‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 201 sur 216 · DES IMAGES COMMÉMOBATIVES DE TOUTES LES PHASES DE LA PASSION · texte numérisé non relu

DES IMAGES COMMÉMOBATIVES DE TOUTES LES PHASES DE LA PASSION

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• Lft»4iiiag«9de No(m-8eigneur qui embrassent comme abslractÎTement lo^ pensée de la Passion entière et de toutes ses phases, remontent au x?^ «iède, et probablement ne remontent pas ati delà ; on croirait en fOir les germes, mais les germes seulement; dan^ certaines compositions du Beato Angelieo. Voici comment est représentée, dans une des osilulps de 'Saint-Marc, à Ftoreifrce, fo stètie'd^ hommages dérisoires rendus à la royauté du Sauveur : Jésus siège sur un trdne; le vénérable peintre a voulu, selon son habît«4ef Jim attribuer le^ réalité» de la dignité dont les satellites de Pilat^ n'avaient prétendu UiL donner que les aimu^lacres ; il ne parait, de ces misérables eux*-mômes> qu'une tète et ées loains semées dans le cbamp du tableau. La tâte cracbe et salue, les. mains rappellent les soufflets, les coups de bâton donnés 3ur la cOi^raïkM d'épines, pour en faire«pénéti«r les pointas dans les chairs^ Yoos ^ee. invité à méditer sur tout ce que le Fils de Dieu a ainsi souifori : la niicta Vierge et saint Dominique sont là dajis un profond reeueîildmeiit, j»oinri vous apprendre à le bien faire. Ni la sérénité du tableaa, nîcelie^^otrei &aie, ne sont troublées; on voit que le Frère Angélique aiirraîi.crainlrdii produire cet effet, en mettant, d'une manière plus e^pltcitevd'indrgDtt^i personnages en scène avec son Jésus. / .. h).

Cette tête, ces mains jetées là,-^comme tout à l'heure les înstciimeoès^ dm U Passion groupés autour d'une Pietà, — donnent à ces eomipositioÉs des. traits de ressemblance avec celle qui fut usitée bientôt apniSy mais.plutôti en de$& des Alpes qu'eu Italie, sous le nom de A/eue dt saint Grégoireé Avec un peu d'attention , d'ailleurs, on reconnaîtra facilement «qiti» le tableau de Fra Angelieo, sous sa forme mystique, ne serafMpoftedireo* tement qu'à une seule des circonstances de la Passion : mais lorsqift&le Sauveur est vivant, debout sur l'autel, marqué de ses stigmates sacapés aux pieds et aux mains, y versant toujours son sang par la plaiedeBOO côté, il est manifeste' que la pensée embrasse comme se renouvelant, quant à son efficacité souveraine, dans le saint sacrifice de la Messe, toute la période douloureuse qui. commencée au jardin des Olives, s'acheva au Saint-Sépulcre.

Le nom donné à ces compositions vient d'une légende d'après laquelle saint Grégoire aurait été favorisé, en célébrant la Messe, d'une vision ana-

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logue. Ge qu'it y a de plus certain, c'est qu'elle se rattache aui csuvfes lituifjtques de ce grand pape. Dans tous les. cas, i^'eatmokis saint 0¥4- ^ireqaeron a prétendu représenter à Paatel, daBscescompositiDns, que lé prdtre en général. Si nous vooloas en saisir la portée oompamKi- Yement aui images de la catégorie préoédettibe« en Caaft que :«ttBBMn représentent le corpe de Notre^Seigneur et se rappûrtent à 4'BaotianBÉfe considérée comme uas perpél4ielle cowDémoratioD de saMnort^ mus dirons» quelles diffèrent eatr&. elles et se lient les nnestauaoaiitfeB, comme le Swit (a saiotô liesse- et-la présence réelle. Ged soiL dit^alit à la pensée .fiindame«tlde : oa?9 quani k la pfaysiononfeet à Telâdalian artistiiftte, elles ofiùteaS'dih dIflâreaoeB radicales^ puisque d'une pânll s*agtt prineipatomleat sd-Tuoeifiglite conçue a?ec sot)fîété dans s»i|{^ signifioaiion ; d-aatMnp^iit^iafiMcdBtrairevd'iJne' mlae en scène danif te -goût plu» contestablaoie ced loombènaisoiiB multiples qui oaraetérisenl la dernière pliaserdn rï)ystiDlnnaidansr<art/« - *

Là, di8on»*noue; c»^ne *seiit' pus ^seunettietlt les instruments de la Piussion qui sont représentés «atour de Notre-Seîgneur, ce ne sont pas seulement non plus dea^gurss icommémnratlves d'une des circonstances -oit. il a souffert pour nous; o» a prétendu réunir tout ce qui peut rap^ ^frttet lUM de ses douleurs, une de ses b^rtures, la tôte de Judas et sa ^jb^ôlTMi le,çeq de saÀet Pierre, les mains q«i frappèrent, les fouets et tes ^Yi|IVdfl>la')aoloofm. et, le bandeau, la Mère éplorée, le disciple qui Fao^* -^ipfiagllfi^.l?^ <dQtus et le marteau, le voile de Véronique et la sainte Iftoesi la lanee^etiréponge, la croix et le linceul du tombeau. La plupart 4^ ^0s 4)kîM4>se voient répartis sur une sor4ede tenture, dans un tatileaa de racole <loJdemUng, publié par lady Ëastlake, oii saint Grégoire est ageimiùUé> atipied de Tau tel, et où le Christ, de grandeur BatureUe^a pris te .pjaee du calice ^ Dans un tableau à volets, d'origine allf^mande Ht.^ussi de la fin du xv« siècle, que possède le musée de Cluny, lecaMee conserve sa place en avant du Christ, le célébrant ne se voit pas, les figures de la Passion s'aperçoivent dans un fond plus éloigné, au travers des arcatures d'un retable, et, sur les volets latéraux, une nombreuse famille de donateurs est représentée avec ses saints patrons ^.

La pensée ne s'étend pas autant dans deux dessins d'Albert Durer, que nous fait connaître également lady Eastlake; ils n'offrent plus aucune allusion ni à une vision quelconque, ni à la sainte Messe; ils sont conçus, au contraire, dans le sentiment d'un réalisme grossier; et si ce n'étaient les plaies des pieds et des mains, on dirait qu'ils demeurent dans la classe

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