Rosini , Storia deUa PUt UêI., T. I, p
DISPOSITIONS SnBOLIQDGS. flS
sigDiflcatioD plus absolue, il esta propos de s'en servir pourétablirl'ordre Téritablçmeot hiérarcbiqae, et de placer toujours saint Pierre à droite, saint Pau) k gaucbe, comme on le fait maintenant dans les publications émanées de la cour romaine, & l'exceplion du sceau des bulles où s'est conservée l'antique disposition.
Ces réflexions ne doivent apporter aucun préjudice aux patrons locaux, et ne sauraient empêcher d'accorder légitimeiaeDt Il première place au patron principal, dans tous les genres de dispositions. Cependant, lorsque l'ordre biérarchique est bien constuit,negerait-ilpasprérér&bledechercherà l'établir dans toute composition, sans porter préjudice à l'ordre des pdfkonnagea ? La combinaison des deux ordres de haut en bas, du centre aux extrémités, fournit des moyens de tout concilier, et l'on peut s
indiquer l'intention d'élrfver un person- Sce»n d-Booorioi ni.
nage dans une catégorie à part, à peu près
comme un prince peut assister à une action sans y présider, et montrer cependant qu'il est prince.
Selon l'ordre de préséance, la place d'honneur est la droite ; mais c'est an honneur qui peut facilement être cédé, et la. gaucbe est elle-même très-honorable, car le plus grand honneur c'estd'étre rapprocbédu trâne: ' tnÏDe qui, dans l'icpnographie chrétienne, appartient toujours au Roi des rois, quel que soit celui qui l'occupe en son ,aom. Dans un ordre d'idées loutdifférent, bien qu'il parte d'un principe commun, ladroite et la gaucbe se présentent, non plus comme une question de plus ou moins, mais comme ayantentre elles une op[>03ition radicale : à la droite le bien, à la gantée le mal; d'un câté l'élection, del'autre la réprobation. Quelquefois l'élection sera d'une part, san3que,derautre, la pensée aille jusqu'à la réprobation : comme il arrive pour les filsdeJosepb,lorsque Jacob croise les maÎDs pour poser la droite sur la tête d'Epbraïm qui était à gauche comme le cadet, et témoigner, par cette prét^rence,qu'iilui accorde cependant les privilèges de la primogéniture. Nous saisissons cette circonstance pour faire remarquer que la préférence qui s'attache à la droite repose tellemegisur l'inégalité deS deux mains, qu'il suffît de transporter, par un mo4bment, la main préférée du cAté quilui estopposé, pour remettre en foveur celui qui s'y trouve.
Rien de plus distinct d'ailleurs que ces deux ordres d'idées: le plus ou
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moins d'honneur accordé à ceux qui se tiennent attachés au. centre d'unité ; l'opposition entre ceux qui s'y attachent et ceux qui s'en éloignent. Être rapproché du centre d'unité, à des degrés divers, ou siéger avec celui qui Toccupe, comme faisant partie de la cour s'il est roi, comme prenant sa part du festin s'il est le roi delà table, comme membre du tribunal s'il est juge, de quelque côté que l'on se trouve, à quelque distance même que l'on soit reporté de lui, par le. rang hiérarchique de ceux qui participent à la même faveur : c'est toujours^en tendu en bien. Venir i Jésus, de quelque part qu'on lui vienne, de Jérusalem ou de Bethléem, de l'Oient ou de l'Occident ; être avec lui au pied de sa croix, avec la sainte Vierge à droite, avee le disciple bien-aimé à gauche, avec le groupe tout entier des anciens amis^comprenant Marie, saint Jean et les saintes femmes d'un côté, avec le groupe des nouveaux convertis, comprenant le cerfturion et ses soldats qui l'accls^tient de l'autre, comme on le remarque dans toute une série de monuments : c'est toujours être avec lui.
Venir ou s'en aller, être appelé ou être écarté : voilà sur quoi repose toute la seconde série de distinctions. L'on vient parla droite, Ton s'en va par la gauche ; le bon larron se retourne vers«f ésus à droite , le mauvais larron s'en détourne à gauche; TÉglise vient à droite, la Synagogue s'en va à gauche ; les élus sont appelés à droite, les réprouvés sont repoussés à gauche.
Cette différence entre lesdeux ordres d'idées, serait toujours facile à saisir si les personnages étaient toujours mis en mouvement; mais, dans beaucoup de compositfons, ils sont immobiles : il faut alors pénétrer dans la pensée intime du sujet, pour savoir si le fait d'être à gauche doit s'entendre en mauvaise part. On n'est pas assuré de n'avoir'jamais à demeurer indécis, si l'on observe; mais il est toujours facile, si l'on exécute, de s'exprimer avec une clarté qui ne laisse pas d'incertitude,, car il suffit de la p1u5 légère inflexion dans un geste qwi repousse ou dans une tête qui se détourne , pour avertir l'observateur.
Vin.