Voir ci-deuat, page 83, où nous Tavons reproduit
la Renaissance, que cet insigne, quoique commun par sa nature à beaucoup d'autres, a été attribué avec une fi&ité et une persévérance tout exceptionnelles. Il lui a été donné sous toutes les formes» caria petite tonsure du devant de la tête, tout entachée qu'elle ait pu parattre du souvenir de son plus mortel adversaire, Simon le Magicien , et d'une idée de relâchement, a fini par prévaloir, en Angleterre spécialement, où elle avait été l'objet de si vives censures ; et chez nous, au .xei<^ siècle, elle fut presque seule usitée. Dans la mosaïque de Sainte-Harie in Transtevere, à Rome, due au pape Innocent II, c'est-à-dire exécutée vers le milieu de ce siècle, il conserve, au contraire, la forme de tonsure que nous avons appelée la première, tandis que saint Céleslin, un autre saint pape,* saint Laurent et un autre personnage encore, portent tous, sur le devant de la tête, la petite tonsure rasée.
Outre ces différentes formes de la couronne cléricale, qui lui sont communes avec tous ceux qui ont droit de la porter, il en est d'autres qui lui sont réservées uniquement : par exemple^ les couronnes multiples, formées par la coupe des cheveux à plusieurs étages, que nous devons réserver en conséquence pour son iconographie particulière ^
Les autres Apôtres ont droit à la couronne cléricale sous ses autres formes ; mais, en fait , elle ne leur a été que rarement attribuée dans les monuments figurés, où il arrive fréquemment, au contraire, que saint Pierre se distingue seul au milieu d'eux par cette attribution. A qui, après lui, on la voit le plus constamment, c'est aux saints diacres, martyr^, . saint Etienne et saint Laurent. Hors de là, elle est ensuite trop inégalement distribuée pour que nous puissions constater aucune règle dans son emploi, relativement à tous ceux qui ont droit de la porter, c'est-àdire à tous ceux qui sont engagés dans les ordres sacrés.