EXPOSE PRELIMINAIRE
quand on arrive aux premiers mystères évangéliques? N'est-ii pas préférable ^ en conséquence, que nous nous occupions de la manière de représenter, en général, Dieu, la sainte Vierge et les Anges , avant de Toir les occasions particulières où ils doivent être mis en scène ? Cette observation admise , en ferons-nous de même l'application aux Saints ? Il en est dont le rôle est uniquement ou principalement compris dans le cadre tracé par les livres sacrés : les patriarches , les prophètes , les apôtres , les évangélistes. De ceux-ci , il n'y a qu'un pas pour arriver aux martyrs , le premier d'entre eux étant un des héros des Actes des Apôtres ; aux docteurs, si souvent associés aux évangélistes pour rappeler renseignement chrétien. On ne voudrait pas scinder ce concert où tous, avec .les pontifes, les confesseurs, les vierges et les veuves, ils figurent dans Tunité, avec l'admirable variété de leurs accords. D*un autre côté , nous ne pourrions pas convenablement comprendre , dans une partie de nos études, les types généraux des Saints, et rejeter pour chacun d'eux, dans une autre, la représentation des actes de leur vie. L'iconographie des Saints mérite donc d'être traitée dans une partie à part.
Tout considéré , nous avons recherché un mode de division qui permute de rapprocher facilement tout ce qui a le plus de titre pour être uni. Alors cette seconde partie étant consacrée & l'iconographie générale de tous les êtres que nous avons énumérés^on comprendra par quels motjft nous avons réservé la troisième pour celle des mystères, et la quatrième spécialement pour les Saints.
L'étude générale de l'iconographie doit comprendre celle des figures des dispositions , des attributs qui servent à caractériser plus généralement les personnages et leurs actions; et comme ces signes^ s'appliquent i Dieu lui-même , il MBporte que nous soyons tout d'abord fixé sur leur emploi , avant de nous engager dans une voie où les cas de les appliquer particulièrement vont, pour ainsi dire, se présenter à chaque pas.
Le nimbe est le plus usuel et le plus important de ces signes iconographiques; il est, avec quelques variétés de forme, devenu commun, après Dieu, à toutes les catégories de personnages qui participent à des degrés divers k sa sainteté : il est donc à propos que nous nous en occupions préalablement, avec tout le développement que notre cadre comporte. Nous ne ferons , au contraire , que réunir des notions sommaires sur les autres attributs, dont l'emploi est aussi varié que le sont les caractères dans les légions d'habitants qui peuplent la cité céleste.