ÉTUDE IV
DBS Images de dieu ; images naturelles.
Dieu est insaisissable , parce qu'il* est immense, incompréhensible, parce qu'il est infiniment au-dessus de toute intelligence créée ; il est partout, il remplit tout , et c'est pourquoi nulle part nous ne savons distinguer sa présence ; aucune idée humaine ne s'élève jusqu'à son essence , aucun nom ne peut exprimer ce qu*il est, aucune image ne saurait le représenter.
n nous a créés cependant nous-mêmes à son image : en lui nous avons l'être, le mouvement et la vie. Il nous a faits capables de le connaître, et il réclame notre amour; c'est seulement f>ar ta connaissance portée jusqu'à la vision béatifique, par son amour porté jusqu'au plus parfait abandon de nous-mêmes, que nous pouvons trouver notre félicité, notre, repos et notre fin.
Un esprit qui n'a pas de corps ne peut pas être représenté sous des formes sensibles, sinon par voies de comparaison. Cette comparaison est possible entre les clioses créées, parce qu'il y a entre elles une certaine correspondance et une certaine proportion : entre Dieu et les- choses visibles ou invisibles, il n'y a pas de proportion ^ Cependant, ayant
1. Angélus vero et anima et dœmonei licet eorporeum eratsumque nihil admbtant iuapie fiOMn ftolura fiçurantur, et eircumteribuntur.,.. et vero Dei natura soie circunuertpta non ^. (Joan. Dainatc, Oratio apologetica m adversus eus qui Mcras imagines abjiciuut. xxiv.)
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besoin de désigner Dieu, ayant besoin de parler de lui, nous nous servons d'expressions impropres et insuffisantes, et ces expressions ont de la justesse par cela même que nous les reconnaissons comme n'exprimant pas tout ce qu'elles devraient exprimer, que nous nous en servons avec .l'intention d'accorder à Dieu tout ce qui lui appartient sans que nous puissions le savoir, tout ce que nous savons de lui sans pouvoir le dire.
Corps et âme, comme nous le sommes, nous vivons tout à la fois de la vie intellectuelle et de la vie des sens, et nous avons besoin de voir ou de nous représenter les choses sous des formes sensibles, pour fixer notre pensée sur elles. Dieu lui-même, si absolument incorporel qu'il soit et que nous le reconnaissions, ne pourrait suffisamment fixer notre attention, si nous n'attachions nos pensées ou nos regards sur des figures sensibles, qui directement ou indirectement nous ramènent à lui. Nous ne le voyons pas, mais nous voyons ses œuvres, nous voyons ses opérations. Ce qu'il fait, ce n'est paslui, mais quelque chose qui nous dit et son action et sa présence; tous les mouvements de la nature, la vue de tous les êtres créés, leurs perfections, leurs harmonies devraient nous le rappeler, "fout ce que nous faisons, il le fait avec nous, ne nous laissant que la responsabilité du mal que nous y pouvons mettre et qui n'appartient qu'à nous seuls. Partout où nous sommes, il y est avec nous, et nous ne pouvons rien sans lui ; mais son action et sa présence se confondent, à nos yeux, avec celles des agents créés; notre attention se trouble et se distrait, et nous voyons ses œuvres sans penser à lui. En dehors des lois ordinaires de la nature, le miracle, où il agitd'une manière inaccoutumée et plusdirecte, est fait pour ramener à lui nos pensées tout entières.
La vue du ciel, dans le cours journalier des choses, est faite encore pour nous le rappeler, soit que l'pn considère cette immensité céleste que Dieu remplit par-delà l'étroit espace où se passe notre vie, soit qu'il s'offre à . nous comme la demeure suprême où Dieu manifeste sa gloire et nous appelle au bonheur par la possession de lui-même. Montrer le ciel est une manière de désigner Dieu lui-même ; nommer le ciel , une manière de le nommer.
Dieu se prêtant plus immédiatement aux besoins de notre nature, daigne aussi adopter au milieu de nous certains lieux pour y habiter par rapport à nous d'une manière spéciale; il y fait sentir sa présence par une plus vive action sur les âmes, et il s'y tient prêt à écouter plus favorablement nos prières; dès le commencement, il a institué des rites sacrés pour séparer ces lieux du rang des choses profanes , soit qu'il les ait désignés lui-même par une manifestation directe, soit qu'il les ait laissés au choix
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de ses miftistres, et par la consécration, le temple devient si véritablement sa demeure, qu'on ne doit plus voir le temple sans penser à Dieu, entrer dans le temple sails s'adresser à Dieu.
Mais si les merveilles de la nature sont trop habituelles, les miracles sont trop rares, et, s'ils cessaient de l'être, ils cesseraient de frapper ; on se familiarise avec la vue du ciel ; facilement le temple paraîtra inhabité si rien n'y fixe les regards sur celui qui Thabite; et tel est sur nous Tempire* des sens, qu'il est peu d'hommes capables d'élever leur esprit vers Dieu, de le faire du moins avec assez de constance t j^ls ne sont aidés extérieurement par quelque moyen.
L'idolâtrie s'adresse à un besoin véritable de notre nature ; mai»Ioin de satisfaire ce besoin en lui donnant Dieu pour objet, elle l'en détourne, elle corrompt ses voies, et, par la pire des corruptions, elle mène l'homme à la pire des abjections.
Voulant un Dieu qui se sente et qui se voie, les hommes se sont pris àdiTJnisei'^ous lesagentsde la nature oii ils ont aperçu quelque puissance, quelque ressort inconnu : ils ont ainsi multiplié les dieux, ils s'en sont fait des images qui ne répondaient en rien à la dignité, à la majesté, i la sainteté, à toutes les prérogatives du vrai Dieu, et les démons se sont emparés de ces images pour se faire adorer à sa place.
Lorsque, dans cette situation, Dieu se choisit un peuple pour y conserver son culte au milieu des abominations qui désolaient le reste de la terre, il lui défendit expressément de se faire aucune image, même avec la pensée de s'en servir pour le représenter et Tadorer lui-même. Il savait trop bien cependant que le peuple juif avait. autant et plus qu'aucun autre le besoin d'être fixé à lui par des moyens sensibles : en conséquence, pour se
attacher et le retenir, il multiplia en sa faveur les signes et les prodiges, e* 6t tout pour lui inculquer la pensée d'un Dieu toujours présont, nonseuleraentpour suiTeiller nos actions et les juger un jour, mais pour être toujours prêt à intervenir au milieu de nous, comme l'un d'entre nous. On ne le voit pas, et malheur à celui qui essaie de prendre pour Dieu quelque chose qui se voie : on le voit pas, mais il se manifeste et se fait entendre aux Patriarches et aux Prophètes. Les Israélites combattent, il "ombat avec eux, ou c'est lui qui dirige le bras qui les frappe *.
Yousbâtissez : il prend avec vous la pierre, et la pose comme fondement Ue l'édifice, et malheur à votre ouvrage s'il n'y met pas la main ; vous semez.
^ Il n'eat pas de notre sujet d*entrer dans la question délicate da mode de faction divine,
lis dire comment Dieu se manifeste, comment il se fait entendre, comment il frappe au moyen
de sei agents créés. Nous prenons ces termes dans le sens où la sainte Ecriture les emploie,
c^comoie pouvant donner lieu à des figures iconographiques correspondantes. Seulement,
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il est là qui arrose; mais, encore une fois , il le fait par des VQi»s dont le secret vous échappe: ce sont, disons-nous, les lois de la nature, et on n*y prend pas garde, tant elles sont continues. Pout le peuple israélite, Dieu fait tomber directement du ciel la nourriture qui entretient sa vie ; d'une nuée, il lui fait une tente et un flambeau, et il Ini dicte jusqu'aux règlements de sa vie civile ; et si quelqu'un peut douter que ce soit lui, qu*il voie plutôt comme Dieu illumine sa montagne de splendeurs inconnues t
Ces manifestations de Taclion divine, oii Dieu se montre ce qu'il est, toujours le premier acteur dans le drame de notre vie , ces manifestations,
faites pour laisser un souvenir éternel, n'étaient pas destinées à se prolongersans fin. Le Seigneur avait cependant résoludelaisserau peuple choisi un signe incessant de son assistance continuelle : ce signe fut le propitiatoire de TArche d'alliance. L'Arche d'alliance en elle-même était un coffre précieux , un reliquaire renfermant les témoignages les plus saisissants de l'intervention de Dieu pour le gouvernement et la protection de son peuple y mais Dieu, par ce monument, ne voulait pas seulement rappeler les merveilles du passé, il voulait qu'il fût dit toujours et à l'heure même: a II est là!...»
Le couvercle de l'arche était une plaque d'or ; on n'y voyait rien qui eût forme, pas un ornement, pas un relief, pas une ciselure, rien que le poli de l'or le plus pur ; rien qui fût l'image de Dieu, mais Dieu était là. L'or lui-^même n'était nullement réputé son image , mais tout au plus le support, le piédestal mystérieux de sa divinité inimaginable. Sur ce couvercle, sur cette plaque d'or, étaient deux images de chérubins en adoration ; on ne pouvait les prendre pour des images de Dieu , puisqu'ils étaienten adoration devant lui; Dieu était dans l'espace embrassé par leurs ailes, ou plutôt assis sur leurs ailes qui lui servaient de trône {qui sedes super cherubtm)] on savait où se tourner pour se tourner vers
nous croyons utile de faire sentir qu'il n'agit pas aussi directement quand on peut dire qu'il frappe, qu'il le fait quand ou dit qu*il se manifeste. Nous aimons mieux dire qu'il dirige nu coup qui nous frappe que de dire qu*il le frappe, parce que le coup en lui-mê;ne est un mal, tandis que la direction que Dieu lui donne est un bten. £lle rend le mal profitable même à celui qui en est atteint s'il n'en refuse pas le bienfait, la miséricorde y prenant autant de part que la justice. En conséquence, nous n'aimons pas ces images, — on en rencontre quelques-unes dans les miniatures du moyen âge, — où Dieu apparaît comme portant lui-même à^ la main les armes qui doivent atteindre le coupable, une épée, un arc, des flèches. Nous ne les aimons pas; cependant, comme elles traduisent presque littéralement certains modes de parler, employés dans la sainte Écriture, nous ne nous sentons pas en droit de les condam- ' ner absolument- *
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lui, oîi diriger ses yeux pour les diriger ver* lui, où tendre les mains pour les tendre vers lui; mais rien à voir, rien à toucher, rien à sentir, pas un soaffle, pas une lueur.
II n'était môme pas nécessaire que l'adorateur du vrai Dieu mesurât de son regard cet espace ^acré ou Dieu habitait d'une manière ineffable : la suprême sagesse nous a laissé entrevoir quelques-uns des motifs à raison desquels, comme figure des grâces promises, et comme répondant à la situation présente, TArche d'alliance et le propitiatoire demeuraient voilés dans les profondeurs du Saint des Saints : il sufiSsait au fidèle de savoir quels ils étaient, où ils étaient ; et, destinés à élever l'âme audessus des sens par le langage des figures, ils pouvaient remplir cet office, rien qu'en attirant les regards sur le tabernacle qui les renferma d'abord et sur le temple somptueux qui les contint dans la suite. Au loin encore, sur la terre de l'exil, Daniel savait qu'il dirigeait mieux sa prière en se tournant vers 1^ lieux, alors désolés, où Dieu avait autrefois établi son sanctuaire.
DKS FIGtRBS DE LANGAGE, ET DBS MANIFESTATIONS MÉTAPHORIQUES.
Tant que l'idolâtrie demeura un danger. Dieu maintint la défense de peindre ou de sculpter aucune figure sensible , comme image de la divinité .mais il n'interdit jamais les figures de langage, et il nedédaigna pas de s'en servir lui-même, pour dire à des oreilles humaines ce qu'elles pouvaient entendre de lui et de son action divine. Toutes ces figures se rapportent à notre manière de sentir, de voir et d'agir, comme si Dieu avait un corps semblable aux nôtres, et s'il était pourvu de tous les organes qu'il nous a donnés. La sainte Ecriture parle continuellement de lui comme s'il avait une bouche, des yeux, des oreilles et des mains: tant il est conforme aux procédés légitimes de notre intelligence, de saisir les choses purement spirituelles, au moyen de leur correspondance avec les choses corporelles.
L'iiomme étant le seul être au monde qui pense sous une forme sensible, il est dans l'ordre que tout ce qui pense revête ses formes extérieures quand il est besoin de lui en attribuer.
Toute puissance créée ou incréée trouve cependant son image dans les choses qui, physiquement, sont puissantes: la vie, la volonté, l'amour dans les substances spirituelles, peuvent être représentés par les créatures auxquelles Dieu a donné de vivre, de vouloir, d'aimer dans un corps, l^ soleil est une magnifique image de la puissance de Dieu, — lesabéisme trouve en ceci son explication, sinon son excuse,— et lorsque nos pères ren-
daient un culte auK chênes de leurs grandes forêts, s*ils étaient insensés ou coupables, ce n'était pas qu'il ne se trouvât, entre la vie de cette noble créature et celui qui se glorifie de l'avoir faite^ de réelles corrélations.
Les animaux, par les sentiments elles affections dont ils sont capables, et surtout par les organes qui se rapportent à leur façon de sentir et d'aimer, ont des titres particuliers pour représenter à certains égard les êtres plus élevés: jusqu'à Dieu lui-même , considéré dans quelques-uns de ses attributs; d'autant plus que ces facultés et ces organes leur donnent, dans un degré inférieur, quelque conformité avec nous, pourvu que la similitude ne tienne pas trop de ces rapprochements superficiels qui semblent comme une grossière parodie et font naître l'idée de la dégradation.
Dans le langage des figures, faisant un pas de plus, on attribue aux êtres sans rai:>on les inflexions et les mouvements qu*ils seraient supposés pouvoir prendre, si, conformés comme ife le sont, ils étaient animés d'une âme comme la nôtre; leur œil s'éclaire, leur visage prend une physionomie comme s'ils pouvaient, à notre exemple, connaître ce qu'ils aiment et raisonner ce qu'ils font, et alors il arrive que, par l'emploi de leurs organes, on dit plus qu'en se servant d'une figure rigoureusement humaine. A cette image vivante de la pensée, on ajoute l'idée de quelque chose qui dépasse les facultés de l'homme: les muscles puissants du lion, lesailesdel'aigle donnent l'idéed'une force que l'homme n'a pas, d'une agt-
iitéquilul manque, d'une élévation qu'il ne peut atteindre. Dansla vision d'Ezéchiel, ces images sontappliquées aux opérations divines, tout autant qu'aux esprits célestes qui leur servent d'instruments, avant de l'être aux écrivains évangr listes, qu'ils représentaient cependant aussi, dès lors/ d'une manière prophétique.
L'emploi des figures n'est pas un raffinement de langage, il est dans la nature ; nulle part, il ne se produit avec plus d'abon4,ance que chez les peuples primitifs. Il ne doit pas non plus être livré à tous les vents de la fantaisie individuelle : il se fixe par l'usage, et, une fois fixé, il fait partie de la langue. Prises en bonne ou en mauvaise part, on se sert des figures dans l'acception reçue, sous peine de n'être pas compris ou de confondre les idées en même temps que les mois, et Dieu lui-même, quand il nous parle, se sert de notre langue.
Il lui a plu aussi de se manifester quelquefois sous des formes apparentes; et c'est encore conformément à ce double ordre d'idées : — des correspondances naturelles etdes conventions de langage — qu'il a choisi les figures destinées alors à le représenter. Daniel le vit sous la figure d'un magnifique vieillard, et il n'eU personne qui aussitôt ne comprenne la correiation de cette image avec l'éternité de l'Être qui a précédé tous les
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temps. Le Saint-Esprit s'est rendu visible sous la figure d'une colombe, cest à-dire d*UD emblème qui, rappelant par ses ailes les esprits que n'appesantit jamais le poids du corps, exprime aussi la pensée du plus pur amour.
Des figures de langage, il n'y a qu'un pas pour arriver aux représentations figurées. Ce pas cependant ne fut pas Franchi sous l'empire de l'ancienoe loi, quant aux figures de nature à représenter Dieu, et l'art alors fat astreint à plus de réserve encore, puisqu'il s'interdit même de fixer les figures sous lesquelles Dieu s'était manifesté; mais lorsque les resiriclions mosaïques eurent cessé par l'accomplissement de la Nou* velle-Âlliance, ces manifestations durent naturellement reprendre tous les droits qu'elles avaient à une traduction par les procédés de l'art.
Dans la plénitude des temps, le Fils de Dieu s'étant fait homme, ses contemporains l'ont vu, l'ont entendu, ont pu le toucher; et en le voyant, ils ont vu Dieu, non pas dans sa naturedivine, mais dans la réalité d'une nature humaine personnellement unie à la divinité. En cela, plus de fiction, plus de tigure métaphorique : telle est l'adorable réalité d'un mystère ineffable, incompréhensible dans ses profondeurs, éclatant de vérité dans ses manifestations.
L'incarnation répond à tout, du côté de Dieu comme du côté de l'homme. La justice de Dieu est satisfaite, sa miséricorde surabonde , • l'homme est sauvé, lËglise est fondée, la société se relève, et, par l'etfel de la condesct'udance divine, le chrétien peut légitimement faire ce que les Juifs autrefois demandaient à Aaron : Foc nobisdeosqui nos prœcédant) < et adorer un Dieu qu'il punisse voir. Fortifié contre ses penchants par une plénitude de grâces, pour lui la confusion n'est plus possible: Il ne sera plus exposé à rendre à la créature l'hommage réservé au seul Créateur, à prendre pour le Dit^u vivant l'imparfaite image de quel- *ques-UDsde ses attributs. Il n'est pas parmi nous d'enfant élevé en chrétien, qui n'ait des idé s justes de Dieu; nous necomprenonspasDieu, mais nous savons qu'il est au-dessus de toute compréhension ; et à qui nous den.anderait aujourd'hui comment nous osons donner un corps à Dieu qui est invisible, nous répondrions : « Comment osez-vous en parler, car il est incompréhensible?» C'est surtout quand il s'agit de Dieu qu'il importe de nous le rappeler : la peinture manque son but, toutes les fois que ses images ne nous reportent pas vers des figures que nous ne voyous pas.
Vis-à-vis du chrétien, les prohibitions de l'ancienne loi devinrent aussitôt sans objet et tombèrent comme une lettre morte; et si ce n'eût été la crainte d'un scandale delà part encore des Juifs que l'on voulait conquérir à la foi, d'un malentendu de la part des païens qui auraient inter-