‹ Guide de l'art chrétien (volume 2)Chapitre 87 sur 216 · I. Anaatti arehiologiqii't, T. X. p · texte numérisé non relu

I. Anaatti arehiologiqii't, T. X. p

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même faire un geste de commandepieot, et en dehors de lui les choses se font. Cimabué, dans les peintures dont les derniers vestiges achèvent chaque jour de disparaître, à Assise, avait aussi suspendu Dieu dans une auréole, du milieu de laquelle il étend la main sur le monde naissant. Au contraire, dans les bas-reliefs d'Orvieto, Dieu a posé le pied sur la terre; il s'y promène déjà, escorté des Anges qui sourient à ses œuvres, et, luimême, il bénit avec complaisance chacune des nouvelles créatures qui. par séries, se présentent vivantes devant lui.

Au Campo Santo de Pise, dans la fresque qui porte le nom de BulTalmaco.— sur l'autorité très-contestable de Vasari,bien que Pierre d'Orvieto en soit plus probablt^ment Tauteur,— le Dieu créateur se présente sous une forme plus originale : posé en face, de taille gigantesque, il embrasse, sur sa poitrine, tous les mondes représentés par une vaste sphère divisée en zones concentriques. L'idée est grandiose, et, nonobstant une exécution faible, il en demeure une forte impression *.

Quand, sur la fin du sixième jour, Dieu voulut couronner son ouvrage et créer l'homme, la sainte Écriture ne se contente plus de le faire parler : c'est alors qu'elle lui fait mettre véritablement la main à l'œuvre. En pareille circonstance, si Dieu reste trop impassible dans sa gloire, l'artiste a laissé échapper une fleur de poésie. Aucun soin n'est de trop quand il faut témoigner de la perfection avec laquelle il i)lut au Créateur de façonner cette nature humaine, destinée à s'unir dans une même personne à la nature divine elle-même.

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