‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 82 sur 216 · Geo., xvm, 1, 1 ; Didran, Hitl {iwn.) de StM, p · texte numérisé non relu

Geo., xvm, 1, 1 ; Didran, Hitl {iwn.) de StM, p

rencontcé Tun des premiers exemples^, fourni par une miniaturodu beau m^mscTit de» Emblemaia Biblica {BïbWoih. nat. lat. 11560), au commen* cernent du livre d'Ezéchiel. Jusqu'alors la voix du Père, qui ^e Rtentendre dans cette circonstance , n'avait été rappelée que par la main divine , ou seulement par un rayonnement, quelquefois par un simple arc de cercle teinté d'azur. Quatre Anges dans le ciel forment la cour céleste; la composition cependant n'est pas complète, car le Saint-Esprit n'y paraît pas.

Dans ce même manuscrit, le Père céleste est fréquemment représenté. Au psaume Benedixistiy Domine^ terram /uom, au-dessus d'une scène de la Nativité, on le voit couronné lui-même et bénissant, au-dessus d'un Christ dans la gloire (p. 68 bis) ; plus loin (p. i26), au-dessus de saint Pierre et saint Paul réveillant un religieux endormi.

Toutes ces figures sont d'un âge mûr, et conformes aux traits du Christ lui-même; le moment cependant est venu d'apprendre quand et comment a commencé à s'introduire dans l'art chrétien le type du Père éternel, qui a fini par prévaloir uniquement.

l'ancien des jours.

Ce fut comme développement de l'idée de la paternité divine, plutôt qu'avec la pensée de rendre l'éternité de l'Ancien des jours, que l'on commença à vieillir les figures de Dieu. Dès lexu^ siècle; pour justifier cette observation, Ton peut citer la Descente de croix, des grottes de l^Egerstein, en Westphalie , taillée dans la roche vive, où Dieu le Père vient recueillir l'âme de son divin Fils. La miniature de la bioliothèque du Vatican *, que nous reproduisons, et dont Texéculion ne doit pas être de beaucoup postérieure*, nous offre une figure de Dieu le Père manifestement plus vieillie encore, comparativement à celle du Sauveur aitacbé à la croix. Nous y voyons, en effet, l'un des plus anciens exemples de cette manière de représenter la sainte Trinité, ou plutôt les trois mys- ^res fondamentaux de notre religion : de telle sorte que la croix où le Fils est attaché soit soutenue par le Père, et que le Saint-Esprit plane entre les deux, sur le sein du Père. Les vitraux de Saint-Denis, dus à

1- Fonter, MonumenU de la Sculpture en Allemagne, T. I, p. ii. 1 Le manoterit estno Nouveau Testament qui porte le n<> 39. Ou remarquera que, dans Mie miniature. Dieu le Père porte ua nimbe très^orné, mais non pas le nimbe crucifère, et

<|tt*il a les pieds chaussés.

GUIDE DB l'art CHRÉTIEN.

Suger, offrent une composition analogue» oii la croix repose sur le char d'Aoïinadab pour représenter KEglise; mais le S^int-Esprit ne s'y vuit

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