‹ Guide de l'art chrétienChapitre 118 sur 238 · VUraux de Bimrges, pi. v ; pi. d*ëlade xx · texte numérisé non relu

VUraux de Bimrges, pi. v ; pi. d*ëlade xx

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Dans Tane et dans l'autre de ces verrières, rhfstoire de la parabole se dessine dans la ligne des médaillons centraux, au nombre de quatre à Sens, de cinq à Boui'ges. Dans ceux-ci, on voit successivement: i^le voyageur partant de Jéricho ; ^ et 3^ il est deux fois assailli et dépouillé par des voleurs ; 4^ le lévite et le prêtre passent sans le secourir; ti^ le Samaritain l'introduit dans une hôtellerie. A Sens, le premier médaillon est uniquement rempli par la cité, qui représente bien plus la patrie céles^te quo la ville de Jéricho, et il n'y a qu'une scène de dépouillement.

Dans les scènes latérales, à Bourges, la création des astres, celle des anges, celle de l'homme, correspondent au départ de Jéricho. La défenfte divine, la chute, la condamnation, l'expulsion du paradis, l'ange préposé à sa garde, viennent commenter les deux scènes de spoliation. Celle du passage des deux ministres de la loi ancienne, a son complément dans les quatre autres^ où Hofse est mis en scène. Le bon Samaritain, cependant, accomplit son œuvre charitable; alors aussi, Jésus-Christ apparaît, d'un côté flagellé, pour témoigner qu'il a pris sur lui toutes les souffrances et les spoliations que Thomme s'était attirées par sa faute; de l'autre, mourant sur la croix, dont il a fait l'instrument de notre salut.

La parabole du Mauvais Rtche^ prise dans son ensemble, n'a pas servi aussi fréquemment de thème aux peintres verriers; mais on lui a fait des emprunts plus fréquents, plaçant Lazare à la porte des églises, li où se mettent les pauvres, dit M. Didron^ et surtout adoptant, d'après cette parabole, le sein d'Abraham, pour exprimer la béatitude céleste. A Bourges^, le développement des faits de cette parabole est précédé d'ane sorte de prologue, où l'on a représenté cet autre riche de l'Évangile, qui voulait agrandir ses greniers, pour renfermer ses moissone surabondantes. La construction est en voie d'exécution dans le médaillon centrai, mais à côté l'on voit apparaître Notre-Seigneur oui vient déjouer l'entreprise, par ces paroles : « Insensé, cette nuit même ton âme te sera « demandée », Stulte^ hac nocte animam tuam répétant ^. L'on voit ensuite le mauvais riche de la parabole, livré aux jouissances de la vie : ici, un serviteur lui verse sur les mains de l'eau parfumée, sans doute; des mets appétissants s'apprêtent dans ses cuisines; là, il est à table ; ce n*est pas assez des mets qui lui sont servis, en vol i d'autres qui lui arrivent, autant pour le combler d'honneur que pour satisfaire tous ses goûts. C est alors que Lazare apparaît demi-nu, appuyé sur son bâton, soulevant la criquette dont se servaient les lépreux pour avertir de leur passage.

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