‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 31 sur 216 · îton, tkrit. de Dieu · texte numérisé non relu

îton, tkrit. de Dieu

1 Le P. Jonbert, Corola ratftonmi, aureob» radians; Tabbé Bidonard , 1758, Auréola nhudUur corana.

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Saints privilégiés ^. Il ne s'occupe aucunement des images sensibles par lesquelles on peut les représenter : cette tâche nous demeure donc tout entière, et il nous appartient de déterminer de notre mieux les figures iconographiques qui peuvent répondre à ses figures de langage. Le nimbe étant la couronne spéciale commune à tous les Saints, il semble que l'auréole propre aux Martyrs, aux Vierges et aux Docteurs, serait convenablement représentée, sur la tête, par une autre petite couronne moindre de dimension que le nimbe ; elle demeurerait distincte de celuici , et pourrait être formée par un rayonnement concentrique ou élevé horizontalement, le nimbe copservant la situation perpendiculaire. On comprend, dans tous les cas, que ce nouvel ornement de la tête n'est nullement l'auréole dont nous avons entrepris de parler comme destinée à envelopper le corps tout entier. Un terme cependant nous était nécessaire pour exprimer la chose : celui d'amomfe symbolique est toujours insuffisant, et souvent impropre, l'attribut iconographique dont il s'agit prenant aussi la forme circulaire et d'autres encore ; celui de vessica piscù , vessie de poisson, dont se sont servis les Italiens, devrait être rejeté pour les mêmes motifs, quand il ne le serait pas pour sa trivialité.

Dans tous les genres de connaissances, des études plus approfondies exigent une précision correspondante de langage; pour l'obtenir, il faut ou recourir à des mots nouveaux, ou détourner des expressions d'un sens trop vague où elles sont peu utiles, et les fixer dans le sens où des distinctions motivées en font véritablement sentir le besoin. Le progrès contemporain de l'archéologie chrétienne a eu pour efiet de nous oflrir le mot d*auréole^ déjà employé dans le sens où nous nous en servons, et nous l'acceptons avec d'autant moins de scrupule que, dans celui de l'Académie, il n'est qu'une redondance, le terme de nimbe étant suffisant. D'ailleurs saint Thomas vient à l'appui des archéologues modernes : outre la signification dans laquelle il emploie ordinairement le mot aureêla^ il lui en reconnaît une autre : Et ipsa gloria corpori$^ dit-il, interdum auréola nomtnatur, La gloire extérieure du corps , c'est-à-dire l'éclat lumineux qui l'environne, reçoit donc aussi de lui le nom d'auréole.

Il est facile de saisir l'enchaînement des idées. L'auréole, dans son principe, est un diminutif de la couronne d'or qui ceint la tête des rois; ^expression s'est généralisée, dans le sens de tout ce qui ceint et qui entoure, à l'effet d'honorer et de rendre gloire, dans l'ordre moral et au figuré principalement; et c'est comme issue de cet ordre invisible et destinée à l'exprimer visiblement, que Tauréole employée dans Tico-

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