‹ Guide de l'art chrétienChapitre 115 sur 238 · Boiio, Aent.wtu.. p. 4SI · texte numérisé non relu

Boiio, Aent.wtu.. p. 4SI

PRÉDICATIONS DK NOTRE- SBIGMEUR. 2SI

cimetière de Saiiile- Agnès; Tautre l'a été par M. de Rossi, et se trouve dans celui de Prétextât ^ L'une et l'autre occupent le fond d'un arcosolium, Dnns la première, on ne voit que les cinq Vierges sages, doublement représentées à droite et à gauche d'une Oranle centrale : ici , s'approchant d'elle avec des torches levées; là , assises à la table du festin, oii elles sont seules. Dans la seconde, elles sont à la droite du Sauveur, tenant leurs torches levées et allumt^es, tandis que les Vierges folles, i gauche, portent tristement des torches éteintes. Ici, encore, se retrouve la figure de TOrante, mais au-dessous de Notre-Seigneur. Il n'est pas difficile de voir comment hs Vierges sages peuvent se rapporter à cette figure fondamentale , soit qu'elle représente ou l'Eglise ou la sainte Vierge, ou plus particulièrement une âme glorifiée, âme fidèle à l'Église en général; ejles peuvent faire cortège à Marie, qui est le type de la virginité par excellence, ou bien dire l'assemblée dans laquelle est admis un nouveau membre. •

Pendant le moyen âge , les Vierges sages et les Vierges folles ont été fré<|uemment sculptées à la porte de nos églises, comme exprimant l'idée déjugeaient, que l'on considérait comnae la mieux appropriée à cette situation *.

Ce sujet a été non moins fréquemment r«^pété dans les miniatures des manuscrits. Il termine \e Spéculum humanœ salvationis , comme complément du Jugement. Les Vierges sages montent les degrés d'un perron, sur la plate-forme duquel les attend le Sauveur, et un Ange, sortant de l'édifice sacré, leur tend les bras; tandis que les Vierges folles, descendant les degrés du côté opposé, vont se précipiter dans la gueule béante du monstre infernal. Celles-ci ont, sur la tète, de grandes coiffes du xiv(^ siècle; les premières ont alternativement les cheveux épars, comme

t. De Rossi, Bull.éTAreh., 1» année, p. 76.

2. M. Didron a réuni à ce sujet un ensemble (inobservations auxquelles il nous serait difficile de rien ajouter {Guide de la Peiniure, p. 217, note). 11 cite les cathédrales de ^trasbottrg, de Reims, d'Amiens, de Paria ; les églises de Saint-Denis, de Saint»Germaib-rAaierrois (nous citerons nous-mêmes de plus Téglise de Notre-Dame, à Fontenay-le-Corale) ; les cathédrales allemandes deFiibourg en Brisgau, de Nuremberg; Péglise de Berne, en Suisse. A Notre- Dame de Paris, les Vierges sages et l^s Vierges folles étaient répétées deux fois; à Chartres, elles Tétaient jusqu'à trois. A Strasbourg, et dans un \tt^aî^de la cathédrale de Troues, le Christ guide les Vierges sages et Satan conduit les folles. A Saint^Gennaiu-rAuxerrois. daos le haut de la Tousaure, le Christ en buste tient deux banderoles, où est écrit, du côté dei folles : Neido vos, et, du cô:é des sages : VigUain et oraie^ paroles écrites, k Fribourg, far une banderole lenue par un petit Ange. A Amiens, du côté des sages, est un olivier chargé de fruit« ; du côté des folles, un arbre desséché. A Reims, du côté des premii^res, one église ouverte; du côté des secondes, une église fermée. Les sages sont ordinairement oimbées ; les folles l'ont été, par exception, à Reims et à Laon.

^2 GUIDE DB l'art GHRéTIBN.

les aurait Madeleine, et le voile monastique. L'artiste a-t-i! youla dire que l*on arrivait au ciel par la régularité et la pénitence, tandis que l'on se perd par les habitudes mondaines?

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