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symboles des cataoombes, figure encore le paon, comme emblème d'immortalité : mais celui-ci a des formes particulières, tandis que, dans les autres cas, les formes demeurent tellement élémentaires qu'elles peuvent difficilement servir de base à aucune distinction. Cependant s'il n'est pas toujours possible de distinguer l'espèce de Toîseau, il est certaines données qui permettent de le faire quelquefois avec certitude. Nous avions cru que, dans les monuments primitifs, le Saint-Esprit lui-même n'était que rarement représenté au moyen de la colombe; la crypte de Lucine , dans la scène du baptême de Notre-Seigneur , nous en offrait cependant un exemple de la première période ^ ; il est à croire, au contraire , qu'il faut rapporter à une époque notablement postérieure la colombe reposant sur uu siège pontifical, qui parait bien représenter aussi le Saint-Esprit et sa divine assistance ^. Quoi qu'il en soit, une inscription trouvée en Afrique près de Cherchell , publiée par M. Renier dans ses Inscriptions de V Algérie^ reproduite par M. de Rossi^ et présumée par lui antérieure à Constantin , est venue mieux nous éclairer.
L'image d'un oiseau rapprochée de ces mois : Spiritu <anc(o, dans ces vers :
Salvete fratres puro corde et simplici ,
Evelpius vos (saluUt) satos Spiritu saacto,
prouve que, dans le grand nombre d'images semblables , il peut s'en trouver beaucoup qui aient été comprises plus ou moins dans le même sens, comme signe hiéroglyphique du Saint-Esprit et pour exprimer l'existence nouvelle des chrétiens régénérés par le Saint-Esprit. Le sens le plus ordinaire, néanmoins, c'est que les Âmes des fidèles ainsi régénérées et pénétrées du souffle sanctificateur, devenues en quelque sorte d'autres esprits saints , spiriti santi , comme on les appelle dans le plus ancien
Face de l*autei de Vaison (Vaucluse).
style épigraphique ^ , sont elles-mêmes représentées sous Timage de la colombe; nous devons encore à M. de Rossi la connaissance d'une ins-
1. De Rossi, Roma soft, T. I, lav. xiv. S. Bosio, Roma solL, p. 3^7.