BiêMm SArtsk.. 1865, p
l.l«iUh.,wï. 15; Marc, Y, 38; Luc. ii. l3;JoBn., W.h.
S' D« HoHi, Roma vtU , T. 11, pi. uv, jet, ivi, inn.
iS4 GCIDB DE l'art GHRÉTIBN.
gneau, dans les mosaïques qui régnent au-dessus de Tare triomphal , à Saint-Cosme-e(-Saint-Damien de Rome, puis à Sainte-Praxède ; mais il est rare que Ton affronte d'une manière aussi saillante l'irrégularité symétrique de ce nombre, et plus tard, dans les représentations qui ont plus directement l'Apocalypse pour objet, les emblèmes septénaires n'apparaissent ordinairement qu'en des conditions accessoires.
Les sept dons du Saint-Esprit, représentés plus tard par autant de colombes, dans diverses compositions du moyen âge, s'agencent mieux autour du Sauveur, parce que Tun de ces emblèmes célestes plane au-dessus de Jésus, ou de sa sainte Mère, quand il est enfant et qu'elle le tient dans ses bras^
Le nombre huit est celui des membres de la famille de Noé sauvés du déluge, celui des béatitudes. Son importance tient surtout à ses rapports avec le nombre sept, comme exprimant un retour périodique ou rhythmique, au même temps, à la même mesure, quand on compte huit jours pour la semaine, et un octave dans la musique; mais nous ne voyons pas qu'il apparaisse, à ce titre, dans les représentations figurées où il est employé principalement, comme nous allons le voir, à raison de sa commodité comme nombre pair.
Le nombre neuf ne s'applique guère qu'aux hiérarchies célestes, auxquelles il convient spécialement comme cube du nombre trois. M.Didron a publié^ une miniature italienne de la tin du xm* siècle, où, pour représenter la création des Anges, on a mis, en présence du Créateur, neuf groupes formés chacun de trois petites têtes portées sur de grandes ailes : comme si on avait voulu fixer l'attention sur le mystère de ce nombre trois et de ses multiples, autant que sur le nombre neuf qui en est formé. Dans cette composition, il n'y avait à rechercher d'ailleurs aucune dispobition symétrique. Comme essai, pour combiner une semblable exigence avec la représentation des neuf chœurs angéiiques, on peut citer un petit tableau italien du \i\^ siècle 3, représentant le Couronnement de la Vierge. Les huit premiers chœurs étant représentés chacun par deux Anges et groupés sur quatre rangées parallèles de chaque côté du tableau, le neuvième , celui des Anges proprement dits, est mis en quelque sorte hors de compte, ou plutôt compté à part et représenté par quatre Anges qui sonnent de la trompette. Non-seulement on voit par là combien les
1. Ribl. Dat. 6S29. Voir page précédente, d*après Didron, HitU de Dieu, p. i88.
2. Id., p 246. Nous reproduirons eette miniature dans l'un des tomes sniTanla.