DE LA TÊTB COUVERTE 00 DÉCOUVERTE
Tout homme qui prie, selon saint Paul, la téta couverte, fait hqnteà son chef; au contrairei toute femme qui prie sans avoir de voile sur la téta, fait honte à son chef ^. Ces prescriptions du grand Apôtre témoignent, do moins, de l'importance que Toa peut attacher à la tête couverte ou découverte, comme signe symbolique.
Il ne nous semble pas, toutefois, que Ton se soit tout d'abord invariablement filé, dans l'iconographie chrétienne, sur la valeur et la signification du voile, ou du moins sur celle de son agencement, chez les femmes. Le voile étant le signe delà modestie, on pourrait s'étonner qu'il ne soit pas toujours modestement étendu sur la tête des Orantes, celles-ci se rapportant au type de la Vierge chrétienne, alors même qu'elles représentent l'Eglise, la sainte Vierge ou les âmes de quelque chrétien pris en particulier. Il arrive, au contraire, spécialement dans les monuments du m* et du iv* siècle, que le voile est fréquemment arrangé avec art, pour former, en se mêlant aux cheveux, une coiffure tout ornementale; il en est ainsi de certaines. figures de la sainte Vierge, représentée au milieu des Mages, à tel point que le voile même disparaît quelquefois, et qu'il ne reste que les cheveux montés avec plus ou moins d*apprét. N'est-ce pas qu'on attachait à ces sortes de coiffures une idée de dignité prise dans les usages du milieu social où vivaient les chrétiens du m» et du i\^ siècle, idée analogue à celle que l'Usage de la couronne prinq^ère devait exprimer pins tard ? Quoi quil en soit, il nous semblerait entrevoir une succession de périodes qui se seraient ainsi suivies : d'abord le voile aurait été jeté