AUTRES PARABOLES AU MOYEN AGE
Trois autres paraboles ont été accréditées dans l'art du moyen âge : ï Enfant prodigue, le Bon Samaritain, et le Mauvais Riche, Nous avons vu aussi que la parabole des Ouvriers envoyés dans la vigne du Père de famille aux différentes heures de la journée, et recevant une égale récompense, avait été représentée sur le baptistère de Parme. Les trois premières se trouvent réunies, dans ce magnifique ensemble de peintures chrétiennes, que forment les vitraux de Bourges. L'histoire de TËnfant prodigue s'y développe dans une série de dix-sept panneaux d'une verrière, où on le voit réclamant son héritage, puis encore devant son père , chargé des trésors qu'il vient d'obtenir , puis portant le faucon sur le poing , et ensuite arrêté dans sa route par une femme qui réunit toutes les séductions de ce monde, car elle est couronnée; et cela, tandis que, dans le premier médaillon central, le frère resté sage représente, en conduisant la charrue, la vie laborieuse el bien réglée. Trois autres médaillons intermédiaires montrent le prodigue dans l'enivrement de ses passions satisfaites, puis chassé par la complice de ses désordres. Il joue ce qui lui reste, il est renvoyé de son dernier abri , il se loue, il garde les porcs, et enfin il revient repentant vers son bon père qui l'accueille. L'immolation du veau gras, les observations du frère aîné, le festin, occupent encore trois scènes distinctes, couronnéis par celle de la réconciliation des deux frères ^
Un vitrail de la cathédrale de Chartres diffère peu de celui-ci ; nous remarquons surtout qu'il n'offre pas ce trait caractéristique du labeur persévérant, mis en relit f à l'opposé de la cpnduite, d'abord imprudente, bientôt priminelle et désordonnée 4u prodigue. A Sens, la différence est plus grande, car les deux fils viennent également recevoir du Père de famille leur part d'héritage, et, en général, la verrière consacrée à l'Enfant prodigue, chef-d'œuvre d'exécution , est moins bien conçue que celle de Bourges, selon l'observation du P. Cahier «. On n'y voit pas le vice