle de Jésas souffra nt.
Jésus SOUFFRANT. 413